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Anne-Marie Carrière (Traducteur)
ISBN : 2264032626
Éditeur : 10-18 (04/07/2002)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 86 notes)
Résumé :
Lorsque William Weems, un obscur usurier, est assassiné du côté de Clerkenwell, une discrète jubilation se répand parmi ses clients qu'il n'hésitait pas à étrangler sans pitié.
Aussi, quand l'inspecteur Pitt trouve dans son bureau une liste avec les noms de la plupart des gentlemen londoniens, il prend conscience de l'ampleur de sa tâche. William Weems était un vulgaire maître chanteur. Mais Thomas a un atout en la personne de Charlotte, son épouse, issue de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Soie
  05 février 2014
Eté 1889. Au lendemain de l 'assassinat de William Weems, un vulgaire usurier de Clerkenwell, la police locale est dessaisie de l'affaire qui se trouve confiée à l'inspecteur Pitt, à la surprise de celui-ci.
Thomas découvre bientôt que l'usurier, abattu à bout portant d'une décharge de chevrotines en pleine tête, se doublait d'un redoutable maître chanteur. Parmi ses victimes se trouvait Lord Sholto Byam, un ponte du ministère des finances. C'est lui qui, craignant d'être accusé du meurtre, a sollicité l'aide de Micah Drummond, le supérieur de Thomas, au nom d'une mystérieuse "camaraderie".
Comment Lord Byam, notable résidant à Belgrave Square, a-t-il eu si rapidement connaissance du meurtre de William Weems à Clerkenwell, alors que les journaux n'ont même pas mentionné l'affaire ? C'est là l'un des nombreux points que Thomas va devoir éclaircir.
Dès le début de l'enquête, le chantage dont était victime Lord Byam met en lumière une tragédie survenue vingt ans plus tôt : lors d'un séjour de Lord Byam chez Lord et Lady Anstiss, dans leur maison de campagne, Lady Anstiss s'éprit follement de l'ami intime de son mari - qui avait flirté avec elle un peu inconsidérément - et se suicida.
Mais Lord Byam n'était pas le seul que l'usurier faisait chanter, d'autres notables londoniens étaient aussi les victimes de Weems, comme en témoigne une liste retrouvée dans le bureau de ce dernier. Quels secrets redoutaient-ils de voir révélés au grand jour ? Auraient-ils été jusqu'à tuer pour se débarrasser de Weems et de la menace qu'il représentait ? Mais dans ce cas pourquoi le meurtrier n'a-t-il pas emporté la liste l'incriminant ?
Ou bien Weems a-t-il été abattu par une victime figurant sur l'autre liste trouvée sur place, celles de malheureux du quartier lui ayant emprunté une somme d'argent et se trouvant ainsi pris dans un cycle infernal et saignés à blanc ?
De nombreux points demeurent obscurs. L'arme, qui n'a pas été précisément identifiée car elle n'a pas été retrouvée sur place, était probablement un fusil de chasse au canon très large. Une arme peu répandue dans les bas quartiers. Et comment l'assassin a-t-il pu l'apporter et l'emporter après le meurtre sans se faire remarquer ? Autre point : Weems semble avoir été pris par surprise, il n'a pas tenté de se défendre, ainsi que le prouvent la position du corps et l'ordre qui règne dans son bureau. Comment est-ce possible ?
Et quelle est donc cette société occulte dont certaines victimes semblent avoir été membres ?
Personne, évidemment, ne pleure la mort de Weems et la police n'a guère envie de trouver son meurtrier - surtout s'il s'agit d'un malheureux acculé à la misère - pour l'envoyer à l'échafaud.
Pitt hocha la tête :
- Personnellement, je me moque de savoir qui est l'assassin. Mais il est de mon devoir de l'arrêter. On ne peut autoriser les gens à se faire justice eux-mêmes, sinon où irait la société ? (page 389)
Anne Perry nous montre dans ce roman les difficultés rencontrées par la police suite à l'échec de l'arrestation de Jack L'Eventreur. L'été suivant, le ressentiment contre les forces de l'ordre est encore vif.
Avec Belgrave Square, Anne Perry lève le voile sur les dessous de la politique et nous emmène sur les traces d'une société secrète, le Cercle intérieur. Une soi-disant société philanthropique qui oeuvre dans l'ombre - clandestinement accuseront les uns, avec discrétion se défendront les autres - et envers laquelle ses membres doivent prêter serment d'allégeance. Mais jusqu'où cela peut-il les entraîner et quelles sont au juste les actions de cette société ?
Dans ce réseau politique, le beau-frère de Thomas, Jack Radley, doit se trouver des soutiens judicieux pour appuyer sa candidature à la députation.
Tout comme dans l'enquête précédente, L'incendiaire de Highgate, je n'ai pas trouvé que l'on soit au coeur d'une enquête trépidante avec retournements de situation multiples et spectaculaires et empilement de cadavres, mais c'est une bonne enquête qui tient ses promesses et qui nous emporte dans une autre époque. J'ai trouvé le contexte intéressant, la tension monte régulièrement jusqu'au dénouement final que j'ai trouvé inattendu et très réussi.
On peut reprocher les perpétuelles scènes de séduction un peu niaises avec force embarras masculin - quelle audace d'imaginer qu'une telle femme puisse le remarquer, il s'auto-fustigeait violemment à cette pensée - et rougissements, battements de cils et soupirs du côté féminin, scènes d'autant plus agaçantes quand elles concernent des personnes parfaitement adultes (j'ai relevé cela aussi dans la série William Monk) mais on dira que ça fait partie du charme victorien ;-)
Un douzième tome de bonne facture
Lien : http://0ceanonox.blogspot.fr..
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aaahhh
  16 août 2012
Une très belle enquête de Thomas Pitt et compagnie... Des bas fonds de Londres aux plus hauts cercles de la bourgeoisie, l'inspecteur va en faire des aller-retours pour enfin comprendre de quel bord est le meurtrier tant recherché du misérable Weems, l'usurier qui a été assassiné...
L'énigme est haletante et nous tient en haleine jusqu'au bout, comme à chaque fois que l'inspecteur se retrouve face au cercle intérieur. J'ai beaucoup apprécié cet épisode des Pitt qui nous en apprend plus sur nos personnages préférés et nous donne envie d'en apprendre plus encore...
Commenter  J’apprécie          70
candou42
  27 janvier 2018
Dans cette aventure, l'inspecteur Pitt doit résoudre le meurtre d'un usurier sans scrupule et découvrira que l'affaire est beaucoup plus compliquée qu'il n'y paraît...
J'ai beaucoup apprécié ce tome des enquêtes de Thomas et Charlotte Pitt car j'ai retrouvé des moments complices et attendrissants entre les deux protagonistes qui s'étaient raréfiés au fil des tomes.
De plus, l'enquête est de très bonne facture, on se doute de deux trois petites choses mais l'auteur arrive quand même à nous surprendre sur quelques points. Ainsi, au fil des tomes on a pu s'habituer au raisonnement d'Anne Perry et donc trouver le meurtrier avant la fin du livre mais on peut toujours être surpris par le mobile et c'est quelque chose que j'apprécie beaucoup car, pour moi, ce n'est pas seulement l'identité du meurtrier qui représente le plus gros mystère mais savoir pourquoi il a tué.
En conclusion, un tome très réussi, largement au-dessus du précédent, grâce à une enquête intéressante reposant sur des secrets bien gardés (même si quelques-uns sont faciles à deviner) et à un renforcement des liens entre les personnages principaux.
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Biancabiblio
  03 février 2014
un usurier de Clerkenwell, un quartier peu recommandable, est assassiné et ironie de la l'histoire, ce n'est pas une balle qui l'a tué mais des pièces d'or. Micah Drummond, sollicité par lord Sholto Byam, dessaisit le commissariat du quartier au profit de Thomas Pitt, car si ce meurtre peut sembler sans importance, les usuriers n'étant pas en odeur de sainteté auprès des petites gens comme des grands, William Weems maniait aussi le chantage comme personne.
Après l'enquête de voisinage habituelle, Pitt est persuadé que le maitre chanteur a été supprimé par un tueur particulièrement retors et issu de la haute bourgeoisie (Lord Sholto), de la magistrature (le juge Carswell) ou de la police (inspecteur Samuel Urban).
Pitt découvre également l'existence du Cercle Intérieur, dont sont membres les trois suspects ainsi que Drummond, une société secrète qui sous couvert de philanthropie, influence la politique interne et étrangère du royaume pour servir au mieux ses intérêts, n'hésitant pas à punir les membres désobéissants. Ce Cercle va se révéler un puissant ennemi de Pitt dans les prochains volumes, nous aurons donc l'occasion de le retrouver.
Comme toujours, ce 12è tome est l'occasion de retrouver Thomas, Charlotte, sa soeur Emily que l'on retrouve attendant un heureux évènement et malmenée par son début de grossesse, son mari Jack Radley qui veut être candidat à la députation pour le camp progressiste. Lady Vespasia Cumming-Gould est également présente tout comme Micah Drummond, le supérieur hiérarchique de Pitt qui va tomber amoureux de la belle Eleonor, l'épouse de lord Sholto, et ouvrir les yeux sur les agissements du Cercle.
Belgrave Square donne l'occasion à Anne Perry d'aborder la question de la candidature à la chambre, comment s'organisait une campagne électorale sous la reine Victoria, le rôle d'une épouse de politicien, les sociétés secrètes, la mauvaise réputation de la police après l'affaire de Jack l'éventreur…
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FannyNetherfieldPark
  03 février 2014
J'ai adoré cette intrigue et de loin par rapport aux deux précédentes (L'incendiaire de Highgate et L'égorgeur de Westminster Bridge). Pour commencer, l'histoire débute d'une façon bien différente du schéma habituelle. Pitt n'est pas appelé sur une scène de crime où le corps est encore présent. Il est demandé alors qu'un autre commissariat s'est chargé du début de l'enquête pour en être ensuite dessaisie. Celle-ci piétine. Notre héros a du mal à remonter jusqu'à l'assassin et ce jusqu'aux toutes dernières pages du roman. Anne Perry a su garder le mystère pour nous offrir un retournement de situation mémorable et bien glauque.
Dans ce tome Charlotte semble moins prendre part à l'enquête. Mais il ne faut pas s'y fier. En effet, elle est régulièrement invitée à des diners ou des soirées dans la haute société grâce à sa soeur. Ainsi elle peut à son aise épier les conversations ou les réactions de chaque personne présente. Elle est un soutien indéfectible pour son mari dans toutes les situations. J'avoue m'être beaucoup attaché à ces deux personnages. Ils ne sont pas parfaits mais ils restent unis et se comprennent sans qu'un seul mot ne soit échangé.
Voilà un opus qui m'a beaucoup plu pour tout un tas de raisons : l'enquête, les descriptions des soirées mondaines, les personnages, l'ambiance, la fin et l'écriture agréable de Anne Perry. J'attends donc avec impatience la lecture du treizième opus avec le Crucifié de Farrier's Lane.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
aaahhhaaahhh   03 août 2012
Debout sur les marches qui descendaient vers la Tamise, Pitt regardait la lente remontée des péniches en écoutant le clapotis des vaguelettes sur la berge.
C'était l'heure du déjeuner. Il avait acheté à l'étal d'un marchand, près de Westminster Bridge, un carton d'anguilles en gelée et une tranche de pain. Le soleil d'été chauffait son visage, l'air était piquant et salé. De tous côtés lui parvenaient les bruits des fiacres et des attelages filant sur l'Embakment pour emmener les gentlemen vers les bureaux et les clubs de la cité ou promener les belles dames parties pour l'après-midi rendre visite à leurs relations, échanger des cartes de visite, papoter et organiser bals et soirées de la saison qui battait son plein.
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VALENTYNEVALENTYNE   03 octobre 2018
Il le suivit également chez son tailleur, qui le reçut sans la raideur hostile que les commerçants emploient face à des clients qui leur doivent de l’argent. L’homme était au contraire tout sourire en accueillant le magistrat sur le pas de sa porte.
Ce ne fut qu’au cinquième jour de filature, alors que Pitt commençait à perdre espoir, qu’il vit Carswell sortir d’une boutique, portant un grand carton à chapeau et une ombrelle de dentelle enveloppée dans un tissu rose. Ces achats n’avaient rien d’exceptionnel pour un homme ayant une épouse et quatre filles, dont trois à marier. Non, ce qui étonna Pitt, c’est de voir Carswelll quitter le magasin tête baissée, en jetant autour de lui des regards furtifs. Croyant croiser une connaissance, il rabattit le bord de son chapeau et traversa la rue si vite qu’il manqua de se jeter dans les jambes d’un cheval attelé à un coupé ; l’animal effrayé fit un écart, le conducteur jura et tira sur les rênes de toutes ses forces pour arrêter son véhicule et reste là pantelant, réalisant qu’il avait failli renverser un piéton.
Pitt avait perdu Carswell de vue. Où diable était-il passé ? La sueur au front, il se faufila entre fiacres, calèches, Victorias, piétinant d’impatience sur le bord du trottoir au passage d’un haquet de brasseur tiré par de magnifiques chevaux bais aux flancs luisants, crinières tressées et enrubannées, suivi par un cab et un buggy. Il traversa la chaussée en courant, obligeant un landau découvert promenant deux belles dames à dévier de sa route, évitant de justesse un brougham lancé au grand trot. Il rejoignit enfin le trottoir opposé et se mêla aux promeneurs. Il heurta un groupe de trois hommes qui bavardaient, leur cria des excuses sans cesser de courir et aperçut enfin Carswell au moment où celui-ci s’apprêtait à monter dans un fiacre. Pitt héla le cab qui le suivait.
– Suivez ce véhicule ! ordonna-t-il au cocher.
Celui-ci se retourna sur son siège et le dévisagea d’un air méfiant.
– Police ! s’ecria Pitt. Je suis en civil. Suivez ce cab.
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alicejoalicejo   30 août 2013
- Je ne dirai à personne que mon mari est inspecteur de police, poursuivit-elle. Je sais que c'est mal vu dans ce milieu, à moins d'être très haut placé dans la hiérarchie ou de faire soi-même partie de la bonne société, ce qui n'est pas le cas de Thomas. Personne ne saura qu'il est fils de garde-chasse. Je mentirai comme un arracheur de dents, rassure-toi.
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wentworth23wentworth23   24 mai 2014
Pitt hocha la tête :
- Personnellement, je me moque de savoir qui est l'assassin. Mais il est de mon devoir de l'arrêter. On ne peut autoriser les gens à se faire justice eux-mêmes, sinon où irait la société ?
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