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ISBN : 2021288048
Éditeur : Seuil (04/05/2017)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 24 notes)
Résumé :
À la fin du XVIIIe siècle, deux membres de l’Académie royale d’Espagne sont mandatés par leurs collègues pour se rendre à Paris et en rapporter les 28 tomes de l’Encyclopédie, alors interdite dans leur pays. Le bibliothécaire don Hermógenes Molina et l’amiral don Pedro Zárate, hommes de bien intègres et courageux, entreprennent alors de Madrid à Paris un long voyage semé de difficultés et de dangers. Par des routes infestées de brigands, faisant halte dans des auber... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Pecosa
11 avril 2017
Arturo Pérez-Reverte est de retour avec un grand roman d'aventure qui fleure bon les péripéties et l'érudition.
Sous le règne de Carlos III, deux honorables membres de la Real Academia Española, le bibliothécaire Hermógenes Molina et " l'amiral" don Pedro Zárate, sont chargés d'acquérir les 28 volumes de L'Encyclopédie mis à l'Index par le clergé espagnol. Les deux Persans de Castille s'en vont par les chemins, impatients de découvrir Paris et ses merveilles tant vantées. Entre bandoleros, compagnons de voyage inattendus et accortes filles de salle, nos deux rats de bibliothèque sexagénaires se lient d'amitié et se lancent à corps perdu à la recherche des précieux volumes, sans se douter que dans l'ombre, un mystérieux sicaire à la solde des obscurantistes les suit à la trace.
A l'instar d'Usbek et de Rica, Hermógenes et Pedro observent, s'émeuvent, s'émerveillent et s'interrogent. Relativisme culturel et social, nous voici. Pérez-Reverte, comme Montesquieu, évoque les courtisans, les salons, les groupes sociaux, les femmes, et surtout les belles lettres. La recherche de l'Encyclopédie est en effet prétexte à ressusciter le Paris des gazettes et des cafés, des bouquinistes et des colporteurs, des ouvrages licencieux et des pamphlets. On y croisera Benjamin Franklin, Condorcet, D Alembert et la belle et érudite Madame Dancenis (Teresa Cabarrus?). Les hommes de bien sont ceux qui par les temps obscurs luttent pour offrir progrès et connaissance à leurs compatriotes. Les lumières françaises parviendront-elles à éclairer l'Espagne? A travers le périple de nos deux hommes de bien, Perez Reverte rend un magnifique hommage à Don Quijote et Sancho Pança, dont les lecteurs vont se délecter au fil des pages.
Ce roman qui mêle habilement personnages historiques et personnages de fiction nous offre donc un beau voyage vers l'esprit, ce qui est plutôt appréciable par les temps qui courent… s'il n'y avait le petit jeu auquel se livre Pérez-Reverte le diabolique. le romancier se met en scène au début de chaque chapitre. Il est l'un des personnages de Hombres buenos, l'écrivain qui fait part des ses recherches documentaires, de ses entretiens avec ses collaborateurs, de ses voyages pour préparer le périple de ses héros….du méta-roman comme on l'aime, nous pauvres lecteurs avides de connaître par le menu la genèse d'un livre aimé….Mais...Comme il l'avait fait jadis avec les aventures du capitaine Alatriste, en révélant au lecteur qui ne demandait qu'à y croire, l'existence de fameux documents appartenant à Balboa et conservés à la Bibliothèque nationale, qui n'existaient que dans son imagination, l'auteur s'appuie sur des ouvrages dont certains n'existent pas, à commencer par les siens! Arturo Pérez-Reverte m'a bien eue, et j'ai aimé ça.
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nadejda
16 juin 2017
Vers 1780, « Deux hommes de bien », deux hommes choisis, à l'issue d'un vote, par leurs pairs de l'Académie Royale espagnole avec pour mission de gagner Paris et rapporter l'édition originale en 28 volumes de l'Encyclopédie :
l'un, bibliothécaire de l'Académie, don Hermógenes Molina que ses amis appellent don Hermès, est un « petit homme rond, débonnaire, veuf depuis cinq ans. Latiniste émérite, dont la traduction des « Vies parallèles » de Plutarque a été un sommet des belles lettres espagnoles…. Peu soucieux de son apparence, sa barbe drue …. assombrit un visage dans lequel des yeux marron, pleins de bonté, fatigués par l'âge et les lectures, semblent contempler l'univers avec une certaine désorientation et un étonnement poli. »
L'autre, Amiral à la retraite, entouré de ses deux soeurs restées célibataires qui prennent soin de lui, Pedro Zárate y Queralt « a une réputation d'homme renfermé et excentrique »
Il est l'auteur d'un important dictionnaire de marine, « est grand, mince, encore fringant, avec un comportement rigide, presque sévère. Ce qu'il y a de plus remarquable, dans son visage, ce sont ses yeux bleu clair, très aqueux et transparents, qui regardent le plus souvent ses interlocuteurs avec une fixité vite inquiétante, quasi insoutenable. »
Deux hommes très différents que cette aventure, dans laquelle ils se trouvent embarqués sans l'avoir voulu, vont rapprocher. Une amitié, une profonde estime malgré leur divergence de point de vue va progressivement les lier.
A travers leurs yeux, nous allons découvrir cette époque des lumières, ce XVIIIe siècle finissant des libertins où l'insouciance, l'art de la conversation dans les salons et la légèreté d'une vie privilégiée ne va pas tarder à s'effondrer sous la violence de la révolution qu'ils n'auront pas vu venir.
L'abbé Bringas qui accompagne nos deux compères dans leur quête de l'Encyclopédie et leur exploration de Paris, « parfait exemple de la rancoeur pré-révolutionnaire, était un de ces pseudo-philosophes frustrés et radicaux ».
Cet homme plein de cynisme et de rancune saura leur montrer le fossé qui existe entre les petits marquis poudrés et les belles dames cultivées tenant salon de la rive droite où les rues sont sécurisées et éclairées et la noirceur de la rive gauche où règne la misère, où les gens vivent dans la saleté et l'insalubrité, où va pouvoir se développer le ferment des révoltes sanglantes à venir qu'il suffira de canaliser et exacerber, rôle dévolu à la presse et aux écrivains.
« Le devoir de ceux qui manient la plume, notre devoir philosophique, est de démontrer qu'il n'y a pas le moindre espoir. De mettre l'être humain face à sa désolation. C'est alors seulement qu'il se lèvera pour demander justice et vengeance. »
Dans l'ombre rôde un autre homme, Pascual Raposo, homme de main chargé de suivre les deux voyageurs, chargé par deux académiciens opposés à l'entrée de l'Encyclopédie en Espagne, de faire échouer cette expédition. A Paris, il s'octroiera, moyennant paiement, les services de Milot, flic vénal.
Une certaine naïveté va faire tomber nos deux compères dans bien des traquenards. Mais sachant dès le début qu'ils ont réussi à ramener l'Encyclopédie à bon port nous profitons pleinement de ce périple parfois rocambolesque et cocasse.
Perez-Reverte, lui-même académicien, nous raconte sa découverte des 28 volumes. Intrigué par la présence en ces lieux de cette première édition de l'Encyclopédie l'auteur est conduit à poser des questions à son entourage et, et…suite à ses premières recherches : « Alors, tout à coup j'ai su quelle histoire je voulais raconter Elle est venue tout naturellement, structurée dans ma tête tel un exposé, avec intrigue et dénouement : une suite de scènes, de cases vides à remplir. Il y avait un roman en marche, et sa trame m'attendait dans les recoins de cette bibliothèque. »
C'est ce roman en marche, ces recherches bibliographiques et autres qu'il va nécessiter au cours de sa mise en forme, que l'auteur va nous faire partager en prenant un malin plaisir à mélanger le vrai et le faux. Il offre ainsi à ses lecteurs de participer parallèlement à la lecture du roman, à l'aventure non moins passionnante de son façonnage par l'écrivain.
La lecture de ce livre se double alors d'un jeu de piste qui éveille la curiosité et donne envie d'aller faire, comme l'auteur, nos propres recherches.
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Pecosa
04 octobre 2015
Arturo Pérez-Reverte est de retour avec un grand roman d'aventure qui fleure bon les péripéties et l'érudition.
Sous le règne de Carlos III, deux honorables membres de la Real Academia Española, le bibliothécaire Hermógenes Molina et " l'amiral" don Pedro Zárate, sont chargés d'acquérir les 28 volumes de L'Encyclopédie mis à l'Index par le clergé espagnol. Les deux Persans de Castille s'en vont par les chemins, impatients de découvrir Paris et ses merveilles tant vantées. Entre bandoleros, compagnons de voyage inattendus et accortes filles de salle, nos deux rats de bibliothèque sexagénaires se lient d'amitié et se lancent à corps perdu à la recherche des précieux volumes, sans se douter que dans l'ombre, un mystérieux sicaire à la solde des obscurantistes les suit à la trace.
A l'instar d'Usbek et de Rica, Hermógenes et Pedro observent, s'émeuvent, s'émerveillent et s'interrogent. Relativisme culturel et social, nous voici. Pérez-Reverte, comme Montesquieu, évoque les courtisans, les salons, les groupes sociaux, les femmes, et surtout les belles lettres. La recherche de l'Encyclopédie est en effet prétexte à ressusciter le Paris des gazettes et des cafés, des bouquinistes et des colporteurs, des ouvrages licencieux et des pamphlets. On y croisera Benjamin Franklin, Condorcet, D Alembert et la belle et érudite Madame Dancenis (Teresa Cabarrus?). Les hommes de bien sont ceux qui par les temps obscurs luttent pour offrir progrès et connaissance à leurs compatriotes. Les lumières françaises parviendront-elles à éclairer l'Espagne? A travers le périple de nos deux hommes de bien, Perez Reverte rend un magnifique hommage à Don Quijote et Sancho Pança, dont les lecteurs vont se délecter au fil des pages.
Ce roman qui mêle habilement personnages historiques et personnages de fiction nous offre donc un beau voyage vers l'esprit, ce qui est plutôt appréciable par les temps qui courent… s'il n'y avait le petit jeu auquel se livre Pérez-Reverte le diabolique. Le romancier se met en scène au début de chaque chapitre. Il est l'un des personnages de Hombres buenos, l'écrivain qui fait part des ses recherches documentaires, de ses entretiens avec ses collaborateurs, de ses voyages pour préparer le périple de ses héros….du méta-roman comme on l'aime, nous pauvres lecteurs avides de connaître par le menu la genèse d'un livre aimé….Mais...Comme il l'avait fait jadis avec les aventures du capitaine Alatriste, en révélant au lecteur qui ne demandait qu'à y croire, l'existence de fameux documents appartenant à Balboa et conservés à la Bibliothèque nationale, qui n'existaient que dans son imagination, l'auteur s'appuie sur des ouvrages dont certains n'existent pas, à commencer par les siens! Arturo Pérez-Reverte m'a bien eue, et j'ai aimé ça.
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Archie
12 juillet 2017
Il y a des lectures qui démarrent poussivement et qui s'avèrent finalement passionnantes.
L'intrigue de Deux hommes de bien prend place dans un contexte historique tellement particulier, qu'il est naturel d'en bien fixer les tenants et aboutissants, puis d'en explorer les perspectives, qui sont multiples. Loin de se contenter de ce programme déjà riche, Arturo Pérez-Reverte en rajoute encore : tout au long du roman, il s'attache à en dévoiler les ficelles de sa gestation.
Un récit complexe, donc. Pas étonnant qu'un minimum de patience et de persévérance soient nécessaires au lecteur pour en prendre la mesure.
La trame romanesque est inspirée d'une histoire vraie. A Madrid, dans les années 1780, deux membres de l'Académie royale espagnole reçoivent mandat de se rendre à Paris et d'en rapporter un exemplaire original de l'Encyclopédie, publiée en France depuis une vingtaine d'années. Une mission qui n'est pas considérée comme opportune dans certaines sphères d'un royaume d'Espagne très catholique, où les idées restent soumises à la censure de l'Inquisition.
Car l'Encyclopédie véhicule des idées subversives ! Cet ensemble de vingt-huit volumes, écrits par un groupe d'intellectuels supervisés par Diderot et D Alembert, est emblématique du mouvement des Lumières, qui se propage sur toute l'Europe. L'intention est que chacun puisse accéder à une connaissance ouverte, fondée sur la raison, l'échange d'idées et l'observation expérimentale, par opposition à l'obscurantisme, la superstition et l'intolérance, privilégiés alors par la religion et la monarchie.
Des routes inconfortables et peu sûres, une vie parisienne recelant moult embûches – dans les salons de la haute société comme dans les ruelles des quartiers populaires ! –, d'impitoyables manigances ourdies par les adversaires du projet. On imagine bien que l'expédition des deux académiciens espagnols n'aura pas été de tout repos. Leurs aventures sont contées en mode cape et d'épée, scènes de duel et de galanterie incluses. C'est plaisant et l'auteur sait faire monter la pression dans les moments dramatiques.
Le contexte historique est l'occasion d'ouvrir le débat, avec les principaux personnages qui confrontent leurs idées et expriment leurs convictions. Que de questions difficiles à trancher ! Raison et révélation sont-elles compatibles ? Peut-on concilier idéal de liberté et exigences de la foi ? le progrès exclut-il le respect des traditions ? Les corps doivent-ils s'émanciper en même temps que les esprits ?... Les échanges n'en finissent pas entre les deux Espagnols, des intellectuels lettrés qui découvrent la vie parisienne avec les mêmes yeux que les Persans de Montesquieu, soixante ans plus tôt. Un attelage qui évoque aussi Don Quichotte et Sancho Pança, les héros mythiques de l'oeuvre mère de la littérature romanesque espagnole.
Justement, voilà que le romancier Pérez-Reverte nous divulgue les secrets de son travail de composition. Point de départ : un fait historique mineur, banal, oublié. Consultation d'archives, confrontation avec des observations in situ. A l'imagination ensuite d'entrer en jeu : il faut retracer des événements effacés des mémoires, reconstruire des personnages dont ne reste que le nom. Modelage de l'écriture pour imposer au lecteur un rythme en harmonie avec celui des péripéties. Ne pas oublier l'année de travail ingrat, à lire et relire, ajouter, supprimer, corriger, réviser sans fin…
Avant d'écrire des romans et d'être lui-même membre de l'Académie royale espagnole, Pérez-Reverte avait été journaliste ; un correspondant de guerre, du genre baroudeur droit dans ses bottes. Toute ressemblance avec l'un de ses deux héros, celui qu'on appelle l'Amiral, est-elle vraiment fortuite ? Un homme grand, sec, au caractère ferme, ouvert aux Lumières, mais qui ne transige pas avec ses valeurs, même si elles vont parfois à l'encontre de ses idées...

Un mot sur un autre personnage du roman, un abbé plus ou moins défroqué, prêchant à Paris la révolution dont les présages se laissent entrevoir. Etouffé par les rancoeurs, il appelle à la disparition d'un art de vivre dont il profite en parasite. Un humaniste ? Certainement pas ! Ce n'est pas l'amour de l'humanité qui l'anime, c'est le mépris qu'elle lui inspire. Que les têtes tombent !... Ce personnage réel de l'époque, pseudo-philosophe aigri et radical, ruminait sa haine de ses confrères, lesquels, selon lui, le privaient de la reconnaissance qu'il estimait mériter. La Révolution Française lui aura permis de régler ses comptes... avant de le conduire à l'échafaud à son tour.
Qu'en pensent ceux que l'on entend aujourd'hui, sur les ondes, exhaler leurs frustrations personnelles, tout en s'arrogeant le droit de parler au nom du peuple ?
Ce n'est pas le cas d'Arturo Pérez-Reverte, érudit, humaniste, européen. Un homme de bien, en somme.

Lien : http://cavamieuxenlecrivant...
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RChris
11 juin 2017
En 1780, "Deux hommes de bien" sont chargés d'apporter les lumières et le progrès en Espagne. Dans ce pays, "ce qui n'est pas crédible parce que contraire aux Saintes Écritures" doit être ajouté par les scientifiques à chacune de leurs conclusions. Ces académiciens royaux devront importer la plus grande avancée intellectuelle en 28 volumes. Ces tomes de l'encyclopédie interdite ou "dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers" devront être originaux et in-folio et non in-quarto et encore moins in-octavo.
Le roman est inspiré par une histoire vraie. L'auteur nous expose comment il a reconstitué le périple et ses embûches, à partir de cartes et de lieux réellement visités et s'explique sur ses sources documentaires. Il favorise les rencontres avec Franklin, D'Alembert, Condorcet, Marat... La déambulation dans les quartiers de Paris donne des signes avant coureurs d'une révolution en marche.
Je ne parle jamais de la traduction des livres car comment savoir ce qui appartient à l'auteur ou au traducteur ? Mais ici j'ai noté que le style varie selon que l'on a affaire aux réflexions actuelles de l'auteur ou à celles des envoyés, plus ampoulées qui fleurent bon le XVIIIe siècle. Quant au vocabulaire, il est choisi, érudit et pailleté de mots inconnus : - sanhédrin - escopette - vaticinations - épigones - saducéen - lycurgue - équanime - frouement -
Une aventure très plaisante, sur fond historique avec un style soigné...que demander de plus ?.
P.S. : Pour les non-bibliophiles : l'in-folio est un livre dont la feuille imprimée a été pliée une fois, donnant ainsi deux feuillets, soit quatre pages. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les in-folio sont généralement des ouvrages de référence, fort volumineux (pesant couramment environ 10 kg par tome) qui ont un format voisin de nos actuels papiers A3.
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Les critiques presse (6)
LaPresse19 juillet 2017
Le simulacre d'autofiction n'est jamais ennuyeux: il enrichit même le récit en nous faisant saisir les ressorts de l'imagination d'un authentique auteur, ingrédient incontournable de tout roman digne de ce nom.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LaCroix07 juillet 2017
Dans un roman mélangeant les aventures de cape et d’épée et les digressions philosophiques, l’Espagnol Arturo Pérez-Reverte revient sur les prémisses du basculement de la Révolution.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LaLibreBelgique04 juillet 2017
Si vous aimez les gros romans d’aventures qui soient en même temps intelligents et stimulants pour la pensée.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeMonde02 juillet 2017
Plus qu’une histoire rocambolesque, ode à la liberté de penser et d’être, Deux hommes de bien est la célébration d’une œuvre en train de se faire.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeJournaldeQuebec19 juin 2017
Avec ce roman d’aventures aussi trépidant qu’instructif, Arturo Pérez-Reverte a, une fois de plus, réussi à tirer parti des grandes pages de l’Histoire.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LesEchos01 juin 2017
Parfaitement documenté, parfois trop, ce qui ralentit la lecture, « Deux hommes de bien » reconstruit une page essentielle de l'histoire de l'Espagne et de la France, mais surtout des Lumières. « Vamonos ! »
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations & extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
biancafbiancaf17 juillet 2017
Les rais du soleil, qui entraient par les fenêtres de la bibliothèque et formaient de grands rectangles lumineux sur le sol, créaient une atmosphère presque vélasquaise [...]
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YsYs09 juillet 2017
Un peuple digne n'attend pas de son gouvernement qu'il l'amuse, mais plutôt qu'il le laisse s'amuser.
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nadejdanadejda15 juin 2017
L'abbé Bringas qui accompagne et oriente tout au long de leurs pérégrinations dans Paris, les deux hommes de bien :
— Je ne veux pas le bonheur des peuples,… Je veux leur liberté. Quand ils l’auront, qu’ils soient heureux ou malheureux, ce sera leur affaire.
(…) — S ´il y a une révolution en France, en Espagne, dans le monde pourri où nous vivons, poursuit Bringas en mastiquant ses paroles comme si elles avaient un goût amer, elle ne viendra ni des salons du beau monde éclairé, ni du peuple analphabète et résigné, ni des marchands et des artisans qui ne lisent pas l’Encyclopédie et ne la liront jamais… Elle viendra des imprimeurs, des journalistes, des écrivains comme moi, capables de transformer la théorie philosophique en prose vibrante. En vagues d’une implacable violence qui écrouleront autels et trônes…
(…) — Il n’est de meilleur allié des tyrans, dit-il au bout d’un long moment de silence, qu’un peuple soumis parce qu’il veut garder espoir en une chose ou en l’autre : le progrès matériel, la vie éternelle… Le devoir de ceux qui manient la plume, notre devoir philosophique, est de démontrer qu’il n’y a pas le moindre espoir. De mettre l’être humain face à sa désolation. C’est alors seulement qu’il se lèvera pour demander justice et vengeance.
Il s’arrête sur ces mots, un instant, le temps qu’il faut pour lancer un sonore et épais crachat dans l’eau vert-de-gris qui emporte branches, détritus et cadavre de rats.
— L’heure approche où ce siècle va dresser des échafauds et aiguiser ses armes, conclut-il. Et il n’y a pas de meilleure meule à aiguiser que l’écriture. p 224-225
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nadejdanadejda14 juin 2017
Séance à l'Académie Royale espagnole, intervention de Higueruela :
Higueruela entre en matière, en se réjouissant de son bonheur. Dans le style des articles qu'il rédige, il dresse le bilan apocalyptique de l'état, calamiteux à ses yeux, des idées en Europe : la tourmente de libre-pensée et d'athéisme qui menace la paix des peuples innocents ; la mécréance qui mine les fondations des maisons royales européennes, avec pour principal instrument de sape révolutionnaire les doctrines des philosophes et leur culte acharné de la raison qui empoisonne l'ordre naturel et insulte le divin : le cynique Voltaire, l'hypocrite Rousseau, le tergiversateur Montesquieu, les impies Diderot et D'Alembert, et tant d'autres dont l'infâme pensée a forgé cette "Enciclopedia"-- il dit ce mot en castillan pour rendre plus acerbe son ton méprisant -- avec laquelle l'Académie Royale espagnole cherche à déshonorer sa bibliothèque.
p 24
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Pirouette0001Pirouette000104 juillet 2017
L'homme est malheureux parce qu'il ne connaît pas la nature. Il est incapable de l'interroger de manière scientifique, il ne perçoit pas que, dépourvue de bonté ou de méchanceté intrinsèque, elle se borne à suivre les lois immuables et nécessaires ... Autrement dit, elle ne peut agir autrement qu'elle ne le fait. C'est pourquoi les hommes, dans leur ignorance, se soumettent à d'autres hommes qui leur sont égaux : rois, sorciers et prêtres, que leur stupidité leur présente comme des dieux sur terre. Et ceux-là en profitent pour les réduire en esclavage, les corrompre, les rendre vicieux et misérables.
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Videos de Arturo Pérez-Reverte (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Arturo Pérez-Reverte
Bande annonce de la série, Las aventuras del capitán Alatriste (titre francais : El capitan), adaptation des romans d'Arturo Pérez-Reverte
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