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EAN : 9791026811343
Éditeur : Urban Comics Editions (02/06/2017)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Après avoir vaincu Arès, le dieu de la Guerre, et Circé, la sorcière mythique, Wonder Woman subit une lourde perte avec le décès d'une de ses amies les plus proches. Elle croise également la route de Darkseid et de Superman, un héros pour lequel elle entretient des sentiments confus. Contenu : Wonder Woman #15-24, Annual #1, Action Comics #600
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
BazaR
  07 janvier 2018
Deuxième volume consacré aux aventures de Wonder Woman version George Perez, dans les années 1980. Et c'est toujours un enchantement.
L'auteur continue sur sa lancée et tout ce que j'avais raconté sur le premier volume à propos de l'importance accordée à la mythologie grecque et de la qualité des rapports humains et des thèmes sociaux évoqués en filigrane restent valables.
Les aventures sont grosso modo divisées en histoires où les mythes grecs tiennent une place importante et où des destins cosmiques sont en jeu (exemple : les dieux décident de quitter l'Olympe et d'entamer une migration vers un autre cosmos), et en histoires plus humaines et urbaines (exemple l'enquête sur la mort de l'une des amies de Diana) qui intègrent au scénario les problèmes de drogue ou l'homosexualité. Ceci assure un contraste bienvenu qui évite de s'embourber dans un canevas figé.
Ce qui m'a frappé, c'est le traitement que l'auteur réserve aux dieux, par contraste au traitement antique. Dans l'antiquité les dieux incarnaient les forces gouvernant la nature et dirigeaient le destin des hommes. Ceux-ci, qu'ils les adorent ou se révoltent, considéraient qu'ils avaient là affaire à des êtres supérieurs dont les motivations leur échappaient. Ils leur devaient vénération. George Perez met en contact des dieux avec l'homme de la rue américain. Celui-ci n'éprouve pas d'adoration, de la curiosité ou de la peur, oui, mais rien de ce que l'on doit à un être divin. L'américain essaie de faire plier le dieu à sa loi et à sa justice, volonté difficilement suivie d'effet vu la puissance des dieux et l'opinion qu'ils ont d'eux-mêmes.
Bref les dieux sont devenus des super-héros comme les autres. Marvel réserve le même traitement à Asgard, allant même dans les films jusqu'à les priver de leur immortalité et de leur statut.
Mais ce qui est vraiment agréable et peu courant dans les comics, c'est la générosité et la bonté qui gère les rapports humains dans cette utopie que représente l'île des amazones. Une attitude que Diana emporte avec elle et qui affecte ceux qu'elle rencontre. Une vision tellement positive de la nature humaine que des esprits chagrins pourraient la traiter de gnangnan.
Seul grain de sable, l'histoire couplée avec Superman et Darkseid. Elle est écrite et dessinée par John Byrne dont j'admire le dessin mais que je ne trouve pas si compétent au scénario. Darkseid perd beaucoup de son aura divine en réagissant trop émotionnellement aux évènements.
J'ai vraiment adoré découvrir cette série. George Perez est désormais monté très haut dans mon estime.
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Presence
  04 juin 2017
Ce tome regroupe des épisodes initialement parus dans 2 recueils en VO.
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- Beauty and the Beast : épisodes 15 à 19 (parus en 1988) de Wonder Woman et le numéro 600 d'Action Comics (paru en mai 1988).
Épisodes 15 & 16 - Dans ses rêves, Diana fantasme sur Superman qu'elle a juste croisé une fois jusqu'ici. Mindy Mayer a arrangé l'apparition de Wonder Woman dans une grande fête de plein air destinée à récolter des fonds pour une association caritative. C'est l'occasion que saisit Silver Swan (Valérie Beaudry) pour l'attaquer. Cette dame est guidée par Henry Cobb Armbruster (un industriel aux motivations peu claires). Dans la foule, Maxine Sterenbuch assiste à la confrontation, elle est la meilleure amie de Valérie Beaudry.
Épisode Action Comics 600 (Scénario et dessins de John Byrne, encrage de George Perez) - Intrigués l'un par l'autre, Wonder Woman et Superman finissent de convenir d'un rendez-vous arrangé par l'intermédiaire de Mindy Mayer (l'agent de Diana) et Clark Kent. Alors qu'ils devisent gaiement en volant dans le ciel, un portail s'ouvre qui les projettent sur Olympus, déserté par les dieux. Ils doivent faire face aux machinations de Darkseid et Desaad, son âme damnée.
Épisode 17 à 19 - Gorge Perez se sert de l'épisode 17 pour faire un point d'avancement du statut des dieux du panthéon grec : Zeus tente d'expliciter qui vient en premier, non pas de l'oeuf ou de la poule, mais des olympiens ou des New Gods. Julia Kapatelis s'envole pour la Grèce. Diana et Vanessa Kapatelis s'y rendent à leur tour. Diana fait du tourisme à Athènes. Une survivante de la Grèce antique voit l'occasion d'utiliser Diana pour parachever une prophétie funeste et néfaste.
Après avoir donné sa version de Barbara Minerva (Cheetah) dans le tome précédent, George Perez (scénario) fait la même chose pour le Silver Swan. Pour être honnête, c'est un personnage que je ne connaissais pas avant, je ne peux donc pas faire la comparaison avec sa version antérieure. L'histoire est agréable, même si on souhaiterait en apprendre beaucoup plus sur ce personnage. Diana continue à être une jeune femme au caractère très agréable qui découvre la rançon de la célébrité au cours de cette démonstration et de ce combat. Les relations avec Steve Trevor s'éloignent de celles qui existaient avant Crisis on Infinite Earths et Etta Candy acquière une personnalité plus développée.
L'épisode 600 d'Action Comics constitue une rupture de ton puisque George Perez prête son personnage à John Byrne. Ce dernier n'hésite pas à faire une première pleine page dans laquelle les 2 héros s'embrassent à pleine bouche. La suite repose moins sur un effet choc : Byrne trouve un juste milieu pour le dialogue entre ces 2 superhéros piliers de l'univers partagé DC. le combat sur Olympus est plus convenu avec un échange de coups étiré entre Superman et Wonder Woman. John Byrne est déjà passé au mode de narration décompressé avec 4 cases par page en moyenne. Ses illustrations encrées par Perez gagnent en détails minutieux. Mais Byrne donne vraiment l'impression de faire du remplissage et d'avoir étiré cette histoire pour atteindre le quota de pages fixé. Il s'en sort mieux avec le rappel sur New Genesis et Apokolips. Par contre Darkseid passe une fois de plus pour un abyssal crétin incapable d'anticiper et utilisant des stratégies à deux balles.
Pour les 3 derniers épisodes, Perez abandonne à nouveau toute idée de remettre au goût du jour des supercriminels classiques de Wonder Woman, pour replonger tout entier dans la mythologie grecque, et cette fois-ci sur le territoire d'origine. Cette histoire est la mieux équilibrée du lot avec les résistants grecs, les meurtres avec mutilations, la magicienne efficace, l'utilisation capitale du grec ancien, les séquences d'affrontements et les machinations mystérieuses de Zeus. le lecteur pourra juste regretter une résolution avec un énorme deus ex machina assez fruste et frustrant.
Pour les épisodes de Wonder Woman, les illustrations se composent de crayonnés de George Perez, développés et encrés à tour de rôle par Dick Giordano, Bruce Patterson, Bob Smith et Frank McLaughlin. le lecteur retrouve la mise en page dense de Perez : de 6 à 8 cases par page. Il essaye quelques mises en page différentes et sa narration est très classique, un peu appliquée parfois. Silver Swan est magnifique et la magicienne également. Dans le dernier épisode, d'une manière inattendue, il renoue avec les goûts prononcés de William Moulton Marston pour les dessins mettant en scène Wonder Woman entravée (dans Wonder Woman Chronicles 1 par exemple). Effectivement le scénario s'y prête, mais jusqu'alors Perez s'était tenu assez éloigné de ce type d'imagerie. À noter également que cet épisode bénéficie d'un encrage très minutieux qui complimente à merveille les dessins de Perez.
Cette première partie constitue une amélioration par rapport au précédent dans le sens où les dialogues lourds de Len Wein se font un peu moins sentir et George Perez trouve un mode de narration plus fluide. Les illustrations retrouvent un niveau de précision équivalent à celui de Perez. L'épisode réalisé par John Byrne commence très fort avec une scène attendue par les lecteurs de Wonder Woman et de Superman dans leurs séries respectives à l'époque, puis il va à la facilité en décrédibilisant Darkseid et en étirant un combat sans objet.
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- Destiny Calling : épisodes 20 à 24, ainsi que le numéro annuel 1. C'est à ce jour (juin 2011) le quatrième et dernier tome des rééditions des épisodes écrits par George Perez pour la relance de la série Wonder Woman (en 1987) après Crisis on Infinite Earths.
L'épisode 20 constitue une nouvelle expérience pour George Perez. Diana mène l'enquête pour savoir qui a tué Mindy Mayer, en même temps qu'Edward Indelicato (un policier), mais chacun de leur coté. le résultat amène Diana à reconsidérer ce qu'elle pensait de Mindy.
Épisode 21 - Diana est convoquée sur Themyscira par les dieux pour une mission très particulière. Épisode 22 - Il est tant à nouveau de faire le point sur tous les changements survenus dans les épisodes précédents et Julia Kapatelis commence à avoir des comportements qui ne lui ressemblent pas. Les amazones reconsidèrent leur positionnement vis-à-vis du monde extérieur.
Épisode 23 & 24 - Hermès a décidé de renouer des liens directs avec les terriens ; il revient donc sur terre dans toute sa splendeur divine en faisant bénéficier les pauvres mortels de ses dons (richesses diverses et guérisons miraculeuses) en l'échange d'une adoration en bonne et due forme comme il se doit pour un dieu. Malheureusement une autre divinité grecque malveillante profite de sa présence pour délivrer une entité maléfique terrible.
Le numéro annuel décrit le premier voyage de Julia et Vanessa Kapatelis à Themyscira. Elles sont emmenées par Diana et vont papoter avec plusieurs amazones sur place. Ce sera l'occasion d'apprendre comment Euboea a dû ruser pour qu'une très jeune Diana accepte de rendre grâce aux Néréides (6 pages dessinées par Art Adams), comment Antiope a sauvé Phthia la dernière survivante d'une matriarchie (6 pages dessinées par John Bolton), comment a été consolidée la porte condamnant l'accès à ce qui se trouve sous Themyscira (6 pages illustrées par José Lui Garcia-Lopez), quels sont les liens qui unissent Julia Kapatelis à Themyscira (6 pages dessinées par Curt Swan), et comment Steve Trevor a changé de métier (6 pages dessinées par Ross Andru et encrées par George Perez). Cet épisode se termine avec l'ouverture du testament de Mindy Mayer qui sort de l'ordinaire.
Le lecteur retrouve dans ce tome tout ce qui fait la spécificité de Wonder Woman racontée par George Perez. Pour commencer, Perez abandonne toute velléité de donner le change sur un raccord avec la précédente incarnation de Diana, il ne s'intéresse plus qu'à ses liens avec la mythologie grecque dans laquelle il puise son inspiration. Ensuite Julia et Nessie jouent un rôle de plus en plus important et elles deviennent de plus en plus attachantes. Nessie commence à profiter sciemment de ses relations avec Diana, en se faisant mousser auprès de ses camarades de classe, ce qui la rend d'autant plus humaine. Et Perez n'hésite pas à confronter Julia à une transformation commune aux femmes de son âge, mais alors presque tabou dans les comics grand public.
Il commence également à aborder de front la problématique de l'existence d'un panthéon de dieux issus du polythéisme dans notre société moderne. Certes il évacue une partie de cet épineux problème dans l'épisode 21, mais malgré tout Hermès vient sur terre dans toute sa splendeur pour une question frontale et explicite sur la foi confrontée à de véritables miracles.
Il commence également à s'émanciper franchement de la formule habituelle des épisodes de 22 pages, en écrivant un épisode sans aucun combat et des scènes consacrées aux relations entre les personnages qui s'étendent de plus en plus au détriment de l'action. le lecteur sent que Perez est devenu familier de ses personnages et qu'il pourrait écrire leur histoire en se passant de combats.
L'encrage des dessins de George Perez est assuré par Bob McLeod (épisodes 20 à 22), puis par Will Blyberg (épisodes 23 & 24). Ils effectuent, l'un comme l'autre, un très bon travail minutieux qui préservent bien le sens du détail de Perez. Ce dernier est égal à lui-même en termes de composition de pages avec un nombre de cases plus élevé que la moyenne et une mise en page assez rigide. le vrai trésor visuel se trouve dans le numéro annuel avec l'incroyable vitalité juvénile des dessins d'Art Adams et le classicisme rigoureux de John Bolton, digne successeur dans ces pages d'Hal Foster.
Cete deuxième partie s'achève sur une histoire magnifique et magistrale qui oppose Wonder Woman à Ixion (épisodes 23 & 24) prouvant que George Perez avait une vision claire et cohérente du personnage et qu'il savait faire parler la poudre pour trouver un équilibre plus satisfaisant que dans les épisodes où la comédie dramatique prenait le dessus. Donc si les 3 premiers épisodes de ce tome semblent trop écrits au vu des standards actuels des comics, le numéro annuel et les 2 derniers épisodes sont parfaitement équilibrés.
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critiques presse (3)
ActuaBD   25 septembre 2017
Suite des aventures « classiques » de référence de la version moderne de Wonder Woman, un ensemble d’histoires riches qui va des problématiques de représentation sociale aux monstres mythologiques, en passant par la question de la foi. Dense et passionnant.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Sceneario   17 août 2017
l n'y a pas à dire ce second volume vaut largement le premier, et je ne saurais assez vous conseiller de redécouvrir ce run indémodable ! On regrette juste qu'Urban ne continue pas avec la suite !!!
Lire la critique sur le site : Sceneario
Sceneario   13 juin 2017
On est tout d'abord éblouit par la maestria graphique de Perez, alors au sommet de son art, qui fournit des couverture absolument sublimes, avec des compositions audacieuses.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
BazaRBazaR   05 janvier 2018
(Wonder Woman visite l'Acropole)
Je commence seulement à comprendre le sentiment d'abandon que les dieux ont pu ressentir lorsque l'homme n'a plus voulu d'eux, ainsi que la confiance qu'ils ont placée en moi.
En dépit des vents cruels, du temps et des violents massacres de la guerre, cette acropole et d'autres structures semblables tiennent encore debout. Des cités portent encore le nom des dieux.
Ils ne sont plus vénérés, mais ils ne sont pas oubliés pour autant.
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AlfaricAlfaric   25 septembre 2020
Même un dieu peut se montrer parfois trop humain.
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