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EAN : 9782020050746
158 pages
Éditeur : Seuil (01/02/1979)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 95 notes)
Résumé :
Méprisés pendant des siècles, encensés par les Romantiques, ces mille ans d'histoire ont presque toujours été recouverts de la crasse de l'ignorance. Godiche ne vient-il pas de gothique ? Féodal ne désigne-t-il pas l'obscurantisme le plus indécrottable ? Moyenâgeux les vieilleries poussiéreuses ?

Grâce à ce livre décapant, mille ans d'histoire émergent enfin - le Moyen Age est mort, vive le Moyen Age !

"Régine Pernoud, à la lumière de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
mjaubrycoin
  05 décembre 2019
On peut dire ce que l'on veut de Régine Pernoud et critiquer tant et plus ses livres en se parant de toute sa dignité d'universitaire, il n'en demeure pas moins que ses ouvrages sur le Moyen Age écrits dans une langue simple pour être accessibles au plus grand nombre, ont contribué à réhabiliter une période de l'histoire mal connue et souvent méprisée.
Certes cet essai publié au milieu des années 1970 a un peu vieilli parce que la recherche a évolué et les historiens ont fini par s'intéresser à ce vaste pan de notre histoire qui couvre quand même plus de mille ans .
En déconstruisant les stéréotypes, l'auteur amène à s'interroger sur la notion de progrès, sur la hiérarchie des valeurs et sur la place des hommes (et des femmes !) dans la société. Et il apparait que les "ages obscurs" sont parfois plus près des idéaux inscrits au fronton de nos monuments républicains qu'on pourrait le croire au premier abord. La fraternité n'était pas un vain mot dans une société christianisée solidaire et la dignité de l'homme était reconnue à travers la personnalisation des rapports dans un système féodal.
C'est intelligent, ironique, très facile à lire...et fort bien documenté.
J'ai particulièrement apprécié le découpage de la période que Regine Pernoud effectue pour mieux faire comprendre l'évolution des institutions entre la période franque des royaumes éclatés, à l'empire carolingien, puis à l'époque féodale pour terminer par la noirceur du 14ème siècle qui a connu la guerre dite de 100 ans mais surtout la grande épidémie de peste qui a décimé la population ayant résisté à la grande famine du début du siècle.
C'est ce cadre particulièrement tragique mais nullement représentatif de tout le Moyen Age, qui est souvent choisi par les romanciers épris de noirceur ...Et voilà qui contribue à véhiculer des informations biaisées sur notre passé.
Pour tous ceux qui souhaitent aborder le Moyen Age d'une façon générale et sans à-priori, ce court essai est un bon portail pour susciter l'envie d'en savoir plus et d'aller rechercher chez Favier et LeGoff un complément historique judicieux.
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Xian_Moriarty
  16 novembre 2014
Ah, le Moyen Âge, cette époque obscure peuplée d'illettrés ! Stop !!
C'est bien ici ce que tient à nous dire Régine Pernoud.
Parce que oui, même encore maintenant, bien que ce livre date de 1977, le Moyen Âge souffre d'une très mauvaise image, image encore plus dégradée par la TV et le cinéma. Mais cette période longue de 1000 ans n'a pas été uniforme et surtout, ce n'est pas cette période horrible.
En 150 pages, l'auteure revient sur les aspects négatifs dont souffre le Moyen Âge et démonte, point par point, ces préjugés institués depuis l'école. Art, philo, etc.Au passage, Pernoud tape sur la Renaissance.
Il y a un chapitre que j'ai beaucoup aimé : celui sur les femmes. En 20 pages, l'auteure vous démonte cette affirmation que le Moyen Âge est misogyne ! (enfin sauf pendant une courte période). Comme je l'ai dit plus haut, le Moyen Âge, c'est 1000 ans ! Et vous en conviendrez : nous vivons et pensons exactement comme en… 1014 !
Ce livre se lit cependant avec un regard critique, il date de 1977 ! Il a presque 40 ans ! Ceci dit, les propos ne sont pas tous obsolètes.
Cet ouvrage a aussi peut-être un défaut : il ne me semble pas forcément facile d'accès.
Régine Pernoud mélange très bien anecdote personnelle, fait historique, argument pour la valorisation du Moyen Âge. En 150 pages, elle démontre très bien son propos et se permet même d'avoir un regard critique sur l'enseignement de cette période historique.
Un classique qui mérite d'être lu, surtout pour le chapitre sur la place de la femme dans la société. Il remet les choses en place et rétablit une vérité souvent évincer par certains médias et même l'enseignement.
PS : le livre se trouve très facilement en occasion.
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IdeesLivresMandarine
  01 mai 2019
C'est le deuxième livre de Régine Pernoud que je lis et je suis encore une fois enchantée par ma lecture.
J'ai commencé par Aliénor d'Aquitaine qui a été une très bonne lecture mais je dois dire assez facile peut-être parce que je commence à connaître le sujet. En revanche, l'essai « Pour en finir avec le Moyen-âge » m'a demandé quelques efforts car ce petit livre de moins de 200 pages est plus complexe qu'il en a l'air et il est rempli d'informations ultra intéressantes. J'aurais pu mettre deux à trois post-ils par pages tellement j'aimerai noter chaque élément historique. La aussi je mets cela sur le compte de mes connaissances limitées sur le sujet.
Cependant, à part le fait que j'ai appris énormément de choses, je dois avouer que la structure du livre est très claire. On voit très bien où l'auteur veut nous emmener et quelle va être son prochain sujet. J'avoue que j'y suis assez sensible car ce livre n'est pas un roman mais un essai.
Régine Pernoud défend le moyen-âge et en fait preuves à l'appui une formidable période de transformation, de lumière et de liberté. Les thèmes abordés sont vraiment riches et les parallèles que l'auteur réalise interpellent le lecteur et notamment avec le classicisme.
Voici quelques sujets du livre :
Nous balayerons l'art gothique et roman, la sculpture, la peinture et découvrirons la richesse et la liberté que pouvaient avoir les artistes de ce temps.
L'auteur fait un point sur l'éducation et le savoir au moyen-âge que certains pensent encore inexistant.
La littérature et la poésie du moyen-âge est comparé au classicisme qui enfermait dans des règles très strictes tout effort d'imagination.
La place de l'église avec (ou dans) l'état est également évoqué avec le rappel sur la distinction entre le pouvoir spirituel et temporel.
Le servage présente des caractéristiques intéressantes quand on le compare à l'esclavage des temps soi-disant éclairés.
Je vous avoue que sur quelques pages, j'ai eu du mal à comprendre les tenants et les aboutissants notamment celui sur le chapitre des taxes. Mais cela n'enlève rien à la multitude de choses que j'ai pu apprendre.
Et enfin, j'ai ressenti que sur certains sujets comme l'Empire romain notamment, le livre de Régine Pernoud (et c'est normal il a été écrit il y a 40 ans) est un peu décalé avec les dernières découvertes. Il en reste néanmoins encore un excellent référentiel pour qui est intéressé par le sujet.
Je conseille ce livre qui a l'avantage en plus d'être très complet et complexe d'être court et donc, la plupart d'entre nous aurons la satisfaction d'être arrivé au bout !
Lien : https://ideeslivres.jimdo.co..
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Henri-l-oiseleur
  16 octobre 2015
Voilà un essai stimulant, déjà ancien mais ayant gardé toute sa fraicheur et son actualité. L'auteur y exécute, chapitre par chapitre, toutes les idées reçues qui traînent dans nos discours, surtout ceux des progressistes, et dans les fantasmes de l'école républicaine, pour dévaloriser le Moyen-Age au profit de l'époque actuelle, qui doit en sortir grandie. Un bon livre de décryptage de l'idéologie dans le discours historien.
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Laureneb
  22 décembre 2018
Une oeuvre que j'ai lue un peu par hasard, mais avec plaisir.Régine Pernoud veut ici montrer que le Moyen-Âge est un très mauvais concept, puisqu'on ne peut résumer et réduire 1000ans d'histoire humaine dans une seule période, sous un nom qui est lui-même un jugement de valeur dépréciatif, les âges obscurs sans loi ni raison.
L'histoire scolaire nous donne une vision fausse du Moyen-Âge, entre bûchers de l'Inquisition, chevaliers pilleurs, Etat incapable, art qui n'existe pas... Les piques de l'auteure sur certains de ses collègues historiens sont d'ailleurs assez savoureuses, lorsqu'elle les juge incapable d'écrire l'histoire avec un travail sérieux appuyé sur des sources.
Régine Pernoud réhabilite donc sa période de prédilection dans sa diversité et ses réussites, tout en rappelant les règles d'écriture de l'histoire : objectivité, appui sur les sources.
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
FemiFemi   03 février 2012
Le médiéviste, s'il s'est mis en tête de composer un sottisier sur le sujet, se trouve comblé par la vie quotidienne. Pas de jour où il n'entende quelque réflexion dans le genre "Nous ne sommes plus au Moyen Age" ou "C'est un retour au Moyen Age" (...) Le Moyen Age fournit, à tous ceux pour lesquels l'Histoire n'est qu'un prétexte, un terrain de choix: une période que le grand public ignore, avec quelques noms qui émergent, Charlemagne, la Chanson de Roland, les troubadours(...) Tel est à peu près le bagage moyen. Si l'on souhaite le corser, on y ajoute le secret des Templiers et le trésor des cathares, ou inversement le secret des cathares et le trésor des Templiers.
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JcequejelisJcequejelis   22 juin 2012
En 1350, l'homme, en Europe, vient d'être secoué par le plus violent cataclysme qu'il ait connu : la peste bubonique ou peste noire qui apparut, on le sait, en 1347-1348 et n'a pas touché moins d'un homme sur trois. Encore l'estimation demeure-t-elle au-dessous de la vérité partout où l'on a pu faire état de chiffres précis. Il suffit de rappeler qu'à Marseille par exemple les couvents de frères prêcheurs et de frères mineurs ont été entièrement dépeuplés, que
Certains villages de la campagne ont été totalement rayés de la carte.

450 - [Points Histoire n°38, p. 136]
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AdrasteAdraste   29 septembre 2017
L'étude de l'histoire permet, enfin, de situer exactement la notion de progrès. On se fait généralement du progrès une idée fort élémentaire. Comme l'écrit Lewis Mumford, on est porté à penser que, si les rues de nos villes étaient sales au XIXe siècle, elles devaient avoir été six cent fois plus sales six cent ans auparavant. Combien d'étudiants croient de bonne foi que ce qui s'est passé au XIXe siècle, par exemple le travail des enfants dans les usines, avait toujours existé et que seuls la lutte des classes et le syndicalisme à la fin du XIXe siècle ont débarrassé l'humanité de cette tare! Combien de militantes de mouvements féministes pensent de bonne foi que la femme a toujours été confinée dans un gynécée au moins moral, et que seuls les progrès de notre XXe siècle lui ont accordé quelque liberté d'expression, de travail, de vie personnelle! Pour l'historien le progrès général ne fais pas de doute : mais non moins le fait qu'il ne s'agit jamais de progrès continu, uniforme, déterminé. Que l'humanité avance sur certains points, recule sur d'autres, et cela d'autant plus aisément que tel élan qui fait l'effet d'un progrès à un moment donné fera, par la suite, l'effet d'une régression. Au XVIe siècle, on n'a nullement douté que l'humanité ne fût en progrès, et notamment du point de vue économique; fort peu de gens ont pris conscience de ce que, comme le clamaient Las Casas et quelques autres frères dominicains du Nouveau Monde, ce progrès économique se faisait en rétablissant l'esclavage par un gigantesque mouvement de réaction et que, par conséquent, un pas en avant ici peut se payer d'un recul ailleurs. L'humanité progresse indiscutablement, mais pas uniformément ni partout.
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AdrasteAdraste   29 septembre 2017
En négligeant la formation du sens historique, en oubliant que l'Histoire est la Mémoire des peuples, l'enseignement forme des amnésiques. On reproche parfois de nos jours aux écoles, aux universités, de former des irresponsables, en privilégiant l'intellect au détriment de la sensibilité et du caractère. Mais il est grave aussi de faire des amnésiques. Pas plus que l'irresponsable, l'amnésique n'est une personne à part entière; ni l'un ni l'autre ne jouissent de ce plein exercice de leurs facultés qui seul permet à l'homme, sans danger pour lui-même et pour ses semblables, une vraie liberté.
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liberligerliberliger   20 janvier 2020
L'Histoire ne fournit pas de solution, mais elle permet - et permet seule - de poser correctement les problèmes. Or chacun sait qu'un problème correctement posé est déjà à demi résolu. [...] Pas de connaissance véritable sans recours à l'Histoire. Et c'est vrai partout où l'homme, la vie de l'homme sont en cause. Un corps vivant, on ne le connaît que par son histoire.
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