AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782221114087
234 pages
Éditeur : Robert Laffont (07/02/2013)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 47 notes)
Résumé :
L’éclat d’un rayon de lumière se posant sur les flots à travers un ciel d’orage, les couleurs flamboyantes d’un tableau de Van Gogh, une mélodie de Michel Berger ou de David Bowie, les progressions vertigineuses d’une fugue de Bach, le profil d’un homme ou d’une femme, la majesté splendide d’une voûte gothique… La beauté nous frappe (souvent à l’imprévu) et nous touche d’une façon qui peut nous paraître d’autant plus inexplicable qu’elle est forte. Or, si nous recon... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
LePetitBleuDeLaCoteOuest
  31 mai 2020
"La beauté est l'éclat du vrai - l'éclat mystérieux du vrai."
C'est à l'esthète qui est en toi que je m'adresse.
Dans ce livre, Charles nous parle de la beauté donc…
Précisément de ce que la beauté nous fait.
Quelle que soit la beauté : un coucher de soleil, un objet, une chanson, une peinture etc.
Pourquoi ces formes superficielles nous touchent-elles si profondément ?
Charles nous éclaire…
Ça se lit facilement, c'est limpide même quand il évoque Kant
Kant qui a traité de l'esthétique à la fin de sa vie, en voyant sa haie mal taillée.... Ça deviendra La critique de la faculté de juger.
Une référence. "Le jeu libre et harmonieux des facultés humaines."
Quand nous disons "C'est beau" cela ne correspond à aucun critère ni moral, ni sensuel, ni rationnel.
Manu distingue le beau du sublime.
Un orage, par exemple est un mélange de beauté et d'effroi.
Nous ne sommes plus là dans le registre de "l'harmonie intérieure."
Pour certains philosophes, la beauté du monde était la preuve de l'existence de Dieu. Pour Kant, elle n'a pas de sens.
Hegel s'est beaucoup intéressé à l'art et contrairement à Manu qui n'est jamais sorti de chez lui, il a beaucoup voyagé pour admirer des oeuvres.
Il remettait l'oeuvre dans son contexte historique et culturel.
Par exemple, le Sphinx en Égypte : c'est s'arracher à une nature qui pourtant fascine.
On peut le ressentir sans en être conscient.
Pour Hegel, c'est beau parce que c'est vrai et il appelle cela "le contenu substanciel". Il y a chez lui, nous sommes en 1830 par-là, une dimension inconsciente au plaisir esthétique.
Ce qui sera contesté par des philosophes empiriques comment Hume et Hutchinson.
L'esthétique fascine, les nazis l'avaient compris, méfiance donc.
Mais inversement, cela peut ouvrir quelque chose en nous, nous rendre plus tolérant...
Elle peut aussi agir comme une catharsis : lorsque nous voyons un film violent nous nous purgeons, selon Aristote.
Pour Freud, vivre en société nous oblige à refouler certaines pulsions agressives, sexuelles, possessives...) que nous avons et notamment d'agressivité. L'art va nous permettre de sublimer ces pulsions.
Et aussi de nous faire aimer l'inexplicable.
Finalement la plus grande vertu de la beauté c'est sans doute de nous apprendre à aimer sans posséder.
"Elle nous donne tant et nous demande si peu : juste d'ouvrir les yeux et de contempler.
Grâce à ce livre, j'ai appris que Booba vivait à Miami et plein d'autres trucs aussi.
C'est un livre qui m'a beaucoup plus.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Pirouette0001
  11 juillet 2019
Voici un propos intéressant : pourquoi la beauté est-elle à ce point importante ? Parce qu'elle rassemble, parce qu'elle sauve ce qui est humain en chacun d'entre nous.
Au-delà de cette idée de départ, je n'ai sans doute pas adhéré au propos déiste de l'auteur, mais qu'importe, je dirai, il va de soi que la beauté peut nous apporter et force et sagesse à celui qui sait écouter et regarder.
Commenter  J’apprécie          170
ericlesapiens
  28 mai 2017
J'ai beaucoup apprécié ces réflexions philosophiques sur la beauté. Charles Pépin nous entraîne sur le sillage de Kant, Hegel et Freud pour essayer de définir le "Beau" et nous questionner devant cette émotion parfois fugace, que l'on éprouve devant la beauté. Que ce soit une musique, une peinture, ou dans la vie quotidienne, un homme, une femme...
Cette émotion peut parfois s'expliquer par la psychanalyse, mais pas seulement, et c'est alors un mystère qui confine à l'Eternel.
Dans un style simple, facilement accessible, avec des références philosophiques très bien explicitées et des exemples tirés de la vie quotidienne, l'auteur nous aide à voir la beauté du monde. Il ne faut pas s'en priver.
Commenter  J’apprécie          100
Limelox
  25 octobre 2019
Charles Pépin aborde ici la question du beau, en évitant la question de la définition (Qu'est-ce qui est beau, y a t-il des critères objectifs ou des normes de beauté etc) pour se concentrer plutôt sur le pourquoi.
Pour développer sa réflexion, il s'appuie tour à tour sur la Critique de la faculté de juger/ E.Kant, l'Esthétique de Hegel et enfin S.Freud / le malaise dans la culture ; ce qui lui permet de dire que (de manière très schématique et pour résumer) :
1. la beauté s'impose à nous de manière immédiate,pure et intuitive, et reconnecte en nous le corps et l'esprit, nous apporte de l'harmonie.
2. la beauté nous fait entrevoir/accéder à un ailleurs, elle renvoie à des valeurs
3. la beauté nous réconcilie avec notre inconscient, nous avons besoin d'elle pour satisfaire de manière spirituelle nos pulsions agressives et sexuelles refoulées
Charles Pépin n'hésite pas à utiliser des exemples concrets pour vulgariser son propos, ce qui permet de bien saisir là où il veut en venir. C'est un ouvrage assez facile en lire en dépit de l'écriture "philosophique" qui peut toujours rebuter un peu au début. L'éclairage est original, une lecture instructive qui permet de réfléchir à cette notion.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
ErnestineRadioconducteur
  31 mars 2015
Je suis un peu mitigée, on apprend beaucoup sur les divers courants de réflexions des grands philosophes à ce sujet. On ne reste pas insensible à certaines envolées lyriques souvent empreinte de culture pop sur l'émotion esthétique. L'émotion esthétique, c'est bien de cela que parle l'auteur... en revanche, souvent, je n'ai pas trouvé cela très convaincant, d'ailleurs en est-il lui-même convaincu, quand lui même avoue qu'il ne sait pas trop comment conclure et l'expérience de l'émotion esthétique qui lui inspire sa conclusion me parait bien légère. Il le dit lui-même, la beauté est superficielle, mais on peut regretter qu'il ne s'étende pas davantage sur le sujet, même si c'est pour pencher en faveur de la beauté qui sauve. Car si la beauté peut sauver, elle est également bien légère à côté de la vérité, la justice... et la beauté est également une grande source d'injustice.
Commenter  J’apprécie          40

critiques presse (2)
LaPresse   13 juin 2013
Il en résulte un livre saisissant, intéressant. Et franchement utile, en ces temps où nos sens sont souvent saturés.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LaLibreBelgique   06 mars 2013
Une formidable leçon de Charles Pépin sur le secret de l’émotion esthétique.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
ericlesapiensericlesapiens   26 mai 2017
Le jugement de goût - "c'est beau" - constitue la forme pure du jugement réfléchissant. Alors entraînez-vous ; entraînez-vous à vous faire confiance. Ecoutez de la chanson française ou de la pop anglaise, de l'opéra italien ou du punk-rock américain, une "Gnossienne" d'Erik Satie ou une partita de Bach, promenez-vous dans les villes et regardez les immeubles, les monuments, les perspectives, parcourez les musées sans écouter les guides, multipliez les occasions de rencontrer la beauté, choisissez celles qui vous conviennent le mieux, laissez la beauté des formes se faire jour devant vous, laissez-la produire en vous ce "jeu libre et harmonieux des facultés humaines" : retrouvez le pouvoir de juger. La tradition ne nous guide plus, les experts se trompent sans cesse, l'accélération inouïe du progrès technique fait valser les critères : bientôt, il ne nous restera plus que notre intuition, alors cultivons-la.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          152
PiatkaPiatka   16 février 2018
Le mystère, souvent, nous effraie. Nous avons peur de ce que nous ne comprenons pas. La beauté, elle, nous propose une expérience heureuse du mystère. Peut-être est-ce finalement sa plus grande vertu : nous apprendre à aimer ce que nous ne comprenons pas.
Commenter  J’apprécie          356
ericlesapiensericlesapiens   27 mai 2018
Nous avons besoin de la beauté pour éprouver autrement la vie en nous, pour être présents à nous-mêmes de manière plus pleine et plus complexe. La beauté nous aide à accueillir le mouvement de la vie en nous.
Commenter  J’apprécie          290
ericlesapiensericlesapiens   27 mai 2018
L'émotion esthétique est ainsi définie comme la sublimation de pulsions sexuelles ou agressives refoulées : la satisfaction indirecte, spirituelle, civilisée, des pulsions que cette même civilisation nous a obligés à censurer, pour l'essentiel dans notre petite enfance. On comprend mieux pourquoi Freud présente la sublimation comme la solution au "malaise dans la civilisation". Le malaise vient de ce conflit, en nous, entre notre "Surmoi" et notre "ça" : entre la part de nous qui interdit l'expression de nos pulsions sociales et celle qui continue à réclamer leur satisfaction, entre les exigences de la société et celles de l'individu pulsionnel. C'est ce conflit qui nous constitue comme humains, mais aussi qui nous épuise. Voilà pourquoi l'émotion esthétique est si forte : en elle, durant le très court instant de ce plaisir bizarre, c'est comme si ce conflit cessait. Pour une fois, notre "Surmoi" nous autorise à satisfaire ce que notre "ça" réclame. Pour une fois, nous semblons échapper au conflit qui nous fait hommes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
PiatkaPiatka   24 septembre 2017
Devant la beauté d’une rose, d’un paysage, parfois d’une chanson, d’un tableau ou d’une sculpture : la question du sens n’est pas la bonne question. La beauté s’offre à nous comme une pure présence, et c’est pourquoi elle est une chance pour nous : celle d’éprouver, au moins un instant, notre existence aussi comme une pure présence. De ressentir alors la joie qu’il y a à simplement exister. Devant la beauté, plus aucune question n’est bonne : il ne s’agit en effet plus d’interroger le réel mais simplement, pour une fois, d’exister.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Videos de Charles Pépin (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles Pépin
La série drôlatique et savante de Jul et Charles Pépin revient plus en forme que jamais !
Le tome 2 de la plongée savante et subversive dans les classiques de la mythologie gréco-latine, la rencontre hilarante entre les mythes fondateurs et notre société contemporaine est toujours aussi passionnante !
Avec le mouvement des « toisons jaunes » les Argonautes bloquent les ronds-points à la sortie de Corinthe; le cheval de Troie est remplacé par un Uber, et les déesses excédées par le harcèlement sexuel des Dieux de l'Olympe lancent le hashtag «#MythToo »...
Dieux, déesses, héros et monstres : retrouvez tous les mythes au chevet de notre époque troublée, pour une indispensable leçon de sagesse éternelle.
Deux albums en librairie : https://www.dargaud.com/bd/50-nuances-de-Grecs/50-nuances-de-Grecs/50-nuances-de-Grecs-tome-2-50-nuances-de-Grecs
+ Lire la suite
autres livres classés : philosophieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Philo pour tous

Jostein Gaarder fut au hit-parade des écrits philosophiques rendus accessibles au plus grand nombre avec un livre paru en 1995. Lequel?

Les Mystères de la patience
Le Monde de Sophie
Maya
Vita brevis

10 questions
318 lecteurs ont répondu
Thèmes : spiritualité , philosophieCréer un quiz sur ce livre