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François Maspero (Traducteur)
EAN : 9782020606554
384 pages
Éditeur : Seuil (07/06/2003)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 101 notes)
Résumé :
Séville, 1626. A son retour des Flandres, où il a participé à la reddition de Breda, le capitaine Alatriste accepte une secrète et périlleuse mission : empêcher que des contrebandiers ne s'emparent de l'or des Indes transporté sur les galions espagnols et destiné au trésor royal. Aidé du jeune Iňigo Balboa et de son ami Francisco de Quevedo, il recrute un groupe pittoresque de spadassins et de repris de justice prêts à donner leur vie pour quelques ducats et le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Arakasi
  20 novembre 2015
Après les fastes loqueteux de Madrid, les bûchers de l’Inquisition et les tranchées des Flandres, nous accompagnons le Capitaine Alatriste et son jeune page Iñigo dans les ruelles malfamées de Séville : Séville la belle, Séville la putride, Séville la cruelle où grouillent les mendiants, les nobles ruinés, mais surtout les malandrins, hommes de sac et de corde toujours prêts à mettre leurs épées et leurs vies au service de plus offrant. Il fut un temps où le Capitaine faisait partie de cette joyeuse cohorte et il a conservé parmi eux quelques amis – pour le peu que vaut l’amitié au sein de cette compagnie de coquins ! L’occasion se présente de renouer ses liens oubliés quand Alatriste est engagé secrètement par la Couronne pour mener l’assaut contre un galion hollandais transportant de l’or volé en provenance du Nouveau Monde. Pour mener à bien sa mission, il engage un petit groupe de malandrins. Mais la tâche, comme toujours, se révèlera plus périlleuse que prévu, surtout que la Couronne, cachotière comme tous les gouvernements, n’a pas révélé au Capitaine tous les détails de cette ténébreuse affaire…
J’en suis à mon quatrième tome des « Aventures du Capitaine Alatriste » et, à mon grand contentement, la qualité de la saga ne cesse de s’améliorer ! C’est avec un grand plaisir que j’ai retrouvé l’ambiance si particulière et si riche de la vie Sévillane (Ralala, ce que j’adore cette ville…), ainsi que la très jolie plume de Pérez Reverte. Aux personnages habituels de la série, vient s’ajouter une galerie délicieusement pittoresque de croquemitaines, tous plus bravaches et hâbleurs les uns que les autres. Le rythme est bien dosé, assez lent au début mais s’accélérant brusquement vers la fin avec une très belle scène de bataille, violente et sanguinaire à souhait. La longueur trop brève du récit reste toujours une petite déception : c’est que je m’y suis attachée, moi, au taciturne Capitaine et j’aimerais bien l’accompagner sur quelques centaines de pages supplémentaires ! Heureusement, j’ai déjà pu mettre la main sur les deux tomes suivants et ils me font gentiment de l’œil depuis les étagères de ma bibliothèque. A très bientôt donc pour la suite de la saga !
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Walktapus
  17 janvier 2012
En ouvrant le livre j'ai réalisé que le capitaine Alatriste avait déjà pour moi la même aura légendaire qu'un D'Artagnan. Commencée il y a à peine quinze ans la série a tout déjà des grands classiques de la littérature d'aventure, avec un goût insistant de chef d'oeuvre intemporel. Bien sûr, la comparaison n'est pas fortuite. Bien que de caractères extrêmement différents, les deux personnages ont de nombreux points communs, sont contemporains, et l'amour de Pérez Reverte pour Dumas est transparent dans Club Dumas. On retrouve même dans Alatriste un Rochefort italien et une Milady juvénile.
Après la guerre et la boue des Flandres du volume précédent, le capitaine et Iñigo rentrent en Espagne, à Séville précisément, juste à temps pour le retour annuel des galions du nouveau monde, prétexte à explorer de nouveaux aspects de l'Espagne du 17ème siècle. On retrouve Quevedo et Guadalmedina, et aussi la belle Angelica de Alquézar, et le capitaine se trouve engagé dans une affaire pour laquelle il va devoir recruter une bande de ruffians. La plume si reconnaissable de Pérez Reverte est toujours là, avec le portrait incisif et pittoresque d'un pays et d'une époque, et de l'âme espagnole, tant celle des grands que des petits, et ce blues du déclin qui parcourt toute la série, meublée par les silences et les regards du capitaine mieux que par mille répliques.
C'est aussi le roman le mieux structuré de la série, je trouve, avec un longue attente bien ménagée se résolvant dans un paroxysme de violence. Il m'en reste deux à lire dans la série. Je les garde précieusement pour plus tard, pour ne pas en épuiser trop vite le plaisir.
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Fahred
  08 avril 2017
Même critique pour l'ensemble de la série des aventures du capitaine Alatriste :
Chacun des tomes relate une aventure distincte. Les épisodes se suivent néanmoins, on y retrouve un certain nombre de personnages récurrents.
Cette série est à la fois un hymne à l'Espagne du XVIIe siècle (notamment à Madrid superbement dépeinte) et un bel hommage aux romans de cape et d'épée d'antan !
Quel héros magnifique que ce Diégo Alatriste ! Ancien soldat devenu mercenaire, il n'est pas "capitaine" au sens militaire du terme, mais il impose un tel respect à ses compagnons d'armes, que son surnom n'a rien d'usurpé. Ses aventures nous sont narrées par son jeune disciple, Inigo Balboa, fils d'un ancien compagnon d'armes d'Alatriste. le jeune Inigo vénère le capitaine presque autant que moi !
Arturo Perez-Reverté est un grand admirateur de Dumas. Moi aussi ! Avec "les trois mousquetaires", "les aventures du capitaine Alatriste" sont les meilleurs romans de cape et d'épée que j'ai eu le plaisir de lire.
Personnellement je n'ai pas lu les épisodes les uns à la suite des autres, j'ai toujours laissé du temps entre chaque aventure (souvent, comme en ce moment, contraint et forcé d'attendre la parution du prochain épisode !). le premier épisode n'est pas le meilleur, loin de là, mais il "plante le décor". J'ai également trouvé les 6 et 7 un peu moins bon. Je pense que l'auteur doit maintenant achever sa série (j'ai entendu dire qu'il prévoyait encore 2 épisodes) et nous offrir le duel final tant attendu avec l'ennemi juré !
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frankgth
  03 septembre 2011
Ce quatrième tome retrouve les racines un peu délaissées dans le précédent. On y vois un capitaine Alatriste toujours aussi sombre et désabusé, dans un univers qu'il connaît par coeur à défaut de le maitriser, et toujours sous les yeux d'un Inigo de Balboa qui prend de l'assurance et de l'envergure avec l'âge. Dans la belle mais cruelle ville de Séville où le roi est en visite pour l'arrivée des galions des Indes, ils vont devoir encore une fois jouer de la dague et de l'épée pour une gratification qui justifie difficilement les dangers encourus. Une histoire donc bien dans la lignée des 2 premières, avec un rythme assez lent qui en fait un roman d'aventure assez différent de ceux auxquels on est habitué, et que l'on suit avec plaisir surtout à cause du style de l'écriture et de ses personnages attachants.
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Folfaerie
  15 avril 2010
L'or du roi permet à notre valeureux capitaine, encore plus taciturne si la chose est possible, de mener une mission plus lucrative mais fort dangereuse. Tandis que le jeune Inigo et la belle Angelica poursuivent leur dangereux pas de deux, Alatriste recrute donc la douzaine d'hommes nécessaires au bon déroulement de cette audacieuse mission commanditée par le roi. Dans ce pays si contradictoire, les bandits ont plus d'honneur que les nobles…
Scènes de combats sanglantes, héroïsme, panache… Même si ce volet ne nous apprend rien de neuf sur le capitaine, tous les bons ingrédients du cape et d'épée sont réunis.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
lotoiselotoise   19 avril 2014
Le bras et la main, eux aussi, se fatiguent de tuer. Diego Alatriste eût donné ce qui lui restait de vie - et qui, à ce moment, pouvait bien ne plus valoir grand-chose - pour baisser les armes et s'étendre quelques instants dans un coin. A ce moment du combat, il continuait de lutter par fatalisme et par devoir, en soldat de métier qu'il était ; et c'était probablement cette indifférence quant à l'issue probable qui, paradoxalement, le maintenait en vie dans cette mêlée confuse. Il se battait avec autant de sérénité que d'habitude, en s'en remettant à son coup d'oeil et aux réponses de ses muscles, sans réfléchir. Chez des hommes comme lui, et en de telles épreuves, la façon la plus efficace de tenir le destin en respect était de laisser l'imagination de côté et de confier sa peau à l'instinct.
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WalktapusWalktapus   14 janvier 2012
Par Dieu, la route a été longue. Tous les personnages de cette histoire, le capitaine, Quevedo, Gualterio Malatesta, Angelica d’Alquézar sont morts depuis longtemps ; et c’est seulement dans ces pages que je peux les faire revivre, en les retrouvant tels qu’ils ont été. Leurs ombres, les unes adorées, les autres haïes, demeurent intactes dans ma mémoire, avec cette époque brutale, violente et fascinante que sera toujours pour moi l’Espagne de ma jeunesse, l’Espagne du capitaine Alatriste. Aujourd’hui mes cheveux sont gris, ma mémoire est douce-amère comme l’est toute mémoire lucide, et je partage l’étrange lassitude qu’ils semblaient tous traîner avec eux. Avec le passage des ans, j’ai aussi appris que la lucidité se paye de la désespérance, et que la vie de l’Espagnol a toujours été un long chemin qui ne mène nulle part. En parcourant le bout de ce chemin qui me revenait, j’ai perdu beaucoup de choses, et j’en ai gagné quelques autres. Aujourd’hui, dans ce voyage qui continue de me sembler interminable — le soupçon m’effleure parfois qu’Iñigo Balboa ne mourra jamais —, j’ai acquis la résignation des souvenirs et des silences. Et je comprends enfin que tous les héros que j’ai admirés en ce temps-là étaient des héros fatigués.
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WalktapusWalktapus   14 janvier 2012
Il ne laisse pas d’être plaisant que les Anglais se vantent tellement de la défaite de ce qu’ils appellent ironiquement notre Invincible Armada, de l’exploit d’Essex et autres choses du même genre ; mais qu’ils se gardent bien de jamais évoquer les occasions où ils ont pris une déculottée. Car si cette malheureuse Espagne était déjà un empire en décadence, avec tous ces ennemis prêts à mordre dans le gâteau et à en ramasser les miettes, il restait encore au vieux lion des dents et des griffes pour vendre chèrement sa peau avant que les corbeaux ne se partagent son cadavre avec les mercantis à qui la duplicité luthérienne et anglicane — le diable les a engendrés, ils se sont accouplés — a toujours permis de conjuguer sans scrupules inutiles le culte d’un dieu aux idées larges avec la piraterie et le profit ; car, chez les hérétiques, le vol a toujours été pratiqué comme un respectable art libéral. De sorte que nous, les Espagnols, à en croire leurs chroniqueurs, faisions la guerre et pratiquions l’esclavage par superbe, cupidité et fanatisme, tandis que tous les autres, qui nous mordaient les talons, pillaient, trafiquaient et exterminaient au nom de la liberté, de la justice et du progrès. Bref, des sottises de ce genre.
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GrouchoGroucho   31 octobre 2017
De sorte que nous, les Espagnols à en croire leurs chroniqueurs, faisions la guerre et pratiquions l'esclavage par superbe, cupidité et fanatisme, tandis que tous les autres, qui nous mordaient les talons, pillaient, trafiquaient et exterminaient au nom de la liberté, de la justice et du progrès.
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GrouchoGroucho   02 novembre 2017
- Alors je crains que vous regrettiez les tranchées de Breda... - Quevado soupira en regardant autour de lui comme quelqu'un qui cherche à changer de conversation. - Je regrette de ne pouvoir vous en dire plus pour le moment.
- Je n'ai guère besoin de plus. - L'ironie et la résignation dansaient dans le regard voilé de mon maître. - Je veux seulement savoir d'où viendront les coups.
Quevado haussa les épaules.
- De partout comme toujours. - Il continuait d'observer les alentours, indifférent. - Vous n'êtes plus dans les Flandres... Ici, c'est l'Espagne, capitaine Alatriste.
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