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EAN : 9782070374540
288 pages
Gallimard (01/04/1983)
4.24/5   27 notes
Résumé :
Après une honorable carrière dans l'infanterie coloniale, le lieutenant Gaston Le Torch, sorti du rang, vit paisiblement en retraite à Paris. Il partage son temps entre la Bibliothèque nationale, où il cherche à reconstituer le passé héroïque des Le Torch, qui furent tous marins, et un petit bistro qui est le seul à détenir un petit vin blanc sec qui n'ait point goût d'eau. Il découvre un jour qu'un de ses ancêtres, Eugène Le Torch, qui commandait la frégate La Doul... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Gaston le Torch est retraité de l'infanterie coloniale, il se consacre à reconstituer à la bibliothèque nationale le passé héroïque de ses ancêtres qui ont tous été marins.
Au hasard de ses recherches il découvre qu'Eugène le Torch, en 1697, commandant la frégate "La Doulce" a fui devant les anglais.
Un soir, peut-être à cause du petit vin blanc qu'il affectionne, il se retrouve à bord de la frégate en présence de son aïeul.
Alors commence une formidable et étrange histoire maritime dans laquelle il ne manque même pas la dame d'une grande beauté qui sera le prix d'un combat épique.
Assurément un des meilleurs romans de Jacques Perret, qui déploie ici tout son énorme talent d'écrivain pour nous faire sentir l'air du grand large à bord de "la Doulce".
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Autant le dernier roman lu de Jacques Perret m'avait déçue, autant le vent dans les voiles a su retenir mon attention. Pas que cela soit parfait: il y a une certaine baise de régime lors de la seconde partie, sur la frégate, mais j'ai néanmoins apprécié la balade.
Quelle balade me direz-vous?
Celle de Gaston, militaire fraîchement en retraite, qui s'occupe en effectuant des recherches sur sa famille et sur son passé maritime. Seulement, horreur, voilà qu'il découvre un ancêtre, nommé Eugène, qui aurait fuit devant l'Anglais! Déconfit, il cherche à associer sa famille, la vivante celle-ci, à sa quête de rachat de l'honneur familiale dans des pages hilarantes mais sans beaucoup de succès. Et puis voilà, un petit coup de blanc en trop, et notre Gaston rejoint Eugène sur le pont, bien décidé à l'aider à réparer cette erreur!
C'est assez drôle, mais un peu foutraque, amusant et distrayant même si ça a quelque peu vieilli.
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Indéniablement un des grands romans de Jacques Perret. Il y dévoile des trésors d'humanité pour toucher le lecteur et lui révéler ses propres faiblesses. L'alcoolisme de ce pauvre bougre de colonel à la retraite historien du dimanche est traité avec une empathie qui rend d'autant plus poétiques et élevées les rêveries et les vogues sur des bateaux de corsaires...
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Le livre préféré de son auteur.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
- [...] Cet Eugène est un fripon, envoie-le-moi, je lui tirerai les oreilles.
- Ne vous-ai je point dit, tante, qu'Eugène vivait au XVIIè siècle?
- Tant mieux pour lui, s'il en a les moyens. Et cette Elisabeth, qu'est-ce que c'est? Tu as l'air de t'intéresser à la vertu de cette fille?
- Vous ai-je pas dit, tante, qu'il s'agit d'une frégate?
- La belle raison! On a vu plus d'une frégate se conduire comme une garce. Quant à Eugène, c'est un galopin qui...
- Qui est né, je vous le répète, aux environs de 1640.
- Tais-toi, Gaston! C'est affreux comme le temps passe. N'empêche qu'il doit être à un âge où on sait se conduire et, à ta place, mon petit Gaston, je ne me mêlerai pas de lui donner des leçons [...]
Gaston avait l'esprit très ouvert et l'imagination plutôt libre; néanmoins, il se trouva démonté, hocha tristement la tête et d'une voix peinée fit remarquer une dernière fois qu'Eugène était né sous Louis XIV.
- Et alors? Tu ne te figures pas que ça m'impressionne, non?
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En attendant l’heure du casse-croûte des officiers, Gaston errait en diverses parties du navire et peu à peu discernait les signes d’une activité plus intelligente que méthodique, parmi toutes les apparences du désordre et de la désinvolture. Il semblait que, non seulement les bas officiers ni les maîtres n’eussent jamais besoin d’exhorter au travail, mais que les moindres matelots et les mousses s’appliquassent d’eux-mêmes à l’exacte besogne sans en attendre le commandement. Tel était le génie de La Douce que l’ivresse même ni les grandes crises de cafard ni les vagues de paresse n’arrivaient point à relâcher le minimum d’application requis par la frégate. Lié d’âme et de corps avec elle, chacun vaquait tout naturellement au service du navire, comme s’il eût pris soin de son propre salut.
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Sans trop savoir comment, Gaston se trouva perché sur les barres du grand-perroquet, tout seul, tandis qu'à ses pieds tournait et vociférait la bataille sous d'épaisses volutes que le couchant empourprait. La ceinture garnie de deux pistolets, d'un sabre dit cuiller à pot et d'une courte hache, le chapeau déjà loin, la pipe à l'envers, il s'appuyait aux enfléchures en se calant les reins contre le mât de perroquet qui lui transmettait de façon très désagréable, tout le long de l'échine, la vibration amplifiée des coups.
Parfois le bas mât encaissait un boulet qui faisait tout frémir, chouque, élongis, palans, jottereaux, Gaston lui-même enfin qui songeait à prendre un parti, comme l'écureuil sentant cogner dans ses pattes la hache du bûcheron...
(extrait du chapitre XIII "Agréments")
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C’était vraiment la clameur épique, redoutable appareil offensif qui terrorise l’ennemi, engendre l’exploit, et force l’accès de la postérité. Dans ce tumulte, le chœur espagnol se distinguait par un accent plus solennel peut-être et plus farouche aussi, mais, de toute évidence, ceux de La Douce, rompus à ces exercices, avaient pour eux le coffre, le registre, la virtuosité et la foi.
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Ce fut pour Mme Le Torch l’occasion de mesurer approximativement les progrès de ce qu’elle appelait encore la lubie. Elle sourit avec un rien d’inquiétude, et pensa que l’extrême limite se trouvait atteinte. Mais, le soir où, peu après, en embrassant la joue rugueuse de son mari elle y découvrît un gout de sel, Mme Le Torch se demanda s’il n’eût pas été préférable pour la paix du foyer que son mari sentît à plein nez l’absinthe ou la gourgandine.
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Video de Jacques Perret (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacques Perret
Petits éloges de l'ailleurs : chroniques, articles et entretiens Jean Raspail Éditions Albin Michel
Recueil d'articles publiés dans la presse au cours des trois dernières décennies, consacrés à des sujets de société, à certains aspects de la langue française, au voyage, à l'histoire ou à des écrivains, parmi lesquels Jacques Perret, Jean Cau, Michel Mohrt et Sylvain Tesson. L'ouvrage offre un tour d'horizon des univers multiples dont s'est nourri le romancier. ©Electre
https://www.laprocure.com/product/325795/raspail-jean-petits-eloges-de-l-ailleurs-chroniques-articles-et-entretiens 9782226470478
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