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Une enquête d'Henry Wilkes et Bill... tome 1 sur 3
EAN : 9782811238087
320 pages
Milady (22/09/2017)
3.91/5   122 notes
Résumé :
1er tome de la trilogie. Londres, hiver 1892. L'inspecteur Henry Wilkes, digne héritier de Sherlock Holmes, Billy Bennett, un gamin des rues, enquêtent. Des cadavres de chiens dans les sous-sols du métro, crânes ouverts. Le corps inerte d’une enfant, mutilée comme les animaux.
Plongez au cœur d’une époque sombre, mélange de charbon, de mensonges et de perversion.

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Critiques, Analyses et Avis (71) Voir plus Ajouter une critique
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Le premier prix des rencontres des polars du chat 2017 est attribué à :
Gaëlle Perrin-Guillet pour son roman Soul of London.
Et voilà, voilà comment j'ai rencontré Gaëlle, lors d'un chaud week-end de juillet dans ce petit salon (qui deviendra grand, n'en doutons pas) de ma Bourgogne natale.
J'ai retrouvé, dans ce roman, le Londres de la fin du XIXe siècle, cher à Conan Doyle et son duo Holmes/Watson.
Je ne sais pas si Sir Arthur a inspiré cette auteure, en tout cas, de l'inspiration elle en a trouvé.
Elle s'est inventé, elle aussi un duo d'enquêteurs atypiques, aux antipodes des héros du maître, un flic boiteux aidé dans son quotidien et ses enquêtes par un jeune garçon qu'il a sorti de la misère des rues londoniennes.
Fin de siècle donc, alors que Jack l'éventreur hante encore les mémoires anglaises, que les aventures de Sherlock font le bonheur des lecteurs du Strand, un magazine mensuel qu'affectionne d'ailleurs notre policier, et qu'une jeune femme vient lui demander de reprendre l'enquête sur la mort de sa soeur, Henry Wilkes est chargé d'enquêter sur une affaire de chiens retrouvés le crâne fracassé dans les sous-sols de la capitale britannique.
Une intrigue bien menée, il n'en faut pas plus pour que l'amateur du genre que je suis se régale. Assurément, je vous invite, chers amis lecteurs à vous plonger dans les sombres couloirs du métro londonien sous la plume de la charmante Gaëlle Perrin-Guillet.
Pssssttt ! Gaëlle, entre nous, ils vont revenir Henry et Billy, hein ? Parce que quand le lecteur s'attache aux personnages d'un roman, celui qui les crée se doit de le satisfaire….

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Je tiens d'abord à remercier les éditions Milady et bien évidemment Babelio pour cette opération Masse critique qui m'a permis de découvrir ce livre de Gaëlle Perrin-Guillet.

J'ai opté pour ce roman sur la base du quatrième de couverture, et on peut dire que j'ai été déçu. le contenu n'est pas à la hauteur de mon attente.
Henry Wildes, inspecteur de la division d'sur le retour et son jeune assistant, reçoit sur son bureau une plainte concernant des cadavres de chiens trépanés abandonnés dans les égouts. En parallèle, il sera chargé d'enquêter sur les circonstances de la mort d'une jeune infirmière.
Pas mal de clichés, de déjà-vu, une atmosphère londonienne caricaturale et parfois convenue...la liste est longue.
La résolution de l'énigme est par trop tirée par les cheveux, et carrément bâclée. Perrin-Guillet s'est attachée à développer la psychologie de ses héros, au détriment de l'intrigue.
Cependant, l'écriture est fluide et le style agréable.
Une auteure en devenir.
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Une excellente surprise que je dois à la "grande OP Bragelonne" 2018.
Comme j'aime l'ambiance victorienne et les enquêtes à l'époque, et à Londres, en plus, c'était couru que je l'achète, surtout pour presque rien... :)

Je découvre donc l'auteure, dont je ne sais pas si elle est très connue, mais que moi, je ne connaissais pas du tout !
C'est bien écrit, dans un style sobre (pas simpliste), mais très efficace visuellement, les descriptions sont vraiment bien, l'ambiance automnale/hivernale du Londres de la fin 1800 bien transcrite, la pauvreté des uns, l'indifférence des autres, la suie, la neige, puis la boue, on s'y croirait !

Si la double enquête est assez classique, les personnages Henry Wilkes et Billy sont très attachants. Bien caractérisés, j'ai beaucoup apprécié les prises de conscience de Wilkes qui se veut "près du peuple" mais qui découvre qu'il en est fort loin, dans son univers petit-bourgeois.
Suite à un accident, il est souffrant et boite, ce qui le rapproche effectivement de la souffrance "d'en bas", et mène son enquête dans tout Londres au détriment de sa santé, alors qu'il est censé rester "au bureau"...
J'ai bien aimé aussi son attitude face aux abus de pouvoir de ceux qui se sentent plus pisser dès qu'ils en ont un, même petit, ne serait-ce que celui de l'uniforme de police. Je me suis un peu reconnue en lui et ses réflexions sur "la horde", mdr, du coup forcément j'ai beaucoup aimé ce roman.

Une suite est sortie l'an dernier, mais pas de poche et un peu chère en édition "e-book". Je vais attendre un peu...
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Un bon roman policier qui se passe à l'époque victorienne.
L'inspecteur Wilkes nous entraîne à sa suite dans les bas-fonds de Londres, il va explorer les quartiers les plus pauvres et dangereux de la ville ainsi que les tunnels insalubres du métro et des égouts.
Il va devoir faire la lumière sur des disparition de chiens, mais aussi sur des meurtres sordides.
Les descriptions de la ville et de l'époque sont détaillées et permettent de bien se rendre compte de l'ambiance générale.
Le style est fluide, l'intrigue n'est pas exceptionnelle mais tient bien la route et même si j'avais compris de quoi il retournait bien avant la fin j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ce roman d'un auteur français.
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A l'heure où la surenchère est de mise et où certains auteurs pensent qu'il faut toujours aller plus loin en matière de violence et d'ultra-réalisme pour marquer le lecteur, Gaëlle Perrin-Guillet propose une approche différente avec ce roman.

Soul of London ou l'art du contre-pied. Il fallait oser sortir de sa zone de confort et se plonger dans une intrigue se déroulant dans le Londres de 1892, celui de Jack l'éventreur ou de Sherlock Holmes. Mais, même s'ils sont cités dans le livre à la manière de clins d'oeil, l'auteure n'a pas pour autant cherché à surfer sur leurs notoriétés.

Son thriller victorien est un bel hommage à la littérature de cette époque, sans pour autant en être une banale copie. le climat est bien rendu (neigeux plutôt que brumeux), et il nous plonge dans un passé qu'elle a ressuscité.

Mon inquiétude initiale était de me retrouver devant un Londres en version carton pâte. J'ai été bien vite rassuré. On sent que Gaëlle Perrin-Guillet a travaillé son sujet sans tomber dans la description « à la Wikipédia » et sans en faire trop. Son environnement est crédible, mais n'est pas qu'une simple visite temporelle et gothique. Elle a su extraire l'essence de cette époque, sans pour autant s'y appesantir.

L'histoire, ou plutôt les histoires ne cherchent pas à être particulièrement originales, mais elles ont ce charme un peu désuet qui les rend vraiment séduisantes. C'est vrai, j'aurais aimé davantage de développements encore en ce qui concerne l'atmosphère et les intrigues (le roman ne fait que 250 pages), mais ça n'a en rien gâché le plaisir de cette immersion victorienne.

Il faut dire que, pour moi, l'attrait principal de ce roman se trouve dans ses personnages. Deux protagonistes particulièrement attachants, un policier mis au placard et un jeune homme sorti de la rue qui se révèle d'une belle intelligence. D'une formidable humanité, surtout ! Vraiment, ils sont formidables et cadrent parfaitement dans l'ambiance générale qu'a voulue Gaëlle Perrin-Guillet.

Une ambiance bien rendue au travers de la plume de l'auteure, qui fait montre d'expressivité et d'une belle qualité pour rendre ce récit crédible. Une écriture comme un mélange entre la manière de parler de l'époque et une certaine modernité.

Soul of London est un récit à la fois sobre et travaillé, qui ne tente pas de nous en mettre plein la vue à coups de rebondissements improbables, mais qui au contraire, cherche à nous envelopper de son atmosphère. Une vraie distraction, un vrai bon divertissement, un vrai vent de fraîcheur.

Je pense qu'on retrouvera ces personnages par la suite et je ne peux que m'en réjouir.

PS : la couverture est absolument superbe, bravo à Bertrand Binois.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Londres, 1892.

L’homme scrutait sa flasque désespérément vide, comme si la regarder allait la remplir par magie. Il mit la main à la poche, à la recherche d’un penny, mais ne rencontra là aussi que le néant. Cela le fit rire. Il s’allongea à même le ciment froid du tunnel obscur où il avait désormais élu domicile, loin de la surface et de sa vie trépidante.

Il ferma les yeux. Le tremblement du sol sous sa tête, un courant d’air frais sur sa peau : le dernier métro entrait en gare. L’homme imagina la foule sortant des wagons, les uns habillés de redingotes flambant neuves, avec à leurs bras des femmes drapées dans des robes de taffetas aux couleurs sombres et sobres, tenues agrémentées de camés autour de leur cou fin et gracile et des gants de soie sur leurs mains. Certains couples marchaient tranquillement pour profiter de l’air chaud de la station de Paddington, tandis que les autres, plus modestes dans leur tenue de travail, allaient d’un bon pas, pressés de retrouver la rue. Nulle part ailleurs ces deux mondes si distincts n’auraient pu se côtoyer comme ici. Même les gredins pouvaient se fondre dans la masse et frotter leurs fripes sales et malodorantes aux épaules des gentilshommes, une main noire de suie les délestant de leurs bourses, avant de filer vers la surface.
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Paddington la maudite.
Station puante et enfumée qui, pour sortir de terre, l'avait dépossédé de son seul bien. Les contremaîtres l'avaient expulsé de chez lui en échange d'à peine vingt livres sterling : le prix de son existence aux yeux de ceux qui faisaient le monde.
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L’air du soir était chargé de fumée et sentait le charbon. Le vent ramenait les nuages pleins de suie en provenance des usines plus au nord sur le quartier de Marylebone, saupoudrant au passage les murs et le chaussée d’une pellicule noirâtre qui persisterait jusqu’au lendemain. L’air de Londres n’avait que faire des frontières entre quartiers. Les docks pouvaient empester jusqu’aux confins de Mayfair et empuantir aussi bien les robes de dentelles que les tenues des ouvriers, tandis que le charbon recouvrait les toits des demeures les plus luxueuses au cœur même de la City. Londres partageait ses atouts avec tout son peuple, sans discernement, sans retenue.
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Habituellement, je n'ai pas une appétence démesurée pour les récits situés au XIXe siècle.Le polar ideal ayant pour moi un cadre historique plus contemporain, avec des téléphones portables et des taxis plutot que des coursiers et des fiacres.
J'ai donc abordé ce "Soul of London" sans a priori, mais sans enthousiasme excessif non plus.
Mais comme seuls les imbéciles ne remettent jamais en cause leurs idées reçues, j'ai été agréablement surpris par ce beau roman de GAËLLE PERRIN-GUILLET.
Car si les faits se déroulent à LONDRES en 1892, dans les pas d'un tueur en série, l'auteure à eu le bon goût de ne pas tomber dans les clichés auxquels on pouvait s'attendre. On échappe ainsi au sempiternel fog, aux dialogues surannés, et si Conan DOYLE et Sherlock HOLMES sont brièvement évoqués, celà relève plus du clin d'oeil que de la volonté assumée de nous resservir une énième version de Jack l'Eventreur à Whitechapel.
Bien au contraire, j'ai trouvé très actuel le ton de ce livre tout en sensibilité et sobriété. Le duo de détectives formé par Henry WYLKES et Billy BENNETT se révèle attachant et complémentaire,mais aussi bourré d'humour. De plus on assiste chez ces deux là à une sorte d'inversion de caractères , le jeune gamin des rues étant aussi calme et réfléchi que le vieux flic handicapé est impétueux. Un attelage prometteur qui ne demande qu'à s'étoffer car, bonne nouvelle, un second volet est annoncé sous le titre de Black Past, prélude je l'espère à une longue série !
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Décidément, Henry n'aimait pas ses semblables. Plus le temps passait, plus le sentiment de ne pas appartenir à la horde avec laquelle il était obligé de vivre lui pesait.
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Vidéo de Gaëlle Perrin-Guillet
« Haut le choeur », la bande-annonce. Un thriller de Gaëlle Perrin-Guillet.
« Quand je sortirai, tu seras la première prévenue? Je saurai te retrouver. » Depuis qu'Éloane Frezet, la tueuse en série la plus abjecte de ces dernières années, a prononcé ces mots, Alix Flament vit dans l'angoisse que la criminelle sanguinaire s'évade de prison... Alors, quand la journaliste reçoit un coup de téléphone d'Éloane en pleine nuit, elle comprend que la meurtrière va honorer sa promesse... Une promesse de sang...
Roman disponible le 14 mars 2019 (papier & numérique).
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