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Gustave Doré (Illustrateur)
EAN : 9782070334438
223 pages
Éditeur : Gallimard (15/11/2001)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 358 notes)
Résumé :
Les Contes de ma mère l'Oye est un recueil de huit contes de fées de Charles Perrault paru en 1697, sous le titre Histoires ou contes du temps passé, avec des moralités, avec cet autre titre au dos : Contes de ma mère l'Oye. L'œuvre est devenue un classique de la littérature enfantine, occultant tout le reste de la production littéraire de son auteur.
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  02 juin 2013
Il peut paraître surprenant, en ce début de XXIème siècle, de se dire que Charles Perrault fut à l'origine de la querelle des Anciens et des Modernes, sachant au demeurant qu'il était un farouche tenant de la modernité, et prétendait que l'actualité de son siècle pouvait surclasser les trésors des Anciens, notamment, ceux de l'Antiquité.
Lui dont les écrits font aujourd'hui figure d'antiquités et qui est défendu de nos jours principalement par les tenants des " Anciens ".
Cela me rappelle une vieille chanson de Bob Dylan, qui était moderne en son temps, et qui disait, en substance " the firt one now, will later be last for the times they are a-changin'. "
Il en est de même pour le très ancien Euripide, qui fut à son époque un grand innovateur et considéré comme traitre aux anciens.
Bref, ce petit recueil ne renferme que huit contes et un très faible nombre de pages. Une bagatelle, me direz-vous. Certes.
Mais ces huit contes ont pris depuis le seconde moitié du XIXème siècle une telle importance dans l'imprégnation de la culture littéraire enfantine qu'il est difficile de rencontrer un seul enfant qui n'ait jamais entendu parler, de près ou de loin, de tout ou de partie de la Belle au bois dormant, du Petit Chaperon rouge, de Barbe bleue, du Chat botté, des Fées, de Cendrillon, de Riquet à la houppe ou du Petit Poucet.
C'est donc devenu un patrimoine commun de la culture occidentale et désormais mondiale en raison des productions de films d'animation largement diffusés qui s'en inspirent.
Les Contes de Ma Mère l'Oye sont souvent assimilés ou désignés comme l'archétype du conte " de fées ", au sens que ce mot avait à l'époque, c'est-à-dire, faisant appel à la magie, au surnaturel. Par exemple la clef de Barbe-bleue ou les bottes de l'Ogre dans le Petit Poucet peuvent être désignées comme étant " fées ".
On rencontre quelques constantes dans ces huit contes :
- un héros apparemment désavantagé mais qui saura tirer son épingle du jeu grâce à certaines qualités jugées essentielles (ruse, droiture, beauté, gentillesse, générosité) ou grâce à l'entremise d'un tiers doué de certains pouvoirs.
- un personnage masculin (plus rarement féminin) terrifiant ou brutal ou inflexible (lequel personnage aura plutôt tendance à être plus fréquemment une femme dans les contes des frères Grimm) qui souhaite s'en prendre à l'infortuné héros.
- un personnage ou un objet doué de pouvoirs surnaturels qui peuvent être bénéfiques ou maléfiques.
- un rôle de la famille parfois très trouble voire malfaisant et dont le héros a souvent bénéfice à s'extraire pour faire sa voie par lui-même dans le vaste monde.
- un destin qui n'est jamais totalement définitif, malgré les apparences, et qui peut toujours être infléchi.
En somme, cet ensemble de contes doit servir à l'édification des jeunes âmes qui les lisent et les inviter à s'émanciper. Ces contes les avertissent que le monde qui les attend sera semé d'embûches et d'adversaires parfois tenaces, qu'il ne leur faudra pas forcément compter beaucoup sur le secours de leur famille mais plutôt sur leurs qualités propres et, plus que tout, s'attendre à ce que la chance, à un moment se présente, et donc à ne pas rater l'occasion de s'en saisir à cet instant-là. Il faut seulement qu'ils abordent l'avenir avec confiance et qu'ils croient en eux-même.
À cet égard, il est à noter cinq contes semblent plus particulièrement s'adresser aux jeunes filles (La Belle Au Bois Dormant, le Petit Chaperon Rouge, La Barbe-bleue, Cendrillon et Les Fées) et les trois autres plus spécifiquement aux garçons (Le Chat botté, Riquet à la houppe et le petit Poucet).
Bref, un pan entier de notre patrimoine culturel — irremplaçable — soutenu par des tirades intemporelles du genre " C'est pour mieux voir, mon enfant. ", " Anna, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ? ", " Tire la chevillette et la bobinette cherra. ", sans compter que nombre d'entre eux ont été ré-assaisonés par les frères Grimm pour en faire d'autres contes eux-aussi hyper connus comme Hansel et Gretel ou Blanche-Neige, par exemple. Donc, un incontournable, mais ce n'est que mon misérable avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.

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Gwen21
  21 février 2018
Dans un sens, il est très intéressant et instructif de se plonger dans les textes originaux des contes de fée qui ont bercé notre enfance, mais attention aux désillusions. Loin des variantes édulcorées de Disney (sur lesquelles personnellement on ne me verra jamais cracher car elles m'ont divertie enfant et continuent bien souvent à le faire, adulte), ce recueil possède la saveur de l'authenticité, avec ce que cela comporte de désuétude et de morale.
Le Petit Chaperon Rouge, Riquet à la Houpe, la Belle au Bois Dormant, Cendrillon et la pantoufle de verre, la Barbe Bleue, le Chat Botté, le Petit Poucet, Peau d'Ane, et bien d'autres se retrouvent dans cette édition des "Contes de ma mère l'Oye" de Charles Perrault. Où l'on découvre, comme chez les frères Grimm, beaucoup de noirceur et de violence, mais aussi beaucoup de justice et de fortune. Alors, certes, ce n'est pas certain que les enfants les apprécieraient aujourd'hui tant ils sont protégés mais fut un temps pas si lointain où petits et grands craignaient "pour de vrai " le Grand Méchant Loup, la Mauvaise Fée et l'Ogre dévoreur d'enfants et c'est sans doute d'ailleurs pour cela que ces fables plus ou moins féeriques ont traversé le temps et les mémoires, parce qu'elles les ont marqués d'un sceau indélébile.
Les contes avaient donc pour eux de montrer ou de rappeler, de manière à être compris de tous, pauvres ou riches, misérables ou lettrés, les frontières du bien et du mal, de la justice et de l'injustice. Leur valeur éducative primait même sur leur valeur narrative ; certains sont assez expéditifs, presque aussi courts que des fables ou des poèmes, mais ils constituent la première littérature de l'imaginaire, en marge des légendes et des mythes, mettant en scène des paysans, des princes, des marchands, des animaux domestiques, bref, tous ceux à qui il est si facile de s'identifier.
J'ai été particulièrement touchée par "La marquise de Salusses ou la patience de Grisélidis", conte long et moins connu, très poétique. Il m'a d'ailleurs contrainte à vérifier les dates de Charles Perrault tant j'ai eu l'impression que cette histoire de bergère qui épouse un roi avait été écrite pour Marie-Antoinette, mais cela n'était qu'une illusion (ou une prescience ?) puisqu'il fut édité plus de soixante ans avant la naissance de la future reine de France.

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Cer45Rt
  20 novembre 2019
Pour moi, les "Contes", sont des oeuvres majeures, de la littérature française, et de la littérature mondiale, tant est grand, le talent de Charles Perrault ! Franchement, j'admire et j'applaudit ! Non seulement, ces contes plus sombres, qu'ils n'en ont l'air, bien plus mûrs, et bien plus subversifs, traitant de thématiques sociales et sociétales, profondes, mais encore, il s'agit, littérairement parlant, de vrais chefs-d'oeuvre ( et je pèse mes mots ! ) !
Perrault est un orfèvre de la langue, un écrivain qui sait manier la langue, comme nul autre. Les histoires qu'il invente sont simples, mais efficaces, et pleines de métaphores, subtiles. Avant Voltaire et ses contes philosophiques, il y avait Perrault et ses contes, qui, eux aussi, à leur manière, philosophiques...
En somme, Perrault a écrit , avec ces contes, des textes d'une grande profondeur, parfaits littérairement, dont l'on parlera encore longtemps !...
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juten-doji
  05 octobre 2018
Loin de Disney et de ses versions édulcorées des contes de notre enfance, cette relecture m'a permis de me replonger dans mes souvenirs et dans ces héroïques aventures dont je rêvais. Mais elle m'a aussi remis en mémoire certains passages auxquels on ne fait pas attention lorsque l'on est plus jeune, peut-être parce qu'ils ne nous semblent pas importants ou parce qu'on n'en comprends pas la subtilité, et on les perçoit très différemment en tant qu'adulte.
Comme on peut s'y attendre de la part d'un texte écrit en 1697 et qui parle beaucoup de princes et de princesses, ce sont des contes assez sexistes (l'obéissance est une vertu chez les femmes etc) et les différences sociales sont très marquées (la finesse et l'élégance sont forcement d'origine aristocratique voire royale etc).
Certains événements arrivent un peu comme un cheveu sur la soupe ou sont un peu gros, mais on leur pardonne.
Lorsque j'étais a l'école primaire, on nous faisait lire ce livre a voix haute comme exercice de lecture. Je me rappelle être tombée sur Riquet a la Houpe, dont je ne me rappelai étrangement de rien si ce n'est que c'était mon conte préféré. Il a donc été une totale redécouverte, et enfin un conte où l'intelligence est mise en avant, plutôt que le rang, la soumission ou la beauté. A la fin de cette lecture je peux dire qu'il garde sa position gagnante.
Je me souvenais à peu près de la plupart des autres contes, parfois très courts, mais je ne connaissais pas du tout "Les fées" ni "Griselidis". Autant le premier était plutôt sympathique, autant "Griselidis" est horrible, tant on se demande jusqu'où va aller la perfidie du prince et la soumission a l'extrême de la princesse, j'avais juste hâte que cette histoire ce termine.
Attention malgré ces défauts qui en plus ne sont pas une surprise, c'est une lecture agréable, facile et courte. Il est aussi intéressant de voir les différences entre l'original et ce que notre cerveau d'enfant en a retenu, ou ce que les dessins animes en ont garde. On ne lit pas toujours uniquement pour se divertir mais aussi pour mieux comprendre, ici une époque aussi bien que le monde de l'enfance. Et les moralités rajoutées par l'auteur a la fin de chaque conte remettent parfois les pendules à l'heure.
C'est un recueil qui je pense devrait être lu par tout le monde si ça n'a pas déjà été fait, au moins à titre culturel. Maintenant je suis curieuse de lire ou relire d'autre recueils de contes comme Grimm ou Andersen, dont l'écriture et la façon d'aborder les sentiments humains seront certainement différents pour parfois les mêmes histoires, ne serait-ce que parce qu'ils ont été écrits au moins 200 ans plus tard.
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araucaria
  16 mars 2014
De grands classiques qui se lisent toujours, tout au moins pour la première partie, avec plaisir et facilité. Un peu plus difficile pour les contes en vers de la seconde moitié.
Lien : http://araucaria20six.fr/
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Citations et extraits (81) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   21 février 2018
Moralité

On voit ici que de jeunes enfants,
Surtout de jeunes filles
Belles, bien faites, et gentilles,
Font très mal d’écouter toute sorte de gens,
Et que ce n’est pas chose étrange,
S’il en est tant que le loup mange.
Je dis le loup, car tous les loups
Ne sont pas de la même sorte :
Il en est d’une humeur accorte,
Sans bruit, sans fiel et sans courroux,
Qui, privés, complaisants et doux,
Suivent les jeunes demoiselles
Jusque dans les maisons, jusque dans les ruelles.
Mais hélas ! qui ne sait que ces loups doucereux
De tous les loups sont les plus dangereux.


{in "Le Petit Chaperon Rouge"}
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araucariaaraucaria   16 mars 2014
Il était une fois une Reine qui accoucha d'un fils, si laid et si mal fait, qu'on douta longtemps s'il avait forme humaine. Une fée qui se trouva à sa naissance assura qu'il ne laisserait pas d'être aimable, parce qu'il aurait beaucoup d'esprit; elle ajouta même qu'il pourrait, en vertu du don qu'elle venait de lui faire, donner autant d'esprit qu'il en aurait à la personne qu'il aimerait le mieux.
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Gwen21Gwen21   19 février 2018
Alors, comme la fin de l’enchantement était venue, la princesse s’éveilla, et, le regardant : "Est-ce vous, mon prince ? lui dit-elle ; vous vous êtes bien fait attendre." Le prince, charmé de ces paroles, ne savait comment lui témoigner sa joie et sa reconnaissance. Ses discours furent mal rangés. Il était plus embarrassé qu’elle, et l’on ne doit pas s’en étonner : elle avait eu le temps de songer à ce qu’elle aurait à lui dire.


{ in "La Belle au Bois Dormant"}
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CielvariableCielvariable   30 mars 2018
Les grandes douleurs ne durent pas.

D’ailleurs, les grands de l’État s’assemblèrent, et vinrent en corps prier le roi de se remarier. Cette première proposition lui parut dure et lui fit répandre de nouvelles larmes. Il allégua le serment qu’il avait fait à la reine, défiant tous ses conseillers de pouvoir trouver une princesse plus belle et mieux faite que feu sa femme, pensant que cela était impossible. Mais le conseil traita de babiole une telle promesse et dit qu’il importait peu de la beauté, pourvu qu’une reine fût vertueuse et point stérile ; que l’État demandait des princes pour son repos et sa tranquillité ; qu’à la vérité, l’infante avait toutes les qualités requises pour faire une grande reine, mais qu’il fallait lui choisir un époux ; et qu’alors ou cet étranger l’emmènerait chez lui, ou que, s’il régnait avec elle, ses enfants ne seraient plus réputés du même sang ; et que, n’y ayant point de prince de son nom, les peuples voisins pourraient lui susciter des guerres qui entraîneraient la ruine du royaume. Le roi, frappé de ces considérations, promit qu’il songerait à les contenter.
Effectivement, il chercha, parmi les princesses à marier, qui serait celle qui pourrait lui convenir. Chaque jour on lui apportait des portraits charmants, mais aucun n’avait les grâces de la feue reine ; ainsi il ne se déterminait point. belle et bien faite à ravir, mais qu’elle surpassait encore de beaucoup la reine sa mère en esprit et en agréments. Sa jeunesse, l’agréable fraîcheur de ce beau teint enflammèrent le roi d’un feu si violent qu’il ne put le cacher à l’infante, et il lui dit qu’il avait résolu de l’épouser, puisqu’elle seule pouvait le dégager de son serment.
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CielvariableCielvariable   30 mars 2018
– Oh ! pour le coup, ma fille, dit-elle à l’infante, nous allons mettre l’indigne amour de votre père à une terrible épreuve. Je le crois bien entêté de ce mariage qu’il croit si prochain, mais je pense qu’il sera un peu étourdi de la demande que je vous conseille de lui faire : c’est la peau de cet âne qu’il aime si passionnément et qui fournit à toutes ses dépenses avec tant de profusion ; allez, et ne manquez pas de lui dire que vous désirez cette peau.
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Vidéo de Charles Perrault
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Musique du générique d'intro par Anna Sentina.
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Les Contes de Perrault : Morales

La curiosité malgré tous ses attraits, Coûte souvent bien des regrets ; On en voit tous les jours mille exemples paraître. C'est, n'en déplaise au sexe, un plaisir bien léger ; Dès qu'on le prend il cesse d'être, Et toujours il coûte trop cher.

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