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Critiques sur La Belle au bois dormant (14)
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Nastasia-B
  03 juin 2013
La légende veut que ce soit en séjournant au Château d'Ussé que Charles Perrault ait eu l'inspiration d'écrire La Belle Au Bois Dormant. Peut-être n'est-ce là qu'un conte à dormir debout même pas auprès d'un bois, peu importe. Ceci continue de générer quelques substantiels bénéfices sur place au château et les petites filles, peu soucieuses en réalité des vérités historiques, y trouvent tout à fait leur compte.
J'ai eu l'occasion de le tester avec la mienne lors du circuit de ronde où tout y est clairement aménagé dans l'esprit Disney avec même la musique du film (non, non, pas celle de Tchaïkovski, celle de Disney, car il faut la VRAIE musique que les petites filles mondialisées connaissent).
Malgré tout ce que ma fibre résolument hostile à toute forme de mercantilisme culturel en pense, force est de constater que les enfants adorent, que le château est effectivement propice au débridement de nos songeries moyenâgeuses et que le conte de Perrault, en lui-même, présente quelque intérêt.
C'est ce dernier point qu'il convient de développer ici. Tout d'abord, il s'agit du conte qui ouvrait le recueil dans lequel il figurait originellement et qui était le plus long avec le Petit Poucet, qui lui, clôturait l'ouvrage.
Ce n'est donc probablement pas totalement un hasard s'il occupe cette position. C'est également le conte où l'on entend le plus clairement, au détour de quelques remarques apparemment anodines, les quelques échos de la pensée propre de l'auteur, notamment sur les gardes suisses et leur penchant avéré pour l'alcool, les effets de mode vestimentaire, etc.
C'est aussi l'un des contes dont la valeur symbolique est la plus facile à déchiffrer (quoiqu'il faille toujours se méfier de ce qui a l'air facile).
On nous parle d'une jeune fille qui, malgré ses atours, doit savoir se montrer patiente afin de rencontrer celui qui lui conviendra. (C'est la partie « Disney » du conte, reprise sous forme gnan-gnan par les frères Grimm.)
On nous dit également que la jeune mariée devra apprendre à se méfier de sa belle-mère, qui restera, tant qu'elle vivra, une rivale potentielle. (C'est la partie qui est totalement éludée du conte dans le dessin animé et dont les frères Grimm ont remixé les ingrédients pour en faire Blanche-Neige.)
Donc, derrière ces monceaux de présages et de féeries, il y a des réflexions, somme toute, très terre-à-terre sur les combinaisons du mariage et les réjouissances à en attendre dans la belle-famille. Ces avertissements et mises en garde seront renforcés dans Cendrillon où l'on expliquera, au surplus, qu'il faut également se méfier de sa propre famille, et dans Barbe-bleue et le Petit Chaperon Rouge où l'on s'appesantira davantage sur les qualités possibles du mari. Tout un programme et un véritable conte de fées pour nous mesdames...
En tout les cas, une version assez plaisante à privilégier en priorité par rapport à celle des frères Grimm qui, selon moi, ne l'égale pas, mais ce n'est là encore que mon avis, c'est-à-dire, bien peu de choses.
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PiertyM
  13 mai 2019
Après avoir été émerveillé par toutes les adaptations tirées de ce fabuleux conte, quel plus grand plaisir que j'ai eu en relisant sa première version de Charles Perrault. Délaissant tout attrait au beau prince qui vient délivrer la belle princesse emprisonner et aux fées capables d'assujettir le destin de l'homme par leur volonté ou leurs voeux, ce conte est aussi une véritable école de la patience, le bon résultat vient parfois au tout dernier essai, comme pour atteindre la lumière, il faut passer par les ténèbres...
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Laviniaa
  30 octobre 2014
Il est inutile, je pense, de vous résumer l'histoire de la belle au bois dormant. Je peux par contre vous préciser qu'il s'agit dans cette édition de la version classique de Charles Perrault, cette version au langage un peu compliqué qui pourrait déconcerter les plus jeunes. Heureusement, chaque mot ou chaque phrase un peu compliquée est traduite à la fin, ce qui permet de découvrir facilement ce genre de texte un peu vieillot.

Les illustrations de François Place le sont aussi, elles ont un petit goût d'avant que je trouve tout à fait charmant. Je revois les vieux recueils de contes de fées que j'avais quand j'étais toute petite.. forcément, je suis séduite. Je ne sais pas si les nouveaux petiots apprécieront mais j'aime bien cette façon de garder intacte ces classiques, sans y attacher le côté super princesse Disney, le côté 3D, etc etc. C'est peut-être un poil moins sexy mais moi ce côté authentique, ça me plaît! C'est exactement ça que j'aimerais partager plus tard avec mes garçons.. même si je doute que cette histoire les intéresse vraiment un jour. (Quoique, avec la méchante belle-mère ogresse je pourrais y arriver.)

Bref, un classique indémodable à découvrir dans sa version originale de manière légère et très claire. Un chouette mini-livre pour les plus de huit ans!
Lien : http://mamantitou.blogspot.b..
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mamangel1
  14 février 2014
Un joli conte, on y trouve des gentils et des méchants et surtout l'un des premiers dragons de mon enfance. le beau prince doit le terrasser. Je me souviens avoir été passionnée par ce conte, une sorcière maléfique, 3 petites bonnes fées, et une robe magique qui fait tant rêver les jeunes filles. Un de mes préférés malgré la lenteur de l'histoire à certains moments.
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sld09
  16 février 2018
Le conte était tel que dans mes souvenirs, sauf la dernière partie qui raconte la suite, prenant la place du traditionnel "Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants". On est loin de la version de Disney, mais le conte de Perrault est plus haut en couleur avec ses sorcières, dragons et ogres...
Lien : http://lecturesdestephanie.b..
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Ihopes
  28 décembre 2015
J'ai beaucoup aimé ce conte, une version quelque peu différente du disney qui nous apprend ce qui se passe après que le prince ait réveillé la princesse (qui ne s'appelle pas Aurore).
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Loucy
  23 avril 2014
Une suite de conte … On connaît tous l'histoire de la Belle au bois dormant … Une naissance, trois fées, une méchante fée, le rouet … Elle finit par se piquer et on attend cent ans qu'un prince vienne lui donner un baiser. Bien sûr, on commence le conte par la version classique, sublimée par les illustrations d'Olivier Desvaux. Mais une fois la princesse réveillée, l'histoire ne s'arrête pas.

Le prince ne la ramène pas tout de suite dans son château car il craint sa mère, une ogresse. Il cache donc la Belle et se marie en secret, a des enfants … Puis un jour, alors que le roi meurt, il pense que sa mère acceptera sa bru et ses petits-enfants. Mais une ogresse peut-elle réellement résister à de la chair fraiche ?

Les illustrations sont splendides et j'ai beaucoup aimé cette version plus longue du conte si connu. On est toujours un peu frustré de quitter si vite les héros des contes, une fois le « et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants », du coup j'aime bien quand on voit ce qui leur arrive par la suite. Une petite aventure supplémentaire pour cette princesse, et un petit supplément pour nous lecteur.

Une jolie découverte.
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Ilfioredelmale
  01 mai 2017
J'ai grandi autour de tous ces contes, ma mère se plaisait à tous me les acheté sous différentes formes. Une véritable collection. Ce conte était beau, mettant en avant les défauts et qualités humaine, bien qu'enjolivé sur certains côtés. Une histoire de jeunesse à partager en famille. Ou pour initier à la lecture les plus jeunes.
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PaulineDeysson
  06 janvier 2019
Parue en 1696, nous connaissons tous l'histoire de la princesse endormie que le baiser d'un prince éveilla au bout de cent ans. Mais beaucoup ignorent que Perrault, à l'inverse de Grimm, poursuit l'histoire plus avant. Des amours du prince et de la belle naissent deux enfants, Aurore et Jour, qui manquent de peu de se faire dévorer par leur grand-mère paternelle au sang d'ogresse ; la mère du prince aurait même mangé sa bru si l'entrée impromptue de son fils ne l'avait poussée à un heureux suicide. La morale que propose Perrault est étrange : il loue la patience féminine tout en reconnaissant qu'une trop longue attente avant le mariage est pénible aux amoureux. Poétique, drôle, mystérieux, que penser de la Belle au bois dormant ?

Poétique, car propice à la méditation, est le sortilège qui plonge tous les habitants du palais dans un long sommeil. Après avoir traversé la forêt de ronces, le prince est effrayé par le « silence affreux » de ce château où « l'image de la mort [se] présent[e] partout ». La différence est bien mince entre mourir et dormir, et suscite une crainte maintes fois reprise. Mais La Belle au bois dormant n'est pas dénué d'humour : ainsi des habits de la princesse qui deviennent fort démodés à son réveil, ou du maître d'hôtel qui s'évertue à reproduire en cuisine le goût de la chair humaine pour satisfaire l'ogresse, accommodant tour à tour l'agneau, le chevreau et la biche à la « sauce Robert ». Mystérieux, car on ignore de quoi rêve la belle endormie, et l'on pourrait penser, comme Catulle Mendès dans sa Belle au bois rêvant, que ses songes sont supérieurs à toute réalité.

L'étrangeté du conte de Perrault s'éclaircit si l'on remonte le temps jusqu'en 1634. Soleil, Lune et Thalie, écrit par un certain Giambattista Basile (lui-même inspiré par Perceforest, roman composé vers 1330), narre les aventures d'une princesse endormie par une aiguille de lin, violée durant son sommeil par un prince dont elle aura deux enfants, puis éveillée par l'un d'eux qui lui tète le doigt et en fait sortir l'aiguille. Mais le prince est marié à une autre femme, stérile, qui tente de lui faire manger sa progéniture, avant de faire brûler vive sa rivale. La morale de ce conte, rappelant la toute puissance de la Fortune et du destin, semble plus cohérente que celle de Perrault. Sa Belle au bois dormant souffre des règles du classicisme, qui ne saurait tolérer que la princesse soit déflorée durant son sommeil par un prince déjà marié, puis déshabillée avant d'être brûlée vive. À l'inverse, les pulsions du conte de Basile sont dans la droite ligne des tragédies grecques et mettent en scène des ressorts humains plus profonds. Bruno Bettelheim offre cependant une interprétation intéressante à la version de Perrault, dans laquelle il voit le reflet des différents âges de la vie, l'adolescence étant représentée par le sommeil et le repli sur soi, et la vieillesse par la belle-mère ogresse.

Pauline Deysson - La Bibliothèque
Lien : http://www.paulinedeysson.co..
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Haruko
  04 août 2012
J'aime c'est un retour à l'origine, on peut lire le conte dans la version de Perrault. Pour ne rien gâcher les illustrations sont très jolies.
Le conte est plus complexe que ce que Disney propose. Aurore doit affronter son destin et sa belle famille. Bref un vrai conte !!
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