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Johan-Frédérik Hel-Guedj (Traducteur)
EAN : 9782264042941
416 pages
Éditeur : 10-18 (27/07/2007)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 52 notes)
Résumé :
À trente-huit ans, un beau matin, Eddie se retrouve sur un quai de gare avec trois dollars en poche. Et rien d’autre… Pourtant, pense-t-il, il a fait tout ce qu’il fallait. Il a suivi de bonnes études, il a épousé une femme intelligente et sensible, pris un emploi passionnant, contracté un crédit raisonnable pour acheter un pavillon où loger sa famille...

Alors comment en est-il arrivé là ? Tout a commencé, se souvient-il, ce jour de ses huit ans, où... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  06 mars 2020
Enfant, Eddie Harnovey a été séparé de sa meilleure amie Amanda Claremont car, issu de la classe moyenne, il ne correspondait pas aux critères de sélection de madame Claremont. Malgré cette déconvenue, Eddie a continué son bonhomme de chemin. Il a fait des études, est devenu ingénieur chimiste, comme le père d'Amanda, est tombé amoureux de Tanya, l'a épousée, lui a fait une merveilleuse petite fille et a emprunté pour acheté un pavillon en banlieue de Melbourne. Mais si tout cela ressemble au bonheur, ce n'est pas tout à fait le cas. Les fins de mois sont difficiles pour le jeune couple qui peine à joindre les deux bouts. Tanya prépare son doctorat tout en donnant des cours à la fac, Eddie travaille pour le Ministère de l'environnement, leurs deux salaires sont tout juste suffisants pour assurer le quotidien et rembourser leur crédit immobilier, véritable épée de Damoclès sur leurs têtes obnubilées par la possible perte de la maison au moindre défaut de paiement. Et puis un jour, la corde raide lache. Tanya perd son travail, Eddie remet un rapport qui ne convient pas à ses supérieurs, insiste et se fait licencier. Incapable d'en parler à sa femme, effondré quand il s'aperçoit que le cabinet en recrutement qu'il a choisi est dirigé par Amanda, Eddie perd pied. Il a trente-huit ans, trois dollars en poche et risque de tout perdre.
A travers le destin de son héros, Elliot Perlmann raconte l'Australie des années 90 et son entrée fracassante dans le néo-libéralisme. Fracassante pour la classe moyenne qui a vu tous ses rêves s'effondrer, enfouis sous la mondialisation, la réforme des retraites, les réductions budgétaires, le capitalisme débridé, etc.
Si le livre dans son ensemble souffre de quelques longueurs, il n'en est pas moins le terrible constat d'une situation, ici australienne, mais qu'on peut étendre à l'ensemble des pays dits riches. C'est le Capital qui dirige les états. L'argent décide de tout et passe par-dessus toute autre considération, qu'ils s'agissent des acquis sociaux sans cesse remis en cause, de l'enseignement, des soins ou de l'écologie. Et corollaire de cette société sans âme : la montée en puissance des partis d'extrême-droite.
''...la superficialité intellectuelle et la vacuité morale sont sorties ensemble bras dessus, bras dessous, dans la nuit épaisse de la déraison, ont dansé joue contre joue et engendré vite fait une portée de rejetons grotesques que leur incapacité à douter a autorisés à évacuer les préoccupations des gens bien...''
Voilà résumées par l'auteur, les circonstances de la déchéance d'une famille sans histoires issue de la classe moyenne et qui se bat tous les jours pour s'y maintenir. Des mots qui trouvent un troublant écho dans la France de 2020... A méditer.
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Bellonzo
  29 décembre 2013
Excellente découverte océanienne,le premier roman d'Elliot Perlman (1998),chichement dénommé Trois dollars.Long de 400 pages ce livre nous fait vivre la jeunesse d'Eddie,ingénieur chimiste,son mariage avec Tanya et sa paternité,ainsi que ses difficultés professionnelles dans la jungle libérale australienne.Ce livre est assez dense et pour tout dire m'a fait osciller entre un enthousiasme débordant et quelques moments un peu plus difficiles pour moi,ceux qui font la part belle à l'économie,pour laquelle j'ai peu d'accroche.Mais au bout du compte c'est un livre marquant et très personnel où l'Australie apparaît à mille lieues des vieilles lunes habituelles. Melbourne n'y est guère le paradis annoncé et malgré leur haut niveau d'études le couple Eddie et Tanya peine au bonheur annoncé.
Chargé d'une enquête sur les dégâts environnementaux d'un groupe dont le patron lui a jadis interdit de jouer avec sa fille,ils avaient huit ans,Eddie voit sa situation financière s'effilocher,sa femme déprimer,sa vie tout entière se neutraliser,cela par une suite de coincidences,de hasards malheureux et de rancunes tenaces.Ses liens avec ses parents sont eux aussi très distendus,les dimensions de ce pays continent ne facilitant pas les relations familiales.Sur un ton qui n'exclut pas l'humour Elliot Perlman nous assène la trajectoire,rude et concrète,qui va de la City de Melbourne aux foyers de SDF avec leur lot de violence hélas universelle.Ou comment un cadre brillant et instruit finit avec trois dollars adossé à un distributeur de billets parce que cet appareil est à l'abri et qu'il distille un soupçon de chaleur.Pourtant Eddie et Tanya s'aiment et ils aiment Abby leur fille.Mais c'est si difficile parfois de vivre.
Fouinant un peu je découvre que ce livre a été adapté au cinéma et bien accueilli en Australie.Il semble qu'il soit resté là-bas.Dommage probablement.Toujours est-il que je recommande cette lecture,attachante,troublante et qui rend plutôt humble.Et puis il y a Amanda,Amanda qu'Eddie retrouve tous les neuf ans et demi...
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kalimera
  26 février 2015
Bien.
Une fois n'est pas coutume, je vais vous faire partager un de mes rares déconvenues livresque.
"Trois dollars" a une quatrième de couverture alléchante et trompeuse, en tout cas je me suis laissée piéger.
Résultat: votre kali si pleine d'enthousiasme pour TOUTES ses lectures est complètement déboussolée.
Il parait que ce roman est un best seller en Australie, au point d'avoir été adapté au cinéma (cherchez pas, il n'est pas sorti ailleurs que là-bas)
Je pense qu'un truc primordial m'a échappé lorsque le livre m'est tombé des mains trois soirs de suite et que je me suis réveillée en ronflottant, la bave coulant côté droit (pourtant ma sensibilité politique est plutôt côté gauche.)
Rien à faire !
Dés que je commençais un nouveau chapitre, toujours la même chose, aucune envie de continuer à lire les aventures insipides d'un personnage inintéressant, mon cerveau se déconnectait de lui-même.
Pourtant l'auteur a tout essayé, même émailler toutes les 20 pages de son texte de références rock'n rollesque des années 80.
Et il parait que c'est aussi un magnifique hymne à l'amour...
ça aussi je l'ai raté.
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Fantasio
  12 mars 2011
À lire le texte de quatrième de couverture, on pourrait imaginer que ce livre est un agréable petit divertissement léger, un livre humoristique.
En fait, si l'humour typiquement anglo-saxon est bien présent, ce livre est surtout une occasion pour l'auteur d'aborder de réels problèmes et de se poser des questions pertinentes sur l'économie, la mondialisation, la vieillesse et la finalité de la vie.
Questions dont les réponses ne sont pas toutes données d'ailleurs. TROIS DOLLARS est un roman au désespoir tranquille dont le pessimisme apparaît vite sous une apparence souriante tout à fait trompeuse.
On assiste au délitement de la vie d'un couple, broyé petit à petit par la logique néo-libérale qui, sans état d'âme brise la carrière et la vie d'Eddie et de sa femme. C'est cette descente, cette défaite devant la société qui nous est narrée tout en finesse avec une touche d'ironie qui tempère la détresse du héros. On peut trouver une curieuse mais très parlante analogie entre la vie professionnelle du héros qui s'écroule alors que parallèlement les carreaux de sa douche se descellent.
CITATION : ... »Qui-a-t-il dans l'écoulement du temps qui rend le présent pire que le passé ?... »
J'ai beaucoup apprécié la lecture de cet excellent roman très sensible et d'une grande sagacité malgré le final peu crédible qui rétablit l'espoir au dépend de la logique.


Lien : http://lefantasio.fr
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Nikoz
  18 janvier 2019
Un roman touchant... avec une certain e étrangeté et un indéfinissable sentiment de décalage.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
MoumouneMoumoune   12 mars 2015
Lorsque on a aimé ses parents,lorsqu'on a pu parlé avec eux, ce qu'on demande réellement à la vie, c'est quelqu'un à qui parler une fois que nos parents sont morts. C'est le but inexprimable que vous avez au fond de la tête quand vous choisissez un partenaire, tout au moins celui de votre premier mariage. On pourrait croire que l'on recherche tout autre chose, des passions, des valeurs, des objectifs en commun,un mémoire partagée,une entente sexuelle, les mêmes gouts. Mais tout cela, si vous avez eu la chance d'avoir été un enfant aimé, n'est qu'un écran de fumée que vous déployez pour mieux ramper dans les tranchées de votre vie,un écran de fumée destiné à cacher votre besoin de trouver une personne, rien qu'une, à qui vous pourrez parler après la disparition de vos parents, la personne à qui vous pourrez convier que votre contrat de travail n'a pas été renouvelé.;;;;;
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laurannslauranns   23 novembre 2016
Il en est des amoureux comme des élections dans le corps politique, le challenger promet toujours tout ce que le détenteur en titre n'a pas su mener à bien.
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FantasioFantasio   12 mars 2011
Qui-a-t-il dans l'écoulement du temps qui rend le présent pire que le passé ?
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NikozNikoz   18 janvier 2019
Personne n'avait jamais découpé une aubergine en tranches aussi fines...
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Videos de Elliot Perlman (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Elliot Perlman
Bande annonce de la série Seven Types of Ambiguity (2017), adaptation du roman d'Elliot Perlman, publié en français sous le titre Ambiguïtés.
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