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Ileauxtresors
  22 février 2020
Tous les enfants ont peur du noir. Pour Mafalda, cette peur prend une dimension différente, puisqu'une maladie au nom mystérieux lui dérobe la vue jour après jour. Dans un décompte implacable, la fillette voit ainsi décroître le nombre de mètres desquels elle discerne le cerisier de l'école : soixante-dix, soixante, cinquante… Cela dit, Mafalda ne manque pas de ressources ni d'imagination pour appréhender cette épreuve ! Forte de son chat affublé d'un prénom ET d'un nom, de deux parents inquiets mais aimants, de l'amitié précieuse d'Estella et de Filippo, du souvenir de sa grand-mère et même de l'iconoclaste protagoniste d'un roman célèbre, la petite fille a de quoi puiser le courage nécessaire pour apprivoiser l'obscurité. Et surtout : elle a un plan !

Nous avons adoré faire la connaissance de Mafalda, personnalité irrésistible qui prend les choses en main, aime autant lire que jouer au foot, grimper aux arbres et observer les étoiles. En réalité, ce sont tous les personnages qui sont attachants et lumineux, chacun à sa manière. Et qui battent en brèche tous les stéréotypes, ce qui rend cette histoire d'autant plus intéressante. Mafalda, elle, est désarmante de sincérité, avec ses mots qui vont droit au coeur des enfants, qu'il s'agisse de les faire rire ou entrer dans le type de jeux ou d'élucubrations dont les moins de dix ans (et ceux qui se souviennent d'avoir joué à ne pas tomber dans la lave pour ne pas se faire manger par les crocodiles) semblent avoir le secret. Son histoire a piqué notre curiosité, nous a chamboulés, fait rire aussi (souvent), même si ce sont les larmes qui prennent le dessus sur la fin.

Mes enfants ont ainsi été très curieux de connaître les développements du plan de Mafalda, inspiré par le prodigieux destin du baron perché qu'il nous faut désormais urgemment lire en famille. Eux qui vivent avec des personnages de romans composant un univers de références omniprésentes, ont apprécié ces clins d'oeil (du Petit Prince à Dracula, en passant par Robin des bois et beaucoup d'autres) et la part belle donnée dans ce roman à l'amour des livres et à l'imaginaire comme atout pour surmonter les épreuves de la vie. Évidemment (les lecteurs qui nous connaissent savent qu'ils ne résistent à aucune boule de poil…), ils ont ri de bon coeur des frasques du chat. Mais aussi de la créativité avec laquelle Mafalda parle anglais (Comment, vous ne connaissez-pas Cherlocolme ?). Par-delà les éclats de rire, j'ai bien vu que mes garçons s'identifiaient, réfléchissaient à ce que cela signifie de perdre la vue - j'ai même surpris le plus jeune en train d'essayer d'explorer l'appartement les yeux fermés…

Ce qui est beau, c'est la façon subtile dont on voit Mafalda investir ses autres sens qui la maintiennent en contact étroit avec ce(ux) qu'elle aime. le parfum des fleurs de cerisier, le son d'un piano, le contact des feuilles d'un carnet sous les doigts, la vitesse d'une luge lancée à pleine vitesse, les bras d'une amie, la chaleur d'une couverture tricotée avec tout l'amour d'une grand-mère : il émane de ces impressions une chaleur mêlée de grâce, un hymne vibrant à la vie qui réconforte et fait grandir.
Lien : https://ileauxtresors.blog/2..
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Pixie-Flore
  04 octobre 2021
Mafalda perd progressivement la vue. Ce qui la chagrine le plus, c'est toutes ces choses qu'elle ne pourra plus faire et qu'elle consigne sur une liste. L'une d'entre elle est d'envergure : elle ne pourra plus monter dans le cerisier de l'école. Mais Mafalda a un plan : avant d'être dans le noir, elle ira vivre dans ce cerisier et n'en descendra plus, comme le héros du livre "Le Baron perché".

Mafalda est un personnage attachant de par son quotidien. Elle va devoir affronter le noir et faire face à de nouveaux repères qu'on lui impose parfois sans lui demander une seule fois son avis. Elle a peur de perdre ses jeux d'enfants, de ne pas avoir d'amis dans le noir et tout un tas d'autres choses qui lui font de la peine. Heureusement, elle est bien entourée, la petite Mafalda.
La maladie est au coeur du roman pour plusieurs raisons. Je ne développerai pas pour ne pas spoiler mais c'est un roman jeunesse qui dégage une certaine tristesse mêlée d'espoir et d'hommage à la vie qui continue même dans le noir.

Ce n'est pas un coup de coeur, j'ai même trouvé qu'il y avait quelques longueurs, mais c'est tout de même une histoire attachante et forte en émotions. C'est peut-être dû au fait que l'auteure sait de quoi elle parle : ce roman est aussi un témoignage de la maladie dont elle est atteinte.

[CHALLENGE Romans jeunesse "guerre des clans" 2021/2022]
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m3lani3
  04 avril 2019
Un roman qui m a fait fondre avec son héroïne, Mafalda 10 ans qui se retrouve peu a peu dans le noir car ses yeux sont malades. Mais elle a un plan avant de se retrouver dans le noir elle ira vivre dans le cerisier de son école. Vive et pleine d imagination elle va apprendre à dépasser ses peurs pour profiter pleinement de sa vie.
Une histoire émouvante et sans pathos. Dans la lignée de Nos étoiles contraires de Green.
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okidoki
  04 avril 2019
Dans l'unique critique à ce jour, celle de Takalisa, tout a été dit...
Mais comment un tel livre ne peut se contenter d'un seul avis ?
Il mérite tellement plus !!!
Il y a tellement longtemps que je n'ai pas été aussi touchée et ravie par un roman, émue aux larmes certes et en même temps bercée parce qu'étonnamment il fait du bien.
Tout le monde devrait le lire...Et je crois que c'est la première fois que j'ai vraiment envie d'écrire cela.
On est dans le quotidien d'une petite fille, qui pourrait ressembler à tant d'autres, si ce n'est que son quotidien se modifie rapidement presque jour par jour, la faute à ce brouillard qui s'installe et prendra bientôt toute la place dans ses yeux, et éteindra définitivement la lumière....Du coup chaque jour elle doit ré-apprivoiser sa vie, et chaque jour elle s'enfuie aussi dans sa tête pour oublier qu'elle a tellement peur... Alors elle nous invite dans son univers, avec au centre le cerisier de l'école, sa grand-mère décédée et le baron perché, oui celui là... Elle nous entraîne entre réalité, rêve et littérature avec tellement de candeur, de fraîcheur que chaque mot touche, chaque moment décrit nous emporte...
Et que dire de tous ces personnages qui gravitent autour de Mafalda, le petit caïd qui seul semble s'inquiéter pour elle, un pied de nez à tous les enfants bien élevés...Le Chat Ottimo Turcaret (prononcer le nom entier s'il vous plait), papa et maman, bien maladroits malgré leur amour évident, et Estella, sorte de géante roumaine à la philosophie tonitruante, celle du bon sens...Elle sait ce qu'est le malheur, on le pressent, et si son affection est à la fois prude et rustre, elle sera sûrement la plus grand lumière qui guidera notre fillette complètement perdue....
Faire la liste de tous les personnages d'un roman n'est pas dans mes habitudes, mais ils font de ce roman ce qu'il est, un merveilleux moment de poésie, qui narre le malheur sans céder au désespoir, la vie continuera autrement, et Mafalda sera prête.
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Takalirsa
  06 mars 2019
L'histoire émouvante d'une fillette apeurée qui devient aveugle.
Atteinte de la maladie de Stargardt, Mafalda a "du brouillard dans les yeux" qui floute ce qu'elle voit et "des taches noires devant les choses et les personnages" qui vont s'agrandissant : la docteure Olga l'a dit, dans six mois la petite fille sera dans le noir, avec tout ce que cela représente en terme de frayeurs quand on n'a pas encore dix ans... On comprend parfaitement ce que ressent Mafalda car l'auteur utilise toutes sortes d'images à la fois évocatrices et concrètes, et aussi un style un brin naïf correspondant bien à l'état d'esprit d'une enfant. Ainsi, Mafalda compte le nombre de pas qui la sépare de son miroir de chambre ("neuf, puis cinq et maintenant trois"...). le matin, elle évalue la distance qui la sépare du magnifique cerisier de la cour d'école à partir du moment où elle l'aperçoit (70 m, 60, 50...). Sa vue se dégrade de manière alarmante, et chaque fois des exemples précis nous font mesurer l'ampleur de son désarroi.

Le cerisier, mais aussi son chat Ottimo Turcaret, ont une importance symbolique et capitale pour elle, et sont d'ailleurs largement représentés dans les jolies illustrations poétiques ponctuant chaque partie. le cerisier de l'école lui rappelle celui de sa grand-mère décédée, et Mafalda est persuadée que l'esprit de celle-ci y réside. Elle rêve d'ailleurs de se réfugier en haut de l'arbre, comme le jeune héros du roman préféré de son père, le baron perché. Elle s'adresse souvent au personnage de Cosimo, lui demandant de l'aide parce qu'elle se sent seule et démunie : "Je n'ai personne", à part ce chat qu'elle a recueilli et qui porte le même patronyme que celui du roman de Calvino. C'est vraiment le sentiment qui ressort le plus tout au long de l'histoire et c'est extrêmement triste de voir que la fillette a si honte de ce qui lui arrive qu'elle ne partage ses angoisses avec personne, pas même ses parents ("faire croire que tout va bien"). A l'école, personne ne semble vraiment faire grand cas de ses difficultés croissantes à se débrouiller seule, qu'elle s'évertue à cacher, y compris l'AESH toujours plongé dans ses mangas. Quant aux parents, "ils font semblant" que tout va bien aller et n'engagent jamais de véritable conversation avec leur fille même si on les sent aimants. C'est tout le problème de ces handicaps invisibles ("Mes yeux sont normaux, si on les regarde de l'extérieur.") qui font que "les gens oublient, parce qu'ils ne voient pas mon brouillard".

Heureusement deux personnes vont aider Mafalda à affronter son cauchemar. Tout d'abord Estella, la femme de service roumaine qui travaille à l'école, se révèle une oreille attentive et de bon conseil. Au lieu de s'apitoyer sur tout ce qu'elle ne pourra plus faire, elle encourage Mafalda à changer de perspective ("marquer tout ce que tu peux faire même sans les yeux") en se concentrant sur la façon de s'accommoder à la situation, et surtout à "réfléchir à ton essentiel". Citant le petit Prince, l'autre livre préféré de la fillette, elle lui fait comprendre que "on ne voit bien qu'avec le coeur". Ainsi, se fiant à son audition qui s'affine, aux odeurs et à son ressenti, Mafalda s'entraîne à évoluer dans le noir en prenant d'autres repères. Filippo, ce garçon que beaucoup qualifient de "voyou", la sensibilise à la musique et son pouvoir évocateur. C'est lui qui, par des actes concrets, attentifs voire tendres, va donner corps aux conseils d'Estella : "Il n'est peut-être pas très poli, mais il résout pas mal de problèmes". Avec lui, "je ne me sens plus si seule au monde".

Rassurée par Filippo, encouragée à se montrer forte et à ne jamais renoncer par Estella (elle-même dans une situation délicate), Mafalda comprend que "une chose n'est essentielle que si elle te fait vivre". Et quoi de plus essentiel que de "trouver un(e) vrai(e) ami(e)" et des gens qui nous aiment ? Avec l'amour, "ce n'est pas que tu vois mieux, mais tu as moins peur de te cogner partout."
Lien : https://www.takalirsa.fr/du-..
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LivresdAvril
  22 janvier 2021
Dans son premier roman, Paola Peretti nous propose d'accompagner le parcours de Mafalda vers le brouillard qui envahit peu à peu son champ de vision. Elle a peur, et ses parents aussi, car toute la vie de la famille va être chamboulée quand la lumière s'éteindra dans les yeux de l'enfant.
J'ai bien aimé ce récit à hauteur d'enfant, très réaliste quant aux idées qu'ils peuvent se faire, ce qui leur semble essentiel et surtout cette peur omniprésente et tellement compréhensible.
Le décompte des pas qui séparent l'héroïne de la cécité est implacable. Heureusement, elle est accompagnée par des parents aimants et attentifs (même s'ils sont très en retrait dans l'histoire, on ressent un amour profond dans cette famille) et surtout Estella et Filippo qui lui apportent chacun recul et énergie à leur façon.
Les clin d'oeil littéraires et l'accent anglais de Mafalda apportent une légèreté bienvenue.
"Du haut de mon cerisier" est inspiré de la maladie génétique qui touche l'auteure, et le choix de raconter les doutes et les difficultés sans pathos mais sans édulcorer non plus en fait un témoignage précieux.
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ladythat
  17 août 2019
Mafalda est atteinte de la maladie de Stargardt qui lui fait « comme un nuage dans les yeux », un nuage qui grandit rapidement et qui va la rendre aveugle. C'est Mafalda qui nous raconte son histoire et l'auteure a su très justement trouver les mots adéquats pour que le texte correspondent à sa jeune héroïne, mature et forte mais surtout extrêmement seule. Alors qu'elle est terrorisée par le fait de bientôt se retrouver dans l'obscurité, elle est abandonnée par ses amis, ne semble avoir personne à qui se confier, pas même ses parents qui sont pourtant bienveillants et aimants; elle affronte seule la réalité d'un avenir terrifiant pour une si jeune personne. Elle trouve du réconfort dans la présence de son chat, Ottimo Turcaret et le cerisier de son école, dont elle est persuadée qu'il abrite l'esprit de sa grand-mère.

Pourtant, elle peut compter sur Estella, dame de service de l'école, toujours de bons conseils et qui la pousse à chercher « son essentiel » et à réfléchir à ce qu'elle pourra toujours faire après plutôt que de penser à ce qu'elle ne pourra plus faire. Ainsi que sur Filippo, le voyou de l'école, qui se révèle bien plus sensible et mature que prévu et qui va ouvrir Mafalda à la musique, un monde où les oreilles ont plus de valeurs que les yeux.

Du haut de mon cerisier est un merveilleux hymne à la vie qui fait l'éloge de l'amour et de l'amitié. Il véhicule un message d'espoir et encourage à croire en l'avenir quel qu'il soit plutôt que de sombrer dans le désespoir. Paola Peretti s'inspire de son vécu pour écrire ce premier roman émouvant, touchant et emprunt de poésie, dans lequel elle décrit un quotidien et des peurs d'une enfant de 9 ans qui perd la vue; des émotions et des craintes qui sont très certainement autant les siennes que celles de sa jeune héroïne.
Lien : https://sirthisandladythat.w..
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StheloBabelio
  07 juin 2021
Mafalda joue au football avec les garçons,
Mafalda aime l'arbre de l'école,
Mafalda aime voir Fillipo et Estella

Mafalda n'aime pas voir les tâches noires dans ses yeux
Mafalda n'aime pas voir de moins en moins le cerisier de l'école.
Elle a peur du noir, pas du noir de la nuit, mais du noir de ses yeux.
Mafalda est une petite fille, elle aime jouer, rire, aimer comme toutes les petites filles sauf que Mafalda perd la vue.
Dans 6 mois elle vivra dans la pénombre de ses yeux.
Je n'ai pas accroché la première fois que je l'ai emprunté première fois que je vais emprunter, au bout de la troisième page j'en ai marre de le lire puis la deuxième fois j'ai adoré. Ce roman est bouleversant autant qu'il est passionnant.
Maloé BERNET 6A
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EsseG71
  17 août 2020
Magnifique roman sur la maladie, l'amitié.
Mafalda a peur du noir, mais elle sait que d'ici peu de temps, ce sera la nuit pour toujours pour elle. Atteinte d'une maladie grave, elle perd la vue, et en attendant, elle dresse la liste de ce qu'elle aimerait faire, ou de ce qu'elle ne pourra plus faire. Aidée d'Estella et de Filippo, ses deux improbables amis, elle va affronter ces mois terribles et les changements qu'ils annoncent.
Un magnifique roman qu'on nous promet comme un classique en devenir, et je veux bien le croire. L'autrice a mis beaucoup d'elle en Mafalda, puisqu'elle raconte en partie son histoire. Avec en plus énormément de poésie, puisque c'est dans l'imaginaire que Mafalda se réfugie pour l'aider à dépasser les difficultés.
En espérant que nos jeunes élèves comprennent tout, verdict dans quelques semaines....
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Shaynning
  19 mai 2020
"Du haut de mon cerisier" est la preuve qu'il ne faut jamais sous-estimer la littérature jeunesse et pour cause, ce petit bijou italien pourrait bien devenir un classique. Une chose est sur quant à moi, je tâcherai de le faire lire au plus grand nombre d'enfant possible. D'une plume chaude et poétique, Peretti nous invite à découvrir Mafalda, qui, entre sa neuvième et dixième anniversaire, amorce un compte à rebours terrifiant. Nuages gris et taches noires occupent de plus en plus sa vision et c'est désormais certain, dans un futur proche, Mafalda ne verra plus rien.

Histoire de deuil, d'adaptation, de famille, d'amitié et de rêves, ce roman est une panoplie de beaux messages à lui seul. Il est bâti sur trois axes, ce que je n'avais encor jamais vu. le premier est celui de la distance, celle entre la jeune fille et son arbre fétiche, un cerisier, qui serait l'hôte de l'âme de sa grand-mère et de son personnage préféré, Cosimo. Il marque les parties du livres. le deuxième s'articule autour de sa liste de "choses auxquelles je tiens énormément" modifiées à maintes reprises au gré de ses considérations et qui marquent les chapitres. le troisième axe est celui de son journal avec Cosimo, l'aspect plus abstrait du processus d'acceptation de Mafalda. On comprend que l'autrice a prit le temps de bâtir son livre suivant une certaine logique.

Ce roman n'est pas seulement bien bâti et bien écrit, il passe sur nos émotions comme un archet sur un violon, avec finesse et avec une gamme qui fait vibrer bon nombre de cordes en nous. Parfois, on se sens enveloppé dans la chaleur des fleurs, des sons et des émotions agréables, alors qu'à d'autres moments, on sens la peur du noir, le froid de la solitude et l'injustice de la situation de Mafalda.

Mafalda et les autres personnages sont loin des stéréotypes et surprennent de ce fait. Stella "la reine amazone", Philippo, si vivant dans sa colère, mais doux dans ses sentiments, Mafalda, si créative et intuitive, toujours avec de grandes questions et des projets pleins la tête. J'ai été charmé.

Je me rend compte que je pourrais continuer encore longtemps à faire l'analyse de cette oeuvre aussi artistique qu'humaine, mais je en suis pas critique, seulement libraire. Donc, en cette qualité, la seule chose qu'il me reste à dire pour conclure: Achetez-le, louez-le, mais faite en un incontournable, surtout pour la jeunesse.

Résumé: Il y a 70m entre le cerisier de la cour scolaire et les yeux de Mafalda, petite italienne de neuf ans, alors. Et cette distance visuelle sera appelée à diminuer au cours des prochains mois jusqu'à disparaitre complètement. C'est incurable et cela met toute sa famille en émois. Avant de perdre la vue, Mafalda amorce un carnet dans lequel elle consigne les choses que ne pourra plus faire. Devant la peur de ne plus pouvoir rien faire, elle écrit même à Cosimo, un personnage tiré du livre préféré de son père. Et puis, un jour, c'est la révélation: elle pourrait faire comme lui et aller vivre dans un arbre! En l'occurrence le cerisier qui abrite l'esprit de sa grand-mère et qui donne sur la classe de l'école. Investie dans ce nouveau plan, Mafalda continue néanmoins à vivre et l'adaptation est son lot quotidien, avec des changements dans ses amitiés, des expériences nouvelles, quoique parfois terrifiantes, et des confrontations avec la réalités des autres autours d'elle. Mélange de tranche de vie et de quête identitaire, c'est un roman qui, comme le dit la quatrième de couverture, est" Entre émotion et hymne à la vie".
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Mafalda perd t-elle l'usage de la vue ou de ses jambes ?

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