AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2020050749
Éditeur : Seuil (01/02/1979)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 80 notes)
Résumé :
Méprisés pendant des siècles, encensés par les Romantiques, ces mille ans d'histoire ont presque toujours été recouverts de la crasse de l'ignorance. Godiche ne vient-il pas de gothique ? Féodal ne désigne-t-il pas l'obscurantisme le plus indécrottable ? Moyenâgeux les vieilleries poussiéreuses ?

Grâce à ce livre décapant, mille ans d'histoire émergent enfin - le Moyen Age est mort, vive le Moyen Age !

"Régine Pernoud, à la lumière de... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Xian_Moriarty
  16 novembre 2014
Ah, le Moyen Âge, cette époque obscure peuplée d'illettrés ! Stop !!
C'est bien ici ce que tient à nous dire Régine Pernoud.
Parce que oui, même encore maintenant, bien que ce livre date de 1977, le Moyen Âge souffre d'une très mauvaise image, image encore plus dégradée par la TV et le cinéma. Mais cette période longue de 1000 ans n'a pas été uniforme et surtout, ce n'est pas cette période horrible.
En 150 pages, l'auteure revient sur les aspects négatifs dont souffre le Moyen Âge et démonte, point par point, ces préjugés institués depuis l'école. Art, philo, etc.Au passage, Pernoud tape sur la Renaissance.
Il y a un chapitre que j'ai beaucoup aimé : celui sur les femmes. En 20 pages, l'auteure vous démonte cette affirmation que le Moyen Âge est misogyne ! (enfin sauf pendant une courte période). Comme je l'ai dit plus haut, le Moyen Âge, c'est 1000 ans ! Et vous en conviendrez : nous vivons et pensons exactement comme en… 1014 !
Ce livre se lit cependant avec un regard critique, il date de 1977 ! Il a presque 40 ans ! Ceci dit, les propos ne sont pas tous obsolètes.
Cet ouvrage a aussi peut-être un défaut : il ne me semble pas forcément facile d'accès.
Régine Pernoud mélange très bien anecdote personnelle, fait historique, argument pour la valorisation du Moyen Âge. En 150 pages, elle démontre très bien son propos et se permet même d'avoir un regard critique sur l'enseignement de cette période historique.
Un classique qui mérite d'être lu, surtout pour le chapitre sur la place de la femme dans la société. Il remet les choses en place et rétablit une vérité souvent évincer par certains médias et même l'enseignement.
PS : le livre se trouve très facilement en occasion.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Laureneb
  22 décembre 2018
Une oeuvre que j'ai lue un peu par hasard, mais avec plaisir.Régine Pernoud veut ici montrer que le Moyen-Âge est un très mauvais concept, puisqu'on ne peut résumer et réduire 1000ans d'histoire humaine dans une seule période, sous un nom qui est lui-même un jugement de valeur dépréciatif, les âges obscurs sans loi ni raison.
L'histoire scolaire nous donne une vision fausse du Moyen-Âge, entre bûchers de l'Inquisition, chevaliers pilleurs, Etat incapable, art qui n'existe pas... Les piques de l'auteure sur certains de ses collègues historiens sont d'ailleurs assez savoureuses, lorsqu'elle les juge incapable d'écrire l'histoire avec un travail sérieux appuyé sur des sources.
Régine Pernoud réhabilite donc sa période de prédilection dans sa diversité et ses réussites, tout en rappelant les règles d'écriture de l'histoire : objectivité, appui sur les sources.
Commenter  J’apprécie          60
CharlesEdouard
  25 février 2018
Super ce livre qui développe les preuves que le Moyen Age, n'était pas une époque si sombre, bien au contraire!
Je discutait avec un ami qui me certifié que l'époque du Moyen âge était très sombre, je lui avait mentionné le livre de Regine Pernoud "en finir avec le Moyen Age" que je n'avais pas encore lu, et c'est chose faite.
Pourquoi continuer à descendre cette époque dans les cours d'histoire en France?
Mentionne t'on l'apparition des université? La philosophie de Thomas d'Aquin, les peintures de Giotto, la poésie de Dante et de Chaucer, les récits de Marco Polo et l'architecture des grandes cathédrales gothiques, l'arrivée des hospices pour les malades, les pauvres.
Certes il y a eu la Peste, les Croisades, l'inquisition, mais intellectuellement le Moyen âge à apporté beaucoup de choses.
Ouvrage à découvrir afin de ne pas rester conforme à ce que l'on a pu apprendre à l'école (selon les programmes de nos générations).
Commenter  J’apprécie          40
Henri-l-oiseleur
  16 octobre 2015
Voilà un essai stimulant, déjà ancien mais ayant gardé toute sa fraicheur et son actualité. L'auteur y exécute, chapitre par chapitre, toutes les idées reçues qui traînent dans nos discours, surtout ceux des progressistes, et dans les fantasmes de l'école républicaine, pour dévaloriser le Moyen-Age au profit de l'époque actuelle, qui doit en sortir grandie. Un bon livre de décryptage de l'idéologie dans le discours historien.
Commenter  J’apprécie          70
Ziliz
  02 juin 2011
Un essai brillant et simple d'accès qui bouleverse bien des idées reçues sur ce qu'on a appris (et apprend encore) à l'école sur le Moyen-Age. Edifiant, instructif et de surcroît très plaisant à lire.
Commenter  J’apprécie          70
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
FemiFemi   03 février 2012
Le médiéviste, s'il s'est mis en tête de composer un sottisier sur le sujet, se trouve comblé par la vie quotidienne. Pas de jour où il n'entende quelque réflexion dans le genre "Nous ne sommes plus au Moyen Age" ou "C'est un retour au Moyen Age" (...) Le Moyen Age fournit, à tous ceux pour lesquels l'Histoire n'est qu'un prétexte, un terrain de choix: une période que le grand public ignore, avec quelques noms qui émergent, Charlemagne, la Chanson de Roland, les troubadours(...) Tel est à peu près le bagage moyen. Si l'on souhaite le corser, on y ajoute le secret des Templiers et le trésor des cathares, ou inversement le secret des cathares et le trésor des Templiers.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
JcequejelisJcequejelis   22 juin 2012
En 1350, l'homme, en Europe, vient d'être secoué par le plus violent cataclysme qu'il ait connu : la peste bubonique ou peste noire qui apparut, on le sait, en 1347-1348 et n'a pas touché moins d'un homme sur trois. Encore l'estimation demeure-t-elle au-dessous de la vérité partout où l'on a pu faire état de chiffres précis. Il suffit de rappeler qu'à Marseille par exemple les couvents de frères prêcheurs et de frères mineurs ont été entièrement dépeuplés, que
Certains villages de la campagne ont été totalement rayés de la carte.

450 - [Points Histoire n°38, p. 136]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
AdrasteAdraste   29 septembre 2017
En négligeant la formation du sens historique, en oubliant que l'Histoire est la Mémoire des peuples, l'enseignement forme des amnésiques. On reproche parfois de nos jours aux écoles, aux universités, de former des irresponsables, en privilégiant l'intellect au détriment de la sensibilité et du caractère. Mais il est grave aussi de faire des amnésiques. Pas plus que l'irresponsable, l'amnésique n'est une personne à part entière; ni l'un ni l'autre ne jouissent de ce plein exercice de leurs facultés qui seul permet à l'homme, sans danger pour lui-même et pour ses semblables, une vraie liberté.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          22
AdrasteAdraste   29 septembre 2017
L'étude de l'histoire permet, enfin, de situer exactement la notion de progrès. On se fait généralement du progrès une idée fort élémentaire. Comme l'écrit Lewis Mumford, on est porté à penser que, si les rues de nos villes étaient sales au XIXe siècle, elles devaient avoir été six cent fois plus sales six cent ans auparavant. Combien d'étudiants croient de bonne foi que ce qui s'est passé au XIXe siècle, par exemple le travail des enfants dans les usines, avait toujours existé et que seuls la lutte des classes et le syndicalisme à la fin du XIXe siècle ont débarrassé l'humanité de cette tare! Combien de militantes de mouvements féministes pensent de bonne foi que la femme a toujours été confinée dans un gynécée au moins moral, et que seuls les progrès de notre XXe siècle lui ont accordé quelque liberté d'expression, de travail, de vie personnelle! Pour l'historien le progrès général ne fais pas de doute : mais non moins le fait qu'il ne s'agit jamais de progrès continu, uniforme, déterminé. Que l'humanité avance sur certains points, recule sur d'autres, et cela d'autant plus aisément que tel élan qui fait l'effet d'un progrès à un moment donné fera, par la suite, l'effet d'une régression. Au XVIe siècle, on n'a nullement douté que l'humanité ne fût en progrès, et notamment du point de vue économique; fort peu de gens ont pris conscience de ce que, comme le clamaient Las Casas et quelques autres frères dominicains du Nouveau Monde, ce progrès économique se faisait en rétablissant l'esclavage par un gigantesque mouvement de réaction et que, par conséquent, un pas en avant ici peut se payer d'un recul ailleurs. L'humanité progresse indiscutablement, mais pas uniformément ni partout.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          01
CharlesEdouardCharlesEdouard   26 septembre 2018
Il n'y a pas si longtemps une émission de télévision rapportait comme historique le mot fameux : "Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens", lors du massacre de Béziers en 1209. Or il y a plus de cent ans (c'était exactement en 1866) qu'un érudit avait démontré, d'ailleurs sans aucune peine, que le mot ne pouvait pas avoir été prononcé puisqu'on ne le trouve dans aucune
des sources historiques de l'époque, mais seulement dans le Livre des Miracles, Dialogus Miraculorum,
dont le titre dit suffisamment ce qu'il veut dire, composé quelque soixante ans après les événements, par le moine allemand Césaire de Heisterbach, auteur pourvu d'une imagination ardente et fort peu soucieux d'authenticité historique. Depuis 1866, aucun historien, inutile de le dire, n'a repris à son compte le fameux "Tuez-les tous"; mais les écrivains d'histoire, eux, l'utilisent encore et cela
suffit à prouver combien les acquisitions scientifiques en la matière sont lentes à pénétrer dans le domaine public.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Régine Pernoud (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Régine Pernoud
Introducing Régine Pernoud : her life and career.
>Histoire : généralités>Histoire générale du monde>De 500 à 1450. Histoire médiévale (40)
autres livres classés : histoire médiévaleVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1499 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre