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EAN : 978B0000DUXQD
Éditeur : (30/11/-1)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Dans cet ouvrage riche en fac-similés, Louis Perche dresse le portrait d'une histoire de famille complexe et tourmentée. Des landes sauvages d'Haworth en passant par Cowan Bridge, Roe Head ou encore Bruxelles, le lecteur ira à la rencontre de la plus célèbre famille littéraire anglaise du 19ème siècle et se perdra dans leur destinée mystérieuse, troublante et fascinante.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Elisane
  16 août 2015
Cet ouvrage est un bon commencement pour tous ceux qui souhaiteraient en apprendre un peu plus sur la vie des soeurs Brontë. Il présente de nombreux extraits de poèmes, de lettres et de témoignages qui viennent enrichir encore davantage le travail fourni par Louis Perche. La couverture est qui plus est très jolie. Elle représente, de gauche à droite, Anne, Emily et Charlotte et a été réalisé par leur frère Branwell . Il s'est volontairement effacé du portrait (d'ou cette silhouette lumineuse) pour ne pas le surcharger -ce qui est assez parlant pour nous aujourd'hui de voir que Branwell est effacé. Lui l'être qui était source d'espoir et qui promettait tant pour la famille n'est plus à présent que le fantôme du succès de ses soeurs. -
L'histoire des Brontë est segmentée en plusieurs parties. L'auteur commence tout d'abord par évoquer la lande tumultueuse, si sauvage, austère et inspirante, puis le contexte familiale des trois soeurs (Le parcours de leur père, sa rencontre avec leur mère, les destinées tragiques des soeurs aînées ainsi que du frère etc.) puis les autres épisodes marquants de leur vie (Les si détaillés et si impressionnants royaumes, le terrible pensionnat de Cowan Bridge, le plus plaisant Roe Head, la " terre promise" de Bruxelles et enfin l'écriture salvatrice.) C'est avec une répartition inégale que les trois soeurs sont présentées au lecteur. L'auteur s'attarde bien plus sur Charlotte (et à moindre mesure Emily) que sur Anne, probablement par manque d'information et surtout parce qu'elle suscite encore aujourd'hui beaucoup moins de fascination et de mystère que ses deux soeurs aînées. Mais le plus important est dit à leur sujet. On ne peut passer à côté de leur nature douce ou indomptable, de leur réserve et de leur sensibilité, de leur rêve d'écrivain ou de leur retranchement dans leur vie intérieure. Les soeurs Brontë, en quelques mots, c'est ça...
- Emily : " Un subtil mélange d'amour propre, un caractère impénétrable."
- Charlotte : " On aimait sa sensibilité, son enthousiasme qui était une des formes de son caractère, son affabilité..."
- Anne : " le caractère d'Anne était plus doux et plus effacé (...) elle était endurante, réfléchie, altruiste et intelligente. "
Que dire de plus ? J'ai adoré me plonger dans leur histoire, qui sans être un long fleuve tranquille et baigné de lumière n'en demeure pas moins être un récit extrêmement intéressant, poignant et fascinant -presque autant que leurs oeuvres à vrai dire-
Cet ouvrage ne pourra donc que ravir les fans des soeurs Brontë. (et tous les curieux ! ) Par ailleurs si vous souhaitez compléter vos connaissances Brontë, je ne peux que vous conseiller un blog très connu et très bien documenté : https://soeursbronte.wordpress.com/ qui m'a fait me rappeler que le bicentenaire de la naissance de cette si précieuse et si talentueuse Charlotte, c'est dans huit mois !







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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
ElisaneElisane   11 août 2015
Les registres de baptêmes donnaient à la famille paternelle de Patrick Prunty les noms de Brunty ou Bruntee ; on y trouve en effet une orthographe variée. C'est le nom de Brunty qu'il avait décliné, quand, le 1er octobre 1802 il s'était fait inscrire au Collège Saint-John de Cambridge (...) Patrick Brunty remarqua que le secrétaire du collège écrivait Branty au lieu de Brunty sur le registre d'entrée (...) Mais il la fit rectifier alors en Bronte, sans doute à cause du titre de duc de Bronte que le roi George venait de décerner à l'amiral Nelson, le héros national de Grande-Bretagne.
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ElisaneElisane   15 août 2015
Depuis que Branwell avait provoqué le scandale chez les Robinson et qu'il passait à boire, journées et soirées, sa présence, quand elle se manifestait, n'était que prétexte à cris, à scènes, à menaces, et peut-être le pire, même, pouvait être craint de sa violence irraisonnée. Un jour n'alla-t-il pas jusqu'à lever un couteau... Il avait, pour une part, la responsabilité de l'échec du projet de pensionnat : en effet sa mauvaise conduite n'était un secret pour personne à dix lieues de la ronde, et vraiment nul n'aurait pensé que la maison où il se trouvait aurait pu accueillir des jeunes filles de la bonne société.
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ElisaneElisane   12 août 2015
Avec les châtiments corporels, jugés nécessaires par le révérend William Carus Wilson, on pouvait considérer que l'on imposait aux enfants un régime en quelque sorte pénitentiaire, pour que s'élèvent dans la crainte ces filles de pasteurs auxquelles on ne se faisait pas faute de rappeler qu'elles étaient admises à Cowan Bridge par charité. Le révérend William Carus Wilson se piquait d'être éducateur : il avait écrit des contes à l'usage de la jeunesse, où il décrivait avec complaisance des agonies d'enfants sages et d'enfants réprouvés.
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ElisaneElisane   15 août 2015
Mais pourquoi Charlotte écrivait-elle avec tant de passion, avec cette fièvre d'inventer des vies et des événements ? (...) Elle l'avoue elle-même en toute simplicité à son éditeur, dans une lettre du 29 août 1949 : " écrire fut un bienfait pour moi. Il m'a enlevée à la triste et sombre réalité."
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ElisaneElisane   11 août 2015
Après m'être renseigné, je compris que cette rue de village était Haworth... l'endroit le plus mort, le plus triste qu'il me fût donné de voir. - John Stores Smith, écrivain contemporain des Brontë
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