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EAN : 9782709665223
220 pages
Éditeur : J.-C. Lattès (09/10/2019)
3.3/5   27 notes
Résumé :
« Les mots sont mes plus chers compagnons. Tous les jours, je joue avec les mots, je les manie avec délectation, dans une cour de justice, dans l’arène médiatique, dans les jurys de concours d’éloquence. Les mots m’ont révélé, m’ont fait sortir de ma réserve naturelle.
Ce livre, à la fois ludique et érudit, est une déclaration d’amour aux mots d’un défenseur de la langue française, conscient cependant de son évolution nécessaire, et quelque part un portrait d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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babounette
  12 avril 2020
Sur le bout de la langue - le plaisir du mot juste de Bertrand Périer avec la collaboration d'Adeline Fleury - Éditions JC Lattès - Lu en avril 2020.
Bertrand Périer est avocat et enseignant français, spécialiste de l'art oratoire.
Il a écrit "La parole est un combat édité également chez JC Lattès.
Adeline Fleury est romancière, journaliste et essayiste.
Bertrand Périer est un amoureux des mots comme il le dit lui-même dans son avant-propos. "Les mots sont mes plus chers compagnons"
Il nous dit aussi "je dois aux mots une fière chandelle... D'abord les mots silencieux, ceux qu'on lit pour soi, dans lesquels on se réfugie, qui peuplent la solitude, dessinent des mondes imaginaires, des voyages immobiles et des vies alternatives".
Il nous parle de l'importance de la parole et du choix des mots.

Son livre est divisé en plusieurs thèmes : la politique, le langage culinaire, la religion, le sport, l'amour... et bien sûr aussi la Loi puisque qu'il est avocat.
J'ai fait ainsi un parcours parmi les mots, les anecdotes, les souvenirs de l'auteur et ses réflexions dans ces différents thèmes.
Cette lecture est agréable, c'est loin d'être un pensum comme pourrait le suggérer le titre, il est accessible à tout un chacun et est instructif.

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Kittiwake
  01 octobre 2019

C'est un amoureux auto-proclamé des mots qui commet cet essai. Mais curieusement j'ai eu plus l'impression de parcourir un recueil de miscellanées qu'un ouvrage sur le langage. Centrés sur différents thèmes, la loi (un domaine familier pour l'auteur), la musique, la religion, la politique, le sport, un peu comme les rubriques d'un journal, et d'ailleurs le contenu des ces chapitres est moins en relation avec les mots qu'avec des souvenirs ou des questions de société. Par exemple dans le chapitre sur les mots d'amour, on peut trouver un paragraphe sur le mariage, le divorce, l'amitié, la drague des soirées d'adolescence, les surnoms ou la parole.
C'est intéressant, même si certaines anecdotes sont archi-connues. Mais en tout cas rien à voir avec ce qu'ont pu nous offrir Henriette Walter ou Bernard Pivot, qui témoignant de l'amour de la langue.
Des quiz et des jeux sur les mots sont proposés en fin de chapitre illustrant le propos.

C'est assez court, cela se lit facilement même il en reste en fin de compte assez peu de choses.
#SurLeBoutDeLaLangue #NetGalleyFrance
Lien : https://kittylamouette.blogs..
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LaBiblidOnee
  16 avril 2020
"Sur le bout de la langue" est une ode au mot juste, qui nous encourage, pour toujours le trouver, à en découvrir sans cesse de nouveaux. Pas dans le but de crâner, mais parce qu'on ne répètera jamais assez que :
« la parole ne sert pas seulement à exprimer des idées, elle permet également de les faire naître. Elle met le fond en forme autant qu'elle le suscite. Plus la parole est riche, plus les idées le seront à leur tour. »

Sans mot nous ne pourrions ni penser ni communiquer. A l'inverse, plus les mots sont précis, plus la pensée est pointue et la communication efficiente. Par paresse, on se laisse aller à la facilité (Le mot précis se dérobe ? Un remplaçant fourre-tout fera l'affaire !) donnant ainsi raison à ces statistiques désolantes, rappelées par Bertrand Périer : Sur les 60000 mots de la langue française, nous en connaissons environ 5000 chacun et en utilisons seulement 1000 à 2000 par jour !

Erreur. La quête du mot le plus juste devrait être permanente. Car« notre vocabulaire révèle notre rapport au monde tout autant qu'il le façonne. »

Dans cet ouvrage, Bertrand Périer sélectionne 6 thèmes et aborde, pour chacun d'eux, autant la richesse de leur jargon que l'importance de l'art oratoire dans ces matières. Par le biais d'anecdotes ou de définitions personnalisées, il met en exergue l'importance des mots que l'on choisit pour exprimer une idée.

Il rappelle également qu'une foule de vocable est à notre disposition et que, dans n'importe quelle matière, nous en avons besoin pour être justes, nous comprendre vraiment, mieux convaincre. Pour chaque sujet donné, on découvre un vocabulaire démesurément riche qui ouvre de belles perspectives. Ces 6 sujets pouvant toucher un peu tout le monde, chacun peut se targuer de connaître une partie des termes utilisés sans pour autant que ce soit artificiel ou snob. Il est au contraire indispensable de savoir nommer les choses, pour être capable de (mieux) les appréhender.

Ainsi Bertrand Périer nous raconte, pêle-mêle : les plaidoiries de l'avocat (c'est son métier) et l'importance de la maîtrise des termes juridiques, les mots politiques et l'art de faire campagne, l'influence les prêches et les mots liturgiques, le jargon du sport et les tirades des commentateurs sportifs, l'art du sommelier décrivant le terroir des vins et celui des serveurs décryptant les menus des restaurants ; il lie mots et musique ; il met enfin son talent au service des mots d'amour avec, j'ai trouvé, une certaine maestria.

Bien sûr, le lecteur se sentira plus ou moins intéressé et touché par les propos selon ses affinités avec le thème traité (j'avoue avoir lu en diagonale la partie musicale, que je préfère écouter). Mais les épisodes sont assez courts pour ne pas lasser.

Pour couronner le tout, à la fin de chaque thème, vous trouverez des idées pour jouer en famille ou entre amis avec les mots appartenant au thème :
. Après les anecdotes juridiques, il nous invite à organiser en groupe le faux procès du menu de la soirée, ou de la maladresse d'untel, etc…
. Après avoir parlé de religion, il suggère une petite introspection en notant nos propres 10 commandements, ceux que l'on voudrait appliquer au quotidien.
. Pour le jeu politique, il nous demande d'écrire notre propre discours sur un thème qui nous tient à coeur, et propose de le soumettre à un générateur de nuage sur internet, afin de constater quels mots ressortent le plus de notre discours ! Etc…

Et si vous êtes amoureux des mots et avez soif d'en acquérir toujours de nouveaux, l'auteur vous invite encore à un acte qui peut sembler désuet mais non dénué d'intérêt : « rendre visite au plus beau mot de la langue française : le mot « dictionnaire », car il contient tous les autres ! »

Un ouvrage qui se lit comme une conversation avec l'auteur - et par ces temps d'enfermement, une petite discussion sur tout et rien, sur les choses de la vie, c'est divertissant ! Merci babounette pour cette lecture !
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Mimimelie
  04 février 2020
« Sur le bout de la langue » ! Ce titre me laissait imaginer tout autre chose… pourquoi ou en quelle circonstance par exemple tel ou tel mot nous échappe, nos relations avec les mots, et pourquoi pas avec les maux qu'ils désignent…
Et bien non, rien de tout ça. Par contre, j'ai découvert un auteur passionné des mots et curieux, sinon gourmand, de tout et profondément humain.
En effet, il n'est guère question du plaisir de trouver le mot juste comme l'annonce le titre, mais plutôt d'un tour d'horizon du vocabulaire dans une dizaine de domaines, la justice (le sien), la musique, le sport, la cuisine, la politique, la religion, …. et de disserter autour de ces sujets et des mots ou expressions.
Mais j'aimerais dire que j'ai ressenti quelque chose de très particulier avec cette lecture, non seulement je ne l'ai pas quittée de tout un après-midi sauf pour alimenter, presque à regret, mon feu de cheminée, mais j'avais l'impression que l'auteur était comme un ami qui me faisait la conversation et se confiait sur ses expériences autour des mots, ses ressentis qu'il voulait partager, avec gentillesse et générosité. Un vrai plaisir.
Alors, bien sûr, certains pourront estimer, peut-être avec raison, d'ailleurs (j'en étais de prime abord), que ce livre ne tient pas ses promesses d'épate linguistico machin, réservées aux connaisseurs ou avertis, et bien pour ma part je m'en suis finalement réjouie, il y en a beaucoup d'autres magnifiques sur ce terrain, dont par exemples Alain Rey ou Henriette Walter pour ne citer qu'eux, mais j'ai apprécié cette approche différente, faite de chair et de vécu qui est la sienne.
Pour finir j'y ai aussi beaucoup appris et enrichi mon cahier de « trouvailles au cours de mes lectures ». Comme la "foi du Palais", "l'erreur du menuisier", "radio prison" et bien d'autres curiosités.
Par exemple, j'ai fait la connaissance du mot « agélaste » dont j'ignorais totalement l'existence, et qui pourtant aurait pu tout à fait m'être utile pour exprimer ce que je ressentais envers certaines personnes ; voici ce qu'en dit Wikipedia, (je me permets cette longue citation, car j'ai trouvé cela très intéressant) :
« Pas la peine de vous ruer sur vos dictionnaires, vous ne trouverez pas ce mot. Ou plutôt, vous ne le trouverez plus, écarté des Larousse et autre Robert depuis fort longtemps au profit de termes jugés plus modernes.
Bien que faisant partie intégrante du vocabulaire français, ce mot est à l'origine un néologisme attribué à François Rabelais, auteur du XVIe siècle et père littéraire, notamment, de Gargantua et Pantagruel. Partisan du rire et des bons mots, l'écrivain avait une aversion totale envers les agélastes. Agélaste, formé du privatif grec « a » et « gélos », rire, toujours à la grecque lui aussi, comme les champignons. Vous l'avez compris, un agélaste est un être totalement dépourvu d'humour qui, de surcroit, ne sait pas rire. L'archétype ultime de l'agélaste c'est bien évidemment le personnage incarné par Buster Keaton dans ses nombreux courts métrages.
Mais des agélastes, il en existe bien d'autres. Staline et Margareth Thatcher n'avaient pas vraiment la réputation d'aller faire tourner les serviettes le samedi soir chez Michou. Isaac Newton, célèbre pour sa théorie de la gravitation universelle, avait lui aussi la réputation d'être un pisse-froid. Ignace de Loyola, jésuite forcené du XVIe siècle, n'était pas non plus très enclin à la gaudriole.
Le personnage fétiche de Tex Avery n'est pas franchement un joyeux drille. Même s'il répète à l'envi qu'il est heureux (You know what ? I'm happy !), le faciès de Droopy ne montre jamais l'ombre d'un rictus.
Plus proches de nous dans le temps, et là ce sont des considérations purement personnelles, je trouve que Vladimir Poutine et Alain Delon peuvent aisément faire partie du club. »
En résumé, une lecture que je conseille pour s'instruire avec humour, sans prise de tête, au coin du feu en compagnie d'une personne chaleureuse qui a du panache mais qui ne se hausse pas du col, ça change et ça repose.
Bon, peut-être que j'aurais dû tourner sept fois ma langue dans ma bouche avant de livrer ce que j'en avais sur le bout, mais bon …
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les_lectures_de_sofy
  22 septembre 2019
Tout d'abord j'ai été un peu surprise à la lecture de cet ouvrage. Je pensais que l'auteur allait nous parler de ces mots qui nous manquent, de ces mots révélateurs, de lapsus… et en fait pas du tout. Une fois que l'on a compris que l''on était face à un ouvrage où l'auteur nous faisait voyager dans son propre monde, c'est une lecture vraiment agréable.
Il n'y a pas de barrière sociale. Tout du moins au niveau de la langue car l'auteur nous parle de sa vie et ce n'est pas celle de tout un chacun. En effet, il nous fait voyager à l'opéra, dans les restaurants gastronomiques, ou dans les tribunaux puisque c'est un avocat à la base.
Il nous raconte sa vie, nous donne son avis sur divers thèmes. Il nous donne ainsi à lire de beaux mots, des mots incongrus, oniriques, enchanteurs.
C'est tout à fait subjectif mais c'est une lecture plaisante qui donne envie de connaitre les autres ouvrages de l'auteur. En plus, j'ai découvert qu'il existait une cinquième saveur : après le sucré, le salé, l'aigre et l'amer, il y a l'umami… Je n'en dis pas plus. A vous d'aller découvrir à quoi cela correspond.
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
LaBiblidOneeLaBiblidOnee   15 avril 2020
Draguer.
Je déteste ce mot. Il sent le bar miteux, la soirée pathétique, l'eau de Cologne frelatée, l'insistance poussive, les poncifs éculés, les formules toutes faites, la lourdeur lubrique du noctambule éconduit, le pervers au regard torve qui reluque au bal des pompiers. La drague, c'est la séduction au rabais, la cour low cost, celle du "tout pour le tout", du "sur un malentendu ça peut marcher" (...).
Tout est dans le terme, d'ailleurs : "drague (n.f.) : engin de terrassement destiné à enlever, du fond d'un cours d'eau ou du fond de la mer, du sable, du gravier ou de la vase." Ce n'est pas un flyer sur le consentement qu'il faudrait distribuer à l'entrée des boîtes de nuit, c'est le Larousse !
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   04 octobre 2019
On dit parfois que le vocabulaire de nos contemporains s'amenuise. La langue française comporte environ 60 000mots, mais nous n'en connaissons en moyenne que 5 000 et n'en utilisons guère plus de 1 000 à 2 000 par jour [...]. Comme il y a des langues mortes, il y a malheureusement des mots morts. Mais je ne puis me résoudre à l'idée que les encyclopédies deviennent des nécrologies, des musées ou des cimetières de mots dont on garderait pieusement le souvenir après les avoir laissés dépérir faute de les avoir employés.
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LaBiblidOneeLaBiblidOnee   16 avril 2020
Possession
Le langage amoureux utilise beaucoup de termes liés à la possession : "je t'ai dans la peau", "je suis possédé", "tu es à moi". Certains, hélas, prenne cela pour argent comptant et considèrent que la relation est une véritable détention. Comment tant de couples ont-ils pu choisir comme emblème de leur amour un cadenas, qui défigure autant les villes qu'il dénature les sentiments ?
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LaBiblidOneeLaBiblidOnee   13 avril 2020
Ce fameux mot juste, celui dont on sait confusément qu'il existe, mais qui ne vient pas instinctivement, celui qui se fait désirer mais qui seul exprime véritablement l'idée qui nous transporte ou le sentiment qui nous anime. Le mot précis, idoine, qui pourtant se dérobe, celui que l'on a tant de fois eu "sur le bout de la langue".
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LaBiblidOneeLaBiblidOnee   16 avril 2020
Les mots - les mots écrits, bien sûr, mais aussi et surtout ces maudits mots dits - peuvent changer une vie (…). Mieux trouver les mots pour mieux dire ses sentiments, ses engagements, ses émotions, ses passions, ses désirs, ses espoirs, c’est avoir une vie plus riche, plus épanouie, plus heureuse.
Une façon, en somme, d’avoir les mots non plus sur le bout de la langue, mais sur le bout du coeur.
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