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EAN : 9782070715237
328 pages
Gallimard (16/05/1989)
3.65/5   482 notes
Résumé :
Trahir qui disparut, dans La disparition, ravirait au lisant subtil tout plaisir. Motus donc, sur l’inconnu noyau manquant - « un rond pas tout à fait clos finissant par un trait horizontal » -, blanc sillon damnatif où s’abîma un Anton Voyl, mais d’où surgit aussi la fiction. Disons, sans plus, qu’il a rapport à la vocalisation. L’aiguillon paraîtra à d’aucuns trop grammatical. Vain soupçon : contraint par son savant pari à moult combinaisons, allusions, substituti... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (56) Voir plus Ajouter une critique
3,65

sur 482 notes

Eric75
  19 juin 2012
Il lui a fallu plus d'un tour dans son sac, à GP, pour finir son ahurissant roman, gagnant ainsi son pari haut la main ! Bravo l'original ! Saluons son brio !
La Disparition, un roman parcouru sans jamais pouvoir voir un truc qui a disparu : « un rond pas tout à fait clos, fini par un trait horizontal ». Pas mal non pour un roman ? Plutôt couillu !
Pour ma part, j'avais lu son roman d'un coup, jusqu'au bout, sans souffrir, sans qu'aucun soupir n'ait pu trahir mon irritation.
Mais non, gros fanfaron… pourquoi vouloir ainsi discourir dans l'affabulation ? J'avais au bas mot lu un quart du roman, tout au plus ! Alors, basta, au final tout ça suffira pour la publication d'un post.
Il s'agit avant tout d'un roman racontant la disparition d'un quidam, Anton Voyl. Son nom, à coup sûr, fait allusion au truc disparu.
Quant à la construction du roman, on dirait du polar (plutôt noir a priori, il y a un mort, puis moult assassinats).
La conclusion, pour finir : imagination puis fiction au pouvoir ! Alors pourquoi vouloir plus ? Allons-y ! Pour plus tard, au hasard dans vos discussions, pouvoir sans rougir sortir l'affirmation choc : « J'ai lu La Disparition… jusqu'au bout ! » Plaisir garanti !
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pictura
  30 mai 2013
Il s'agit d'un roman inouï . Oui tout à fait inouï. On pourrait tout aussi grossir un listing utilisant d'adroits qualificatifs, original, ahurissant, innovant, subtil, imaginatif, savant , surtout fort, brillant, troublant aussi.
Imaginons-nous !
Savoir ainsi bâtir tout un roman sans jamais – ô grand jamais – saisir un trait si vital au patois du français, aux discours, aux allocutions, aux rapports, à la narration quoi !
G. P l'a fait ! Il l'a accompli son bijou. Un diamant parfait plutôt !
Pourtant on n'a jamais fait ainsi, un don jamais transcrit par nul distinct scribouillard. Aucun n'imita son art.
G.P fut un grand clown ravissant aux mots, un bouffon parfait pour son sport moral mais toujours amusant ; sa composition.
Pour l'individu qui n'aurait pas compris, tout un roman sans l'important truc qui surgit avant F, oui, oui ! Mais si, l'absolu signifiant machin qui nait à l'aval d'A, B, C, d'..
G. P disait : «  un rond pas tout à fait clos, fini par un trait horizontal »
Mouais, tout un bouquin sans ça ! G.P l'a produit !! Trop fort !
Il a du avoir la passion par son travail fourni, un travail colossal mais amusant, gratifiant, où il faut bannir un mot, non pas qu'un, mais à foison, car dans son corps, il a un rond pas tout à fait clos. Il s'agit d'un boulot long mais jouissif lorsqu'on a su ou pu saisir un bon nom puis un prochain garantissant un final accompagnant la loi qu'on poursuit.
Il n'a pas bâti son roman d'un coup, durant un jour ou dix. Non. Il lui a fallu pas moins d' hardis longs mois pour sa fabrication.
Moi, j'ai pris un grand plaisir à agir ainsi, brandir tout un roman ainsi j'aurais voulu (j'ignorais qu' Yoda fut parmi nous), j'aurai voulu accomplir à l'instar d'un GP son roman mais il l'a saisi avant moi.
L'imitation apparait toujours un art à abolir pour un bouquin. Puis, j'aurais construit un roman tout pourri. Garanti.

GP incorpora cinq, six, huit, ou plus champs hors français dans son polar. On y voit : anglais, maths, bio, chansons, plagiats ou imitations d'un Victor Hugo, d'un Arthur Rimbaud, maints trucs marrants plus ou moins. A l'introduction, on dit amusant, distrayant. À la fin ça parait assommant.

Alors passons à mon opinion. Hou là là , ça fait snob, pardon.
* Primo, il s'agit d'un bon polar, pas parfait mais sain dirons nous. Il n' y a ni sang, ni viol, ni intimidation. Un roman pourtant captivant mais ni angoissant ni bluffant, ni poignant. Ça vaut pas la glorification d'un "nous n'irons plus aux bois"  , mary higgins Clark, ou d'un Vargas,  ou d'un Chattam, d'un Thomas Harris, non ! Faudrait pas non plus qu'on trompât la nation ou nos amis d'ici.
* Puis, il y a un hic, la diction du roman paraît parfois bancal ou confus dirons-nous. Dans sa fiction, G.P …
- Un instant Pictura !
- Quoi donc ?
- T 'as fait un faux accord dans bancal ! Aussi dans confus. Oubli d'un …
- Mais abruti ! Tais-toi donc !
- T'as omis un ….
- Chut bon sang idiot !! Faut surtout pas promouvoir l'affirmation.
- Mais pourquoi donc ?
- Ahgrrr, tu fais chi.... BIPP
(On bannit ici gros mots discourtois plus tout un tas d'annotations d'un mauvais goût sur Bab )
Rattrapons nos moutons. On disait quoi ? Ah oui, la confusion du roman, l'approximation.
On dirait parfois du mauvais français, un mauvais gars qui aurait fait la traduction d'un manuscrit polonais tandis qu'il connait qu'un avoisinant picard. Profusion d'attributs, surplus vain d'ingrats noms. Pis ! Au dos du roman, la maison Gallimard saisit un bilan pas clair du tout. Trop ardu. Mal transcrit. On avilit son latin.
Mais bon, on s'y fait à la vocalisation du charmant bouffon.
On parcourt la fiction sans accroc, sans maux, du plaisir surgit, la maldiction (mot accompagnant la composition) nous saisit. Il faut voir la disparition à l'instar d'un sport, un loisir. Pour ça qu'avant, j'ai dit clown ou bouffon parlant du G.P . Chinons pas trop sur la grammaticalisation du roman, ni sur mon allocution aussi. Hum hum. Passons.
Discutons ici : suivant la loi du bouquin, pourrait-on bâtir tout distinct roman ?
A mon avis, on pourrait mais l'art parait trop dur, on bannit trop d'importants noms ou mots,  l'information mincit, puis du coup apparait un discours claudicant, branlant, maladroit. Un vrai torchon ! On a pourtant l'important droit d'avoir du bon français non ? Non au français approchant ou insignifiant. Voilà pour ma position.

Conclusion :
Un bouquin plus qu'original, hors clou, un grand roman français. J'ai un discours vantant son action, qu'il soit anobli G.P ! J'suis fort satisfait ou ravi du travail accompli par lui. Car sans faillir, il s'agit d'un grand champion, un caïd du mot, pas un plumitif (un bon dico vous dira la signification, moi j'ignorais jusqu'à un instant). Congratulations !

Post- Scriptum : Aspirant n'avoir pas fait un avis trop long, j'ai voulu fournir un tract sympa, clair (Sic !), sans ambition, souhaitant l'avis marrant, garantir un support sain dirait-on, amusant, sans saisir d'anormaux mots ou inconnus (mis à part plumitif, ca fait plaisir, lui G. P fait dans l'adoration).
Bon, Pictura, faut finir là. Saoulant à la fin. Zut alors !
A trop vouloir discourir, l'ami biblio fuit lui, sans affront, sans souci, sans tracas. Point final.
FIN
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pilpilip
  26 mars 2009
S'il fallait discourir à propos du roman La Disparition, il faudrait l'accomplir ainsi.
A sa façon, G. P. a agi pour l'innovation ou l'imagination dans la production d'albums.
Il nous a donc pondu un roman grinçant, agaçant, usant, torturant la plupart par l'omission, l'oubli d'utilisation d'«un rond pas tout à fait clos, fini par un trait horizontal», lui donnant un ton non commun.
Pour qui lit toujours un roman banal, La Disparition aura l'air d'un torchon.
Pourtant, jamais G.P. n'osa trahir un quidam connaissant son art, livrant à tout friand, un roman dur à haïr.
Pour ma part, il m'a abasourdi ; j'y ai pris grand plaisir.
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paroles
  09 octobre 2017
Passionné par les contraintes et les expérimentations littéraires, tout au long de ses écrits Georges Perec n'aura de cesse de rechercher et d'appliquer ses propres règles d'écriture. On peut même parler d'exploits, surtout ici quand on sait que ce roman de plus de 300 pages, construit comme un roman policier, est écrit sans la lettre e.
Alors vous dire que le suspense vous tient aux tripes serait mentir. Les digressions sont nombreuses et variées. Non seulement Perec écrit en français, mais quelques pages sont également écrites en anglais ou en allemand. Et tout ça bien sûr en respectant l'absence de e. Mais plus fort encore, il détourne certains poèmes comme celui si connu d'Arthur Rimbaud « Voyelles » pour le réécrire à sa façon, donc sans e et le titrer « vocalisations ».
Il use et abuse de longues descriptions pour préciser sa pensée et multiplier les synonymes.
« Amanda portait -sancta simplicitas- un pantalon bouffant d'ottoman incarnat, un ras de cou corail, un caraco purpurin, un obi colcotar, un foulard carmin, un vison nacarat ; bas rubis, gants cramoisis, bottillons minium à hauts talons zinzolin. »
Il déconstruit les mots et détourne les expressions
« Chacun gagna son local privatif, puis rapparut, un instant plus tard, mis sur son vingt-huit plus trois. »
Pour cet incroyable tour de force, je ne peux que saluer l'érudition de l'auteur. L'érudition mais aussi l'humour, on sent bien que monsieur Perec s'est amusé à écrire ce texte. Je ne sais pas s'il a « pondu » ce récit facilement, mais moi il m'a fallu recourir au dictionnaire et au défibrillateur de neurones pour mettre en place des phrases parfois alambiquées. Alors oui j'avoue, ce texte je ne l'ai pas lu entièrement (j'ai baissé pavillon à la moitié du livre) mais cependant je ne regrette absolument pas ma lecture. J'ai eu l'impression pendant quelques temps de tutoyer les anges et de m'approprier l'étendue et la diversité de cette si belle langue qu'est le français. Et je me sens infiniment humble devant tant de savoir et de talent.
« Aux frondaisons du parc, la coruscation d'un automnal purpurin, chatoyant, mordorait d'un brun chaud l'azur frissonnant sous l'influx coulis du noroît... »
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rotsenamrub
  07 juin 2020
On fit si fort ici avant moi dans l'imitation ou l'admiration qu'à vouloir concourir on part battu.
Mais un roman qui fut pour moi si fascinant vaut un minimum d'application.
Car, lisant, on s'agaça, on bouda, on grogna, puis on comprit qu'un carcan original imposait au scribouillard l'adoption d'un ton si distordu qu'à l'abandon on aurait pu aboutir sans l'obstination qui nous animait.
Conquis, convaincu par l'inouï travail fourni, l'admiration supplanta alors la confusion
Or, il paraît qu'on avança ici ou là qu'il n'y avait pas là grand travail ni ahurissant tracas, on ironisa, on brocarda sans contrition.
Mais l'insinuation tourna court quand contraints à la production d'un manuscrit suivant l'ardu canon aucun plaisantin n'arriva au but sans accrocs ni n'approcha l'original d'un iota.
Moi non plus, constatons ça sans fard.
Saluons donc l'art du champion du dico qui osa un pari fort hardi qu'il gagna non sans mal pour au final nous offrir son magistral roman « La Disparition ».
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
ThomasClairObscurThomasClairObscur   04 avril 2022
Rien à voir avec cet ouvrage, juste le plaisir de déposer ici son palindrome, le plus long qui doit exister, une folie époustouflante 1 247 mots avec un axe en son milieu qui permet de comprendre parfaitement son texte :

Trace l’inégal palindrome. Neige. Bagatelle, dira Hercule. Le brut repentir, cet écrit né Perec. L’arc lu pèse trop, lis à vice-versa.
Perte. Cerise d’une vérité banale, le Malstrom, Alep, mort édulcoré, crêpe porté de ce désir brisé d’un iota. Livre si aboli, tes sacres ont éreinté, cor cruel, nos albatros. Être las, autel bâti, miette vice-versa du jeu que fit, nacré, médical, le sélénite relaps, ellipsoïdal.
Ivre il bat, la turbine bat, l’isolé me ravale : le verre si obéi du Pernod — eh, port su ! — obsédante sonate teintée d’ivresse.
Ce rêve se mit — peste ! — à blaguer. Beh ! L’art sec n’a si peu qu’algèbre s’élabore de l’or évalué. Idiome étiré, hésite, bâtard replié, l’os nu. Si, à la gêne secrète verbe nul à l’instar de cinq occis–, rets amincis, drailles inégales, il, avatar espacé, caresse ce noir Belzebuth, ô il offensé, tire !
L’écho fit (à désert) : Salut, sang, robe et été.
Fièvres.
Adam, rauque; il écrit : Abrupt ogre, eh, cercueil, l’avenir tu, effilé, génial à la rue (murmure sud eu ne tire vaseline séparée; l’épeire gelée rode : Hep, mortel ?) lia ta balafre native.
Litige. Regagner (et ne m’…).
Ressac. Il frémit, se sape, na ! Eh, cavale! Timide, il nia ce sursaut.

Hasard repu, tel, le magicien à morte me lit. Un ignare le rapsode, lacs ému, mixa, mêla :
Hep, Oceano Nox, ô, béchamel azur ! Éjaculer ! Topaze !
Le cèdre, malabar faible, Arsinoë le macule, mante ivre, glauque, pis, l’air atone (sic). Art sournois : si, médicinale, l’autre glace (Melba ?) l’un ? N’alertai ni pollen (retêter : gercé, repu, denté…) ni tobacco.
Tu, désir, brio rimé, eh, prolixe nécrophore, tu ferres l’avenir velu, ocre, cromant-né ?
Rage, l’ara. Veuglaire. Sedan, tes elzévirs t’obsèdent. Romain ? Exact. Et Nemrod selle ses Samson !
Et nier téocalli ?
Cave canem (car ce nu trop minois — rembuscade d’éruptives à babil — admonesta, fil accru, Têtebleu ! qu’Ariane évitât net.
Attention, ébénier factice, ressorti du réel. Ci-gît. Alpaga, gnôme, le héros se lamente, trompé, chocolat : ce laid totem, ord, nil aplati, rituel biscornu; ce sacré bédeau (quel bât ce Jésus!). Palace piégé, Torpédo drue si à fellah tôt ne peut ni le Big à ruer bezef.
L’eugéniste en rut consuma d’art son épi d’éolienne ici rot (eh… rut ?). Toi, d’idem gin, élèvera, élu, bifocal, l’ithos et notre pathos à la hauteur de sec salamalec ?
Élucider. Ion éclaté : Elle ? Tenu. Etna but (item mal famé), degré vide, julep : macédoine d’axiomes, sac semé d’École, véniel, ah, le verbe enivré (ne sucer ni arrêter, eh ça jamais !) lu n’abolira le hasard ?
Nu, ottoman à écho, l’art su, oh, tara zéro, belle Deborah, ô, sacre ! Pute, vertubleu, qualité si vertu à la part tarifé (décalitres ?) et nul n’a lu trop s’il séria de ce basilic Iseut.

Il a prié bonzes, Samaritain, Tora, vilains monstres (idolâtre DNA en sus) rêvés, évaporés :
Arbalète (bètes) en noce du Tell ivre-mort, émeri tu : O, trapu à elfe, il lie l’os, il lia jérémiade lucide. Petard! Rate ta reinette, bigleur cruel, non à ce lot ! Si, farcis-toi dito le coeur !
Lied à monstre velu, ange ni bête, sec à pseudo délire : Tsarine (sellée, là), Cid, Arétin, abruti de Ninive, Déjanire..
Le Phenix, eve de sables, écarté, ne peut égarer racines radiales en mana : l’Oubli, fétiche en argile.
Foudre.
Prix : Ile de la Gorgone en roc, et, ô, Licorne écartelée,
Sirène, rumb à bannir à ma (Red n’osa) niére de mimosa :
Paysage d’Ourcq ocre sous ive d’écale;
Volcan. Roc : tarot célé du Père.
Livres.
Silène bavard, replié sur sa nullité (nu à je) belge : ipséité banale. L’ (eh, ça !) hydromel à ri, psaltérion. Errée Lorelei…
Fi ! Marmelade déviré d’Aladine. D’or, Noël : crèche (l’an ici taverne gelée dès bol…) à santon givré, fi !, culé de l’âne vairon.
Lapalisse élu, gnoses sans orgueil (écru, sale, sec). Saluts : angiome. T’es si crâneur !

Rue. Narcisse ! Témoignas-tu ! l’ascèse, là, sur ce lieu gros, nasses ongulées…
S’il a pal, noria vénale de Lucifer, vignot nasal (obsédée, le genre vaticinal), eh, Cercle, on rode, nid à la dérive, Dédale (M.. !) ramifié ?
Le rôle erre, noir, et la spirale mord, y hache l’élan abêti : Espiègle (béjaune) Till : un as rusé.
Il perdra. Va bene.
Lis, servile repu d’électorat, cornac, Lovelace. De visu, oser ?
Coq cru, ô, Degas, y’a pas, ô mime, de rein à sonder : à marin nabab, murène risée.
Le trace en roc, ilote cornéen.
O, grog, ale d’elixir perdu, ô, feligrane! Eh, cité, fil bu !
ô ! l’anamnèse, lai d’arsenic, arrérage tué, pénétra ce sel-base de Vexin. Eh, pèlerin à (Je : devin inédit) urbanité radicale (elle s’en ira…), stérile, dodu.
Espaces (été biné ? gnaule ?) verts.
Nomade, il rue, ocelot. Idiot-sic rafistolé : canon ! Leur cruel gibet te niera, têtard raté, pédicule d’aimé rejailli.
Soleil lie, fléau, partout ire (Métro, Mer, Ville…) tu déconnes. Été : bètel à brasero. Pavese versus Neandertal ! O, diserts noms ni à Livarot ni à Tir ! Amassez.
N’obéir.
Pali, tu es ici : lis abécédaires, lis portulan : l’un te sert-il ? à ce défi rattrapa l’autre ? Vise-t-il auquel but rêvé tu perças ?
Oh, arobe d’ellébore, Zarathoustra! L’ohcéan à mot (Toundra ? Sahel ?) à ri : Lob à nul si à ma jachère, terrain récusé, nervi, née brève l’haleine véloce de mes casse-moix à (Déni, ô !) décampé.
Lu, je diverge de ma flamme titubante : une telle (étal, ce noir édicule cela mal) ascèse drue tua, ha, l’As.
Oh, taper ! Tontes ! Oh, tillac, ô, fibule à rêve l’Énigme (d’idiot tu) rhétoricienne.
Il, Oedipe, Nostradamus nocturne et, si né Guelfe, zébreur à Gibelin tué (pentothal ?), le faiseur d’ode protège.
Ipéca… : lapsus.
Eject à bleu qu’aède berça sec. Un roc si bleu ! Tir. ital. : palindrome tôt dialectal. Oc ? Oh, cep mort et né, mal essoré, hélé. Mon gag aplati gicle. Érudit rosse-récit, ça freine, benoit, net.
Ta tentative en air auquel bète, turc, califat se (nom d’Ali-Baba !) sévit, pure de — d’ac ? — submersion importune, crac, menace, vacilla, co-étreinte…

Nos masses, elles dorment ? Etc… Axé ni à mort-né des bots. Rivez ! Les Etna de Serial-Guevara l’égarent. N’amorcer coulevrine.
Valser. Refuter.
Oh, porc en exil (Orphée), miroir brisé du toc cabotin et né du Perec : Regret éternel. L’opiniâtre. L’annulable.
Mec, Alger tua l’élan ici démission. Ru ostracisé, notarial, si peu qu’Alger, Viet-Nam (élu caméléon !), Israël, Biafra, bal à merde : celez, apôtre Luc à Jéruzalem, ah ce boxon! On à écopé, ha, le maximum !

Escale d’os, pare le rang inutile. Métromane ici gamelle, tu perdras. Ah, tu as rusé! Cain! Lied imité la vache (à ne pas estimer) (flic assermenté, rengagé) régit.
Il évita, nerf à la bataille trompé.
Hé, dorée, l’Égérie pelée rape, sénile, sa vérité nue du sérum : rumeur à la laine, gel, if, feutrine, val, lieu-créche, ergot, pur, Bâtir ce lieu qu’Armada serve : if étété, éborgnas-tu l’astre sédatif ?
Oh, célérités ! Nef ! Folie ! Oh, tubez ! Le brio ne cessera, ce cap sera ta valise; l’âge : ni sel-liard (sic) ni master-(sic)-coq, ni cédrats, ni la lune brève. Tercé, sénégalais, un soleil perdra ta bétise héritée (Moi-Dieu, la vérole!)

Déroba le serbe glauque, pis, ancestral, hébreu (Galba et Septime-Sévère). Cesser, vidé et nié. Tetanos. Etna dès boustrophédon répudié. Boiser. Révèle l’avare mélo, s’il t’a béni, brutal tablier vil. Adios. Pilles, pale rétine, le sel, l’acide mercanti. Feu que Judas rêve, civette imitable, tu as alerté, sort à blason, leur croc. Et nier et n’oser. Casse-t-il, ô, baiser vil ? à toi, nu désir brisé, décédé, trope percé, roc lu. Détrompe la. Morts : l’Ame, l’Élan abêti, revenu. Désire ce trépas rêvé : Ci va ! S’il porte, sépulcral, ce repentir, cet écrit ne perturbe le lucre : Haridelle, ta gabegie ne mord ni la plage ni l’écart.

Georges Perec
Au Moulin d’Andé, 1969
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Eric75Eric75   17 août 2012
Ottavio Ottaviani, ajustant son lorgnon, raclant son pharynx, s'adoucit la voix, prit son inspiration, puis lut, sur un ton plutôt froid :

" Ondoyons un poupon, dit Orgon, fils d'Ubu. Bouffons choux, bijoux, poux, puis du mou, du confit ; buvons, non point un grog : un punch. Il but du vin itou, du rhum, du whisky, du coco, puis il dormit sur un roc. L'infini bruit du ru couvrit son son. Nous irons sous un pont où nous pourrons promouvoir un dodo, dodo du poupon du fils d'Orgon fils d'Ubu.
Un condor prit son vol. Un lion riquiqui sortit pour voir un dingo. Un loup fuit. Un opossum court. Où vont-ils ? L'ours rompit son cou. Il souffrit. Un lis croît sur un mur : voici qu'il couvrit orillons ou goulots du cruchon ou du pot pur stuc.
Ubu pond son poids d'or. "

- Hum, dit Savorgnan, cachant mal son imbitation.
- Quoi ! scandalisa Aloysius, n'as-tu pas vu qu'il y avait ici un l'on sait quoi tout à fait fascinant ?
- Ma foi non, avoua Savorgnan.
- Mais voyons, Savorgnan, il n'y a pas un "a" dans tout ça !
- Nom d'un Toutou, mais tu dis vrai ! fit Savorgnan, arrachant l'adroit manuscrit à Ottaviani.
- Mirobolant, dit la Squaw.
- Fascinant, tout à fait fascinant, confirma Savorgnan.
- Par surcroît, ajouta Aloysius, il n'y a qu'un "y" : dans " Whisky" !
- Confondant ! Saisissant ! Inouï !
Ottaviani voulut ravoir la communication. Savorgnan la lui donna. Il la lut, pour lui, à mi-voix. On aurait dit qu'il n'avait pas compris quand il avait lu d'abord.
- Alors, Ottaviani, ironisa Swann, dis-nous si tu saisis ?
Ottaviani paraissait souffrir. Il s'agitait sur son pouf. Il suait. Il transpirait, ahanant.
- Dis-donc..., dit-il tout à trac.
- Quoi ? insista Aloysius Swann.
S'affaissant, Ottavio Ottaviani murmura d'un ton mourant :
- Mais il n'y a pas non plus d'
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cathcorcathcor   06 novembre 2012
CHANSON PAR UN FILS ADOPTIF DU COMMANDANT AUPICK

Sois soumis, mon chagrin, puis dans ton coin sois sourd
Tu la voulais, la nuit, la voilà, la voici
Un air tout obscurci a chu sur nos faubourgs
Ici portant la paix, là-bas donnant souci.

Tandis qu'un vil magma d'humains, oh, trop banals,
Sous l'aiguillon Plaisir, guillotin sans amour,
Va puisant son poison aux puants carnavals,
Mon chagrin, saisis-moi la main; là, pour toujours...
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BibaliceBibalice   13 octobre 2011
Un court instant, tout parut s'adoucir. A dix furlongs du galion, Moby Dick glissait, animal divin, paix avant l'ouragan final. Il y avait dans l'air ambiant un parfum saisissant d'absolu, d'infini. Du flot cristallin sourdait, montant, un halo lustral qui donnait à tout un air virginal. Nul bruit, nul courroux. Chacun s'immobilisait, contraignant son inspiration, saisi par la paix qui soudain rayonnait, s'irradiait, alangui par l'amour inouï qui montait du flot calmi, du jour blanchissant.
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AlainDAlainD   22 novembre 2015
— Or donc, voulut savoir Dupin, l’on a vingt fois soumis la maison du filou à l’inquisition ?
— Oui, admit Didot, mais l’on fit chou blanc à tous coups. L’on farfouilla pourtant partout.
— Voilà qui m’apparaît fort clair, affirma Dupin : tu fourgonnas partout, tu sondas murs ou plafonds, mais sans aucun fruit, car tu as un cristallin mais tu n’y vois pas : n’as-tu pas compris, gros ballot, qu’à coup sûr ton gars avait fait choix d’un abri plus subtil : à savoir, qu’il n’avait pas tapi son larcin, qu’il l’avait tout au plus sali ou racorni ainsi qu’on fait d’un mot banal, puis blotti dans un sous-main où tu l’as pris au moins dix fois, sans savoir, sans vouloir ni pouvoir savoir qu’il s’agissait non d’un chiffon trivial, mais du pli si primordial !
— Mais, objurgua Didot, il n’y avait aucun sous-main !
— Allons donc, ironisa Dupin.
Il mit son mackintosh, prit son riflard, sortit, affirmant :
— J’y vais. Dans un instant, tu auras ton papyrus.
Mais, quoiqu’il ait raison, du moins dans son calcul, il manqua son coup.
— Jadis, au moins, j’avais du Pot, murmura-t-il.
Puis, par consolation, il s’occupa, laissant la P.J. à son tracas, d’un orang-outang qui avait commis trois assassinats.
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Vidéo de Georges Perec
« Peut-être est-ce quand nous ratons, que quelque chose se découvre de nous qui nous permettra par la suite de viser juste. » Voici une invitation à nous ouvrir à l'imprévisible ! Elle est extraite de "Être à sa place", le dernier livre de Claire Marin. C'est avec la philosophe que nous allons avoir le privilège d'échanger dans cet épisode. Ensemble, nous reviendrons sur son parcours, ses lectures fondatrices, la place que tient la littérature dans sa vie. Elle nous dira aussi en quoi la philosophie peut nous aider à nous déplacer, pour surmonter les incertitudes. Juste après cet entretien, nous retrouverons notre libraire Marion, du rayon Sciences humaines de Dialogues. Elle nous donnera à son tour quelques idées de lecture, qui prouvent que la philosophie a toute sa place dans notre quotidien.
Bibliographie : - Être à sa place, de Claire Marin (éd. L'Observatoire) https://www.librairiedialogues.fr/livre/20086231-etre-a-sa-place-habiter-sa-vie-habiter-son-corps-claire-marin-editions-de-l-observatoire
- Ruptures, de Claire Marin (éd. le Livre de poche) https://www.librairiedialogues.fr/livre/17216691-rupture-s--claire-marin-le-livre-de-poche
- La Place, d'Annie Ernaux (éd. Folio) https://www.librairiedialogues.fr/livre/632390-la-place-annie-ernaux-folio
- Oeuvres, de Georges Perec (ed. La Pléiade) https://www.librairiedialogues.fr/livre/11281029-oeuvres-1-uvres-tome-1--georges-perec-gallimard
- La Poétique de l'espace, de Gaston Bachelard (éd. PUF) https://www.librairiedialogues.fr/livre/16549657-la-poetique-de-l-espace-edition-etablie-par-gi--gaston-bachelard-presses-universitaires-de-france
- Que faire des cons, de Maxime Rovere (éd. Flammarion) https://www.librairiedialogues.fr/livre/16474985-que-faire-des-cons-pour-ne-pas-en-rester-un--maxime-rovere-flammarion
- Montaigne, Kant et mon chien, d'Audrey Jougla (éd. Delachaux et Niestlé) https://www.librairiedialogues.fr/livre/20370288-montaigne-kant-et-mon-chien-petite-philosophi--audrey-jougla-delachaux-et-niestle
- Socrate à vélo, de Guillaume Martin (éd. Grasset) https://www.librairiedialogues.fr/livre/16861755-socrate-a-velo-le-tour-de-france-des-philosop--guillaume-martin-grasset
- La Société du peloton, de Guillaume Martin (éd. Grasset) https://www.librairiedialogues.fr/livre/19873746-la-societe-du-peloton-philosophie-de-l-individ--guillaume-martin-grasset
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