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Éric Moreau (Traducteur)
ISBN : 2264042540
Éditeur : 10-18 (20/10/2005)

Note moyenne : 3.27/5 (sur 62 notes)
Résumé :

Coupable ! Le jugement est tombé sur l'infortunée Isobel Alvie. La veille, Gwendolen Kilmuir, une jeune veuve, s'est suicidée dans la propriété où Omegus Jones recevait quelques invités.

De l'avis de tous, l'attitude cruelle d'Isobel envers la jeune femme la rend responsable de cet acte désespéré. Il ne reste guère que son amie, l'indomptable Lady Vespasia, pour la soutenir.

Pour racheter sa faute aux yeux de la gentry, Isobel ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Phoenicia
  14 décembre 2017
Une intrigue bien étrange que nous propose ici Anne Perry. En partant d'un suicide d'une femme et de la menace d'être mise au ban de la haute-société pour une autre, nous voilà face à une justice, un jugement et une peine des plus extraordinaires. Et pour cause, reconnue coupable, la jeune femme se retrouve à devoir expier sa faute en annonçant à la mère de la "victime" le rôle qu'elle aurait joué.
Dans cette courte oeuvre, nous retrouvons avec joie de personnage de Lady Vespasia Cumming-Gould, rencontrée dans la série Pitt, dans sa jeunesse.
L'intrigue en elle-même porte moins sur le "meurtrier" de la victime puisqu'il n'y en a pas, mais bien sûr sur les raisons de ce suicide que l'on va découvrir peu à peu.
Une lecture fluide, rapide et dans l'esprit de noël (de circonstances donc). Je le recommande à tous les fans de Anne Perry.
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Sharon
  06 janvier 2011
Ce roman est court (125 pages) et facile à lire. Je n'ai pas retrouvé Thomas et Charlotte Pitt, les enquêteurs habituels, mais un personnage charismatique de la série : Lady Vespasia Cumming-Gould, alors âgée d'une trentaine d'années, au sommet de sa beauté.
Plus qu'une enquête policière (le suicide de Gwendolen ne fait aucun doute), c'est à une radioscopie de la société anglaise du milieu du XIXe siècle et de la place de la femme dans cette société que nous assistons. Rien n'est oublié : la fragilité de leur position sociale, leur dépendance envers un mari qu'elles n'ont pas toujours su choisir, plus encore leur dépendance envers l'opinion que la gentry peut avoir d'elles. Une rumeur, fondée ou non, une parole malheureuse, peuvent les exclure définitivement et impitoyablement de la «bonne société»et les condamner à la déchéance. Les causes du suicide de Gwendolen ne seront pas entièrement éclaircies, pourtant je ne me suis pas sentie déçue, grâce notamment au personnage hors norme et charismatique de Mrs Naylor, digne, presque déplacée face à l'hypocrisie des convives d'Omegus Jones.
Plus qu'à la période de Noël, ce roman aurait pu prendre place à Pâques, à cause du long périple initiatique et rédempteur que vont vivre Isobel et Vespasia à travers l'Ecosse – il est vrai que le voyage aurait été alors moins dangereux, donc ses vertus expiatoires auraient sans doute été jugées moindres.
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Syl
  08 janvier 2018
La saison londonienne se termine en ce début de décembre, et l'aristocratie anglaise commence à regagner les résidences de campagne pour préparer les fêtes de Noël. Invitée à Apple Cross, le manoir dans le Berkshire de Lord Omegus Jones, Lady Vespasia Cumming-Gould retrouve des connaissances.
Intelligente et pas dupe de la parade et du verni sophistiqué de la bonne société, elle observe et note in petto les hypocrisies, les prétentions et les faiblesses de ses "amis".
C'est lors du dîner que l'histoire s'ébauche, lorsque Isobel Alvie harponne par une pique vitriolée la douce Gwendolen Kilmuir. Jeunes et déjà veuves, toutes deux convoitent le même fringant célibataire, et par jalousie, Isobel fait ressurgir devant toute l'assemblée une vieille calomnie concernant sa rivale qui quitte la table bouleversée. le lendemain matin, Lord Omegus apprend à ses invités le suicide de Gwendolen, morte noyée dans un étang du parc.
"Coupable !". Tous jugent l'insensibilité d'Isobel responsable du drame et la sanction ne tarde pas à tomber. Si elle ne fait pas acte de repentir, elle sera exclue de leur société, bannie à jamais.
Homme sage et bienveillant, Lord Omegus suggère donc qu'elle parte en Écosse pour annoncer le décès et remettre la lettre qui contient les dernières volontés de la défunte, à Lady Naylor, sa mère. Pour étayer cet arbitrage, il s'appuie sur une vieille coutume médiévale qui punissait les coupables par l'expiation.
Expiation et absolution... En compagnie de Vespasia qui va lui être d'un grand soutien et lui inspirer beaucoup de courage, Isobel prend les routes vers le nord de l'Écosse, une région des Highlands rude, glaciale et coupée du reste du monde.
Le voyage sur des poneys sera long et rédempteur. Il dévoilera aussi les causes cachées qui ont poussé Gwendolen à commettre cet acte désespéré.
Cette nouvelle de Noël est la première d'une série qui compte à ce jour treize tomes. Et pour une fois, Anne Perry ne nous offre pas une histoire avec un criminel à découvrir. Lady Vespasia Cumming-Gould est un personnage récurrent de la saga "Charlotte Ellison et Thomas Pitt". Elle est le témoin d'un drame et prend pleinement part à l'histoire pour aider son amie Isobel. Finement décrit, l'auteur relate la condition féminine dans la haute société victorienne et donne à son roman deux beaux portraits de femmes avec les personnages de Vespesia et Lady Naylor.
La pénitence par le repentir, la neige, l'Écosse magnifique et inhospitalière, le pardon, et Noël... une lecture à découvrir en décembre.
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Isambour
  29 décembre 2014
J'avoue avoir été déçue par le roman.
Habituée des intrigues d'Anne Perry et des énigmes résolues par le couple Pitt, je m'attendais à quelque chose de particulier. Surtout que Lady Vespasia âgée n'est pas piquée des vers.
Or ici, étant jeune, elle est encore "sage", tout à fait comme les autres mondains. Donc d'un point de vue du personnage, j'étais déjà déçue.
Quant à l'intrigue... eh bien justement, il n'y en a pas vraiment. le "mystère" est résolu entre deux lignes, juste par un échange de regard. Par contre, les descriptions de paysage, lors de leur périple, sont assez longues. Bien écrites, qui donnent envie d'aller jeter un oeil en Ecosse, mais disproportionnées par rapport au volume du livre.
Alors certes, on retrouve toujours la cruauté implacable des convenances victoriennes, mais on les a autant sinon plus dans les Monk et Pitt.
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MaToutePetiteCulture
  29 décembre 2015
Ce tout petit roman, premier sorti des histoires de Noël d'Anne Perry, est ma fois bien plaisant, bien que loin d'être inoubliable. J'ai mis de côté ma lecture en cours pour le lire la journée du 25 décembre, et je ne regrette pas. Certes ce n'est pas de la grande littérature, mais ça m'a fait voyager et plonger dans le froid de l'hiver !
J'ai beaucoup aimé l'ambiance de ce livre, pas tellement Noël mais très aristocrate. Ce qui, à cette époque, signifie une ambiance pleine d'hypocrisie, de faux semblants et de perfidie entre tous nos personnages. Je pouvais entendre la musique jouée pendant les soirées, le tintement de l'argenterie pendant les dîners, je voyais la belle demeure anglaise avec ses immenses jardins, et j'entendais le froissement des étoffes de soie des robes des dames. Et rien que pour ça, j'ai aimé. J'aime tellement l'époque victorienne, mais jusqu'ici je l'ai peu lu, je l'ai surtout apprécié en film.
Nous suivons l'histoire à travers Vespasia, qui est un personnage que j'ai beaucoup apprécié. Elle sait parfaitement ce que vaut la bonne société anglaise, et ce qu'en faire partie implique. Elle est franche, assez directe et très généreuse, tout en ayant conscience de ses faiblesses. Bref, c'est le genre de personnage que j'adore. Et j'ai beaucoup apprécié sa relation ambiguë avec Omegus Jones, j'espère avoir l'occasion de les retrouver dans les autres histoire de Noël d'Anne Perry.
Le second personnage que nous suivons est Isobel, qui pour le coup m'a un peu plus énervée. Certes elle doit faire amende honorable pour une remarque déplacée, et se retrouve au centre d'un drôle de pacte entre tous les convives. Mais elle a tout de même beaucoup de mal à se remettre en cause, et évolue peu au final tout au long du récit.
J'ai aimé le côté épopée du récit. Nous suivons Vespasia et Isobel en plein voyage à travers toute la Grande-Bretagne, en passant par les contrées sauvages et froides du Nord. Cela change totalement de l'ambiance très sophistiquée du début du livre, et remet en perspective l'importance de nos personnages dans la société.
Ce qui m'a le plus déplu et l'invraisemblance de l'histoire. En effet, que quelques convives se fondent en tribunal pour « punir » une demoiselle accusée d'avoir activement entrainé le suicide d'une jeune femmes par une remarque déplacée, en l'envoyant à des milliers de kilomètres pour qu'elle aille tout annoncer à la mère de cette jeune fille, et si elle réussit ils garderont le secret… c'est tout de même un peu énorme ! Et c'est un peu dommage.
La fin m'a également un peu déçue, car je la trouve trop légère voire baclée. J'aurais aimé que la mère de Gwendolen ait un rôle plus important car c'est un personnage très intéressant qui aurait mérité, selon moi, d'être traitée plus en profondeur.
Au final, c'est tout le récit qui manque de profondeur, tant les personnages que l'histoire en elle-même. Ce livre est davantage une critique de la bonne société victorienne qu'autre chose, et je trouve dommage que le récit soit davantage centré sur cela que sur l'intrigue en elle-même.
Lien : https://matoutepetiteculture..
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   29 mai 2015
L’amour ne se construit pas sur la perfection, mais sur la tolérance, les rêves passés et un avenir commun. S’il doit durer, ma chère, il faut une grande part d’amitié – rien n’est plus précieux qu’une profonde amitié. C’est le socle sur lequel tout amour doit reposer.
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Josepha_AnhJosepha_Anh   10 décembre 2016
Les yeux plissés, il observa le ciel.
- Dans l'ouest, on dit toujours que si on voit les collines, c'est la pluie assurée.
- Et si on ne les voit pas ? demanda Isobel.
- C'est qu'il pleut déjà, répondit-il en souriant.
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SharonSharon   24 mai 2013
Le pouvoir de la bonne société est quasi sans limites, ma chère. S'en voir exclu équivaut presque à la mort.
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rkhettaouirkhettaoui   29 mai 2015
Si l’on répand assez de venin contre vous, les invitations se tarissent, les portes se ferment, vous devenez invisible. On vous croise sans vous accorder un regard, et vous vous apercevez que, pour tout ce qui compte, vous n’existez plus. Les jeunes femmes ne peuvent plus espérer se marier, les hommes n’ont plus de perspective de carrière, plus de position sociale, tous les clubs leur sont clos.
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rkhettaouirkhettaoui   29 mai 2015
Dans certains cercles, on acceptait qu’une femme mariée, lorsqu’elle avait donné assez d’enfants à son mari, cède à ses envies, et on n’y trouvait rien à redire à condition qu’elle agisse avec assez de discrétion. En revanche, si une célibataire fréquentait un homme, c’était une autre histoire. Cela pouvait ruiner sa réputation et lui interdire tout mariage convenable.
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Anne Perry parle de "La disparue d'Angel Court". Partie 1
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