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Anne-Marie Carrière (Traducteur)
ISBN : 226403517X
Éditeur : 10-18 (20/02/2003)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 66 notes)
Résumé :
Alors que Thomas et Charlotte Pitt assistent ensemble - une fois n'est pas coutume à une représentation théâtrale, le juge Samuel Stafford meurt empoisonné dans une loge voisine. II s'apprêtait à rouvrir le dossier d'un homme condamné cinq ans plus tôt à la pendaison pour le plus horrible des meurtres.
L'inspecteur Pitt se retrouve donc avec deux enquêtes criminelles à mener ; or police et magistrature ne semblent guère disposées à lui faciliter la tâche. Heu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  19 juillet 2016
J'adore savourer un roman policier d'Anne Perry de façon régulière, je me promène dans les rues de Londres, je pénètre chez des gens riches, je bois du thé en savourant des sandwiches au concombres, j' écoute les derniers potins mondains, je fais la connaissance de personnalités politiques, d'artistes, de messieurs honnêtes ou avides de pouvoir et de belles dames cherchant un futur mari ou un moyen de passer le temps agréablement.
L'époque victorienne est magnifiquement décrite, on sent le ragoût de mouton qui cuit durant des heures sur la cuisinière à bois de Charlotte, la femme de l'inspecteur Pitt, on entend les sabots des chevaux qui passent dans les rues, emmenant des gens au spectacle ou à une soirée musicale, on voit le brouillard qui recouvre les allées sombres des bas quartiers...
Dans cette enquête, l'inspecteur Pitt va une fois encore avoir besoin de son épouse pour résoudre un crime, en effet, alors qu'ils assistaient à une soirée au théâtre, un juge est mort dans une loge à côté de la leur et il semble que cela ne soit pas accidentel. Ce juge s'apprêtait à rouvrir une affaire jugée cinq ans plus tôt et à la suite de laquelle un jeune homme avait été déclaré coupable de meurtre et pendu.
L'intrigue bien bien la route, j'ai eu plaisir à retrouver des personnages emblématiques et à suivre leurs nouvelles péripéties personnelles ou celles directement liés à l'enquête en cours.
Charlotte, l'épouse de Pitt, est une jeune femme issue de la haute bourgeoise, mais son mariage avec un policier l'a exclu de son ancienne vie sociale, elle consacre donc une bonne partie de son temps à se mêler plus ou moins discrètement et avec plus ou moins de subtilité des enquêtes policières de son mari.
J'ai bien aimé découvrir le milieu judiciaire de l'époque, que ce soit le travail d'enquête sur le terrain, le travail des avocats ou celui des juges lors d'un procès.
Cette enquête est véritablement haletante, car elle mêle la vie personnelle d'un homme, le juge assassiné, à sa vie professionnelle, et nous emmène dans les arcanes du pouvoir, de la justice et du sens du devoir.
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belette2911
  14 septembre 2012
Thomas Pitt, vous êtes un inspecteur de police comme on en fait plus (sauf dans les livres et les séries). Vous êtes tenace, perspicace, têtu, malin et vous suivez les pistes tel un chien de chasse suivant du gros gibier.
Incorruptible, pour vous la notion de Justice passe avant tout. Il en est de même pour votre femme, bien que, parfois, elle prenne un peut trop de risques...
En tout cas, Pitt, votre droiture devrait être citée en exemple et copiée !
Au cas où certains ne suivraient pas (ceux du fond, à côté du radiateur), j'apprécie très fort les enquêtes de Thomas Pitt, aidé de sa femme Charlotte.
Par contre, je ne sais parfois plus les titres que j'ai lu et ce livre, j'étais persuadée de l'avoir lu. Il n'en était rien... Heureusement que je m'en suis rendue compte en fouillant des mes notes.
Parce que je vais vous dire, moi, lecteurs, que celui-là mérite son lot d'étoiles à la cotation boursière !
Mais venons-en au principal :
En découvrant le titre, je m'attendais à tomber sur une enquête autour d'un "fraîchement" crucifié, mais en fait, nous commençons par l'empoisonnement d'un juge, alors qu'il était au théâtre.
Devinez qui était non loin ? L'inspecteur Thomas Pitt, son épouse Charlotte et Caroline, la maman de Charlotte.
Un juge raide mort, ce n'est pas courant... Empoisonné avec de l'opium, encore moins...
Petit bémol ? Celui-ci avait, apparemment, l'intention de réouvrir un procès, vieux de cinq ans, où il avait siégé en tant que juge à la Cour d'Appel !
Quel procès ? Celui de Godman, un acteur, juif (vous comprendrez l'importance de sa nationalité ensuite) déclaré coupable d'avoir crucifié l'amant de sa soeur à la porte d'un maréchal-ferrant de Farriers' Lane.
Jugé coupable, en première instance et en appel, il fut pendu haut-et-court sous les vivas du bon peuple... Dois-je préciser qu'il clamait son innocence ?
Ce crime horrible (la crucifixion, pas la pendaison) avait déclenché des émeutes antisémites lors de l'arrestation de Godman, puisque, selon ces braves gens, seul un juif aurait eu le culot de crucifier un homme.
On murmure même qu'ils auraient déjà fait le coup à un type, du temps d'un certain Ponce Pilate, un homme fort propre qui se lavait les mains...
Bref, vous l'aurez compris, le climat, en Angleterre, à cette époque, était anti-juif et propice à tout faire flamber chez ces pauvres gens qui n'étaient coupables que d'avoir une autre religion et d'autres croyances, sans oublier qu'ils avaient crucifié, à une époque lointaine, Notre Seigneur Jésus-Christ, ce que le bon peuple anglais n'avait toujours pas avalé. Amen !
Cette tension, on la ressentira tout au long du roman, les juifs étant accusé de tous les maux, dont celui de ne pas être vraiment des "êtres humains" comme les autres. Édifiant !
Je me suis dit, en lisant certaines répliques, pas piquée des vers : "Mais quel esprit étroit ils avaient, à cette époque..." et une petite voix m'a susurré "à cette époque seulement ?".
Non, rien ne change en ce bas monde. le livre nous fait comprendre que les esprits étroits d'alors le sont toujours.
En tout cas, c'est aussi un camouflet adressé à la peine de mort (à l'époque, on les pendait) et, qui sait, aux erreur judiciaires... Je n'en dirai pas plus.
Les quatre cent pages se sont déroulée au rythme de l'enquête de Thomas Pitt, aidé de temps en temps par son épouse.
Non seulement il doit résoudre la mort du juge, mais aussi comprendre quelles preuves il avait découvert pour avoir décider d'interroger, cinq ans après, les protagonistes, les avocats, les témoins et les juges de la Cour d'Appel.
Y a-t-il un rapport entre la mort du juge et le procès ? Oui ? Non ?
Pitt hésite, se tâte, enquête, ce qui n'est pas facile car casse-gueule. Beaucoup ont à perdre dans cette histoire, si, d'aventure, il s'avérait que le procès ne fut pas équitable et l'enquête bâclée.
Se pourrait-il que le coupable de la crucifixion ne le soit pas et que l'on ait pendu un innocent ?? Si oui, très grave !
Pitt aura bien besoin de sa sagacité pour venir à bout de cette enquête, tout en sachant que, si erreur il y a eu au procès, c'est tout le système judiciaire anglais qui risque de trembler sur ses fondations, les juges qui risquent d'être remis en question et puis, la populace était tellement contente de pendre un juif.
Cette haine, on la ressentira vraiment tout au long du roman avec les clichés de fous que la société anglaise avait sur eux.
L'autre côté du livre qui m'a plu, c'est l'amusement que j'ai ressenti avec la mère de Charlotte, veuve, qui nous la joue "cougar" en tombant amoureuse d'un homme plus jeune qu'elle, déclenchant l'ire de sa fille qui ne veut pas voir sa mère batifoler avec un acteur qui a l'âge d'être son fils.
Dans ce roman, Caroline Ellison se montre sous un autre jour, sortant du carcan dans lequel on l'a forcée à entrer et découvrant l'amour. Tout à fait différente de son rôle dans "L'étrangleur de Cater Street".
A un moment, j'ai pensé que madame Perry n'avait pas potassé la manière de crucifier une personne, étant donné qu'il est dit que des clous de maréchalerie étant fixés dans les paumes et les pieds de l'homme.
Hors, la paume des main étant trop fragile pour supporter le poids du corps, les clous étaient enfoncés dans les avant-bras, entre le radius et le cubitus (oui, oubliez les représentations du Christ en croix, ce n'est pas la réalité).
Et là, elle nous le faisait tenir avec des clous dans les mains ?
Ouf, l'honneur fut sauf lorsque dans la description, le policier déclara qu'en plus des clous dans les paumes des mains, il y en avait aussi dans les avant-bras.
Ce que j'ai adoré dans le livre ? La petite claque sur mon nez dans les cent dernières pages ! (trois, en fait, de claques sur mon nez).
Toute fière d'avoir remarqué un détail qui clochait lors de la mort du juge Stafford, j'étais persuadée de détenir mon coupable dès les premières pages, mon sentiment se renforçant un peu plus sur la fin, sans que je sache le mobile.
Mes claques, je me les suis prise avec plaisir, Madame Anne Perry ayant bien mélangé les cartes et ayant gardé tous les atouts dans sa manche.
Oui, j'avais raison avec mon coupable, mais il me manquait encore beaucoup de chose ! Ce furent les trois claques.
Un régal, cette lecture et cette plongée dans le Londres victorien et la discussion entre Pitt et... Oscar Wilde, qui lui donnera une information de première catégorie.

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Biancabiblio
  03 mars 2014
les Pitt passent, pour une fois, la soirée au théâtre. C'est Caroline Ellison, la mère de Charlotte, qui les a conviés à voir une pièce avec des acteurs qu'elle connait bien : Joshua Fielding et Tamar Macaulay. Désormais veuve depuis 5 ans du père de Charlotte, Caroline Ellison pourtant volontiers donneuse de leçons à ses filles, retrouve une seconde jeunesse auprès du comédien Joshua Fielding dont elle est très amoureuse. Comédien, de 15 ans plus jeune qu'elle et juif de surcroit, quel scandale en cette fin du 19è siècle et quelle source de préoccupations pour Charlotte qui refuse que sa mère puisse être amoureuse.
A quelques loges des Pitt, le juge Samuel Stafford meurt empoisonné sous l'oeil impuissant de sa jeune épouse Juniper et du galant de celle-ci, Adolphus Pryce, avocat à la cour. Aussitôt notre inspecteur accourt et se voit confier l'enquête dès le lendemain par son supérieur, Micah Drummond. Il s'avère en effet que le juge, empoisonné à l'opium, souhait rouvrir le dossier d'un condamné à mort exécuté quatre ans plus tôt, Aaron Godman, un comédien juif condamné pour le meurtre et la crucifixion post-mortem de Blaine et que sa mort pourrait être liée à ce qui ressemble bel et bien à une erreur judiciaire.
L'enquête a été à l'époque rondement menée, voire précipitée, le tout dans un climat d'antisémitisme et de haine populaire et l'on a traduit en justice Godman, faut de mieux et sans preuve. L'homme a toujours clamé son innocence, même au pied du gibet, malgré un passage à tabac destiné à le faire avouer. Godman et Blaine se connaissaient bien, la victime étant l'amant de Tamar, soeur de Godman. le défunt, déjà marié, avait promis le mariage à l'actrice alors même que son épouse attendait leur premier enfant. Godman aurait tué l'amant de sa soeur afin de préserver la pureté de sa soeur. Pour la justice en tout cas, il ne fait aucun doute que seul un juif aurait pu ajouter l'infamie d'une crucifixion à un meurtre car ce sont les juifs qui ont supplicié ainsi Jésus ! Tamar, certaine de l'innocence de son frère, ne cesse depuis lors, de harceler les juges d'appel afin qu'ils réexaminent le dossier et Samuel Stafford avait semble-t-il décidé d'accéder à sa demande.
Il sera donc beaucoup question de justice, de juge, d'avocat et de système judiciaire dans son ensemble, dans le crucifié de Farrier's Lane mais il sera aussi beaucoup question de religion et de préjugés entre chrétiens et juifs. Pitt, comme toujours, mène son enquête avec rigueur et impartialité, soutenu par Micah Drummond et bien aidé une fois de plus par Charlotte qui découvrira d'ailleurs le véritable meurtrier de Blaine.
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FannyNetherfieldPark
  03 mars 2014
Thomas et Charlotte Pitt passe une belle soirée au théâtre. Mais dans une loge proche de la leur, un homme semble faire un malaise. Très vite, il est certain qu'il a été empoisonné en buvant de l'opium mélangé à du whisky dans sa flasque. Cette mort suspecte va faire remonter une affaire de crucifixion et d'antisémitisme qui date de cinq ans en arrière. Une enquête difficile attend le couple et son entourage.
L'intrigue commence sur les chapeaux de roues. La suite et la fin ne sont cependant pas en reste. Cet opus est plein de surprise et bien rythmé. Nous assistons d'ailleurs à des retournements de situation. La fin est également plutôt surprenante. Anne Perry s'est encore une fois renouvelée. En effet, cette fois Thomas Pitt va devoir rouvrir une enquête qui date de cinq ans. Cette dernière avait d'ailleurs soulevé l'opinion publique.
Thomas Pitt va prendre un beau tournant dans sa carrière. Rien que pour en savoir plus à ce propos, j'ai hâte de lire le prochain tome. Gracie, la petite bonne, prend les choses en main vers la fin du roman. J'ai beaucoup aimé ce passage. Elle utilise sa condition pour découvrir le fin mot de l'histoire. Nous retrouvons également Caroline Ellison qui reprend une place plus importante dans le récit.
Ici, l'antisémitisme est mis en avant par l'auteure. Il est très présent dans toutes les couches de la société et plus particulièrement dans les hautes sphères. Elle nous expose les croyances qui couraient à l'époque à propos de cette communauté. L'autre grand thème qu'Anne Perry développe est le monde des acteurs et du théâtre. le lecteur découvre leur vie et leur place dans la société londonienne. Autant vous dire qu'ils ne sont pas très bien vus!
Encore une lecture agréable en compagnie de Anne Perry. J'ai particulièrement apprécié cet opus pour son rythme soutenu et les tournants que prennent les personnages. Vivement la lecture du quatorzième tome : le Bourreau de Hyde Park. le titre promet !
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Hindy
  04 janvier 2011
Un très bon Pitt au coeur de l'univers judicière et toujours son épouse pour l'aider.
A noter dans l'ensemble de ces livres une parfaite description du quotidien, des menus besognes de l'ère victorienne
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
belette2911belette2911   11 septembre 2012
Drummond tressaillit.

- Encore faudrait-il prouver l'adultère, Pitt. Il y a un abîme entre tomber amoureux d'une femme mariée et assassiner son époux ! Ce sont des gens civilisés, tout de même !

Pitt ne jugea pas utile de lui faire remarquer que le crime n'était pas l'apanage des barbares, qu'étaient aux yeux de la bonne société les autres races et les classes sociales défavorisées; d'ailleurs, tel n'était pas le fond de la pensée de Drummond.
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belette2911belette2911   11 septembre 2012
- Il est curieux de constater, ajouta-t-il avec un sourire amer, que des gens qui ne franchissent quasiment jamais la porte d'une église d'un bout de l'année à l'autre puissent soudain développer une telle susceptibilité religieuse.

- Il est plus facile et plus satisfaisant d'être mortellement offensé par une injure faite à votre Dieu que de le servir chaque jour en changeant votre manière de vivre. On se sent dans son bon droit lorsque l'on crie haro sur les pécheurs. Cela coûte moins cher que de consacrer son temps et son argent à soulager la misère des autres.
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Didier_TrDidier_Tr   11 juillet 2016
- Il était mort depuis un bon bout de temps. Le corps était déjà raide. Faut dire qu'il ne faisait pas très chaud.
Il s'efforça de contrôler le timbre de sa voix.
- Je... Je préfèrerais ne pas entrer dans les détails, monsieur, si ça ne vous dérange pas.
- Inutile, en effet.
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AriesteArieste   26 novembre 2012
Caroline la suivait de près, toute de printemps vêtue dans un ensemble vert, composé d'une jupe fourreau et d'une veste cintrée garnie d'un col de zibeline, et coiffée d'une extravagante capeline à plumes coquettement inclinée sur le côté gauche de son visage.
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Anne Perry parle de "La disparue d'Angel Court". Partie 1
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