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Luc Baranger (Traducteur)
ISBN : 2264047879
Éditeur : 10-18 (08/01/2009)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 66 notes)
Résumé :
Thomas Pitt, agent des services très secrets de la reine Victoria, la Special Branch, et son supérieur, le glacial Narraway, sont convoqués de toute urgence au palais de Buckingham. L'impensable vient de se produire : un crime barbare a été commis sur la personne d'une prostituée, retrouvée au petit matin dans un placard. La jeune femme était «invitée» à une fête très privée donnée par le prince de Galles…
Le coupable doit être désigné et l'affaire étouffée a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
belette2911
  02 mars 2015
Bienvenue à Buckingham Palace ! Sa salle du trône, ces cuisines démesurées, ses kilomètres de couloirs, sa multitude de larbins et de laquais, ses nombreux placards dont un possède une prostituée morte, égorgée et les entrailles sorties sur les draps blancs et immaculés (par derrière)…
Un cadavre dans le placard de la reine Victoria ?? Une prostipute égorgée comme au bon vieux temps de l'ami Jack ? Hé oui !
Son Altesse Royale le Fils de la Reine a invité 4 hommes (et leurs épouses) afin de discuter et mettre au point une ligne de chemin de fer qui relierai le Caire au Cap et, afin d'égayer une soirée, ils se sont fait livrer – non pas de pizzas – des prostituées en provenance d'un bordel. Et boum, on en retrouve une refroidie dans un placard à linge !
Pitt, toujours à la Special Branch va devoir marcher sur des oeufs afin de trouver le coupable sans commettre d'impair (lui qui n'en porte pas, d'imper).
Cet aventure revient un peu à mes premiers amours, c'est-à-dire une enquête criminelle avec un morceau de viande froide bien saignante. Même si la politique n'est jamais loin quand on doit enquêter dans le palais de Buckingham où trône un fils de reine, ce n'est pas ce qu'il y a de plus facile.
J'ai aimé le petit côté huis-clos de l'affaire puisque nous sommes au palais et que nous le quittons pas. Les circonstances du meurtres sont impossibles à deviner et malgré le fait que nous n'avons que 4 suspects potentiels dont 1 a un alibi, la tâche n'est pas aisée.
Pourtant, j'avais deviné une chose à laquelle Pitt n'avait pas pensé. le diable se cache dans les détail, mais malgré cette illumination (qui était bonne mais pas pour la raison que je pensais) et malgré le fait que j'avais mon suspect et que j'avais bon, jamais je n'ai immaginé le mobile une seule seconde.
Chapeau, c'était rondement mené – malgré quelques petits passages plus lents – et lorsque nous pensons que tout est résolu, et bien non !
Malgré la multitude de personnages, on les différencies bien, surtout un, que j'ai détesté d'emblée.
Un seul regret : pas de Charlotte menant l'enquête puisque nous sommes à Buckingham, mais Gracie, leur petite bonne, aura les honneurs de cette aventure et, ma foi, elle ne démérite pas.
Quand à notre Pitt, il a une sacrée paire de couilles bien accrochées parce que oser dire ce qu'il a dit, à cette époque où les rois et reines étaient tout puissant, fallait en avoir des grosses !
Parce que le roman ne se contente pas de vous faire découvrir le palais au travers d'une enquête, non, il est aussi une critique assez virulente sur les petits jeux qui s'y déroulaient.
Les gens avaient beau péter dans de la soie, ils étaient souvent plus vils que ceux qui vivaient dans les caniveaux. Et comme disait Pitt, on trouve des caniveaux dans les endroits les plus inattendus.
En plus de tacler la monarchie, les nobles et certains riches qui auraient vendu père et mère pour posséder un titre, le roman nous parle aussi de la colonisation de l'Afrique, de certains pays qui ont déjà beaucoup et qui en veulent encore plus, quitte à écraser les habitants.
Et eux, ils n'avaient pas d'armes à feu, contrairement à nos pays dits "civilisés".
Un excellent moment de lecture.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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viou1108
  15 mars 2016
Un huis-clos à Buckingham Palace, cela ressemble à un contre-sens tant il est difficile d'imaginer qu'on puisse se sentir enfermé dans un palais aussi immense. C'est pourtant bien ce qui arrive aux personnages de cette énième enquête de Thomas Pitt (Pitt, Thomas Pitt), agent de la très secrète et très british Special Branch.
Or donc, nous voici à Londres, au temps du règne de Sa Très Gracieuse Majesté, la Reine Victoria, qui, heureusement pour elle, et pour son fils le Prince de Galles, est absente de Buckingham au moment du drame et tout au long de l'enquête. Un « drame » au palais royal ? My God ! Et une « enquête », dites-vous ? Mais que diantre se passe-t-il donc ? Eh bien, ma bonne dame, j'ose à peine le dire tant j'ai honte de prononcer ces mots, alors surtout n'allez pas les répéter, imaginez le scandale, la honte, l'opprobre sur la tellement respectable famille royale. Mais enfin, qu'y a-t-il donc de so shocking ? Lady di n'aurait-elle rien inventé, question esclandre ? Euuhh, comment dire...bon allons-y straight to the point : une prostituée a été assassinée au château, on l'a retrouvée poignardée dans un placard à linge. Les suspects ? le Prince de Galles himself et ses invités, quatre couples dont les messieurs, après avoir discuté du projet de chemin de fer le Caire-Le Cap, se sont offert une petite sauterie avec quelques « professionnelles », sans leurs dames, bien sûr, qui s'étaient sagement retirées dans leurs appartements après le plum-pudding. Vu le contexte si...délicat, isn't it, l'enquête est menée intra-muros par les fins limiers de Sa Majesté. Et voilà donc Pitt (Thomas Pitt) qui interroge les invités, le personnel et même la Princesse de Galles, et qui échafaude des théories, cherche le mobile (crime sadique, passionnel ou politique?) et s'emberlificote dans des explications sans queue ni tête. Une chose est sûre, néanmoins : ce n'est pas un coup de Jack l'Eventreur.
Tandis que les dames rivalisent question toilettes et bijoux et se crêpent le chignon en sourdine, les hommes ne se montrent pas sous un meilleur jour, odieux, alcoolique ou névrosé, ce n'est pas joli-joli, et sûrement pas aristocratique. Tout ce petit monde tourne en rond (et le lecteur, en tout cas moi, en bourrique) pendant 400 pages, pour un final sans grande surprise (même si je suis incapable de vous raconter le pourquoi du comment, tant c'est tiré par les cheveux), où ceux qu'on pressentait méchants le sont vraiment, et où les gentils sont braves et courageux. Entre les états d'âme limite fleur bleue des unes et les atermoiements de Pitt qui valse-hésite entre la bienséance et un bon coup de pied dans la fourmilière, my goodness, quel ennui, quelles prises de têtes !
Quelqu'un pourrait-il m'indiquer le chemin du 221b Baker Street ?
Lien : http://www.voyagesaufildespa..
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martinem
  09 octobre 2010
Vingt-cinquième titre des aventures de Thomas Pitt, inspecteur de police, toujours mal habillé, transportant dans ses poches un tas d'objets hétéroclites, élevé avec le fils d'un riche propriétaire pour lequel son père travaillait et qui a donc bénéficié d'une éducation rare à l'époque (compte tenu de ses origines modestes!) et de Charlotte, son épouse (rencontrée lors du premier tome de la série).C'est une jeune fille de bonne famille,au franc parler qui heurte les prétendants éventuels, indisciplinée, lisant en cachette les journaux et s'intéressant aux sujets interdits aux jeunes filles et femmes de "bonne éducation".
Autour de ces personnages de l'époque victorienne, gravitent Emily, la soeur de Charlotte, Lady Vespasia, la tante de Charlotte et Gracie, la petite bonne des Pitt.
Tous à un moment ou un autre joueront un rôle dans les enquêtes de Thomas. Pour l'heure, c'est Gracie qui, pour la première fois, va aider l'agent des services très secrets de la reine Victoria, la Special Branch.
En effet, un meurtre a été commis au palais de Buckingham. le coupable doit être très vite retrouvé et l'affaire étouffée avant qu'un scandale n'éclate au risque de mettre la Couronne en péril.
Toutes les enquêtes se déroulent dans le beau monde ou se dévoilent pressions politiques et religieuses, luttes pour le pouvoir, ou simplement drames familiaux... La vie privée de tous les personnages subit de nombreux rebondissements au fil des volumes. C'est une peinture réaliste de cette époque.
Une bonne lecture de vacances qu'il est préférable de commencer par le premier tome!!
Anne Perry est aussi l'auteure d'une autre série policière, dont le héros est William Monk, publiée chez le même éditeur.
A noter que le lieu des crimes apparait dans chacun des titres.
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Isambour
  14 septembre 2014
Peut-être un peu long par moments, avec une intrigue un peu tarabiscotée qui semble ne jamais devoir finir.
Ceci dit, je l'ai lu en une journée, ce qui est sans doute la meilleure preuve que c'est haletant !!! La petite bonne Gracie a un rôle important, remplaçant Charlotte qui brille par son absence (regret...), et Pitt semble plus vulnérable ; tous les personnages réunis forment un portrait particulièrement sombre de l'humanité, c'est une surenchère de vices et de noirceur.
Ce n'est pas mon préféré de la série, ceci dit, pas de quoi le désavouer pour autant, loin de là !!!!
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FannyNetherfieldPark
  03 mars 2015
Comme chaque mois, nous nous retrouvons pour la chronique d'une enquête de Thomas Pitt. Ce 25e tome est une réussite encore une fois. Cet opus est différent des autres. En effet, Anne Perry n'a de cesse de renouveler sa série et de nous proposer de nouveaux lieux d'action, de nouveaux personnages et de nouvelles intrigues. L'enquête est franchement intéressante. le lecteur se pose sans arrêt des questions et met tous les protagonistes en position de suspect les uns après les autres. Ce roman m'a rappelé les histoires qu'a pu écrire Agatha Christie car il s'agit d'un huis clos où chacun est susceptible d'être coupable.
Cette enquête fait la part belle à Pitt, Gracie et Narraway. Charlotte et le reste des personnages secondaires récurrents sont absents. Les ambitions exacerbées de certains sont bien mises en avant quitte à manipuler les plus hauts gouvernants du Royaume-Uni. Dans cette nouvelle histoire, nous sommes introduits dans le palais de la reine Victoria. Les descriptions des différentes pièces m'ont beaucoup plu. Il en va de même avec les détails concernant la vie au palais ainsi que toutes les convenances à respecter à la lettre. Les domestiques, leur quotidien et leurs tâches ardues sont également très présents.
Encore un tome qui m'a bien plu. Sans forcément être d'une originalité extrême, ce tome m'a tenue en haleine. le huis clos et l'intrigue se déroulant à Buckingham en fond un opus inédit dans la série des enquêtes victoriennes de Thomas Pitt. On se retrouve le mois prochain avec le 26e tome : Lisson Grove!
Lien : https://danslemanoirauxlivre..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
belette2911belette2911   02 mars 2015
— Évidemment, admit Julius qui arrivait par le couloir. Mourir de façon vulgaire est un privilège réservé aux classes supérieures. Les domestiques devraient mourir décemment dans leur lit.
— Ne faites pas d'esprit, Julius, lui rétorqua Minnie, cela ne vous va pas. Et dans le cas présent, il ne s'agit pas d'une domestique, mais d'une...
— Et où aurait-elle dû mourir ? Dans la rue ? demanda-t-il d'une voix langoureuse.
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belette2911belette2911   02 mars 2015
— N'oubliez pas que vous n'êtes rien de plus que le furet que des gens respectables lâchent dans le terrier pour en chasser le lapin.
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belette2911belette2911   02 mars 2015
— La musique de chambre, tant que vous voulez, mais ne réduisez pas les tam-tams au silence sous prétexte que vous n'y comprenez rien, Mr. Narraway. Les mêmes qui jouent du violon possèdent des armes à feu, alors que ceux qui jouent du tam-tam n'en ont pas.
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aaahhhaaahhh   31 juillet 2012
- La pauvre fille, on l'aurait trouvée dans le placard à linge, répondit Narraway.
Le chef de la Special Branch avait le visage dur, émacié, et un regard si sombre qu'il paraissait noir dans la pénombre du cab. Puis, avant que Pitt n'ajoute quoi que ce soit, il précisa :
- Dans l'un des placards à linge du palais de Buckingham.
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belette2911belette2911   02 mars 2015
— Espèce d'incapable ! lança-t-il d'une voix rageuse. Mais pour quoi vous prenez-vous pour vous adresser sur ce ton condescendant au futur roi d'Angleterre avec votre pudibonderie d'ouvrier. Avez-vous idée de la façon dont vous vous êtes ridiculisé ? On attend pas de vous un comportement de gentleman, mais que vous ayez au moins la présence d'esprit de garder vos jugements moraux pour vous même. On voit bien que vous venez du caniveau, là où, je suppose, vous passez le plus clair de votre temps.
— Mais vous savez, ajouta Pitt, ses yeux dans ceux de Dunkeld, on trouve des caniveaux dans les endroits les plus inattendus.
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Anne Perry parle de "La disparue d'Angel Court". Partie 1
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