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ISBN : 2352041503
Éditeur : Les Arènes (06/05/2011)
Résumé :
Juillet 2010. Nwankwo, le patron de la brigade financière de Lagos (Nigéria), est exfiltré de nuit avec sa famille par les services secrets norvégiens.
Félix, greffier au tribunal de Nice, participe à la perquisition du yacht du banquier Stephensen. Le corps de sa femme vient d être retrouvé dans les eaux du port.
Lira, journaliste à Saint-Pétersbourg part pour Londres. Louchski, un oligarque qui a la main mise sur l industrie de la défense rus... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
yv1
  07 juin 2011
Très sincèrement, c'est la pure curiosité qui m'a amené à choisir ce livre. La curiosité puisque Eva Joly est surtout connue pour être ancienne juge d'instruction et maintenant candidate écologiste aux élections présidentielles françaises. Ce livre est la deuxième collaboration Eva Joly/Judith Perrignon. Bien écrit, il se lit vite et sans beaucoup d'effort de compréhension pour une intrigue pourtant aux multiples ramifications et aux implications nombreuses. Je ne suis pas spécialiste des questions financières, -même si dans une autre vie, j'ai travaillé au sein de banques ; mais que voulez-vous, quand on est jeune, on ne refuse pas la première proposition d'emploi ! Et puis, en tant que guichetier (et oui, ça existait à l'époque, c'est vous dire mon grand âge !), je n'avais pas accès au vrai monde de la finance-, j'y suis même plutôt allergique, et malgré cela, j'ai compris -enfin, je crois- l'ensemble de cette affaire tortueuse. le grand mérite du roman est de nous expliquer très simplement le sac de noeud, les trajets divers que l'argent sale effectue pour devenir propre, envié voire quémandé par les gens les plus importants. J'imagine qu'Eva Joly en tant qu'ex-juge chargée d'affaires du même genre, assez médiatiques, connaît suffisamment le système pour nous résumer et mettre à notre portée ce monde puant de la finance mondiale.
Les trois personnages principaux qui, bien sûr, vont se rencontrer évoluent dans ce monde malgré eux, mais ne lâchent pas l'affaire, bien décidés à faire la lumière sur cet imbroglio financier mais avant tout à faire tomber les responsables des transactions financières illégales mais tellement rentables. Lira est séparée de son mari, vit seule à Saint-Pétersbourg a une grande fille étudiante. Nwankwo est père de famille, mais exilée à Londres celle-ci a le mal du pays et sa femme lui reproche de les mettre en danger. Félix est homosexuel, séparé très récemment de son compagnon, il ne sait pas tenir sa place de greffier, se laisse emporter par son enthousiasme et déborde très largement sur le travail du juge avec lequel il travaile et qui le laisse agir, ce qui fait jaser au tribunal. Chacun pris séparément n'a pas l'envergure pour persévérer et tenter de mener au bout cette enquête. Ensemble, ils se motivent, forment une équipe qui traque et trouve des informations, chacun dans son domaine, et, mises bout à bout elles éclairent l'arnaque internationale conduite par S. Louchski et ses sbires.
Pas haletant dans le rythme, mise à part la poursuite dans le métro, ce polar tient bien son lecteur tout au long de ses 317 pages, parce que ses héros sont assez ordinaires, proches de nous,crédibles et ensuite parce que l'intrigue nous rappelle nombre de scandales dont on a entendu parler ces dernières années, et notamment la faillite de la banque de Stephensen qui entraîne la faillite des îles Féroé, un peu comme la véritable faillite de l'Islande lors de la grande crise mondiale récente.
Divertissant et instructif ! Curiosité largement récompensée.

Lien : http://lyvres.over-blog.com
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Saint-Luc
  24 juin 2011
Ce livre m'a été envoyé par YV1, que je veux remercier ici pour son état d'esprit tout babélien: merci Yves.
Aussi suis-je un peu géné de devoir poster une critique sévère sur ce bouquin, que lui-même a apprécié: j'espère qu'il me pardonnera!
On aime ou pas le personnage Eva Joly, et ça peut n'être pas politique. Je n'aime pas Madame Joly pour son traitement de l'affaire ELF, car j'estime qu'elle a ainsi considérablement abaissé le rayonnement et méprisé les intérêts bien compris de son pays d'adoption. Son acharnement, qui confina au sadisme pur, à l'encontre de Loïc le Floch-Prigent, ne me la fait pas apprécier non plus. Opinion personnelle et peut-être erronnée: qu'on me pardonne cette fois encore !
Si je me permets d'exprimer mon sentiment, c'est que Madame Joly, qui semble désormais prisonnière du personnage médiatique qu'elle s'est construit, s'autorise (et elle en a bien le droit d'ailleurs) à scénariser un roman avec la volonté manifeste de nous infliger des poncifs genre porte ouverte qui n'apportent strictement rien. Tout son ressentiment et toute sa bile se résument à cet extrait:
""- Et pendant que vous y êtes, signez la commission rogatoire! Au moins vous saurez pourquoi vous vous faites engueuler, tente encore Félix.
- On va trouver quoi? Des entourloupes de milliardaires mais rien sur ce qui s'est passé. Les riches aussi se noient.
- Mais seuls les pauvres ne savent pas nager".
Tout l'esprit du bouquin est là.Les riches sont riches, les flics corrompus ou au mieux aveugles ou encore trouillards.
Evidemment, les politiques ne sont pas en reste:
"- Ce pays est un paradis fiscal et judiciaire, le Premier Ministre peut arrêter une enquête comme il veut, bloquer un journal s'il veut; Il y a des milliards cachés ici qui suffiraient à sauver tant de gens".
Qu'Eva Joly décide de sortir ce livre au moment exact où elle est en campagne interne pour une présidence n'est pas anodin: regardez-moi, je suis la pure, celle qui ne faiblit pas, perdue au milieu de ce monde pourri...
Ca suffit peut-être pour être élue, certainement pas pour faire un bon livre: celui-ci est ennuyeux car bien trop prévisible, même si ses partisans trouveront qu'elle a bien raison. Et quel courage, dites-moi, nous qui vivons sous une dictature, que d'oser pourfendre ainsi !
Pour être honnête, la journaliste, Judith Perrignon, qui a mis en mots les thèses de Madame Joly, ne se débrouille pas mal du tout, ce qui sauve le bouquin du néant de l'idéologie sous-tendue.
C'est en fait un de ces livres appelant à voter le Pen: puisqu'ils sont si pourris que ça, sortons les tous. En celà, ce livre me gène aussi.
Points positifs: une description de Lagos qui me donne envie d'y aller faire un tour, et un style nerveux. Judith Perrignon devrait pour son bien se chercher une autre inspiratrice.
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Axelinou
  26 décembre 2017
Enfin un juge qui a des c…
Oui la corruption existe en République Française et pas seulement dans les républiques bananières.
Oui, si ‘on' décide qu'il y va des intérêts supérieurs de la France, on transférera un juge qui trouve à redire à quelque chose d'illégal.
Oui, la séparation des pouvoirs est régulièrement bafouée en France.
Attention, ce n'est pas une généralité, loin de là, mais cela existe et il n'y a rien d'outrageant à en faire un livre.
Merci à Eva Joly de le rappeler.
Merci à Judith Perrignon pour l'écriture précise et plaisante.
Roman plaisant à lire, style page-turner, mais le peps en moins.
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chroll
  02 avril 2016
2 avr. 2016 12:07:41
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critiques presse (1)
Liberation   27 juin 2011
Une plongée dans l’enfer ouaté de la corruption généralisée raconte dans une veine très réaliste une globalisation qui a viré au cauchemar absolu.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
yv1yv1   07 juin 2011
C'est un homme plutôt discret pour un oligarque russe que recevait aujourd'hui à déjeuner le président de la République. Serguei Louchski, que l'on dit l'homme le plus riche de son pays et qui a été mis en difficulté ces dernières années par les tempêtes financières successives, investit de plus en plus en France où il possède déjà une villa à Saint-Jean-Cap-Ferrat et un luxueux appartement à Paris. "Vous ne pouvez pas promouvoir les intérêts économiques du pays sans rencontrer des hommes d'affaires. Et parfois vous sympathisez plus avec certains qu'avec d'autres car ils ont une vision. A un monde nouveau, il faut des idées nouvelles et des hommes neufs..." a commenté le porte-parole de l'Elysée interrogé par l'AFP. (p171)
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AxelinouAxelinou   24 décembre 2017
Tous ses dossiers disaient la même chose (à propos du Nigéria) : pays riche, peuple pauvre. Corruption à tous les étages. Quand le juge condamne le plus riche, c'est parce qu'il est sûr de toucher un pot-de-vin plus conséquent en appel.
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AxelinouAxelinou   24 décembre 2017
- Quelque chose ne va pas ce matin ?
- Mark est parti.
- C'était prévu non ? Il n'avait pas un projet à Londres ?
- Si. Mais j'ai eu l'impression qu'on se quittait sans se le dire.
- Pourquoi ?
- Il a emmené le chat.
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AxelinouAxelinou   24 décembre 2017
Tout le monde lui avait recommandé de rencontrer cette journaliste, une emmerdeuse, comme on dit, ce qui est un compliment dans le métier.
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yannjouetyannjouet   01 mars 2017
Les rois d' aujourd'hui sont plus tranquilles, la Révolution est derrière eux, la République leur fait la fête, réclame des contrats, ils n' ont qu' à jouir de leur puissance.
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