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Lorand Gaspar (Préfacier, etc.)
ISBN : 2070324613
Éditeur : Gallimard (22/09/1988)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 38 notes)
Résumé :
«Ce petit livre est né d'une obsession d'origine musicale. Je me suis trouvé comme envahi, sous le coup d'une vermine, d'un pullulement qu'un rythme octosyllabique sollicitait, entraînait vers je ne savais, ni ne sais encore, trop quoi. Il me fallait nourrir cet écoulement, et j'ai pris ce qui me tombait sous la main, ou pour mieux dire, sous la note. Dès lors, jour après jour, et durant deux mois, un mince filet de voix s'est égaré dans des régions qui sont moins d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Tandarica
  22 mai 2017
Pas encore de critique ici pour ce « roman poème » dont « la préface est à l'intérieur » et qui, bien qu'édité chez Gallimard, rend un drôle d'hommage à Larousse (p. 171). En effet c'est un livre qu'on lit et relit comme des tranches de vie entre deux lichettes de pain.
Dans son avant-propos, Lorand Gaspard, qui a connu personnellement le poète (quelle chance d'en avoir été l'ami !), reprend un extrait de correspondance (tracée au crayon ?) par Georges Perros : « Je voudrais que ce soit la bonté la poésie. J'ai bonne mine ». Et solide, en couleur et bien taillée, ajouterais-je.
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Wozniaksandy
  19 novembre 2018
Une vie ordinaire, est une autobiographie tout à fait hors norme, à la lisière du genre autobiographique et/ou poétique. Personnellement, j'ai abordé ce livre de façon poétique. La poésie de Georges Perros cherche au moyen de son langage à rendre au mieux les sensations et les expériences vécues. La parole poétique arrive à cette vérité car elle va au-delà du langage que l'on utilise en oubliant ce que les mots signifient. Perros fait de son langage le lieu d'une expérience de la vérité. Ce retour sur le vécu implique un regard vaste, embrassant les différents temps, les diverses époques de la vie d'un homme. Regard porté en arrière et sur les conséquences présentes de ces instants passés. Georges Perros ne date jamais, ni ses lettres, ni ses "événements", car dater fige. Une vie ordinaire rend compte de cette dispersion, car le temps y est décousu, vague et multiple.
Georges Perros a fait de cette oeuvre le lieu d'un travail sur l'identité et l'affirmation de soi comme être fini et contingent. Absolument magnifique.
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frandj
  20 octobre 2018
Jusqu'ici j'ignorais tout de Georges Perros (1923-1978) qui a eu deux vies, la première comme comédien basé à Paris, la seconde comme poète en Bretagne. Il a laissé une oeuvre importante (dont une partie posthume). Une vie ordinaire est un recueil dont il a commenté l'achèvement en 1965 par ces mots: « J'ai fini de chier mes octosyllabiques. Il était temps. Ça fait un petit paquet, que j'ai peur d'aller voir. Plein d'âneries, sûrement ». En fait, ce sont des fragments de l'autobiographie d'un homme modeste, écrits sobrement et avec une pointe d'autodérision. Le livre, facile à lire, me semble empreint d'authenticité. Il constitue pour moi une heureuse surprise . Je mets en citation trois de ces poésies.
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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   24 janvier 2015
Ne pas dire plus qu'on ne voit
plus qu'on ne sait plus qu'on ne sent
c'est un métier très difficile
car la fable est au bout du compte
Deux hommes face à même chose
la décrivent tout autrement
et combien d'hommes dans un homme ?
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GabySenseiGabySensei   20 janvier 2015
Qu'il faille tenir le coup pour
vivre chacun le sait bien
mais quel coup ? Je me le demande
souvent quand je ne sens plus rien
du désastre qui m'environne
Je pense alors que tout est blanc
comme ta baleine ô Melville
et cependant en moi menace
le coup impossible à prévoir
comme à éviter C'est la vie
dit-on et qu'est-elle si l'on
ne peut en réduire à merci
la traître clandestinité
Voilà que tout à coup la grêle
me tombe dessus Je n'ai fait
que bien travailler métier d'homme
en aimable sécurité
Voilà que je ne sais quelle onde
perturbe antenne dedans moi
Alors je dois me rebeller
tenir debout malgré série
de coups plus ou moins attendus
D'où viennent-ils ceux-là qui sont
comme si j'avais tout perdu
malgré mon très peu d'innocence
Vous savez quand l'oreille siffle
c'est qu'on parle de vous Ainsi
me trouble ce degré d'absence
On doit dire du mal de moi
dans les nuages Le voisin
prendra le relais si demain
j'existe toujours Car mourir
fait bien ressortir nos vertus
comme salade et laitues
après que le corps a fait pouce
parmi les herbes et la mousse.

(P174)
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coco4649coco4649   27 juillet 2015
Si j’écris au plus près des mots
leur laissant toute latitude
de me trahir (c’est ce qu’ils font
dès qu’on leur ouvre un peu la porte)
c’est évidemment volontaire
Je pourrais sans doute de biais
t’interrompre banal discours
et prêter à penser aux jours
qui donneraient sens aux ténèbres
Je n’en suis pas là quoique aimant
ceux dont le langage inspiré
demandait pour mieux respirer
d’être ainsi traité Espérons
que cela me sera possible
c’est si beau une page blanche
Et tous ces mots prêts à sortir
du dictionnaire on n’a qu’à prendre
Vrai tous les mots de Moby Dick
ou de la Bible pourquoi pas
sont à portée de toute tête
et l’aphorisme de Pascal
Tout est là Malheureusement
chacun d’entre nous n’a pouvoir
que de parler son seul langage
À quoi bon vouloir être un autre
qui nous fascina par ses mots
il en a souffert la richesse
assumons notre pauvreté
Beaucoup d’écrivains d'aujourd’hui
sont gosses de riches ainsi
Ils choisissent dans la vitrine
le dernier cri sans pour autant
perdre leur bonne mine Allant
de fleur en fleur très littéraires
butinant au gré de leur goût
très sûr au reste mais vicieux.

p.90-91
+ Lire la suite
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coco4649coco4649   25 juillet 2015
Vivre est assez bouleversant
quoique médisent nos sceptiques
De quoi demain sera-t-il fait
ô plus on va plus on le sait
car enfin le jeu perd sa mise
et les dés meurent dans nos mains
Porte de plus en plus étroite
qu’il est maigre notre destin
pour y trouver de quoi le fuir

p.93

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PiatkaPiatka   03 février 2015
Un moment d'enfer conjugal
mots lancés à fendre le crâne
pulvérise dans son horreur
six mois de calme relatif
Avec les enfants le contraire
cinq minutes délicieuses
vous font oublier sur-le-champ
leur dictature pleurnicheuse.
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Videos de Georges Perros (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Georges Perros
Samedi 23 Février nous avons accueillis dans notre librairie Gérard le Gouic, venu pour nous parler de son titre "Au pays de Georges Perros" ! Voici quelques minutes de cette rencontre !
Site : https://www.librairieravy.fr/ Page Facebook : https://www.facebook.com/Librairie-RAVY-175491889157470/ Instagram : https://www.instagram.com/librairieravy/ Twitter : https://twitter.com/LibrairieRavy
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