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Anne-Marie Carrière (Traducteur)
ISBN : 2264035110
Éditeur : 10-18 (04/04/2002)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 98 notes)
Résumé :
Londres, juin 1887. Pendant que l'inspecteur Thomas Pitt enquête sur un cadavre en morceaux retrouvé dans un cimetière, Emily, la sœur de son épouse Charlotte, se repose avec son mari Lord George Ashworth chez Oncle Eustace, à Cardington Crescent.
Elle ne s'amuse guère car son époux flirte avec l'éclatante Sybilla, femme de William, fils unique d'Eustace. Pour reconquérir son mari volage, Emily fait bonne figure et accorde un baiser furtif à Jack Radley, invi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  28 août 2014
L'inspecteur Thomas Pitt est encore une fois chargé d'une enquête difficile puisque sa belle-soeur, la soeur de sa femme, est soupçonnée du meurtre de son époux.
Pénétrer dans les secrets familiaux est extrêmement périlleux et la carrière de Pitt pourrait bien en pâtir s'il n'avait, une fois encore, recours à l'intelligence et au courage de Charlotte, sa femme, pour l'aider à y voir plus clair.
L'époque victorienne est merveilleusement bien décrite, on voit bien que les femmes n'avaient malheureusement pas leur mot à dire concernant leur propre existence, elles ne pouvaient pas choisir leur époux, ne pouvaient pas voter, ne disposait pas de leur propre argent, ne pouvaient prendre aucune décision hormis celles concernant la maison ou les enfants, elles étaient considérées comme fragiles et pas très intelligentes, juste bonnes à donner des ordres aux domestiques et à faire des héritiers.
L'enquête est un peu longue, les mêmes faits et les mêmes arguments sont répétés en boucle pendant pas mal de pages et la fin est finalement un peu brusque et sans trop de surprise.
Ce n'est pas la meilleure des enquêtes de l'inspecteur Pitt mais elle nous fait découvrir un peu mieux la condition des femmes de la haute société à l'époque victorienne.
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Symphonia2
  07 juillet 2018
Encore Anne Perry! Oui, j'aime particulièrement sa série sur Thomas et Charlotte Pitt. Dans mon précédent article sur Mort à Devil's Acre, je me demandais si l'auteur allait parvenir à se renouveler, et à trouver des idées pour créer des enquêtes originales tout au long de la série. Et pour le moment, c'est un grand oui!

Même si le contexte reste plus ou moins le même pour les différentes enquêtes, Anne Perry nous a concocté une enquête surprenante. En effet, je ne m'attendais absolument pas à ce qu'Emily soit un jour liée à un meurtre. Et c'est très bien ainsi, car cela donne davantage de piment et de suspens au livre! Je l'ai dévoré. Je voulais à tout prix savoir si Emily allait être sauvée. Je me suis vraiment attachée à ces personnages et c'est en partie pour cela que je continue la série.
De plus, les éléments permettant de résoudre l'enquête sont amenés petit à petit, et ajoutent du suspens. Quand on croit avoir une réponse, une autre question se pose. Il y a en fin de compte deux meurtres dans ce livre, et jusqu'à la dernière page on ne sait pas si les deux crimes sont liés ou non. En bref, le suspens est haletant.
Le seul bémol que je mettrais, et qui concerne tous les livres que j'ai lus jusqu'à maintenant, c'est qu'il manque à la fin un chapitre post-enquête, concernant les conséquences éventuelles sur les personnages de la résolution de l'enquête. Comment les membres d'une famille d'aristocrate vivent-ils la culpabilité de l'un de ses membres? Bref, il me manque un « après », en particulier dans ce livre-là puisque je voudrais savoir comment Emily a vécu la fin de son calvaire, comment les autres membres ont vécu après avoir découvert l'horrible vérité. le scandale les a-t-il rattrapé?
Malgré cela, lisez Anne Perry, vous ne le regretterez pas. J'ai déjà hâte de découvrir le prochain!
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Sharon
  17 avril 2012
Ce qui peut être certain avec les romans d'Anne Perry est sa capacité à se renouveler tout en conservant ses personnages fétiches. Cette enquête nous permet de retrouver Lady Vespasia, à Cardington Crescent, où elle séjourne chez son gendre Eustache March. Elle avait prévenu sa fille Olivia : l'homme qu'elle épousait était un idiot. Chacune de ses interventions, chacun de ses actes confirme l'étendue de sa bétise et de son conformisme. Vous ne serez pas déçu, mieux, vous serez horrifié de découvrir jusqu'où de tels principes peuvent conduire un homme bien déterminé à perpétuer son nom et à obtenir le titre de pair.Le sujet central est bien là, en filigrane à la série de meurtres sur laquelle enquête Thomas Pitt et qui touche directement sa famille.
En effet, après le meurtre de Sarah dans L'étrangleur de Carter Street, c'est un autre drame familial qui touche Charlotte et Emily. Pire : ce drame met en cause directement Emily : autant vous dire que Thomas et Charlotte n'épargneront rien, se mettant parfois dans des situations grotesques, pour sauver la jeune femme. Elle ne risque pas la pendaison, elle est une lady, mais son internement serait si pratique.
Comme toujours, le beau monde côtoie la pauvreté la plus extrême, et Anne Perry nous fait découvrir une autre facette de la détresse humaine dans cet opus. Heureusement, il est des personnes pour vouloir faire bouger les choses, comme lady Vespasia ou comme Tassie March, sa petite fille, prête à accomplir par amour pour un tendre vicaire des actes qui ulcère son père mais montre sa réelle générosité. Toutes les Tassie March d'Angleterre n'ont malheureusement pas eu une Charlotte March pour les aider.
A noter, pour les fans de la série, l'apparition de Jack Radley.
Lien : http://le.blog.de.sharon.ove..
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Cellardoorfr
  20 janvier 2016
Meurtres à Cardington Crescent est le 8ème volume de la sage Charlotte et Thomas Pitt.
Dans mon résumé, je révèle le meurtre de Georges et j'en suis désolée. Néanmoins, ce « détail » est révélé sur tous les blogs qui parlent du roman, dans les résumés sur les sites marchands… Bref, c'est une information capitale mais qui est loin d'être un secret.
Georges était un personnage très très secondaire dans la saga d'Anne Perry mais le voir disparaître fait un peu bizarre (même si ça ne va pas nous changer la vie, loin de là). Ce décès violent et inattendu est néanmoins très bien pensé puisqu'il apporte de la surprise et du piquant à une enquête qui, sans ça, aurait pu paraître banale.
Nous sommes chez Anne Perry et nous avons toujours la formule : haute société victorienne + faux semblants + violence des sentiments/des ambitions = un petit polar victorien qui se lit bien !
Emily est, par la force des choses, sur le devant de la scène et c'est particulièrement bienvenu. L'histoire met du temps à démarrer mais nous permet surtout de nous plonger dans le quotidien d'un personnage qui avait été laissé de côté au cours des précédents volumes. Nous retrouvons, de plus, la charmante et vieille Vespasia Cumming-Gould… bien qu'elle soit en petite forme dans ce volume. La faute aux drames qui se succèdent, certainement.
Deux personnages des plus intéressants font aussi leur apparition : la courageuse et rouquine Tassie March et le beau gosse Jack Radley qu'on risque de retrouver dans les prochains volumes j'imagine !
Pour ce qui est de l'enquête, je ne peux que vous dire une chose : le suspens est présent jusqu'aux dernières pages mais la fin est, comme toujours, beaucoup trop abrupte pour me satisfaire… Dommage.
Lien : http://cellardoor.fr/critiqu..
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FannyNetherfieldPark
  04 octobre 2013
J'aime toujours autant la façon dont Anne Perry nous dépeint la société victorienne avec ces extrêmes de richesse et de pauvreté. Elle sait aussi parfaitement nous montrer les vices profonds et les défauts des personnages appartenant à l'aristocratie. Elle nous donne toujours à voir un pan de l'histoire sociale du XIXe siècle. Ici nous nous plaçons du côté des femmes ayant des enfants hors mariage ou ne pouvant les élever. Il s'agit là d'une facette très intéressante mais aussi terrible. Avec cette série et au fil des tomes j'ai toujours l'impression d'apprendre des choses intéressantes sur ce siècle qui me passionne tant.
Dans cet opus, Emily (la soeur de Charlotte) se trouve dans la tourmente. Charlotte se démène pour elle. le récit se déroule principalement dans un huis clos à l'intérieur d'une maison bourgeoise. Secrets de famille, ambiance pesante, faux semblant et doutes sont présents. Chaque personne résidant dans cette demeure est susceptible d'être coupable. Jusqu'au bout le doute est permis. Anne Perry sait maintenir le suspens jusqu'aux dernières pages. Elle possède une écriture vraiment agréable. Ses romans se lisent vraiment tout seuls.
Comme vous l'aurez compris cette 8e enquête de Thomas et Charlotte Pitt a été à la hauteur de mes espérances. La capacité de renouvellement de Anne Perry m'étonne et m'impressionne toujours autant. Vivement le prochain!
Lien : http://netherfieldpark.wordp..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
shelbyleeshelbylee   15 août 2010
- Je me demande où ce Mr. Gilbert va chercher des intrigues aussi ridicules ! s'exclama la vieille Mrs March, en tambourinant sur le rebord du balcon d'un geste irrité, dès que les derniers applaudissements prirent fin. Ce livret n'a ni queue ni tête !
- Il n'y a rien à comprendre, Grand-Maman, répondit Sybilla avec un sourire rêveur.
Mrs March l'observa par-dessus son pince-nez, dont le ruban de velours violet pendillait sur sa joue.
- J'ai pitié de quelqu'un qui est bête de nature, mais je n'admets pas que l'on puisse se montrer stupide à dessein, déclara-t-elle avec froideur.
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shelbyleeshelbylee   15 août 2010
- Parlez pour vous, ma fille ! cracha Mrs March, blême, les yeux étincelants. Les March n'ont rien à redouter!
- Ne dites pas de bêtises, Lavinia, fit Vespasia en repoussant une mèche de cheveux qui retombait sur son front. Les seuls à ne pas avoir peur sont les saints, dont la vision du paradis est plus forte que les exigences de la chair, et les simples d'esprit, qui ont trop peu d'imagination pour concevoir la douleur. Nous tous, à cette table, sommes terrifiés.
- Mrs March est peut-être une sainte, qui sait, ironisa Jack Radley.
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shelbyleeshelbylee   15 août 2010
- Je crois que je vais défaillir.
- Rentrez la tête dans vos genoux, fit Vespasia d'un ton las.
La vieille dame rouvrit aussitôt les paupières.
- Ne soyez pas ridicule ! Vous avez peut-être envie de déjeuner avec les jambes autour des oreilles - d'ailleurs, cela ne m'étonnerait pas de vous -, mais pas moi !
- Ce ne serait pas très pratique, dit Emily, levant la tête pour la première fois. Elle n'y arriverait pas.
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shelbyleeshelbylee   15 août 2010
- Mr March, si tous les gentlemen mettaient fin à leurs jours chaque fois que leurs épouses s'affichent en galante compagnie, la capitale serait jonchée de cadavre ; l'aristocratie anglaise aurait disparu depuis des siècles.
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wentworth23wentworth23   24 mai 2014
Le médecin arriva peu avant midi. Eustace l'accueillit et le conduisit dans le dressing où Georges reposait, exactement dans la position où Emily et Vespasia l'avaient trouvé. Il resta seul dans la pièce, en compagnie d'un valet prêt à lui offrir l'aide dont il aurait besoin, aller chercher de l'eau chaude ou des serviettes, par exemple. Eustace ne souhaitait pas rester dans la pièce; aussi attendit-il le compte rendu du praticien dans le petit salon, en compagnie de Vespasia. Emily et Sybilla se trouvaient encore dans leurs chambres. Tassie, qui revenait de chez la couturière, était effondrée, en larmes, dans le grand salon.
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Videos de Anne Perry (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anne Perry
Anne Perry parle de "La disparue d'Angel Court". Partie 1
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Les Titres de la série des Charlotte et Thomas Pitt

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ils indiquent toujours le type de crime commis
ils indiquent toujours le lieu du crime
ils indiquent toujours l'heure du crime
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