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EAN : 9782702164525
Éditeur : Calmann-Lévy (06/03/2019)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 114 notes)
Résumé :
"Depuis deux saisons déjà, le vieux Hibou lui avait ouvert les portes de son officine et l'avait laissée feuilleter les pages de ses livres. Elle s'y était plongée avec délice, elle avait tout dévoré. Quelques mois et tout avait changé ; la jeune fille savait désormais que le monde ne se réduisait pas à une bobine de fil et à une aiguille."

Au coeur du Moyen Âge, deux soeurs se bâtissent un destin singulier. Bravant les conventions, l'une découvre le ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
Cancie
  28 janvier 2020
Camille de Peretti, dans son magnifique livre le sang des Mirabelles, nous plonge, dès le prologue au coeur du Moyen âge, en nous faisant découvrir deux jeunes amis Guillaume, l'aîné des Ours, et Tancrède, apprentis chevaliers chez un seigneur plutôt revêche. Malgré leurs différences de corpulence et leur différence de caractère, ces deux-là s'entendent très bien et se soutiennent mutuellement quand il y a lieu. Ils sont écuyers et seront adoubés chevaliers dans cinq ans. Voilà pour le prologue.
Ensuite, nous nous retrouvons dans un des plus beaux châteaux de province, celui du seigneur Ours qui n'est autre que Guillaume, 30 ans, et veuf d'une épouse qu'il avait adorée. Nous assistons à la célébration de ses noces avec Éléonore dite "la salamandre". le père de celle-ci, le Lion a également confié Adelaïde, la cadette aux bons soins du seigneur Ours, qui s'est engagé à lui trouver un bon parti, quand elle sera en âge de se marier. le père Lion, quant à lui va rejoindre le roi Neuf parti en croisade, en terre Sainte. À partir de là, c'est le destin de ces deux jeunes filles, La salamandre et L'abeille, surnom d'Adelaïde que l'auteure va nous conter dans ce qu'on pourrait qualifier de chanson de geste.
Chaque personnage va se voir attribuer un nom d'animal très pertinent, qui le qualifie au mieux. Ainsi, le ménestrel s'appellera Rossignol, l'acariâtre belle-soeur Cathaud, l'Araignée et son fils aîné le Loup, le vieil apothicaire juif, le vieux Hibou, pour n'en citer que quelques-uns.
Camille de Peretti décrit à merveille cette vie médiévale, et nous fait revivre notamment, la préparation du banquet de noces avec Jacques le maître queux et toute sa brigade, de manière si authentique que j'ai eu l'impression d'être présente à la scène et de humer les bonnes odeurs, tout en étant gênée par certaines, plutôt aigres. Elle croque également de manière savoureuse les portraits de tous ces acteurs.
Mais, ce qui fait toute la force de ce roman, c'est la façon dont cette écrivaine nous conte la vie de ces deux soeurs, fortement liées, farouchement indépendantes et en quête d'émancipation, à une époque où les femmes étaient vouées au silence, à l'obéissance et où, tout ou presque leur était interdit. Elles n'hésiteront pas, chacune à leur façon à affirmer leur individualité, non sans y laisser beaucoup d'elles-mêmes.
La religion, énormément présente à cette époque, pèse de tout son poids tout au long du récit
Le sang des Mirabelles est une véritable épopée où la guerre, l'amour, la religion, la condition des femmes et des domestiques s'entremêlent pour notre plus grand plaisir. Ce livre nous emmène dans un fabuleux voyage dans le passé.
Le langage imagé de l'époque, parfois réinventé par l'auteure avec par exemple, des mots ou expressions comme "ce sotard", "ce coquefredouille de maître queux", "cette soussouille" ou, "ne lantiponnons pas" (ne perdons pas de temps) est savoureux au possible et offre au lecteur le plaisir de rentrer de plein pied et de manière très réaliste dans ce fameux Moyen-âge !
J'ai été enchantée par cette lecture et me suis laissée porter par cette belle et riche écriture qui a su me faire remonter si brillamment dans le temps. J'ose espérer une suite, la fin le laissant espérer...
À noter la couverture, très représentative et en harmonie avec le texte.

Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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Fandol
  07 février 2020
Le sang des Mirabelles m'a un peu désorienté au début mais j'ajoute aussitôt que le plaisir l'a emporté au final, même si l'angoisse a dominé à cause des événements racontés par Camille de Peretti. Il m'a été difficile, au début, d'accepter le langage moyenâgeux adopté par l'auteure mais j'y reviendrai.
Le sang des Mirabelles se passe donc au coeur du Moyen-âge, à l'époque où les seigneurs partent en croisade pour racheter leurs fautes ou leurs crimes, même si ces crimes ne sont pas vraiment volontaires, comme ici.
L'auteure a choisi de ne pas dater son roman mais elle est allée bien plus loin en se révélant très imaginative pour les noms de lieux, de duchés, de royaumes, affublant aussi chaque personnage important d'un surnom emprunté à un animal, une habitude réelle à l'époque. Ainsi, Éléonore est la Salamandre, Adélaïde l'Abeille, Cathaud l'Araignée, Tancrède le Dragon, Isaac ben Jacob (le vieux juif) le Hibou, Guillaume l'Ours, Audoin le Loup, etc… Parfois, je m'y perdais un peu.
Surtout, je retiens de cette terrible histoire le sort réservé aux femmes avec quantité de situations montrant la toute puissance masculine. Quand cela ne suffisait pas, les gens d'Église étaient appelés à la rescousse, parfois requis par d'autres femmes plus âgées afin d'humilier, voire d'éliminer une plus jeune semblant une menace.
Le sang des Mirabelles dont le titre rappelle que femmes et enfants du village des Mirabelles ont été brûlés vifs dans l'église locale où ils avaient été enfermés pour… les protéger. Un important protagoniste de l'histoire porte ce lourd fardeau bien qu'il affirme avoir donné l'ordre de brûler l'église sans savoir qu'elle servait de refuge.
Heureusement, il y a les histoires d'amour. Éléonore et Robin Rossignol, le ménestrel, offrent des pages magnifiques, charnelles, sensuelles, si belles. Quant à la petite soeur d'Éléonore, Adélaïde, elle se prend de passion pour les plantes, les remèdes, les soins qu'elle peut apporter à ceux qui souffrent. Hélas, en ces temps reculés, une jeune fille ou une femme qui s'intéresse aux remèdes et autres décoctions naturelles, est vite traitée de sorcière, d'estrie, pour reprendre le mot de l'auteure. le chapelain, amoureux éconduit, joue un rôle décisif et reçoit l'aide d'un exorciste et de moines pour assouvir son horrible vengeance.
Découvrant Camille de Peretti avec son septième roman, je salue tout le talent qu'elle a su déployer pour me plonger dans une époque où les conditions de vie étaient terribles pour le peuple, où les gens assurant le service d'un château étaient moins bien traités que le bétail, où l'on pouvait violer une servante, la battre en toute impunité et où le feu sacré, cette terrible maladie causée par l'ergot de seigle, faisait des ravages.
Admiratif devant le travail de recherche accompli par l'auteure, je recommande la lecture du Sang des Mirabelles pour qui veut se plonger dans une époque pas si lointaine et apprécier, tout de même, les progrès accomplis depuis.
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Commenter  J’apprécie          762
Annette55
  13 octobre 2019
Quelle magnifique plongée au coeur du Moyen- Âge !
À la fois voyage captivant dans l'espace de ce XII°siècle et découverte passionnante des moeurs, us et coutumes parfois barbares de ce temps - là !
Ce roman historique passionnant frémit de l'émancipation de deux soeurs : Eléonore , la Salamandre aux yeux d'or, petite et fine, bonne gestionnaire , pas dispendieuses ,à l'autorité naturelle que l'on donne en mariage à Guillaume l'Ours , riche seigneur, veuf inconsolable, le coeur encore tout boursouflé des larmes de sa première épouse , morte en couches, et Adélaïde, l'Abeille , rousse aux yeux verts , dissipée aux yeux de son père le Lion, sa seconde fille : babillante , vive et dissipée , joviale et chaleureuse, qui goûtera à ses risques et périls aux fruits de la connaissance, fort intéressée par la chirurgie, se plongeant avec délices dans les pages des livres de science —-aux côtés du vieil apothicaire ——qui lui avait ouvert les portes de son officine—- avec lequel elle participait à l'élaboration des remèdes —-le coeur bondissant et posait des questions saugrenues....
« Eléonore La Salamandre , n'est pas une femme comme les autres » dit son père le lion, elle est exceptionnelle ....
Adélaïde,L'Abeille, pétillante de vie , restera auprès de la Salamandre, chez L'Ours, tenant compagnie à L'Araignée, Cathaud, soeur de l'Ours, mauvaise femme au demeurant, mesquine et méchante qui rossait sa servante Manon....
Ainsi gravitent autour des deux héroïnes des personnages complexes, esquissés finement travaillés, forts , intenses ou taiseux...
Le ménestrel: Rossignol, le noble et farouche Dragon: le doux hibou, l'Ours débonnaire et massif, Cathaud : l'Araignée,: qui pourrait décrire leurs caractères respectifs.
Ces images d'animaux donnent à cet écrit débutant comme un conte de fées, se poursuivant comme une chanson de geste avec des épousailles sans amour et la douceur d'un rossignol la marque d'un conte mystérieux et cruel......
La langue est belle, travaillée, rompue et ciselée par le vocabulaire emprunté au langage médiéval, truculente et colorée...savamment émaillée de formules d'époque en vieux français , un régal qui enrichit , embellit , ressource l'intrigue au fil des six parties ...
La syntaxe est poétique , lumineuse et ouvragée....
Enfin, là où l'on attendait seulement des femmes : soumission et effacement , silence et dévouement——donner des héritiers à leur seigneur et maître ——réduites à des bobines de fil et à une aiguille —- selon la difficile condition de femme de l'époque—- ces deux héroïnes, intrépides ,sachant lire et écrire, curieuses et vives , enjouée pour l'une, s'essaieront à secouer le joug, braveront les conventions en silence, en secret , luttant contre l'obscurantisme, briseront les codes , s'émanciperont chacune à leur manière ...
Roman du non - dit, brûlant de la violence des chairs , d'amour et de lumière féroce , de châtiments et de cris de frayeur étouffés, de sentiments forts , exaltés, d'autant plus s'ils sont tus.
Un écrit magnifique qui renouvelle gracieusement le genre du roman historique ...
«  Femme, tu es la porte du diable . »
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Eve-Yeshe
  29 avril 2019
Avant de partir en croisade avec le roi Neuf, Lion marie sa fille aînée Eléonore à Guillaume, dit Ours, pensant protéger ainsi son fief et en son absence la jeune soeur, Adélaïde sera sous la « protection » de Cathaud, la soeur tyrannique de Guillaume.
Le roi Neuf désire se faire pardonner après avoir donné l'ordre d'incendier une église dans laquelle s'étaient réfugiés des femmes, des enfants… pour mettre la main sur le domaine du comte des Mirabelles, vassal pourtant exemplaire, et le confier à son cousin.
L'ordre a été exécuté par le meilleur ami de Guillaume, Tancrède qui va suivre le roi dans cette croisade.
Il s'agit d'un mariage de raison, car Guillaume est un veuf inconsolable : sa femme est morte en couches ainsi que le bébé, et la nuit de noces est plutôt sinistre, car il a beaucoup bu…
Rien ne se passe comme prévu : un voisin ambitieux, le duc des Ronces, lorgne sur les terres de Guillaume, et de Lion et tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins, il a même épousé la fille du roi de l'Autre Côté de la Mer…
Ils ont tous des noms, des surnoms : Guillaume Ours, Lion, Tancrède dragon, ou Loup pour le neveu de Guillaume, et pour les femmes : Éléonore Salamandre, Adélaïde Abeille, ou Cathaud l'Araignée…
On note déjà que le roman démarre en force avec, en exergue, cette phrase : « Femme, tu es la porte du diable. » Tertullien (155-222). Cela nous met tout de suite dans l'ambiance…
Camille de Peretti raconte, dans une langue truculente du Moyen-Age, la soif des hommes de conquérir les terres, d'étendre leur influence, leur désir de se battre, leurs beuveries tout comme leur camaraderie, car l'amitié qui unit Guillaume et Tancrède est belle et sincère.
Elle nous parle aussi du statut des femmes : elles doivent se taire, être soumises, au service du mari, subir l'acte sexuel, les dents serrées… et le destin de ses deux soeurs emporte le lecteur, leur opiniâtreté, la manière dont elles doivent éviter les pièges que l'on tente de refermer sur elles.
Si Éléonore réussit à endosser le rôle de « maitresse de maison », d'épouse soumise, même si elle batifole un peu avec un ménestrel, c'est beaucoup plus difficile pour Adélaïde, qui doit obéir à la soeur de Guillaume, broder à contre coeur, alors qu'elle est un esprit libre. Elle ne retrouve sa joie de vivre qu'en découvrant les plantes médicinales, décoctions et autres remèdes que prépare « l'apothicaire » juif, le Hibou. Cette gamine m'a beaucoup plu !
« Adélaïde ne se laissera pas emprisonner, elle comprend qu'elle doit se libérer elle-même, découvrir ses propres dimensions, refuser les entraves. »
L'auteure évoque aussi très bien la maltraitance des domestiques qui sont battus, et se taisent, subissent le maître.
Le maître rend lui-même la justice : juger les voleurs, mais aussi les animaux, tel un percheron qui a renversé une enfant et qui est jugé coupable, condamné à avoir la tête tranchée.
Camille de Peretti décrit aussi très bien, le rôle de l'Église, des prêtres qui voient des sorciers partout et aiment tant les persécuter, les brûler… avec un bonus particulier pour le chapelain complètement tordu, pervers, qui ne cherche qu'à nuire à Adélaïde alias l'Abeille. Elle a découvert la joie d'apprendre : les plantes, mais aussi les maladies, (l'ergotisme fait alors des ravages). Et bien-sûr, il faut tuer cette joie suspecte dans l'oeuf. Une femme doit rester dans l'ignorance et surtout ne pas penser, ni même rire.
« … à se tenir correctement, à ne parler de rien et surtout à ne pas rire car « le rire est une souillure de la bouche » lui rabâche cette ennuyeuse. »
Les propos sur les femmes font frémir, mais sont hélas des idées répandues encore dans les milieux intégristes…
J'ai bien-sûr cherché à trouver des ressemblances avec des personnes ayant existé (on ne se refait pas !) mais ce n'est pas évident. le roi Neuf fait penser à Louis VII, l'époux d'Aliénor d'Aquitaine, qui avait mis le feu à l'église de Vitry-en-Perthois… Mais pour les autres c'est plus difficile, je m'y connais peu en blasons, emblèmes, alors il n'est pas aisé de repérer qui que ce soit derrière, Lion, Ours, Loup…
J'ai bien aimé ce roman qui m'a permis de me replonger dans le Moyen-Age, sa langue truculente, ses coutumes et ses côtés monstrueux.
Un grand merci à NetGalley et aux éditions Calmann-Lévy qui m'ont permis de découvrir ce roman ainsi que son auteure.
#LeSangDesMirabelles #NetGalleyFrance
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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llamy89
  30 mars 2019
Camille de Peretti nous conte un monde où les jeunes filles n'ont nul besoin de savoir lire autre chose qu'un psautier, si elles sont chanceuses.

C'est sans compter sur des rebelles comme Éléonore et Adelaïde : La Salamandre et l'Abeille. Les responsabilités sont exclues pour les femmes de l'époque -cela perdurera- considérées comme trop fragiles et changeantes.

Pourtant, Adélaïde, la cadette, est rayonnante de candeur, passionnée par les sciences à une époque où c'est considérée comme sorcellerie pour les femmes. En catimini, elle étudiera les remèdes avec l'apothicaire juif. À ses risques et périls.

Éléonore dévolue au rôle d'épouse, vouée à donner un héritier mâle, de préférence, pour assurer la lignée de son seigneur et maitre.
De périls, d'intrigues de palais, il sera question comme de petites rebellions dans la servantaille. Avec humour, on apprend que le maître queux arrange les repas de sa maîtresse -l'Araignée- pour que sa tripaille la taraude sans relâche, la punissant de sa méchanceté avec la belle chambrière Manon, qui lui fait battre le coeur.

En choral du destin d'Éléonore et Adélaïde, on découvre l'amitié fraternelle qui lie Guillaume -l'Ours- qui deviendra l'époux d'Éléonore avec Tancrède -Le Dragon- qui s'éprendra follement de l'épouse de son quasi-frère.

L'auteure nous offre une fresque historique romanesque captivante, entre guerres de pouvoirs des seigneurs, amours romantiques, comme les contaient les ménestrels, la place faites aux femmes dans cette société brutale. Un vocabulaire qui fait sourire parfois à la Kamelott. Une plongée au coeur de cette vie médiévale empreinte de religiosité, de croyances et de sciences en pleines évolutions.

On se prend à admirer la force de ces toutes jeunes femmes, rebelles à leur destin. La tension du récit vous tiendra jusqu'à l'épilogue. À n'en pas douter, comme moi, vous voudrez savoir comment elles se sortent des luttes de pouvoir fomentées autour d'elles ?

Vous serez vitement happés par ce roman qui allie cruauté souvent, amour courtois, violence des sentiments. Je lis peu de romans historiques, celui-ci m'a tenu en haleine jusqu'à son dénouement !

Je remercie les Editions Calmnan-Levy et Camille de Peretti pour cet excellent moment de lecture.
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
CancieCancie   29 janvier 2020
Le duc n'est pas de ces maîtres qui veulent qu'on les aime, il s'aime assez lui-même pour cela. Il est convaincu que l'homme est un loup pour l'homme et déteste les parlementeries. Pour lui, si grave que soit la crise ou la décision à prendre, rien ne sert d'attendre de prime à tierce pour se déterminer. les conseillers savent qu'ils ne sont que d'apparat, car c'est toujours le duc qui tranche, et vitement.
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CancieCancie   30 janvier 2020
Elle a appris qu'il n'y avait que deux manières de prendre le pouvoir en ce monde quand on naissait femelle, par le bas-ventre ou par le ventre. Écarter les jambes pour y faire entrer le pendeloche de son seigneur ou écarter les jambes pour en expulser l'enfant qui vous protégera. Sans mari et sans fils, point de salut.
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FandolFandol   11 février 2020
Ce n’est pas un rêve, on ne rêve pas ce qui est vrai. C’est un vent qui se lève sur un lac et fait trembler la surface de l’eau. L’eau noire et profonde des souvenirs qu’il voudrait oublier. L’absence de sa femme dans laquelle il se débat. Car la disparition d’un être cher ne fait pas le vide autour de vous, elle vous oppresse.
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prune42prune42   21 novembre 2019
C'est un baiser immense, un baiser aussi haut que le ciel, un baiser dépourvu de curiosité ou de volonté de bien faire, sans vanité et sans conscience, un baiser où l'on s'oublie totalement, où le monde disparaît. Un baiser comme la plus douce noyade, qui vous emporte. Il y a du désespoir dans ce baiser-là, des promesses d'irrémédiable, car c'est un baiser qui ne se donne qu'une fois dans une vie. Quand leurs lèvres se séparent, ils savent qu'ils garderont pour toujours ce moment, que devenus vieux, il leur suffira d'y penser pour se réchauffer le ventre.
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CancieCancie   29 janvier 2020
Car la disparition d'un être cher ne fait pas le vide autour de vous, elle vous oppresse. C'est une matière mobile qui vous épreint pour faire couler la bile de votre tristesse, elle vous pénètre et vous engloutit.
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Vidéo de Camille de Peretti
7 mars 2010:
Mot de l'éditeur : Dimanche 1er octobre. Une journée comme les autres aux Bégonias, maison de retraite de la banlieue parisienne. Il est 9h15. Nini la vieille excentrique attend la visite de sa petite Camille, sous loeil attendri et bienveillant de Josy, lauxiliaire de vie cartomancienne. Louise Alma ressasse 92 années de souvenirs. Jocelyne Barbier, la bureautière, et Marthe Buissonette, la femme de pasteur, reprennent leur querelle quotidienne. Robert Leboeuf couvre Thérèse Leduc dun regard plein despoirs. le capitaine Dreyfus prépare sa grande évasion. Christiane, linfirmière de jour, tente de se débarrasser dun amant devenu encombrant. Philippe Drouin, le directeur, philatéliste à ses heures perdues, rêve dacquérir une pièce unique. Alphonse Destroismaisons, le vieil amoureux, lutte désespérément contre lAlzheimer de sa femme Et les familles des résidents accomplissent, bon gré mal gré, leur devoir dominical. La vie sécoule doucement entre joie et souffrance, amitié et solitude, amour et ennui, maladie et envie. Camille de Peretti propose, avec son acuité habituelle, une immersion insolite et bouleversante dans lunivers singulier des maisons de retraite.
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