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ISBN : 2811238085
Éditeur : Milady (22/09/2017)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 69 notes)
Résumé :
Londres, hiver 1892. Depuis qu'il marche avec une canne, l'inspecteur Henry Wilkes en est réduit à traquer les tueurs de chiens dans les tunnels du métro. Billy Bennett, un gamin des rues, l'assiste dans cette tâche. Quand Alice Pickman, une jeune femme de la bonne société, lui demande de rouvrir l'enquête sur la mort de sa soeur, Wilkes ignore qu'il s'engage en terrain miné. En digne héritier de Sherlock Holmes, il veut dissiper le fog qui plombe la ville de Jack l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
Tostaky61
  12 août 2017
Le premier prix des rencontres des polars du chat 2017 est attribué à :
Gaëlle Perrin-Guillet pour son roman Soul of London.
Et voilà, voilà comment j'ai rencontré Gaëlle, lors d'un chaud week-end de juillet dans ce petit salon (qui deviendra grand, n'en doutons pas) de ma Bourgogne natale.
J'ai retrouvé, dans ce roman, le Londres de la fin du XIXe siècle, cher à Conan Doyle et son duo Holmes/Watson.
Je ne sais pas si Sir Arthur a inspiré cette auteure, en tout cas, de l'inspiration elle en a trouvé.
Elle s'est inventé, elle aussi un duo d'enquêteurs atypiques, aux antipodes des héros du maître, un flic boiteux aidé dans son quotidien et ses enquêtes par un jeune garçon qu'il a sorti de la misère des rues londoniennes.
Fin de siècle donc, alors que Jack l'éventreur hante encore les mémoires anglaises, que les aventures de Sherlock font le bonheur des lecteurs du Strand, un magazine mensuel qu'affectionne d'ailleurs notre policier, et qu'une jeune femme vient lui demander de reprendre l'enquête sur la mort de sa soeur, Henry Wilkes est chargé d'enquêter sur une affaire de chiens retrouvés le crâne fracassé dans les sous-sols de la capitale britannique.
Une intrigue bien menée, il n'en faut pas plus pour que l'amateur du genre que je suis se régale. Assurément, je vous invite, chers amis lecteurs à vous plonger dans les sombres couloirs du métro londonien sous la plume de la charmante Gaëlle Perrin-Guillet.
Pssssttt ! Gaëlle, entre nous, ils vont revenir Henry et Billy, hein ? Parce que quand le lecteur s'attache aux personnages d'un roman, celui qui les crée se doit de le satisfaire….
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Torellion
  07 novembre 2017
Je tiens d'abord à remercier les éditions Milady et bien évidemment Babelio pour cette opération Masse critique qui m'a permis de découvrir ce livre de Gaëlle Perrin-Guillet.
J'ai opté pour ce roman sur la base du quatrième de couverture, et on peut dire que j'ai été déçu. le contenu n'est pas à la hauteur de mon attente.
Henry Wildes, inspecteur de la division d'sur le retour et son jeune assistant, reçoit sur son bureau une plainte concernant des cadavres de chiens trépanés abandonnés dans les égouts. En parallèle, il sera chargé d'enquêter sur les circonstances de la mort d'une jeune infirmière.
Pas mal de clichés, de déjà-vu, une atmosphère londonienne caricaturale et parfois convenue...la liste est longue.
La résolution de l'énigme est par trop tirée par les cheveux, et carrément bâclée. Perrin-Guillet s'est attachée à développer la psychologie de ses héros, au détriment de l'intrigue.
Cependant, l'écriture est fluide et le style agréable.
Une auteure en devenir.
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gruz
  29 juin 2016
A l'heure où la surenchère est de mise et où certains auteurs pensent qu'il faut toujours aller plus loin en matière de violence et d'ultra-réalisme pour marquer le lecteur, Gaëlle Perrin-Guillet propose une approche différente avec ce roman.
Soul of London ou l'art du contre-pied. Il fallait oser sortir de sa zone de confort et se plonger dans une intrigue se déroulant dans le Londres de 1892, celui de Jack l'éventreur ou de Sherlock Holmes. Mais, même s'ils sont cités dans le livre à la manière de clins d'oeil, l'auteure n'a pas pour autant cherché à surfer sur leurs notoriétés.
Son thriller victorien est un bel hommage à la littérature de cette époque, sans pour autant en être une banale copie. le climat est bien rendu (neigeux plutôt que brumeux), et il nous plonge dans un passé qu'elle a ressuscité.
Mon inquiétude initiale était de me retrouver devant un Londres en version carton pâte. J'ai été bien vite rassuré. On sent que Gaëlle Perrin-Guillet a travaillé son sujet sans tomber dans la description « à la Wikipédia » et sans en faire trop. Son environnement est crédible, mais n'est pas qu'une simple visite temporelle et gothique. Elle a su extraire l'essence de cette époque, sans pour autant s'y appesantir.
L'histoire, ou plutôt les histoires ne cherchent pas à être particulièrement originales, mais elles ont ce charme un peu désuet qui les rend vraiment séduisantes. C'est vrai, j'aurais aimé davantage de développements encore en ce qui concerne l'atmosphère et les intrigues (le roman ne fait que 250 pages), mais ça n'a en rien gâché le plaisir de cette immersion victorienne.
Il faut dire que, pour moi, l'attrait principal de ce roman se trouve dans ses personnages. Deux protagonistes particulièrement attachants, un policier mis au placard et un jeune homme sorti de la rue qui se révèle d'une belle intelligence. D'une formidable humanité, surtout ! Vraiment, ils sont formidables et cadrent parfaitement dans l'ambiance générale qu'a voulue Gaëlle Perrin-Guillet.
Une ambiance bien rendue au travers de la plume de l'auteure, qui fait montre d'expressivité et d'une belle qualité pour rendre ce récit crédible. Une écriture comme un mélange entre la manière de parler de l'époque et une certaine modernité.
Soul of London est un récit à la fois sobre et travaillé, qui ne tente pas de nous en mettre plein la vue à coups de rebondissements improbables, mais qui au contraire, cherche à nous envelopper de son atmosphère. Une vraie distraction, un vrai bon divertissement, un vrai vent de fraîcheur.
Je pense qu'on retrouvera ces personnages par la suite et je ne peux que m'en réjouir.
PS : la couverture est absolument superbe, bravo à Bertrand Binois.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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belette2911
  26 juin 2017
Arpenter les ruelles de Londres de manière littéraire et à l'époque victorienne a toujours été un de mes plaisirs… Si en plus il y a des meurtres, alors, je suis aux anges.
C'est donc le coeur léger que j'ai ouvert ce polar historique se déroulant en 1892 et je dois dire que le voyage était plaisant, même si peu éclairé puisque je me suis baladée dans les tunnels obscurs du métro londonien et que je suis passée dans des lieux fort peu fréquentables.
Le personnage principal qu'est l'inspecteur Henry Wilkes est un policier qui aime son travail, qui aime les gens, qui aimait arpenter les petites rues avant son accident qui le laissa avec une patte folle, l'obligeant à se déplacer à l'aide d'une cane.
Et, contrairement au Dr House, cette claudication est source de moquerie et de mépris dans son poste de police de la Division D… Notre pauvre Henry n'a malheureusement rien de sexy…
Les deux enquêtes ne se veulent pas révolutionner le monde, ni être trop glauque (nous avons des trépanations) ou avec un final abracadabrantesque : elles sont simples, claires et nous réservent leurs lots de surprises, même si j'avais trouvé le nom d'un coupable.
Avec une écriture sans fioritures, simple, l'auteure nous transporte dans le Londres d'après Jack The Ripper, dans le Londres où Sherlock Holmes est un personnage fictif qu'on lit dans le Strand…
Les quartiers mal famés sont bien représentés, même s'ils manquent un peu d'odeurs et d'émanations putrides… Là où certains auteurs arrivent à vous faire ressentir des odeurs en vous décrivant un quartier pouilleux, ici, c'est plus sobre, ça manque d'effluves puant.
À la limite, vu les lieux et les situations sociales décrites, l'auteure est à deux doigts de nous conclure un roman noir puisque nous passons des bas-fonds, aux pubs miteux, on se balade sur les docks où les hommes accomplissent des travaux lourds, on nous parle des quartiers rasés pour faire passer le métro, sans oublier les orphelinats et aux travaux obligatoires qui s'y déroulent (main d'oeuvre gratos !), et j'en passe !
Par contre, malgré tout ça, malgré le fait que j'ai passé un bon moment de lecture, que les personnages avec lesquels j'ai arpenté les rues étaient des plus agréables, bien travaillés, que les quartiers et la misère y étaient bien décrite, j'ai trouvé que le roman manquait d'un tout petit peu de pep's.
Comment vous dire ? C'est comme quand mon mojito manque de rhum ! Ça a le goût du mojito, mais on ressent bien qu'il manque un petit truc pour en faire un mojito du tonnerre.
Et ce petit truc tenait dans les réflexions un peu bateau que certains personnages principaux tenaient, ainsi que dans des descriptions narratives comme la cliente qui était belle à en rester sans voix.
Un petit bémol narratif qui est une affaire de goût, bien entendu, et qui ne remet pas en question le plaisir que j'ai eu de boire ce mojito… oups, pardon, le plaisir que j'ai eu d'arpenter les ruelles de Londres ainsi que ses tunnels de métro avec Henry Wilkes et son jeune Billy.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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StefEleane
  30 mars 2016
Gaëlle Perrin-Guillet nous livre un bouquin très sympathique un peu à la manière d'une Ann Granger dans une Angleterre du XIXe siècle.
Elle a su retranscrire les disparités sociales de l'époque , qui ma foi n'ont pas trop changé, et nous immerger dans un monde en plein essor, ouvert sur une science précaire mais bien là !

Londres au XIXe Siècle, ce sont les routes pavées, l'odeur âcre des ordures, les calèches, la bonne société et les petites gens qui vivent dans la rue (entre autre). Rien de différent d'un autre pays d'Europe mais les anglais sortent d'une histoire macabre que nous connaissons tous encore de nos jours ! Jack l'Eventreur !
L'auteur a choisi une période difficile pour la police Anglaise, tout simplement parce que la population n'a plus confiance en elle. L'on ne connait pas le monstre de Whitechapel, la police a fait chou blanc et du coup la moindre affaire criminelle d'un tueur en série pourrait se terminer en guerre civile. D'ailleurs cette épée de Damoclès est bien présente tout au long de roman !
Donc quand on retrouve des cadavres de chiens dans les sous-sol du métro, on s'en inquiète un peu ! Tout du moins, suffisamment pour mettre un policier éclopé sur l'affaire. Ce ne sont que des chiens après tout ! Donc une moitié d'homme suffira. Ah mais l'affaire n'est pas si simple .
Henry Wilkes n'est un pas, non n'est plus , un homme de terrain. Et pour cause, suite a un accident, il boite. Aidé de son jeune ami, un orphelin qu'il a recueilli, il va tant bien que mal parcourir les rues de Londres afin de régler cette affaire. Pour pimenter un peu l'histoire, car sinon la vie de notre flic serait trop simple, une jeune femme demande de revoir l'affaire de sa soeur assassinée de façon non officielle.
Henry Wilkes n'est pas un super flic, il fait des conneries mais il a l'avantage d'être humain ! Il ne se sert pas de ses poings pour obtenir des réponses et fait tourner sa caboche tout de même un peu plus vite que ses coéquipiers.
Le duo du flic et de Billy est bien dosé et assez sympathique. Car c'est une confrontation entre les deux mondes (bourgeoisie et gosse de la rue) qui se complémentent et finalement tempère afin de s'équilibrer.
Vous l'aurez compris, outre cette enquête c'est un voyage dans le temps et une vision sociale que nous offre l'auteur.
Saurez-vous affronter la neige, le brouillard, le froid et partir à la rencontre du mythe de Sherlock Holmes, du fantôme de Jack l'éventreur et vous plonger dans les rues sombres de Londres de 1892 .

Lien : http://lesciblesdunelectrice..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
mordoc2mordoc2   15 février 2018
Habituellement, je n'ai pas une appétence démesurée pour les récits situés au XIXe siècle.Le polar ideal ayant pour moi un cadre historique plus contemporain, avec des téléphones portables et des taxis plutot que des coursiers et des fiacres.
J'ai donc abordé ce "Soul of London" sans a priori, mais sans enthousiasme excessif non plus.
Mais comme seuls les imbéciles ne remettent jamais en cause leurs idées reçues, j'ai été agréablement surpris par ce beau roman de GAËLLE PERRIN-GUILLET.
Car si les faits se déroulent à LONDRES en 1892, dans les pas d'un tueur en série, l'auteure à eu le bon goût de ne pas tomber dans les clichés auxquels on pouvait s'attendre. On échappe ainsi au sempiternel fog, aux dialogues surannés, et si Conan DOYLE et Sherlock HOLMES sont brièvement évoqués, celà relève plus du clin d'oeil que de la volonté assumée de nous resservir une énième version de Jack l'Eventreur à Whitechapel.
Bien au contraire, j'ai trouvé très actuel le ton de ce livre tout en sensibilité et sobriété. Le duo de détectives formé par Henry WYLKES et Billy BENNETT se révèle attachant et complémentaire,mais aussi bourré d'humour. De plus on assiste chez ces deux là à une sorte d'inversion de caractères , le jeune gamin des rues étant aussi calme et réfléchi que le vieux flic handicapé est impétueux. Un attelage prometteur qui ne demande qu'à s'étoffer car, bonne nouvelle, un second volet est annoncé sous le titre de Black Past, prélude je l'espère à une longue série !
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rkhettaouirkhettaoui   13 avril 2016
Certains couples marchaient tranquillement pour profiter de l’air chaud de la station de Paddington, tandis que les autres, plus modestes dans leur tenue de travail, allaient d’un bon pas, pressés de retrouver la rue. Nulle part ailleurs ces deux mondes si distincts n’auraient pu se côtoyer comme ici. Même les gredins pouvaient se fondre dans la masse et frotter leurs fripes sales et malodorantes aux épaules des gentilshommes, une main noire de suie les délestant de leurs bourses, avant de filer vers la surface.
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rkhettaouirkhettaoui   13 avril 2016
Elle travaillait à l’hospice et avait une sainte horreur de voir partir des patients dans la nature sans plus jamais en entendre parler. Alors, parfois elle allait les voir, prenait de leurs nouvelles, leur apportait une bricole. Elle leur vouait ses journées, ses nuits. Et même sa vie. Rien dans son existence ne lui importait plus que ses patients.
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rkhettaouirkhettaoui   13 avril 2016
Ne prenez pas trop cela à la légère, les gens sont inquiets. Certains pensent avoir vu quelque chose. Sans trop vraiment dire quoi. Mais c’est suffisant pour que les agents ne se sentent plus en sécurité et laissent à l’abandon certaines zones qu’ils ont peur d’affronter. Si cette situation devait perdurer, les brigands et autres scélérats pourraient bien se réfugier là-bas sans qu’on ne les trouve jamais. Et Dieu sait ce qu’il pourrait bien se passer dans ces sous-sols !
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SbllySblly   18 janvier 2019
Il abominait ces gens. Tous, sans exception. Les bons, les riches, les pauvres et la vermine. Cela faisait si longtemps qu'il vivait sous terre, dans des galeries oubliées.
Paddington la maudite.
Station puante et enfumée qui, pour sortir de terre, l'avait dépossédé de son seul bien. Les contremaîtres l'avaient expulsé de chez lui en échange d'à peine vingt livres sterling: le prix de son existence aux yeux de ceux qui faisait le monde.
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Videos de Gaëlle Perrin-Guillet (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gaëlle Perrin-Guillet
« Haut le choeur », la bande-annonce. Un thriller de Gaëlle Perrin-Guillet.
« Quand je sortirai, tu seras la première prévenue? Je saurai te retrouver. » Depuis qu'Éloane Frezet, la tueuse en série la plus abjecte de ces dernières années, a prononcé ces mots, Alix Flament vit dans l'angoisse que la criminelle sanguinaire s'évade de prison... Alors, quand la journaliste reçoit un coup de téléphone d'Éloane en pleine nuit, elle comprend que la meurtrière va honorer sa promesse... Une promesse de sang...
Roman disponible le 14 mars 2019 (papier & numérique).
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