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EAN : 978B08CDZDXF9
286 pages
Éditeur : (10/07/2020)
4.81/5   8 notes
Résumé :
Auparavant, la rue des Lilas était l’artère la plus animée de la ville. Mais elle n’est plus aujourd'hui que désolation, par la faute du meurtre aussi innommable qu'irrésolu qui l’entache depuis plus de trente ans et qui lui vaut le triste sobriquet de rue sanglante.
Lorsqu’il y emménage par nécessité plus que par envie, un ancien journaliste intrépide reconverti en romancier à succès ne se doute pas qu’il va ouvrir une porte qui l’amènera aux premières loges... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Melaniedesforges
  03 mars 2021
1. Ma lecture
A. Un miroir déformant du tome 1
Il est où Paul ? Paul ? Paul ??? Alors, déjà, sache que tu peux lire ce tome 2 indépendamment de Chimère(s). Finalement, on ne retrouve pas les personnages du précédent opus, ni même l'ambiance ! En fait, c'est un tout autre registre, mais pourtant, on trouve un certain parallèle entre les deux oeuvres et très vite nous vient cette impression de miroir déformant. Je vais pas te dresser la liste de toutes les similitudes (pourtant contraires) que j'ai trouvées, mais en voici quelques unes pour que tu comprennes ce que je veux dire :
- Dans Chimère(s), Paul est un ancien flic, devenu détective. Ici, le héro est un ancien journaliste devenu romancier. Deux milieux différents mais un parcours identique. Pire que ça ! Les deux métiers (détective et romancier) constituent quand même le job chouchou des apprentis enquêteurs de nos polars. En gros, les deux sont le cliché qu'on retrouve dans les romans policiers. Simon Perdrix continue donc de jouer avec les stéréotypes.
- Dans Chimère(s), la culture musicale a une place centrale. Ici, même si elle reste présente, je dirais qu'il s'agit plutôt d'une mise en avant du cinéma.
- Les deux romans présentent des héros célibataires mais dans Chimère(s), Paul se soigne tant bien que mal d'une précédente rupture amoureuse. Là, on assiste aux prémices.
Bref, tu l'auras compris : On retrouve le même élément, mais traité sous un autre angle. Comme une série de clins d'oeil que nous ferait l'auteur. Et au final, ça donne une toute autre histoire et surtout une toute autre ambiance. Là où Chimère(s) était sombre et proche de l'horreur, Une Brève Histoire du Sang s'en éloigne pour arpenter les sentiers du fantastique quasi SF.
B. Et si on faisait 22/11/63, mais en mieux ?
Alors, j'adore Stephen King. Ce mec est un génie et a pondu des chefs d'oeuvre de malade, mais 22/11/63 n'en fait pas partie. Voilà, c'est dit ! Je dis pas que je n'ai pas aimé ! Il est sympa comme bouquin mais c'est pas… Bah, c'est pas prenant aux tripes comme l'est habituellement un Stephen King. L'histoire est bonne, l'intrigue est cool, mais niveau émotion… C'est assez plat. Et puis surtout, ce stéréotype du héro qui va sauver le PRESIDENT DES USA OMG COMMENT IL EST TROP FORT.
Quoi ? Ça se voit tant que ça que ça me soule le héro qui sauve l'humanité ? Bah, ce que j'ai vraiment beaucoup aimé chez Simon Perdrix, c'est qu'il exploite peut-être la même idée que King, mais il le fait bien, LUI (Ouais, Stevy, c'est à toi que je cause ! Prends en de la graine !). Il y a de l'émotion, il y a des personnages attachants (et pas un monsieur parfait de mes deux) et surtout : le héro ne sauve pas l'humanité. Il ne retourne pas dans le passé pour changer le cours des choses à l'échelle internationale. Non, lui il veut juste sauver une seule personne. Et du coup, ça le rend + réel et crédible.
Parce qu'on va pas se mentir : entre toi et moi, si on pouvait retourner dans le passé, est-ce qu'on irait se faire chier à faire un truc épique dont personne ne s'apercevrait ou est-ce qu'on en profiterait pas + pour modifier quelque chose qui nous est proche ? Ne me mens pas, je sais très bien qu'avec toi Staline aurait de beaux jours devant lui et que tu irais plutôt sauver Kiki, ton labrador qui s'est fait écraser le 4 mai 1998.
C. Entre émotions et punchlines cinglantes
Il y a plein d'éléments qui, mis bout à bout, rendent la lecture hyper immersive. Alors, je vais pas te révéler un des éléments les plus marquants, parce que ça serait quasiment du spoil mais sache qu'il y a un petit détail tout bête chez le héro qui m'a rendue complètement folle au point de relire 4 fois les deux premiers chapitres pour être sûre de ne rien avoir loupé. Encore une fois, Simon Perdrix a réussi à me torturer. Faut croire que ça devient une habitude chez lui.
En fait, de manière générale, je trouve les personnages de ce tome 2 bien + attachants ou du moins, marquants. Ils sont + développés et complexes que dans Chimère(s) et d'un autre côté c'est assez logique puisque Paul est un solitaire là où notre ancien journaliste s'intègre rapidement dans la vie du quartier. du coup, tout ça se ressent et ses voisins deviennent nos voisins, ses habitudes nos habitudes… On se prend en pleine figure ce sentiment de cocon que l'on sait d'avance menacé. Et du coup, on est giga investi dans le truc.
Pourtant, si Simon Perdrix sombre dans les sentiments avec une Brève Histoire du Sang, il n'en perd pas pour autant son sens de la répartie. Alors, oui, clairement, ici on n'est pas sur un caractère sanguin comme celui de Paul, mais on n'est pas à l'abri d'un ou deux revers bien envoyés.
2. L'après-lecture
C'est un pari réussi et pourtant c'était risqué ! Bah ouais, même s'il s'agissait pas du roman le plus connu de Stephen King, le parallèle avec 22/11/63 pouvait être facilement fait. Et on connait les gens, ils adorent comparer et te dire que tu as fait « du Machin, mais en moins bien ! ». Bon, bah Simon Perdrix a fait « du Stephen King, mais en mieux ». Non, c'est pas bien de comparer, mais faut dire que j'ai vraiment été très agréablement surprise arrivée à la fin. Parce que c'était ça qu'aurait dû être 22/11/63. Tout ce que j'avais reproché à ce bouquin était esquivé avec l'agilité d'une gymnase chinoise de sept ans par Simon Perdrix.
Et puis, il y a pas à dire, même si l'oeuvre fait bien partie de la trilogie, elle n'en reste pas moins différente de Chimère(s) et on découvre l'auteur dans une nouvelle ambiance.
Le seul mini-chouilla truc que je pourrais lui « reprocher », c'est que le côté « enquête » m'a paru assez léger, finalement. On se laisse tant porter par le récit qu'au final on en oublie qu'il y a un tueur à attraper. On est focalisé sur la vie du héro, sur tous les moyens mis en oeuvre pour sauver la prochaine victime que… Bah on oublie que s'il y a une victime, c'est qu'il y a un coupable et ça serait peut-être cool de trouver qui c'est le gugus. Je ne sais pas si ça vient de moi ou non, mais personnellement, l'identité du tueur n'était pas vraiment la première de mes préoccupations… Je sais, c'est bizarre.
3. PÉPITE OU PAS PÉPITE ?
Je viens de te dire que c'était 22/11/63 mais en meilleur ! Est-ce que j'ai vraiment besoin d'argumenter plus ? Franchement, c'est un roman que je recommande vraiment, surtout que comparé au premier tome, il peut plaire à un plus large public. L'horreur y est moins présente, mais pourtant, on frissonne toujours. La rage et la violence font place aux émotions sans devenir larmoyant ou cul-cul.
Bon, OK, j'ai peut-être failli verser une petite larme, mais je fais des allergies, aussi !
C'est vraiment un roman que je recommanderais sans warning préalables, sans dire que ça peut choquer untel ou untel et pourtant ça reste sombre.
Lien : https://www.melaniedesforges..
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Yumiko
  30 octobre 2020
L'auteur nous propose une histoire très intéressante avec ce roman. Nous faisons la rencontre d'un ancien journaliste qui a écrit un roman qui lui a apporté un certain succès. Mais la matière pour ce dernier a été obtenue en suivant des chemins surprenants et qui amènent une touche originale à cette histoire, de quoi nous plonger dans un récit passionnant dès le début.
Bien décidé à surfer sur ce succès, il va se lancer dans un nouveau challenge, en tentant de percer le mystère d'un meurtre ayant secoué la rue des Lilas. Ce meurtre des plus horribles a bien modifié la vie dans cette rue. Notre héros va donc plonger dans cette enquête, mais elle va prendre un tournant totalement inattendu quand il va se retrouver propulsé dans les années où il a eu lieu. Réussira-t-il à déjouer ce mystère? Trouvera-t-il qui a été tué et pourquoi? Tant de questions pour une enquête tout bonnement hors normes et totalement inattendue!
L'auteur nous emporte, au gré de différents voyages dans le temps, dans un fil rouge qui cache bien son jeu et qui nous mettra face à une histoire surprenante et passionnante. Alors qu'il rencontre les différents protagonistes de cette sombre affaire, nous allons découvrir la toile tissée par l'auteur et toutes les ramifications auxquelles il a pensé, et autant vous dire qu'elles sont nombreuses! C'est fascinant de dénouer cette pelote au fil des chapitres et de découvrir une histoire bien plus sombre et plus complexe qu'il n'y paraît au premier abord.
J'ai beaucoup aimé les sauts dans le temps et comment ils sont amenés. L'enquête est tout aussi palpitante et l'auteur a bien réussi à nous feinter sur plusieurs rebondissements que je n'ai pas du tout vus venir! Nous allons donc de surprises en surprises, de quoi nous donner envie d'en apprendre toujours plus et de connaître le fin mot de cette histoire somme toute assez glauque...
Le tout se termine en apothéose et nous offre des retournements de situation inattendus jusqu'à la toute fin. J'aurais quand même bien aimé en apprendre encore plus sur le fameux objet au centre de tout cela, ainsi que sur comment nous sommes arrivés à la situation présentée dans l'épilogue. Il aurait été intéressant d'en savoir un peu plus, afin d'avoir tous les éléments en main, même si cela ne gâche en rien la qualité de ce roman qui tire clairement son épingle du jeu.
En bref, ce roman nous amène sur des chemins inattendus et nous propose une histoire originale de bout en bout.
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Commenter  J’apprécie          51
AdelineRogeaux
  05 février 2021
Troisième d'une (j'espère) longue lignée de romans de Simon Perdrix, Une brève histoire du sang m'a emportée. Littéralement. Et m'a aussi démolie. J'aurais pas pensé que lire plusieurs ouvrages d'un même auteur, à la suite, serait aussi jouissif. Mais vraiment, cet écrivain est à lire sans modération. Tant à cause de sa plume que pour les sujets qu'il aborde. Cette fois, il est question de voyage dans le temps, de fantastique (avec des rappels à ses autres ouvrages, ce qui rend le tout palpable, excitant), et aussi : d'amour (hourra !).
C'est quoi ?
L'histoire d'un journaliste/écrivain, en quête du p'tit truc sensas pour son prochain roman après une édition à succès. Il va atterrir dans une rue où un crime abominable a été commis. Artefacts, magie noire, passé décomposé… Plusieurs éléments entrent dans une danse machiavélique menée par la plume de maître Simon pour nous transporter au-delà de l'imaginaire et des limites qu'on lui accorde d'ordinaire.
Le titre n'est pas là pour faire beau, on comprend son intérêt au fil de l'histoire (j'ai eu du mal à faire le rapprochement au début, puis en fait, c'est limpide, vous verrez)
Dans ce livre, j'ai noté une certaine maturité que je n'avais pas ressentie dans les autres, peut-être parce qu'en plus du fantastique et de la sf (je ne sais comment déterminer le genre, s'cusez), il y a de l'amour. Point de scènes érotiques (pour ne pas dire le mot honni du géant de l'édition auto), mais une histoire d'amour, de temps, de sacrifice… Une magnifique histoire qui m'a profondément émue. Et ce n'est pas rien, rares sont les histoires d'amour, dans n'importe quel roman, à m'émouvoir.
Quand je parle de maturité, c'est surtout par égard pour la légèreté dont j'ai été lectrice dans les autres ouvrages, pour l'humour pince-sans-rire, les scènes violentes… (des choses que j'adore qui ont été, ici, dosées. A regrets ? je ne saurais dire… je pense que non)
Je salue d'ailleurs cet effet, allier le monde fantastique et cette branche si humaine… Faire sauter les époques pour tenter de changer des destinées, par amour. Contrer mafieux, magie, le Temps… Pour une personne. C'est ultra puissant en fait.
J'ai adoré ce voyage dans les années 80, les rappels des titres culturels, de la politique, de la bouffe, des moeurs, les commerces, les objets… Vraiment, c'est ultra documenté, on s'y croirait en le lisant, nous faisant presque regretter notre époque à nous…C'est pas juste un étalage de dates, ça va bien au-delà. C'est du sacré travail !
J'ai encore le souffle coupé devant le génie de cet ouvrage, cet imaginaire qui se compacte parfaitement pour former ces deux destins de cette façon. Tout est si brillamment imbriqué ! Chapeau l'artiste !
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J'vous laisse découvrir cet ouvrage que vous pouvez trouver sur amazon. (Simon Perdrix - Une brève histoire du sang), en attendant moi j'vais manger du chocolat. Et vous feriez mieux d'en acheter en même temps.
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Cette critique est rédigée dans la douleur.*
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HababouZoe
  11 juillet 2020
Il est de retour... Simon Perdrix revient en force avec un roman surprenant et haletant du style de ceux qu'on a du mal à lâcher avant de s'endormir. Une histoire qui commence sous les auspices de la sombre enquête d'un écrivain sur les traces d'un meurtre aux accents ésotériques, pour vriller via l'entremise de mystérieuses bougies envoûtées vers un trip exaltant dans les années 80 !
Le style si reconnaissable de l'auteur est toujours bien présent, bien tanké, tel une rockstar à l'aise dans ses grosses bottes de scène, prête à tout déglinguer, mais ce style reste indéniablement au service du récit. Pas d'esbroufe donc, juste de quoi poser le décor sans fausses notes. Et une fois le décor en place, c'est trop tard, on est pris dans l'engrenage et la seule chose qu'on veut, c'est savoir la suite, qui est par ailleurs bien difficile à deviner, ce qui ne rend la lecture de ce bouquin que plus empressée et addictive !
Une Brève Histoire du Sang constitue donc une lecture franchement cool et originale, les fans de Mr. Perdrix y retrouveront les aspects saillants de son écriture particulière, et les petits nouveaux chuteront avec délice au sein de son univers nonchalant, souvent drôle et parfaitement maîtrisé, comme la démarche d'un Jeff Goldblum dans Jurassic Park !
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MinRinBushi
  17 novembre 2020
Quand un ancien journaliste reconverti en écrivain emménage dans la rue des Lilas, il espère trouver l'inspiration dans l'horrible meurtre non élucidé de la Décapitée Sacrifiée qui s'est produit des années auparavant. Il était cependant loin d'imaginer que son nouveau lieu de vie lui ouvrirait la porte sur ce mystère à résoudre, le plongeant au coeur des années 80.
Avant tout, je remercie Simon Perdrix pour sa confiance et ce nouveau service presse.
L'auteur nous emmène dans un récit fantastique aux allures de thriller exaltant.
Une fois la lecture débutée, il n'y a plus moyen de s'en défaire. Ce roman nous colle à la peau et ne nous lâche plus une seule seconde lors de notre lecture. Impossible de s'arrêter.
Simon Perdrix nous offre une histoire bien travaillée et surprenante écrite d'une plume fluide qui nous emprisonne dans ses mots.
Au fil de notre lecture, nous découvrons une histoire intéressante et complexe qui pourtant se laisse lire avec aisance malgré le langage parfois crû utilisé. Je vous rassure pour ceux qui n'aimeraient pas le langage crû, il est vite éclipsé par ce roman passionnant.
L'enquête se déroule au gré de nombreux voyages dans le temps, de 2019 à 1986, qui nous permettront de démêler le tas de noeud qu'est le meurtre de la Décapitée Scarifiée.
Et si on pense avoir tout compris au fil de notre lecture, il n'en est rien. Des éléments apparaissent et des rebondissements étonnants sont là pour nous surprendre au plus haut point. Jusqu'à la dernière minute une question hante notre esprit: "Que se passe-t-il réellement?".
Un fantastique mêlant thriller et surnaturel palpitant.
J'ai eu un coup de coeur pour ce roman qui m'a pris dans son étau dès le début de ma lecture. Une aura de mystère plane lourdement si bien que nous ne voulons qu'une chose: avancer dans le périple que nous offre l'auteur pour dénouer toute cette histoire incroyable et qui dépasse l'entendement.
Lien: https://lamedesmots.weebly.com/fantastique/une-breve-histoire-du-sang-simon-perdrix
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