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EAN : 9782365696739
224 pages
Editions Les Escales (07/10/2021)
3.97/5   133 notes
Résumé :
A cinq ans, Roland ne marche toujours pas. Il vit dans un HLM du XIIIe arrondissement de Paris avec sa famille juive séfarade d’origine marocaine. Un appartement plein de vie d’où Roland ne peut sortir, si ce n’est dans les bras de sa mère. La religion et la culture juives tiennent dans sa vie une place primordiale. Très croyante et surprotectrice, elle le garde à l’écart du monde extérieur.

L’appartement est devenu son territoire, d’où il observe ave... >Voir plus
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Comme un garçon j'ai les cheveux longs
Comme un garçon je porte un blouson
Un médaillon, un gros ceinturon
Comme un garçon...
Combien de fois le petit Roland Perez a écouté et fredonné lui aussi cette célèbre chanson de Sylvie Vartan, chanteuse qui l'a accompagné tout au long de son enfance. Né avec les pieds bots, c'est un peu grâce à Sylvie s'il arrive à marcher normalement aujourd'hui alors que les médecins considéraient que son cas était incurable. C'est sans compter sur la persévérance de sa mère Esther, une maman juive d'origine marocaine de six enfants qui en plus d'être une excellente cuisinière aurait pu faire carrière sur les planches.

Dans cette autobiographie romancée, Roland Perez, avocat et célèbre animateur radio nous offre (pour notre plus grand plaisir) avec beaucoup d'humour des anecdotes qui ont ponctué sa vie. La lecture de cet ouvrage lumineux et plein de vie, nous rappelle que derrière chaque homme se trouve une mère qui ici est un vrai tourbillon de bienveillance et à laquelle on ne peut que s'attacher...

Je tiens à remercier les Éditions Les Escales, Roland Perez et Netgalley pour la découverte de Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan qui m'a fait souvent rire et qui m'a parfois donné l'impression que ma vie manquait un peu de saveur tellement celle de Roland Perez est hors du commun...

#Netgalleyfrance
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Éloge d'une mère.

Roland ne marchera jamais. Les médecins l'ont dit. C'est sans compter Esther, sa mère. Celle-ci refuse d'y croire et fera tout pour leur donner tort.

Roland Perez est avocat et animateur radio. Ce roman autobiographique raconte son parcours. Né avec un pied bot, il ne peut pas marcher. Mais sa mère Esther ne peut s'y résoudre. Elle va l'emmener de médecin en médecin jusqu'à trouver le bon.

Pour passer le temps, Roland regarde la télévision, une chanteuse le captive. Il s'agit de Sylvie Vartan. Celle-ci va devenir le centre de son univers. Elle participera indirectement à sa guérison.

Si l'auteur parle énormément de Sylvie Vartan, ce n'est rien à côté de sa mère. Esther est la véritable héroïne de cette histoire. Battante, elle refuse de baisser les bras tant qu'elle n'a pas trouvé un moyen pour guérir son fils. Dévote, elle négocie directement avec Dieu la guérison de son fils. Fantasque, elle ne passe jamais inaperçue.

Le récit raconte ainsi la guérison de Roland, celui-ci est entrecoupé de chapitres se passant lorsque Roland est adulte, du début de sa carrière jusqu'à aujourd'hui. Une de ses plus belles rencontres étant Sylvie Vartan elle-même.

Bref, un très sympathique roman autobiographique.

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J'ai eu beaucoup de mal à y croire, mais pourtant, cette histoire est belle et bien une autobiographie – sans doute un peu romancée quand même… Roland Perez se livre avec pudeur, nous racontant avec émotions son histoire personnelle.

Petit garçon, Roland Perez se rend vite compte qu'il est différent des autres. En effet, il a un pied atrophié, qui l'empêche de marcher et le classe automatiquement comme un enfant handicapé. Sa mère, Esther, refuse de voir la réalité en face et parcourt les rues de Paris à la recherche d'un médecin compétent, qui saura guérir son petit Roland. En attendant, la vie à l'appartement est chamboulée, puisqu'il faut tout adapter. Il trône au milieu du salon, admirant avec envie ses frères et soeurs dans leurs quotidiens respectifs, tandis qu'il est cantonné au canapé et à la télévision. C'est à partir de cette immobilité forcée que naît sa passion pour Sylvie Vartan.

Cette chanteuse bulgare iconique des années 1960 – que ma génération ne connaît que de nom -, a enregistré dans sa carrière plus de 1500 chansons dans soixante-cinq albums différents, pour un total de ventes avoisinant les quarante millions. Autant dire que c'est une star de l'époque, que tous les médias s'arrachent. Roland est totalement fasciné par cette femme, par sa personnalité, sa prestance et sa voix.

Les souvenirs d'enfance de Roland Perez sont entrecoupés par des récits de sa vie d'adulte. On comprend alors avec émotions que Roland n'est plus cet enfant handicapé qui squattait devant le canapé. Mais par quel miracle a-t-il bien pu se rétablir ? C'est maintenant un beau jeune homme accompli, qui a réussi à gravir les échelons de la société, s'insérer parmi les stars du showbiz, tantôt comme journaliste/chroniqueur, tantôt comme grand avocat spécialisé. Mais toujours, en toile de fond, deux femmes, qui vont rythmer sa vie : Esther, sa mère, et Sylvie Vartan. Chacune, à leur manière, seront toujours présentes à ses côtés, faisant de Roland un homme épanoui et sincèrement heureux.

Je retiendrais particulièrement le portrait d'Esther : elle est l'image même de la mère totalement dévouée à ses enfants. Contre vents et marées, elle dépense corps et âme à les défendre, malgré tous les obstacles qui peuvent se dresser sur son chemin. C'est une mère exemplaire, au coeur d'or, solaire, qui cherche souvent à en faire trop ou à trop bien faire, un peu tête en l'air aussi, mais réellement attachante. Rien n'est trop beau pour combler ceux qu'elle aime : c'est admirable. La mère est d'ailleurs à l'image même de la fratrie entière : bienveillants, aimants, toujours pleins de vie et de bonne humeur. Une famille unie, qui m'a apporté beaucoup de bonheur.

Racontée avec douceur, alternant entre rires et larmes, l'histoire de Roland Perez est réellement touchante. de petit garçon handicapé à homme pleinement épanoui, les étapes ont été nombreuses, mais le jeu en valait l'attente. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire cette autobiographie.
Lien : https://analire.wordpress.co..
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Roland est né avec un pied bot.
Il ne peut pas marcher.
Mais c'est sans compter sur Esther, sa maman, qui, avec l'aide de Dieu, va remuer ciel et terre pour trouver le médecin qui sauvera son fils.
Et c'est la femme d'un rebouteux décédé qui va, après dix-huit mois d'immobilisation ; y parvenir.
Pendant ces dix-huit mois, Sylvie Vartan va accompagner quotidiennement le petit Roland, et c'est même avec les textes de ses chansons que ses frères lui apprendront à lire.
Voilà un roman autobiographique émouvant et touchant.
C'est d'abord un hommage plein d'amour à sa mère qui sa vie durant, avec ses excès et son extravagance a défendu bec et ongles ses six enfants.
Et grâce à sa mère, son énergie et ses prières, grâce à Sylvie Vartan, Roland grandira et deviendra avocat, et comble du bonheur, il deviendra même l'avocat de Sylvie Vartan.
Sortant de lire l'autobiographie de Raphaël Enthoven, je ne peux m'empêcher de faire la comparaison.
Le milieu intellectuel gauche-caviar du premier ne semble pas en avoir fait un homme heureux, et son livre tient du règlement de compte.
Le milieu modeste HLM, amour, entraide du second, .semble en avoir fait un homme épanoui, accompli, et son livre est un témoignage d'amour à sa famille et à son milieu .
J'ai adoré la vie chaleureuse de cet immeuble du XIIIème
J'ai apprécié la modestie et la discrétion de l'auteur.
Un bien beau livre sincère et chaleureux.
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Je ne connaissais rien de ce journaliste de télé et de radio également avocat mais c'est ce curieux titre qui m'a donné envie d'en savoir plus en suscitant ma curiosité. Autobiographie romancée, Roland nait avec un pied-bot et l'opération à la naissance n'a rien donné, selon les médecins, il ne pourra jamais marcher. Mais c'est sans compter sur l'acharnement d'une mère exceptionnelle, la mère juive séfarade qui ne va rien lâcher et se battre pour son petit Roland, remuer ciel et terre par amour pour son enfant, prier Dieu, voir les plus grands spécialistes, lutter, poussée par sa croyance qu'un autre avenir est possible pour Roland que de ramper sur le lino du salon. Une autre figure féminine va l'aider à se construire l'adulte qu'il est devenu, l'icône de toute une génération qu'il finira par rencontrer : Sylvie Vartan, prescrite sur ordonnance pour occuper ses longues journées pendant les dix huit mois de son immobilisation, Sylvie Vartan qu'il va voir à la télé, écouter à longueur de journée avec laquelle il va apprendre à lire à partir des paroles de ses chansons, une nounou de substitution en quelque sorte.
C'est un livre qui se lit facilement, plus qu'un roman feel-good, c'est l'histoire d'une résilience, d'une famille unie autour du handicap de l'un de ses membres, le portrait d'un amour maternel et filial et sur l'influence de nos idoles.

Challenge multi-défis 2022.

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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
- Non, maman. C'est sérieux. Ils veulent te remettre une médaille.
- Mais pourquoi une médaille ? Qu'est-ce que j'ai fait ?
Comment aurait-elle compris l'importance de cette lettre ? Tout ce qu'elle avait fait, les heures passées à s'occuper de nous, de moi, tous les sacrifices, la foi inébranlable dont elle avait fait preuve et qui m'avait valu ma guérison... Tout cela était normal pour elle. Elle n'avait fait que ce qu'une mère est censée faire, prendre soin de ses enfants. Alors une médaille ! Ça n'était pas sérieux.
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Pendant les cinquante-quatre ans que j'ai passé auprès de toi, je ne t'ai jamais dit merci, merci pour tout ce que tu as fait, merci pour ta présence. On remercie rarement ses parents pour tout ce qu'ils nous ont donné. Dommage. Mais comme pour les examens universitaires, il y a toujours une session de rattrapage. Et ce roman en est l'illustration.
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Et la voilà coincée dans un métro bondé, agrippée à la barre, refusant de s'asseoir de peur d'être incapable de se relever et priant le ciel pour arriver à destination dignement, c'est-à-dire sans perdre les eaux devant ces gens. Elle ne l'avait pas désiré ce petit dernier mais elle l'aimait déjà. Sa chair n'était que le puzzle assemblé de tous ses enfants, et ce puzzle allait s'agrandir.
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Je me promettais qu'après cette épreuve je n'aurais plus besoin de personne et que moi aussi j'aiderais les autres, comme on m'avait aidé.
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La vie peut être belle, emplie de magie, mais elle est aussi fragile.
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