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EAN : 9782370210135
78 pages
Éditeur : Raconter la vie (16/10/2014)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 5 notes)
Résumé :
A l’ancien Mont-de-Piété, le besoin n’a plus le visage de la pauvreté, mais celui de la débrouillardise – féminine, immigrée. Les clientes y utilisent leurs bijoux comme source du desserrement des contraintes qui pèsent sur elles, comme ressort de leur émancipation. Le Crédit Municipal de Paris est en effet un lieu où l’or octroie un type de pouvoir qui vient relativiser celui de l’argent. Dans la mise en gage, se jouent l’affirmation d’une indépendance - financière... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
maylibel
  28 novembre 2015
Le prêt sur gage, dépassé ? Pas au Crédit Municipal de Paris, où tous les jours, dès 8h45, une quarantaine de personnes attendent pour mettre en dépôt des objets de valeur en échange d'un prêt à faible taux.
C'est sur cet univers un peu particulier, souvent objet de clichés, que l'historienne Pauline Peretz lève le voile dans cet essai. Un lieu où se mélangent aussi bien des personnes aisées en mal de liquidités que des personnes traversant une passe difficile et ayant besoin d'un prêt à bas coût. Elle nous raconte l'histoire de cette institution, puis nous présente ces clients (souvent des femmes) et leurs parcours, nous décrit leurs démarches, depuis le dépôt de l'objet jusqu'à son dégagement ou sa revente par le Crédit Municipal, si le propriétaire ne vient pas le récupérer.
Un essai très intéressant, documenté, qui nous permet de (re)découvrir une institution finalement mal connue.
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Yorick_CDI
  25 avril 2015
Un document très intéressant sur le "prêt sur gage", c'est-à-dire le Crédit municipal de Paris, qu'on appelait autrefois le "Mont-de-Piété".
Ce livre analyse le fonctionnement de cette institution. L'auteur y a observé les usages et recueilli les témoignages. Nous y découvrons le rôle émancipateur que le Crédit peut avoir pour certaines femmes (d'ailleurs le personnel semble veiller à ce que cela soit un lieu d'expression de leur indépendance, dans la mesure du possible), les stratégies qui sont déployées pour récupérer l'argent, la forme de solidarité qui peut s'y déployer. Ainsi nous rencontrons les différentes clientes (car ce sont surtout des femmes), françaises ou étrangères, qui ont toutes de bonnes raisons de fréquenter ce lieu (au lieu des banques par exemple), et d'engager leurs objets (surtout leur or, leurs bijoux).
Un livre étonnant sur un sujet peu traité : pour les lecteurs de Zola qui comme moi avaient une image littéraire du Mont-de-Piété, cette lecture est assez passionnante car elle révèle toute la modernité d'un lieu fascinant qu'on pourrait croire oublié, où se croisent aujourd'hui encore toutes sortes de personnes, pas forcément toutes "pauvres"...
Cette lecture, semble-t-il, donne à voir une peinture assez sensible, entre force et faiblesse, pauvreté et débrouillardise, de l'humanité de ce lieu.
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critiques presse (1)
LeMonde   02 janvier 2015
Pourvu qu’elles aient quelques bijoux en or, le mont-de-piété, aujourd’hui le Crédit municipal de Paris, sis au cœur du Marais, offre aux femmes, les principales clientes, une petite marge de manœuvre, une liberté prise à l’insu des banques et des maris. Le reportage de l’historienne Pauline Peretz ouvre les portes d’une institution loin d’être désuète.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
maylibelmaylibel   28 novembre 2015
Nécessairement, il existe un décalage – qui peut être grand - entre la valeur subjective accordée à l’objet par son propriétaire et la valeur estimée par les commissaires-priseurs. […] Le passage par les mains des professionnels peut faire l’effet d’un douloureux moment de vérité : une existence est revue à la baisse.
(p. 65-66)
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JeanLouisBOISJeanLouisBOIS   21 janvier 2019
Plus simplement encore que les Européennes, les femmes d'origine immigrées voient comme une réserve l'or de leurs bijoux. (p.30).
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JeanLouisBOISJeanLouisBOIS   22 janvier 2019
Pour celles et ceux qui ne peuvent demander d'argent à leur banquier, le Crédit municipal est là. Ici, personne ne vérifie si le client est ou non inscrit au fichier des incidents de paiement, s'il a ou non une histoire de mauvais payeur. (p.46).
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JeanLouisBOISJeanLouisBOIS   22 janvier 2019
En général, les clients acceptent d'immobiliser au prêt sur gage le bien auquel ils tiennent parce qu'ils n'en ont pas un besoin vital au quotidien, mais ils sont absolument convaincus qu'il est irremplaçable. (pp.50-51).
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JeanLouisBOISJeanLouisBOIS   21 janvier 2019
Les immigrées ne sont pas au CMP [Crédit Municipal de Paris] les démunies dont l"image est trop communément véhiculée. Elles sont des détentrices de bijoux , ressorts d'une forme de contrôle sur leur vie. (p.30).
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