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ISBN : 2268007383
Éditeur : Les Editions du Rocher (30/11/-1)

Note moyenne : 4.29/5 (sur 12 notes)
Résumé :
« C'est un beau roman de chez nous », dit Gaston Chérau dans la préface du livre.
Corbier, jeune veuf, père de deux enfants, a embauché une servante courageuse et dévouée. Madeleine, pendant quatre ans, dirige la maison, élève les petits qui l'adorent. Elle pourrait continuer à leur servir de mère... mais une fille jolie, sans vergogne, se fait épouser par Corbier et un drame humain et âpre se déroule.

La jeune Madeleine est gagée comme domesti... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Clelie22
  16 juillet 2014
Madeleine, une jeune fille solide et travailleuse, est embauchée comme servante chez un jeune veuf, père de deux enfants en bas âge.
Avec un pitch pareil, on voit l'histoire d'amour se profiler, grosse comme un camion. Mais non. Rien de ce qu'on pourrait imaginer ne se produit car si histoire d'amour il y a, elle est entre "Nêne" et les enfants qui l'ont surnommée ainsi. C'est une histoire d'amour tragique et déchirante, racontée avec beaucoup de finesse par Ernest Pérochon. L'auteur emploie autant de sensibilité pour décrire les sentiments de ses paysans qu'en employaient habituellement ses contemporains pour décrire les amours des bourgeois.
De plus, il nous fait découvrir un coin littérairement méconnu de France, les Deux-Sèvres, avec une situation religieuse très particulière, la population étant divisée entre Protestants, Catholiques et "Dissidents", des Catholiques restés fidèles au clergé d'avant la Révolution.
Intéressant et touchant.
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Rhodopsine
  18 juillet 2012
Ernest Perochon...Des années que le livre traînait sur une étagère. Avec un nom pareil, encore un roman du terroir... Et un jour, enfin, j'ai ouvert le bouquin, dans l'intention de le "parcourir" et de l'oublier. Découverte! une histoire touchante, tellement vraie, tellement bien écrite, tellement facile à lire. Si vous le trouvez chez un bouquiniste, allez-y, c'est un roman magnifique.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Nostradamus27Nostradamus27   17 décembre 2017
Madeleine mena les enfants chez les voisins et Gédéon s’en alla prévenir les parents, les amis, les voisins, tous les dissidents. Les pleureuses arrivèrent dès huit heures. Les premières vinrent des villages proches …. Dans la soirée ce furent celles de Grand-Combe et de Foye, puis celle de Coudray qui passèrent la soirée. Le lendemain on vit entrer celles de tous les villages où il y avait une famille dissidente. Arrivées à la maison elles se jetaient à genoux, sans parole autour de celle qui dirigeait la prière. Quand une se relevait, une autre, tout de suite, prenait sa place.

Le troisième jour, ce fut l’enterrement, à Saint Ambroise, dans le cimetière des dissidents. Prières, prières. Prières en chemin entre les haies fleuries ; prières dans la chapelle sombre; prières très longues au cimetière… Il n’y avait là ni catholiques, ni protestants mais toutes les maisons dissidentes connues dans la région avaient envoyé du monde. Cette âme qui s’en allait seule, sans viatique, il fallait au moins que la prière des proches lui fit un long cortège.

(les dissidents sont les catholiques ayant refusé le Concordat)
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Nostradamus27Nostradamus27   17 décembre 2017
Ce nom remuait Madeleine comme l’autre qui était trop beau et défendu…. Le soir même, elle en parla au vieux Corbier, n’osant s’adresser à Michel.

-- J’ai une chose sur le cœur… c’est à cause du petit. Il m’appelle Nêne, ce mignon. Je ne sais pas si cela vous conviendra, ni si cela conviendra à son père… Si ce n’était pas à votre gré, je pourrais peut-être bien lui faire dire mon nom d’une autre manière.

Dans l’ombre où elle parlait, le vieux ne voyait pas son visage anxieux et ses yeux plein de larmes ; mais il sentait le tremblement de sa voix et il répondit charitablement.

. —Tu t’émeus pour peu de chose, ma pauvre fille. Qu’importe que tu sois Nêne ou Madeleine ? Si tu es bonne pour lui, c’est l’essentiel, et il te reconnaîtra plus tard comme ayant tenu une place de celles qui manquent.

-- Cela, c’est mon grand désir…et je ne me demande pas autre chose ! dit-elle en se sauvant.

A partir de ce moment, elle fut Nêne pour Jo et aussi pour Lalie.
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genougenou   10 mai 2015
L’air était vif et jeune ; la terre fumait. Derrière le versoir mille petites haleines fusaient, droites, précises, subtiles ; elles semblaient vouloir monter très haut comme si elles eussent été heureuses d’échapper enfin au poids des mottes et puis elles se rabattaient et finissaient par s’étendre en panaches dormants. Le souffle oblique des bœufs précédait l’attelage et remontait, couvrant les six bêtes d’une buée plus blanche qu’agitaient des tourbillons de mouches.
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Nostradamus27Nostradamus27   17 décembre 2017
Elle n’aimait pas Corbier ; elle ne pouvait pas l’aimer encore ! Comme toutes les filles de son âge elle avait eu des galants ; elle en avait remercié plusieurs ; d’autres fois, c’est elle qui avait été abandonnée, elle en avait eu un dépit raisonnable et facile à guérir. Non, elle n’était pas fille à perdre la tête, comme cela, tout d’un coup. Elle n’aimait pas Corbier, elle aimait les enfants et c’était chose douce et sans danger. Bien sûr qu’il était joli homme le jeune patron ! Et si, plus tard, il la priait d’amour honnête, dirait-elle oui, ou dirait-elle non ?
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genougenou   10 mai 2015
Il conduisait ses bêtes par gestes mesurés, sans cris. Il avait pourtant deux bovillons au dressage, mais il les avait placés au milieu de l’attelage et tout de suite enlevés en un si rude effort qu’il les tenait maintenant sans peine, éreintés et craintifs. Même au bout de la raize, les bovillons suivaient docilement les bœufs de tête ; le laboureur n’avait qu’à soulever sa charrue et à la retourner tranquillement sans craindre d’être enlevé par son attelage.
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