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ISBN : 2757830465
Éditeur : Points (22/10/2015)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 103 notes)
Résumé :
Un éditeur charge Alejandra Varela, spécialiste de l'art urbain, de retrouver Sniper, graffeur célèbre pour son talent exceptionnel et ses actions de rue à la limite de la légalité et de la guérilla. Elle doit lui proposer, en même temps qu'une édition de ses œuvres, une grande rétrospective au MoMA. Mais personne n'a jamais vu le visage de Sniper ni ne sait où il se trouve. De Madrid à Lisbonne, de Vérone à Naples, Alejandra se lance alors sur ses traces et se retr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  30 avril 2016
Excellent thriller que « La patience du franc-tireur ». Avec ce roman, Arturo Pérez-Reverte revient à ses origines. Je ne peux m'empêcher de faire des liens avec ses premiers titres comme « le tableau du maitre flamand » ou encore « le club Dumas », qui comptent parmi les premiers de l'auteur et ceux que j'ai lus tout d'abord. Toujours cet intérêt pour les arts, que ce soit la peinture, les manuscrits rares et, maintenant, les graffitis. Après avoir passé à travers la série complète des « Aventures du capitaine Alatriste », que j'ai aussi adoré, ça a fait du bien de replonger dans cet univers moderne, mystérieux et fascinant.
Alejandra « Lex » Varela est une spécialiste dans le monde de l'art urbain. Un grand éditeur désire publier un ouvrage dédié à cet art et lui demande de retrouver la trace d'un « artiste » célèbre mais autant énigmatique que reclus, Sniper (franc-tireur). Mettre la main dessus ne sera pas tâche facile. On reconnaît ses graffitis à sa signature : une ligne de mire peinte en rouge. Et il les appose partout, dans des endroits aussi visibles qu'inaccessibles. Surtout, sa renommée est telle que ses fans téméraires accourent par centaines pour bombarder de peinture les édifices ou les villes où il souhaite faire des coups d'éclat. À leurs risques et périls…
De Madrid à Lisbonne, puis de Vérone à Naples, Varela explore un univers qui m'est assez inconnu. L'auteur réussit à décrire ces lieux avec réalisme. J'avais vraiment l'impression d'y être. Et pas que des lieux de cartes postales, d'une beauté à rendre jaloux. Non. Des lieux malfamés, des quartiers pauvres ou, surtout, glauques. Des lieux où les graffiteurs vont la nuit tombée pour réaliser leurs oeuvres. Et ils ne sont pas tous fréquentables, certains sont tout bonnement dangereux. D'autant plus que d'autres tout aussi menaçants recherchent aussi Sniper, mais pour d'autres raisons. Bref, des pièges de tous les côtés, le suspense fonctionne à merveille.
Ce roman est l'occasion pour l'auteur d'exposer son opinion à propos de l'art. L'art moderne, contemporain, comme vous voudrez. Mais aussi l'art de rue. C'est que Varela s'informe tant auprès des éditeurs, des chefs de police, de galéristes, des artistes (graffiteurs convertis) que des jeunes des rues. Chacun exposant son point de vue sur la situation. le roman en lui-même devient presque un documentaire assez complet. J'ai beaucoup aimé « La patience du franc-tireur », comme tous les autres romans de Pérez-Reverte. Toutefois, la fin m'a un peu déçu. En général, les chutes inattendues me plaisent assez bien mais, de par le dénouement de l'histoire, j'ai un peu l'impression que l'auteur a triché cette fois-ci, qu'il n'a pas donné vraiment de chance à son lecteur pour essayer d'anticiper cette fin. Mais bon, ça reste tout de même du grand art.
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littlecat
  23 juin 2015
Une enquête qui se déroule dans le milieu des tagueurs.
Un éditeur propose à Alejandra Varela, historienne spécialiste du street- art de partir à la recherche du plus célèbre et mystérieux des graffeurs :
Sniper, un génie dont tout le monde parle mais que personne ne connait. Un surdoué qui peint des fresques monumentales dans des lieux improbables. L'éditeur veut lui consacrer un livre et une grande exposition de son oeuvre.
Une traque qui traverse Lisbonne, Madrid, Vérone, et Naples où nous assistons à un face à face final.
Un personnage, fascinant, mais direct et agressif, protégé par des gamins qui n'hésitent pas à mettre leur vie en péril pour le séduire. Un homme dont on essaie de comprendre le but, les objectifs tant sa radicalité surprend.
Que l'on connaisse ou non l'art urbain, ce livre est finalement plus intéressant par son côté documentaire car l'histoire n'est pas spécialement originale.
Mais on se laisse porter par l'ambiance de la rue, le monde troublant de la nuit, les couleurs, Voici une attachante peinture ( murale) de l'art urbain.
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traversay
  26 novembre 2014
Vous avez toujours considéré que les graffiti étaient davantage une pollution visuelle qu'un art véritable ? Vous êtes totalement étranger au monde des graffeurs et n'avez que peu d'intérêt à y pénétrer ? Figurez-vous que vous n'êtes pas les seuls et que le thème du dernier roman de ce cher Arturo Pérez-Reverte avait de quoi laisser plutôt perplexe après un ouvrage aussi langoureux que le tango de la vieille garde. Comme quoi les a priori, c'est comme les vêtements à la piscine, il vaut mieux les suspendre au vestiaire. Honnêtement, La patience du franc-tireur n'est pas le meilleur livre de l'écrivain espagnol mais visiblement très documenté il nous fait pénétrer dans un univers fascinant au point qu'on regrette de ne pas avoir de version illustrée du roman, histoire de changer son regard sur ces graffitis. L'intrigue en elle-même, une véritable traque de la star de l'art urbain, aussi idolâtré que controversé, n'est pas le point fort du livre. Pérez-Reverte en narratrice, on n'y croit pas trop, mais bon, on s'habitue. Non, l'intérêt du livre vient de la description de ce monde des graffeurs, milieu opaque, radical et anarchisant. Et plus largement de leur conception de l'art contemporain, depuis longtemps prostitué aux phénomènes de mode, happenings et exhibitions grotesques, dans l'habileté de certains marchands à faire passer des vessies pour des lanternes. Hum. Pour en revenir au bouquin proprement dit, on est un peu déçu quand se produit LA rencontre promise depuis les premières pages. Juste avant d'être estomaqué par le dénouement imprévisible et brutal, alors que Pérez-Reverte avait semé quelques indices auparavant qui se révèlent éclairants in fine. Une tournée de tequila (ou de coca zéro) au lecteur avisé qui aura découvert avant la fin comment se conclue ce roman ! C'est drôle mais après ça, on ne pourra regarder les graffitis de rue avec le même oeil courroucé. Tout au contraire.
Lien : http://cin-phile-m-----tait-..
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si-bemol
  28 novembre 2017
Avec ce livre, qui se situe à mi-chemin du roman et du thriller, Arturo Pérez-Reverte nous entraîne au coeur de l'univers peu ou mal connu des « graffeurs » et pose -notamment- la question de la fonction et de la nature même de l'art aujourd'hui.
Style rapide et efficace, personnages authentiques et hauts en couleur, rythme haletant et suspense savamment entretenu… jusqu'à un dénouement totalement imprévu : « la Patience du franc-tireur » vous entraîne tambour battant, au gré de ses virées nocturnes dans les bas-fonds de l'art protestataire et clandestin, dans un récit époustouflant qui se dévore d'une traite.
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cleomine
  10 janvier 2015
Après le Tableau du maître flamand, l'auteur place à nouveau l'art au centre de son roman en s'intéressant cette fois aux graffeurs. Alejandra est une jeune spécialiste du monde artistique chargée par son éditeur d'interviewer un certain Sniper pour un projet de livre. Sniper fait figure de modèle dans sa spécialité : artiste connu aussi bien pour son sens de la provocation que pour le secret qui l'entoure, il ne se montre jamais à visage découvert. Alejandra part donc à travers l'Espagne et l'Italie à la recherche de ce mystérieux artiste, mais elle est bientôt rejointe par deux personnages aux buts bien différents. Qui est vraiment Sniper ? Comment la jeune femme va-t-elle entrer en contact avec l'artiste ? Et l'art dans tout ça ?
Un récit surprenant et très actuel, par un écrivain espagnol de grand talent. A signaler parmi ses nombreuses oeuvres la Peau du tambour et le Peintre des batailles…
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critiques presse (7)
LActualite   10 mars 2015
Le tao du tagueur est un livre transformateur qui ouvre les yeux du lecteur et le force à regarder ce qui se cache sous la surface des murs.
Lire la critique sur le site : LActualite
Chro   30 décembre 2014
Pour qui n’y connaît rien, l’aspect documentaire sur le matériel des tagueurs, leur mœurs et leur code d’honneur, est fort intéressant, sans lourdeur ni longueur ; seul le dialogue final, passage forcé sur l’art, l’illégalisme et la récupération marchande, paraît un peu didactique. Le livre est cependant sauvé par son twist final, qui rajoute une couche de mystère au moment où l’on pensait avoir tout éclairci.
Lire la critique sur le site : Chro
LaPresse   18 novembre 2014
Arturo Pérez-Reverte n'est pas un grand styliste et son récit emprunte des sentiers déjà encombrés, mais cette plongée dans l'art de rue et la vie des jeunes artistes qui le pratiquent est fascinante.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Chatelaine   12 novembre 2014
Les points forts : le style, enlevant, imagé. L’originalité du sujet. Rares sont les romans dits « populaires » qui mettent en avant l’art contemporain. Et cela, sans être trop pointu.
Lire la critique sur le site : Chatelaine
LesEchos   29 octobre 2014
L'auteur met en scène avec brio la révolte de notre époque. La conclusion du livre est très inattendue et surtout déroutante. Un aperçu de l'absurdité humaine.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Lexpress   27 octobre 2014
Au terme de la poursuite, riche en réflexions sur l'art moderne, le lecteur sait tout de la communauté anarchiste et incorruptible des graffeurs. Un peu trop peut-être...
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro   03 octobre 2014
Arturo Pérez-Reverte réussit une fois encore à nous surprendre. Sa réflexion sur l'art comme forme moderne de rébellion est on ne peut plus passionnante.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   16 avril 2016
- Il y a peu, à propos de Sniper, quelqu'un m'a parlé d'idéologie.
- Je ne sais pas si c'est le mot que j'emploierais, a répondu Topo après avoir réfléchi. Un jour, il a eu cette réflexion que, selon les autorités, le graffiti détruit le paysage urbain ; mais nous, on doit supporter les panneaux lumineux, les enseignes, la publicité, les autobus avec leurs annonces et leurs messages débiles... Ils s'approprient toute la surface disponible, m'a-t-il dit. Même les chantiers de restauration des immeubles se couvrent de toiles publicitaires. Et nous, ils nous refusent l'espace pour nos réponses. C'est pour ça, répétait-il, que l'unique art que je conçois est de foutre en l'air toute cette merde... En finir avec les Philistins... Il appelait ça en plaisantant le graffiti de Samson et des Philistins : qu'ils aillent tous se faire voir.
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SachenkaSachenka   19 avril 2016
J'aime Naples. C'est la seule ville d'Orient, Istanbul mise à part, qui se trouve géographiquement en Europe. Et qui est dénudée de complexes. Tandis que le taxi que j'avais pris à la Gare centrale longeait les vieux remparts espagnols noircis, la Méditerranée envahissait de sa lumière les rues saturées de bruit, de trafic et de gens, où un feu rouge, un panneau de sens interdit sont de simples suggestions.
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SachenkaSachenka   10 avril 2016
Le destin est un chasseur patient. Certains hasards sont écrits de longue date, comme des francs-tireurs aux aguets, un oeil sur le viseur et un doigt sur la détente, dans l'attente du moment opportun. Et ce hasard-là, sans aucun doute, l'était. Un de ces innombrables faux hasards planifiés par ce Destin retors, ironique, amateur de pirouettes. Ou quelque chose comme ça. Une espèce de dieu capricieux et impitoyable, passablement farceur.
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SachenkaSachenka   18 avril 2016
- Le pouvoir, l'argent et le sexe mènent le monde, a commenté Simple pendant que je photographiais leur œuvre. Le reste n'est qu'images à l'eau de rose. Nous, on ne croit pas à la fée Clochette de Peter Pan, aux petits lapins, aux jolis cœurs, à la poupée, à l'énergie positive et à toutes ces momeries... [...]
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littlecatlittlecat   22 juin 2015
Le graffiti est l'oeuvre d'art la plus honnête, parce que celui qui le fait n'en profite pas. Il n'a rien à voir avec la perversion du marché. C'est un coup de feu asocial qui frappe en pleine moelle. Et même si, plus tard, l'artiste finit par se vendre, l'oeuvre faite dans la rue y reste et ne se vend jamais. Elle peut être détruite, mais pas vendue.
Page 208
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Videos de Arturo Pérez-Reverte (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Arturo Pérez-Reverte
Bande annonce du film Cachito (1995), adaptation de la nouvelle d'Arturo Pérez-Reverte, paru en français sous le titre Une affaire d'honneur
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