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Annie Hamel (Traducteur)
ISBN : 2264035129
Éditeur : 10-18 (04/04/2002)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 442 notes)
Résumé :
Suffragette avant l'heure, la téméraire Charlotte Ellison n'aime ni l'étiquette ni le badinage des jeunes filles bien nées. Dévorant en cachette les faits divers des journaux, sa curiosité la mêlera à une affaire des plus périlleuses, aux côtés du séduisant inspecteur Pitt de Scotland Yard. Dans le Londres des années 1880, le danger guette et les femmes en sont souvent la proie ...

Sherlock Holmes en jupons, la divine Charlotte dénoue son premier crim... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (88) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
  05 février 2019
🙈🙉🙊Premier tome de la saga Thomas Pitt.🙈🙉🙊

Le quartier de Cater Street est aux abois. Un serial killer semble sévir et assassiner des jeunes femmes de diverses conditions. Non loin de cette rue réside la famille Ellison composée de trois filles. La première, Sarah est mariée. La seconde Charlotte est convaincue que la femme est l'égale de l'homme et ne cesse de clamer haut et fort ses opinions. La dernière Émilie ne rêve que de monter dans la hiérarchie sociale en réalisant un beau mariage. Pour ces jeunes filles, ce serial killer n'est rien de plus qu'un fait divers. Mais, lorsque leur bonne est assassinée, la venue de l'inspecteur Thomas Pitt dans leur petit univers douillet bouleverse leur vie... Entre secrets d'alcôves, petits mensonges, la suspicion monte et les membres de la famille se redécouvrent d'une manière moins idyllique.
Les choses deviennent encore plus complexes lorsque Charlotte prend conscience que l'inspecteur ne semble pas réfractaire à son charme...

Après la série William Monk, me voici plonger une cinquantaine d'années plus tard dans un univers plus socialement acceptable. Oublier les rues sombres près des docks, les prostituées de bas étage, les trafiquants en tout genre et les pickpockets. Ici, le crime se perpétue dans les quartiers chics de Londres.
L'ambiance de ce roman est moins sombre que ceux de la série Monk mais les crimes restent les mêmes. Seuls l'art et la manière diffèrent.

Dans ce premier roman, Anne Perry nous invite à suivre l'enquête qui permet à Thomas Pitt et Charlotte Ellison de se rencontrer. Deux mondes qui se télescopent avec d'un côté une jeune fille de bonne famille désirant obtenir plus de droits que ne lui permet sa condition de femme dans une société patriarcale ; de l'autre, un homme de basse extraction, qui à force de travail a pu obtenir une éducation et un métier convenable. Ce duo est aux antipodes du couple William Monk/Hester Latterly avec des personnages plus policés, moins agressifs dans leur manière de penser ou de parler. Cela se ressent totalement dans le roman avec une sensation de lumière, de douceur, de couleur malgré l'horreur relatée.

L'intrigue est tout simplement CAPTIVANTE ! Anne Perry commence son récit avec un premier meurtre, puis un second tout en alternant son récit avec l'évocation du ressenti véhiculé dans la bonne société au travers de la famille Ellison. Pour cette "bonne société", seul des êtres fous, des pauvres bougres peuvent commettre ce genre d'horreur. Pire, les victimes étant des femmes, peut-être qu'elles sont responsables de ce qu'elles ont subit... Bref, une société patriarcale, machiste au possible où la femme n'est pensé que comme être inférieur. Cette société "aisée" est décrite de manière réaliste et saisissante. le contraste est encore plus flagrant après la lecture de la saga Monk : en effet, ici, les femmes n'ont pour seul objectif dans la vie que de se rendre visite, acheter des robes, assister à des réceptions et faire un bon mariage. A contrario, les femmes décrites dans les romans de la saga Monk étaient souvent de basse extraction et travaillant dure pour ne serais-ce que manger dans la soirée...

Au final, ce premier tome est une très belle entrée en matière dans cette autre série de Monk. En tant que lectrice assidue de cette auteure, je craignais de retrouver des éléments ressemblants, voire de lire une pseudo adaptation. Au final, je suis séduite avec un nouveau duo, une nouvelle ambiance plus feutrée et des intrigues palpitantes.

À très vite pour le second volet !😍
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LePamplemousse
  25 septembre 2014
Cette enquête policière est la toute première mettant en scène l'inspecteur Pitt et Charlotte Ellison, qui deviendra sa femme et partenaire tout au long des trente et quelques enquêtes suivantes.
L'histoire se déroule à Londres à l'époque victorienne et l'inspecteur Pitt est souvent amené à enquêter au sein de la bourgeoisie.
Ici, des femmes sont étranglées dans Cater street, une rue dans laquelle vivent des notables.
L'ambiance est particulièrement bien décrite, on ressent vraiment le froid mordant, la pluie, le soir qui tombe, les gouttes de pluie qui s'insinuent dans la nuque, on entend des bruits de pas derrière nous sans voir qui que ce soit, on n'ose sortir dès que le nuit tombe, même pour se rendre chez un voisin.
Bref, j'ai adoré cette atmosphère très british où l'on est content de rentrer se blottir dans un fauteuil devant la cheminée, tout en brodant, en lisant le journal (les hommes seulement, car cela n'est pas considéré comme une lecture digne des femmes !) et en buvant un thé bien chaud ou un verre de porto au besoin.
A cette époque, et dans les milieux aisés, les femmes n'avaient pas beaucoup de droits et elles passaient donc tout leur temps à papoter, à se rendre visite les unes aux autres, elles s'occupaient des pauvres en leur tricotant des mitaines, en leur recopiant des recettes ou en apportant du réconfort aux malades et aux démunis...bref, elles n'avaient quand même pas grand chose de constructif à faire et elles adoraient donc cancaner et répandre des rumeurs, ce qui bien souvent, servira à aider à la résolution d'affaires criminelles.
Un roman très agréable qui permet de comprendre comment l'inspecteur et son épouse se sont rencontrés et de mieux comprendre les différences de classes.
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joedi
  14 novembre 2017
Charlotte Ellison, fille d'Edouard et de Caroline, a deux soeurs, Sarah mariée à Dominic et Emily courtisée par un Lord. La famille Ellison fait partie de la bonne société de Londres, ils ont un majordome, une cuisinière et une bonne. Cette histoire débute en 1881 dans un quartier huppé de la capitale anglaise. C'est dans cet environnement que des crimes sont commis, sur des jeunes filles, dans Cater street. L'enquête est confiée au séduisant inspecteur Pitt de Scotland Yard ...
L'étrangleur de Cater street est le premier volet d'une série d'enquêtes menées par l'inspecteur Pitt.
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jeunejane
  26 novembre 2017
Le roman se passe à Londres dans les années 1880.
Des femmes meurent étranglées et mutilées dans Cater Street, là où habite la famille Ellison, une famille de la haute bourgeoisie.
Le père, Edward, est banquier dans la City.
Il est marié à Caroline avec qui il a eu trois filles devenues de jeunes adultes.
Les femmes vivent sous le bon vouloir de ces messieurs qui, sous le couvert de fréquenter leurs clubs, ne se gênent pas pour avoir une vie parallèle à leurs mariages.
Ces dames se consacrent aux oeuvres de charité, se rencontrent pour papoter. On y retrouve d'ailleurs une ambiance aussi savoureuse et agréable que dans les romans de Jane Austen .
Au deuxième meurtre, la police, en la personne de l'inspecteur Pitt, débarque dans la famille Ellison et c'est à ce moment que naît progressivement la complicité entre l'inspecteur et Charlotte.
Tous ces meurtres vont amener un climat de méfiance et d'hostilité entre les membres de la famille.
L'enquête piétine jusqu'aux toutes dernières pages où la surprise est quand même de taille.
Une belle découverte pour moi. Je tenais absolument à commencer par le premier livre de la série et c'est avec plaisir que je me replongerai de temps à autre dans cette ambiance très anglaise de la fin du 19ème siècle.
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Kittiwake
  04 janvier 2012
Il m' a semblé logique de découvrir l'oeuvre d'Anne Perry avec le premier roman de la série. Un étrangleur utilisant un fil à couper le beurre s'attaque à des jeunes filles sans liens entre elles, semant la terreur dans le quartier habituellement calme. L'inspecteur Pitt mène l'enquête : la piste de brigands professionnels est vite écartée, car le vol n'est pas le mobile. Il s'agit donc de repérer au sein de cette société bien pensante qui est le pervers capable de tels méfaits. Il s'en suit une ambiance extrêmement lourde, de méfiance, de suspicions, enfants soupçonnant leur père, femmes soupçonnant leur mari, ce qui amène inévitablement à des règlements de compte pour des histoires sans rapport avec les crimes. Personne n'en sort indemne. Jusqu'à ce que la pugnacité de notre inspecteur, et
la mise en danger de Charlotte, l'héroïne, permette de révéler l'identité du tueur en série
La mise en place est très longue et laborieuse avec de nombreuses redites quant aux convictions sociologiques des différents protagonistes. Il faut avoir parcouru presque 200 pages sur les 350 et quelques pour que l'action démarre. Certes je suis friande des écrits concernant l'Angleterre victorienne, mais là, c'est tout de même un peu lassant, et surtout en raison des répétitions nombreuses
Quant à l'intrigue policière, une fois que l'on a éliminé tous les suspects trop évidents, il y a trop peu de personnes insoupçonnables et donc coupables pour que l'on ne se doute pas rapidement de la solution. C'est là que l'intérêt se réveille, pour aller vérifier son postulat
Le point fort du roman tient à mon avis dans l'analyse des conséquences induites par l'enquête au sein de cette famille au fonctionnement huilé, prisonnière du carcan des conventions, et qui va être amenée à ébranler ses convictions. Pour se disculper d'un acte grave, les hommes devront aussi mettre en lumière des agissements dont ils auraient préféré qu'ils restent tus.
Bien entendu, on n'échappe pas au franc parler de Charlotte, dont le raisonnement et la vivacité la mettent à l'écart des standards de la féminité, pour rallier le féminisme avant l'heure. En cela on retrouve des schémas très inspirés de Jane Austen : deux filles à marier, une frivole et ambitieuse, une trop indisciplinée pour faire l'objet d'une demande en mariage, but ultime et consécration pour toute jeune fille de bonne famille. Jusqu'à la jeune femme jouant (mal) du piano pour animer une réception.
Un peu déçue par la construction, je poursuivrai cependant l'exploration de cet univers, espérant que les longueurs signalées ne se retrouveront pas dans les romans suivants.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Citations et extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
babel95babel95   14 octobre 2015
- A votre avis, comment les gens survivraient-ils dans les taudis s’ils n’avaient pas le sens de l’humour ? Sans un certain sens du ridicule, sans un minimum de présence d’esprit, ils mourraient. Vous ne comprendriez pas le marchand des quatre saisons, les prostituées, les receleurs, mais si c’était le cas, vous les trouveriez drôles : féroces, sans merci, et ne s’attendant pas à ce qu’on leur fasse grâce, inventifs, cupides, mais souvent amusants. C’est l’univers dans lequel ils vivent. Les faibles et les traitres meurent.
- Et les malades, les orphelins, les vieillards ? demanda-t-elle. Comment envisager leur situation avec humour ?
- Ils meurent, exactement comme dans votre milieu. Répondit-il. Leur fin est différente, c’est tout. Qu’arrive-t-il à une femme divorcée dans votre monde, ou à une femme qui a un enfant illégitime, à une femme dont le mari meurt ou ne peut plus payer les factures ? Il est poliment conduit à sa ruine et souvent acculé au suicide. Pour vous, ces gens-là sont perdus le jours de leur disgrâce. Vous ne les croisez plus dans la rue. Vous n’allez plus leur rendre visite. Ils n’ont pas la possibilité de travailler, les filles ne peuvent plus se marier, les commerçants ne leur font plus crédit. C’est un autre genre de fin, mais bien souvent une fin inéluctable, comme partout ailleurs.
Il n’y avait rien à rétorquer. Charlotte aurait voulu fulminer, nier ou bien justifier cet état de choses, mais elle savait au fond d’elle-même que c’était vrai. Des bribes de souvenirs lui revenaient, des gens dont on ne parlait plus, qu’on cessait subitement de voir.
Pitt lui toucha doucement le bras, lui transmettant sa chaleur.
- Je suis désolé, Charlotte. Je n’avais pas le droit de parler comme si c’était votre faute, comme si vous preniez part à cet état de fait, volontairement ou consciemment.
- Cela ne change rien, n’est-ce-pas ? dit-elle sombrement.
- Non
- Racontez-moi certaines de vos anecdotes. Je crois que j’en ai besoin.
Il se laissa aller en arrière, retira sa main. Elle eut froid, soudain. Elle aurait dû prendre ombrage de son geste familier. A sa grande surprise, elle constata qu’il n’en était rien.
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Souri7Souri7   03 février 2019
[...]Que sait-on réellement des autres à travers leur visage ? [...] Si la démence, la haine retorse que ressentait cette créature étaient visibles, pourquoi ne l’avait-on pas encore identifiée ? Quelqu’un devait pouvoir l’observer – sa famille, sa femme, ses amis ? Que pensaient-ils, s’ils savaient ? Pouvait-on savoir cela d’un être humain et se taire ? Ou bien refusait-on de le croire, niait-on l’évidence, trouvait-on à cet état de fait un sens différent ?
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AelinelAelinel   11 février 2016
"Pourquoi, continua Charlotte, serait-ce un péché impardonnable pour une femme que de trahir un homme, et une peccadille, rien qui mérite de s'y arrêter, quand un homme trahit une femme? Un péché est un péché, aucun doute là-dessus, quelque soit celui qui le commet. Simplement, certains devraient bénéficier d'un surcroît d'indulgence pour cause d'ignorance ou de plus grande faiblesse? Est-ce le fléau de l'homme, une faiblesse plus marquée? On dit toujours que c'est nous, les plus faibles, ou bien est-ce seulement physiquement? Sommes-nous censées être plus forte moralement?" (p.318-319)
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babel95babel95   13 octobre 2015
- Trois jeunes femmes ont été étranglées dans ce quartier, ces derniers mois. La première hypothèse, c’est qu’il y a un maniaque en liberté.
- A mon avis, c’est ça, dit-elle, vaguement soulagée. Pourquoi chercher autre chose ? Pourquoi ne pas poursuivre votre enquête là où l’on rencontre ce genre d’individus… je veux dire des individus capables…
Charlotte chercha la formule exacte.
- …. Les milieux criminels !
- La pègre ? Fit Pitt.
Il sourit avec une pointe de dérision. Le ton de sa voix était à la fois amusé, amer, et quelque peu condescendant.
- A votre avis, Miss Ellison, où vivent les gens de la pègre ? Est-ce un lieu auquel on accède en ouvrant une bouche d’égout ?
- Bien sûr que non, riposta-t-elle, agacée. C’est un univers que je ne connais pas, évidemment. Il ne fait pas partie de mes fréquentations. Mais je n’ignore pas qu’il existe un milieu criminel dont les critères sont totalement différents des nôtres.
Elle le toisa d’un air méprisant.
- En tous cas, des miens !
- Oh, très différents, Miss Ellison, admit-il, souriant toujours.
Mais son regard s’était durci.
- Quoi que vous n’ayez pas précisé si vous vous référez à des critères moraux ou à des conditions de vie. Mais peut-être que ça n’a pas d’importance, critères moraux et conditions de vie étant beaucoup plus liés que les mots ne le laissent supposer. En réalité, j’en suis venu à penser qu’ils sont en symbiose.
- En symbiose ? répéta-t-elle, incrédule.
Il l’interpréta mal, croyant qu’elle ignorait le sens du mot.
Quand deux choses dépendent l’une de l’autre, Miss Ellison. Une relation de coexistence, d’interdépendance, où l’un nourrit l’autre.
- Je sais ce que cette expression veut dire ! lança-t-elle, furieuse. Je m’interroge simplement sur son emploi dans ce contexte. La pauvreté n’induit pas forcément le crime. Il y a plein de gens pauvres qui sont aussi honnêtes que moi.
Cette fois, Pitt eut un grand sourire.
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babel95babel95   13 octobre 2015
Un nouvel univers venait de s’ouvrir à elle. Hideux, confus, il envahissait le doux cocon de ses certitudes, des valeurs qu’elle avait considérées comme sûres, immuables.
Pitt la regardait avec un léger sourire, comme s’il existait une complicité entre eux.
- Si je le savais, peut-être aurais-je déjà arrêté le coupable. Mais son mobile n’est pas un mobile simple – ni clair, comme le vol ou la vengeance. C’est quelque chose de plus sombre, qui vient du tréfonds de l’âme.
Elle était effrayée. Elle le détestait. Elle détestait sa familiarité, son intrusion dans ses émotions, qui l’obligeait à découvrir des choses dont elle ne voulait pas connaître l’existence.
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