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ISBN : 2070348989
Éditeur : Gallimard (11/06/2009)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 27 notes)
Résumé :

" J'ai pensé dire quelques mots. Mais je n'ai pas pu, j'ai, bafouillé des remerciements, rien de plus. Le docteur Gachet s'en est chargé. Il pleurait, lui aussi. Il a dit l'essentiel. Que tu étais un homme honnête, un grand artiste, qu'il n'y avait que deux buts à ta vie, l'humanité et l'art. Et que c'est l'art que tu chérissais au-dessus de tout, qui te ferait vivre encore. Moi, simple marchand des peintres morts e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  16 avril 2019
Acquis en 2017 - lu en avril 2019
"Qu'est-ce donc qui me lie à mon frère, au point que je ne puisse aller sans lui ?
Nous n'étions pas des jumeaux, nous étions même incapables de vivre entre les mêmes murs ! (...) Mais sans lui à portée de mots, je perds l'équilibre. Une moitié de moi est vide." (p. 78)
J'ai acquis en livre de poche ce texte attractif... m'intéressant depuis presque toujours à Van Gogh; l'astuce narrative de Edith Perrignon de narrer la vie de Vincent par la bouche de Théo... m'a intriguée...
J'ai eu l'occasion d'apprécier la plume très fluide et poétique de cette auteure par sa collaboration avec Gérard Garouste dans le récit de son parcours "L'Intranquille" puis en seul nom, "Victor Hugo vient de mourir"...
"À cette première exposition de Vincent, on ne chemine pas de toile en toile, en observant là les courbes et les grâces féminines, là les harmonies de gris, les subtilités du ciel, ici le puits de la lumière, ou encore, la patte de l'artiste.
C'est un assaut, c'est brutal c'est bouillant comme le feu du soleil, la sève impatiente de la nature, les rêves et les émotions d'un peintre sans école dont la main était une torche, qui trouvait plus de lumière dans les yeux des hommes que dans les cathédrales."
Un petit livre émouvant...où l'on revisite autrement le parcours terrible de van Gogh, le mal-aimé, l'incompris, l'artiste absolu, exigeant et perfectionniste à l'extrême... Tant de souffrances, de solitude pour défendre "son Art"...
Même si il a eu des amis fidèles , présents et admiratifs comme Emile Bernard, Camille Pissaro, Toulouse-Lautrec...

Subsiste ce chemin d'épines, encore et encore... Et cette fusion unique entre les deux frères; le cadet protégeant, soutenant de toutes les manières, son aîné... Il ne résistera malheureusement pas à la mort de Vincent; il survivra péniblement 6 mois...et mourra dans un état pitoyable, l'esprit et le corps absents, complètement abîmés...
L'auteure s'est déplacée à Amsterdam et a pu consulter et lire des archives... dont le rapport médical de Théo... qui ne peut que laisser abasourdi, "sonné"...puisque Judith Perrignon nous adjoint des passages à la fin de son texte. Nous constatons également la confirmation des batailles de la veuve de Théo, grâce à qui un grand nombre de toiles de Vincent furent sauvées, sans omettre le travail considérable qu'elle entreprit pour faire connaître la correspondance et la plume incroyable de son beau-frère ... Ce qui permit la publication de toutes ces Lettres . ...On ne peut que l'en remercier abondamment, encore aujourd'hui et pour toutes les générations à venir...
Même si je lis grand nombre d'ouvrages [ depuis très jeune] sur Van Gogh et Théo...je reste aussi bouleversée par cette fusion et cet amour fraternel intense...que rend fort bien la plume de Judith Perrignon !!
"Un jour viendra où l'on ne distinguera plus la tombe de Vincent de celle de Théo. Un manteau de lierre les recouvrira , increvable, d'un vert sombre au pied des stèles, parfois brillant les nuits d'été, sous des étoiles très grandes. Il les enveloppera et dira pour eux : c'était mon meilleur ami, c'était mon frère". (p. 135)
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tynn
  17 septembre 2013
Lecture agréable mais sans passion d'un récit ( document ?) imaginaire de la fin de vie de Théo van Gogh, appuyé par des recherches épistolaires et médicales.
Mais, en refermant le livre, ma réaction finale est mitigée et une question demeure : quelle motivation pour l'auteur à nous faire entrer dans cette fiction courte et superficielle ? Je n'ai pas senti de souffle dans cette relation fraternelle.
L'osmose des frères Van Gogh, dans la folie, et les épreuves, est certes le centre du sujet, la relation d'entraide et d'amour entre Vincent et Théo est bien présente, l'absence de l'autre et le chagrin sont perceptibles mais la forme reste un peu plate, sans véritable passion.
Peu d'informations sur la vie et les relations des deux frères, et l'artiste visionnaire reste bien peu évoqué.
J'ai pourtant beaucoup aimé la première page, rythmée par des répétitions de sons proches de la poésie.
Mais le livre se poursuit ensuite de manière brouillonne sur un mélange de sensations et de descriptions obscures, des flashs de vie aux précisions éphémères ( en dépit de très beaux portraits de femmes ) et se termine par un dossier médical d'une exactitude glaciale.
Est–ce mon amour de la peinture de l'artiste qui me laisse un peu sur ma faim?
C'est un livre que j'oublierai vite.
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adtraviata
  01 septembre 2017
Judith Perrignon s'est glissée dans la peau de Théo van Gogh à partir de la nuit où il veille son frère mourant (elle garde la thèse du suicide – forcément, puisqu'elle accompagne Théo et n'est pas là pour remettre cette « théorie » en cause – celle-ci paraît d'ailleurs tout à fait plausible sur le moment) jusqu'au jour où il est interné dans un asile psychiatrique, souffrant de démence et de paralysie progressive, sans doute des suites de la syphilis.
Théo est terrassé par la mort de Vincent, ce frère aîné qu'il n'a cessé d'aimer, de soutenir, financièrement et oralement et dont il a cherché en vain à faire reconnaître la peinture du vivant de l'artiste. Fiévreusement il continue ce combat dans les semaines qui suivent la mort de Vincent pour finalement, devant la froideur des plus grands galeristes de l'époque, organiser une exposition dans son propre appartement. Bien sûr, des peintres comme Pissarro, Toulouse-Lautrec ou le seul journaliste qui a écrit une critique enthousiaste sur les toiles de van Gogh, le soutiennent. En préparant cette expo, Théo mène une observation très intéressante sur les auto-portraits de Vincent, à qui il ressemble tant…
Mais la maladie rattrape Théo, et à partir du moment où il est rapatrié dans un asile aux Pays-Bas, Judith Perrignon laisse la place au rapport médical (bien réel) observant le comportement et les soins donnés à Théo durant ses dernières semaines. Constat froid et désolant sur un homme qui a coupé tout contact ou presque avec la réalité sensible. le livre s'achève en 1914, quand le corps de Théo est à nouveau rapatrié en France, pour reposer aux côtés de son frère dans le cimetière d'Auvers-Sur-Oise.
J'ai vraiment aimé ce témoignage d'amour fraternel, très bien écrit, très sensible, qui parle aussi du rapport à la mère, au père, à la foi et qui nous offre un regard frais sur la peinture de celui qui signait Vincent.
Lien : http://desmotsetdesnotes.wor..
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Galirad
  30 janvier 2015
Nous connaissons tous, sommairement, la biographie de Vincent, l'artiste maudit dont Jacques Dutronc, en 1991, sous la direction de Maurice Pialat, avait su incarner la tumultueuse personnalité. Mais qu'en était-il de Théo dont la vie fut si étroitement liée à celle de Vincent ?
Judith Perrignon tente de donner un nouvel éclairage sur la question. Sa langue est à la fois jolie et poétique. Elle est parvenue le long de ces quelques chapitres à édifier un admirable montage entre les correspondances échangées, les rapports cliniques consultés et ses propres déductions ou convictions. Elle a même fait corps avec Théo resté trop longtemps dans l'ombre de ce grand frère ; elle a été jusqu'à employer l'intime « je ».
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StartingBooks
  29 mai 2019
Il y a quelque chose de si vrai, de si réel dans C'était mon frère.… Est-ce parce que le personnage principal, celui qui n'est plus, mais vibre à chaque page, qui transparait dans chaque mot, est mondialement connu ? Je ne crois pas. Est-ce parce qu'il est si douloureusement question de deuil et de fraternité ? Rien n'est dû au hasard, aujourd'hui encore moins.
Si vrai et si réel. le hasard n'y est pour rien, Judith Perrignon pour beaucoup.

L'affection

D'un frère à l'autre, les mots résonnent, comme s'ils étaient essentiels, leur présence, vitale. Une unique possibilité. Des correspondances, un lien sanguin littéral et métaphorique, et la nécessité d'écrire sur un frère qui n'a pas eu le temps, pour un frère qui n'a pas eu la vie pour être reconnu. Écrire pour contrer le destin de celui qui n'a pas eu le temps que ses toiles auront. Témoigner pour que sa vie lui survive.
Et si d'ordinaire, je lis peu de biographies d'artistes… Et si je n'ai pas « choisi » de détenir ce livre qui m'a été confié et recommandé par la même occasion… le choisir lui, plutôt qu'un autre, sur l'avant-dernier étage de ma belle étagère en bois m'est pourtant apparu comme une évidence.
Ce titre, ce titre. Comme un appel, comme un écho. Ce frère et cet imparfait. Ces points de suspension. Une supplication à dire plus. Plus qu'un temps de narration, trace du passé, plus qu'un lien de sang, plus que des points suspendus. [ suite de la chronique sur www.startingbooks.com]
Lien : https://www.startingbooks.com
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critiques presse (1)
LeFigaro   07 octobre 2011
Se mettre dans la peau de Théo Van Gogh: l'exercice était périlleux, mais Judith Perrignon s'en sort à merveille. Dans ce registre, c'est l'un des plus beaux livres qu'on ait eu à lire.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
JoohJooh   01 mars 2018
À cette première exposition de Vincent, on ne chemine pas de toile en toile, en observant là les courbes et les grâces féminines, là les harmonies de gris, les subtilités du ciel, ici le puits de la lumière, ou encore, la patte de l'artiste. C'est un assaut, c'est brutal c'est bouillant comme le feu du soleil, la sève impatiente de la nature, les rêves et les émotions d'un peintre sans école dont la main était une torche, qui trouvait plus de lumière dans les yeux des hommes que dans les cathédrales.
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JoohJooh   27 février 2018
La peinture est un monde en soi. J'ai lu quelque part, l'année dernière, qu'écrire un livre ou faire un tableau, c'est comme avoir un enfant. Je n'ose pourtant pas m'approprier le propos. J'ai toujours trouvé que la dernière de ces trois choses était la plus naturelle et la meilleure, en admettant que le propos soit vrai, et que les trois choses soient égales.
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JoohJooh   28 février 2018
Tu te souviens peut-être que nous avons discuté cet été avec une sorte d'amertume, le problème des femmes. Que nous avons senti, ou cru sentir, que : la femme est la désolation du juste. Et nous étions, moi en tout cas, toi aussi peut-être, un petit peu ce monsieur le juste en question.
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JoohJooh   26 février 2018
J'envie les japonais, l'extrême clarté de leur travail. Le japonais dessine vite, très vite comme un éclair, c'est que ses nerfs sont plus fins, son sentiment plus simple. Tu ne peux pas étudier l'art japonais sans devenir plus gai et plus joyeux.
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fanfanouche24fanfanouche24   16 avril 2019
J'en aurais pleuré de voir ce vieil homme [Camille Pissarro ] s'interroger encore au sujet de mon frère. J'articule quelques mots :
"J'ai mis du temps à comprendre combien il était en avance et que jamais il ne verrait les fruits de son travail, car il fallait se détacher de toute convention pour comprendre sa manière de voir le monde". (p. 87)
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Videos de Judith Perrignon (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Judith Perrignon
Jacqueline Pétroz a eu la chance de rencontrer sur la scène des déblogueurs en juin 2017 lors du salon du livre de poche de Saint-Maur-des-Fossés, deux auteurs françaises Alexandra Lapierre et Judith Perrigon qui ont écrit sur des personnages hors normes
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