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ISBN : 2940583676
Éditeur : 5 sens (20/02/2017)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Rien ne prédestinait Blake Rivers à une existence hors du commun. Tout juste âgé de vingt ans, le jeune homme n’a jamais poursuivi qu’un seul objectif : survivre. Dans un pays où règnent la dictature, la délation et le mépris des pauvres, faire profil bas est le meilleur moyen de s’en sortir. Pourtant, Blake a du mal à se plier aux règles imposées par La Coalition…

Sa vie bascule le jour où il découvre l’existence de La Brèche, une organisation secrèt... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
sonfiljuliesuit
  09 mai 2018
Dès les présélections du Prix des Auteurs Inconnus, j'ai été intriguée par la mise en route du récit, même si j'avais un peu peur, que ce soit trop calqué sur les différentes dystopies, manquant ainsi d'originalité.
Ces dernières années, les dystopies ont le vent en poupe et se démarquer en construisant une intrigue originale n'est pas une chose aisée… Pour autant, l'auteur Pauline Perrier arrive très bien à construire un monde semblable au nôtre, ancré dans notre réalité, tout en lui conférant un univers à part.
Ici, nous ne sommes pas dans Hunger Games ou dans Divergentes… Il y a un côté réaliste qui dépasse largement la dystopie…
On transpose la Brèche dans certaines contrées du monde et nous ne sommes plus dans une Dystopie… Mais bien dans une réalité alternative…
Le fait de ne pas ancrer son récit dans une réalité précise, permet au lecteur de se l'approprier et de transposer où il veut.
Avec une plume très imagée et agréable, l'auteur nous entraine dans le sillage de Blake, un jeune homme de 20 ans, qui a grandit dans un État policier, violent. le pays est complètement enfermé… Fermé, pour le « bien de tous », pour « protéger »…. Tout est sous contrôle et aucune information ne parvient de l'extérieur…
Pour couronner le tout, l'argent et la nourriture se font rares. La pauvreté et les pauvres sont identifiés comme le rebus de la société… Il est interdit de donner aux mendiants sous peine d'être arrêté. Pour entretenir cette peur, les médias sont manipulés et les émissions diffusées ne font qu'entretenir ce climat de méfiance et de peur…
Avec la Brèche, l'auteur présente une analyse grandiose de la dictature et de la peur. Les personnages sont très bien travaillés, ce qui permet au lecteur de facilement s'identifier et de vivre l'action à leur côtés, sur un rythme qui va crescendo pour se terminer en apothéose…
Tout est visuel chez l'auteur, les moindres descriptions, les odeurs et surtout cette lutte prégnante qui transpire à travers les lignes. le tout donne un rythme dense et d'une belle qualité visuelle qui arrive à convaincre le lecteur.
Le récit prend de l'ampleur une fois que la Révolution fait profiler l'espoir d'une vie meilleure… La lutte se construit pour passer à une autre étape et s'affranchir de cette dictature. L'auteur maintien le suspens jusqu'à la toute fin, puisqu'elle n'hésite à retourner les situations et à malmener ses personnages. Comme dans la réalité, les échecs permettent de faire avancer les choses, pour mieux appréhender l'avenir…
On sent une certaine maturité dans le récit, mais surtout dans la partie où l'auteur s'adresse au lecteur, avec une pointe de moralité : « croire en soi et en ses rêves »
Un premier roman, avec une écriture fluide et imagée, l'auteur accroche son lecteur avec des personnages attachants, d'une réalité saisissante et une intrigue de qualité.
Un seul bémol, mais cela n'enlève rien à mon ressenti général, j'aurais souhaité avoir plus d'information, notamment sur l'idéologie du régime ou sur l'intérêt du gouvernement d'isoler les pauvres en les bannissant ?
Lien : https://julitlesmots.wordpre..
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Root
  11 mai 2018
Blake Rivers n'est pas « orphelin, ni magicien, ni même plus intelligent que la moyenne ». Mais Blake Rivers a une âme de Robin des bois. S'il subit les règles de la Coalition, ce n'est pas sans broncher. Lorsqu'il peut tendre la main à plus mal loti que lui, il le fait sans réfléchir. Ce qui aurait déjà pu à maintes reprises lui attirer de gros ennuis, car la Coalition est partout : dans les murs, dans les écrans, dans les conduits d'aération. Sous prétexte de sécurité, elle a réquisitionné les médias à la fois pour espionner et pour répandre sa bonne parole (si, si, c'est une fiction). Avoir 20 ans sous un gouvernement qui assassine la liberté d'expression peut donner des envies de révolte et lorsqu'il est repéré pour son audace par un groupuscule qui espère renverser le pouvoir en place, Blake n'hésite pas longtemps : il intègre la Brèche.
Commence alors l'éternelle lutte du bien contre le mal, des opprimés contre l'oppresseur. Et il me manque des choses ici et là.
Ici le fond, ailleurs la forme. Je ne doute pas des bons côtés du personnage, de sa dévotion envers sa famille, mais j'aurais aimé un peu d'originalité dans sa bravoure. Un écu à un mendiant, de la nourriture à un autre, vu et revu. Ça ne me suffit pas, non plus, de rencontrer les mystérieux agitateurs de la Brèche dans un hangar clandestin pour croire qu'ils sont capables de sauver le monde. Certaines situations trop vites établies manquent de consistance et ne m'ont pas donné envie de m'investir dans l'histoire. Mais ne soyons pas trop sévères non plus. Si ce roman n'a rien apporté à ce que je connais du genre, il véhicule des valeurs indiscutables et son réalisme est assez plaisant. Les personnages sont sympathiques, le récit imagé. Pour moi, c'est trop léger, mais il en faut pour tous les goûts.
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LaGeekosophe
  26 août 2017

Une dystopie dans l'air du temps : Car oui, la Brèche appartient à ce genre que j'apprécie particulièrement. Nous entrons dans la peau de Blake, un jeune homme qui travaille dans une supérette pour faire vivre sa famille. Il évolue dans un état policier violent qui a enfermé le pays dans une autarcie pour le “plus grand bien”. Un moyen bien pratique pour contrôler l'information qui parvient du monde extérieur. Notre héros mène une existence sur le fil : vivant avec sa mère et ses deux frères, l'argent comme la nourriture sont rares. Autre particularité, le régime en place ostracise la pauvreté et les pauvres par extension. Il est interdit de donner aux mendiants sous peine d'être arrêté. En outre, il existe également une télé réalité ultra-violente qui met en scène les gens en extrême pauvreté. Bref, toutes les bases sont là.
En effet, certains éléments rappellent notamment The Hunger Games pour ce côté voyeur qui a été institué par le biais de l'émission susnommée. L'autarcie est aussi une caractéristique commune de nombreuses dystopies. J'aurais cependant aimé quelques détails en plus sur l'idéologie qui guidait le régime en place. En quoi l'ostracisation des pauvres servait-il les intérêts du gouvernement ? Était-ce simplement diviser pour faire régner la peur ? C'est cependant secondaire car c'est dans le dynamisme du rythme ( j'ai difficilement lâché ma lecture) et la qualité de l'écriture, fluide mais dotée de tournures imagées et évocatrices, que le livre parvient à nous convaincre.
Une histoire de révolution et d'espoir : le début du Roman plante notamment le décors, introduction certes longue mais nécessaire pour comprendre les rouages de ce totalitarisme. A partir du moment où Blake rejoint la brèche, groupuscule révolutionnaire, le récit gagne en vitesse pour devenir addictif. L'histoire profite d'un équilibre bienvenu dans les périodes de calme qui permettent de découvrir les compagnons de Blake et leurs passés parfois difficiles. Sophia n'est pas le genre de personnage que j'apprécie habituellement, pourtant dans le Roman je l'ai trouvée extrêmement attachante par exemple, entre froideur et familiarité, force et fragilité. Equilibre également dans les scènes d'action, bien placées, bien construites et bien mises en scène et dont l'issue peut parfois surprendre.
Le livre accorde ainsi une place centrale à l'espoir. La lutte et la résilience au nom de ses idéaux est une étape proéminente pour s'affranchir et affranchir. le suspense est maintenu, notamment car l'auteure n'hésite pas à malmener ses personnages. Morts et échecs ne nous sont pas épargnés et nous offre un récit mature. Cette dimension nous maintient dans l'attente jusqu'à la fin, ce qui est vraiment plaisant et prenant.
En somme, La Brèche est un premier roman brillant et prometteur. Avec une écriture fluide, l'auteur parvient à nous accrocher à son récit tout en rendant ses personnages attachants. Avec un peu de maturation, Pauline Perrier pourrait devenir une plume sur laquelle compter !

Lien : https://lageekosophe.com/201..
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Laccro_liseuse
  02 mai 2018
Ici, Blake Rivers 20 ans, travaille dans une supérette pour subvenir aux besoins de sa famille (sa mère et ses frères) en attendant le retour de son père (parti pour la bonne cause). le pays dans lequel il vit n'est que dictature, violence et bassesses. La délation va bon train et La Coalition impose des règles de plus en plus strictes. Blake va devoir choisir sa voie lorsque La Brèche, organisation secrète militant contre la dictature, va l'inviter à prendre part à la révolte.
Y a du Hunger Games mais pas que ! Disons que ce roman est bien ancré pour les jeunes adultes mais aussi bien construit autour de la dictature ; ce qui permet aux moins jeunes de le lire . L'auteur a une maturité intéressante dans sa vision de la révolution sociale face au totalitarisme (elle n'a que 22 ans).
L'écriture est fluide, le décor bien planté. le bémol pour moi est le manque d'émotions : les personnages sont à mon sens sympathiques et ont des caractères spécifiques, mais pas si attachants qu'ils auraient pu l'être. C'est un récit très rythmé par l'action. Il lui manque une note de sentiment, bon ou mauvais. Je ne lis pas assez de Y.A. pour être embarquée peut-être ?!?
C'est une lecture plaisante et intéressante mais que je ne trouve pas transcendante.
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heloise-bp
  02 février 2018
Dans un univers oppressant et dystopique, nous suivons les aventures de Blake Rivers face à La Coalition, ce gouvernement totalitaire qui impose la terreur. Un petit air d'Hunger Games? Peut-être, mais La Brèche c'est bien plus que ca! Plus sombre, plus oppressant car surtout bien plus réaliste. L'auteure analyse avec brio les dessous de la dictature et de la peur, aux travers de personnages profonds et bien étudiés. On se projette, on s'identifie, et finalement on se retrouve complètement happé par le suspens et l'action qu'offre La Brèche ( "Allez, encore un chapitre"). La belle plume de Pauline Perrier nous guide au travers de ces 200 pages au rythme haletant: au final, il ne m'aura fallu que 2 jours pour venir à bout de cette lecture! Un premier roman fascinant et bien prometteur pour la suite !
A quand La Brèche 2 ??
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   29 juin 2017
Entretenir des prisonniers coûtait trop cher, et ils affirmaient qu’un homme ayant commis une faute recommencerait systématiquement. Les tuer était donc la solution la plus juste pour l’ensemble de la communauté. La plus sécuritaire.
Les premières exécutions avaient suscité l’indignation du peuple, puis la peur l’avait emporté. Tout ce que la contestation récoltait était une pluie de balles. Des familles entières étaient fusillées chez elles pour avoir seulement critiqué La Coalition. Les micros étaient devenus aussi efficaces que les fusils. Plus personne ne disait rien.
Fermer les yeux était la seule façon d’affronter cette vie.
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rkhettaouirkhettaoui   29 juin 2017
Le quartier des Quatre Vents faisait partie des bas-fonds de la Capitale. En fait, il était à lui seul les bas-fonds de la sixième division. On y trouvait toutes sortes de trafics et de marchés noirs, ce malgré les patrouilles continuelles de la milice, une armée parallèle constituée de citoyens opportunistes.
Mieux valait ne pas s’aventurer dans ce quartier si on n’avait pas les os solides.
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rkhettaouirkhettaoui   29 juin 2017
Tu dois être acteur de ta vie, c’est à toi de décider ce que tu veux en faire. Pour ce qui est des actions, sois patient. Cela arrivera bien plus vite que tu ne le crois.
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rkhettaouirkhettaoui   29 juin 2017
Ce n’était pas la première fois qu’il s’aventurait à contourner les règles. Quelques graines volées par-ci, une pièce de monnaie escamotée par là… Rien de bien grave, seulement de quoi épaissir la soupe. Mais s’il était pris, il en serait fini de lui.
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rkhettaouirkhettaoui   29 juin 2017
On s’assure simplement que chacun puisse s’en sortir si un coup tourne mal. Et qui sait, peut-être qu’un jour on mettra ce fichu gouvernement à terre. Face à leur armée, il nous faudra tenir la route.
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