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ISBN : 2264029633
Éditeur : 10-18 (04/07/2002)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 102 notes)
Résumé :
Le corps émasculé d'un médecin d'apparence respectable est retrouvé dans le quartier mal famé de Devil's Acre. Thomas Pitt, appelé pour mener l'enquête, découvre que ce crime abominable est semblable au meurtre d'un autre homme découvert quelques jours auparavant. Mais le lien entre les deux hommes semble inexistant. Les choses ne s'arrangent pas quand le corps d'un Lord est retrouvé à son tour.


Les grands détectives de 10/18 remontent le temp... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  30 août 2014
Cette enquête de l'inspecteur Pitt se déroule trois ans après " le mystère de Callander square" et nous permet de retourner dans la famille du général Ballantyne.
Il n'est pas nécessaire d'avoir lu cette précédente enquête pour suivre celle-ci, mais des faits qui se sont déroulés il y a 3 ans trouvent une suite dans ce volume et certains détails ne nous sont pas donnés ici, ce qui fait, que si on n'a pas lu l'enquête précédente, certains faits demeurent un peu obscurs au lecteur.
L'inspecteur Pitt doit élucider plusieurs meurtres particulièrement effroyables : des hommes ont été assassinés et mutilés dans un quartier sordide, connu pour ses maisons closes.
Comme d'habitude, Thomas Pitt va devoir faire preuve de beaucoup de diplomatie pour parvenir à découvrir les secrets de la bonne société, et ce, sans s'attirer trop d'ennuis.
L'auteur a choisi cette fois-ci de nous faire découvrir les dessous des maisons de passes, que ce soit celles où on y trouve des femmes de toutes conditions, car il semblerait que certaines femmes aisées qui s'ennuient dans leurs foyers choisissent librement de venir offrir leur service, des hommes, voire même des enfants.
L'univers des gens riches est une fois encore bien décrit et on découvre aussi le quotidien des souteneurs, maquerelles et autres professionnels de cet univers dédié aux plaisirs divers.
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Crazynath
  18 septembre 2014
Un très bon cru que cette enquête de Charlotte et Thomas Pitt.
Ce dernier se voit charger de découvrir l'auteur de plusieurs meurtres commis dans des circonstances assez atroces ! ( des hommes retrouvés poignardés et émasculés....)
Le milieu de la prostitution dans cette Angleterre victorienne si prude en apparence est abordé dans ce livre ainsi que tout ce qui gravite autour.
Une des victimes est une ancienne connaissance des Pitt, ce qui va leur permettre de renouer connaissance avec le général Balantyne, qui était déjà présent dans le mystere de Callander Square .
Je reconnais que j''ai retrouvé avec plaisir Balantyne, personnage fort attachant, ce qui m'a permis d'apprendre ce qu'il était devenu, ainsi que son entourage.
Commenter  J’apprécie          190
Phoenicia
  02 avril 2018
Encore un Anne Perry lu d'une traite! L'intrigue est glaçante et démarre sur les chapeaux de roues : dans un quartier mal famé que représente Devil's Acre, des hommes sont tués sauvagement et surtout émasculés. le couple Pitt est de nouveau sur l'enquête. Thomas Pitt a de nouveau la pression de son divisionnaire devant une enquête qui n'avance pas. Quant à Charlotte, elle se remet à enquêter, bien contre l'avis de son mari, en y mêlant à nouveau le concours de sa soeur et de son beau-frère, bien malgré lui.
On retrouve des personnages de l'opus 2 le mystère de Callender Square : les Ballantyne sont là, de même que leur fille Christina, marié à Alan Ross et surtout toujours aussi désagréable.
L'auteure aborde à nouveau les thèmes de la prostitution et surtout de la prostitution infantile.
Curieusement, alors que Charlotte trouve du plaisir aux quelques réceptions mondaines où elle est conviée, Anne Perry fait le choix de nous montrer en parallèle le désoeuvrement de femmes de la haute société, mariée beaucoup trop jeune et contre leur goût, arrivant ainsi à des expédients comme la prostitution par plaisir... Un curieux choix mais qui va être central dans toute l'enquête d'Emily et de Charlotte.
Si l'intrigue se lit vite, que l'on ne découvre le meurtrier et ses motivations qu'à la fin, notamment les liens entre les victimes, j'ai un peu déploré qu'il y ait beaucoup de passages hors enquête Thomas Pitt. Mais après tout, vu que la "résolution de l'énigme" est liée au personnage de Charlotte, c'est sûrement un parti-pris de l'auteure.
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Sharon
  07 avril 2012
Anne Perry tisse des liens entre ses différentes enquêtes, n'hésitant pas à réutiliser des personnages que nous avons déjà croisé. Si l'on y réfléchit, ce principe est parfaitement logique : même divisée en quartier, la ville de Londres n'est pas si grande. Trois ans se sont écoulés depuis le mystère de Callander Square (et presque deux ans depuis que j'ai lu cette enquête) mais le général, lady Augusta, leur fille Christina ainsi que Miss Ellison (alias Charlotte Pitt) vont se trouver à nouveau méler à un crime sordide.
Je dévoilerai peu de choses sur l'enquête, si ce n'est qu'elle est en partie (mais en partie seulement) la conséquence des événements qui ont eu lieu trois ans plus tôt et que Charlotte comprendra, à ses dépens, qu'enquêter est douloureux.
Non, ce qui m'a le plus intéressée dans ce livre est ce qu'Anne Perry dévoile de la société victorienne. Au fond, j'ai l'impression que mes lectures se suivent et que leur thématique se ressemble, puisqu'il est aussi question d'hommes qui ont tous les droits, et de femmes qui n'en ont aucun. Un homme peut jouer à Devil's Acre, rencontrer des prostituées, parfois même des prostitués, et ses activités sont tolérés - la bonne société ferme les yeux sur cette distraction. J'ajoute néanmoins qu'au vue de ce qui est arrivé à Oscar Wilde, je me pose tout de même des questions sur cette soi-disant acceptation de l'homosexualité masculine. A une femme malheureuse en ménage, il restera les oeuvres de charité, puisque des gouvernantes élèvent ses enfants, que pratiquer un sport est inconcevable (ne parlons même pas de jouer). Elle a de la chance si elle aime lire - des ouvrages choisis, évidemment - et si elle se montre capable de tenir son rang.
L'autre constance est la difficulté à ce que le ménage soit heureux. Les jeunes beautés jetées dans le monde au début de la saison ont un an avant que la nouvelle fournée de belles ne viennent quérir un mari. Les mères-dragons font alors de leur mieux pour trouver un parti présentable et surtout, le retenir dans leur filet jusqu'aux noces. Et après ? Que dire des hommes qui ne retrouvent pas avec leurs timides épouses ce qu'ils ont connu avec des prostituées ? Que dire aussi de ces hommes qui découvrent au sujet de leur épouse des secrets qu'ils auraient aimé ignoré ? Tous les couples ne sont pas comme Charlotte et Thomas. Si Thomas se montre parfois hésitant à révéler les horreurs de son métier à sa jeune épouse, il règne entre eux une liberté de parole que les autres ménages pourraient bien leur envier. Point de conseiller conjugal à cette époque, point même de parentes ou d'amies pour aider les jeunes mariées : une jeune femme n'est plus sous la responsabilité de ses parents une fois mariée, et sa propre mère se gardera bien de lui prodiguer des conseils : on ne s'immisce pas dans l'intimité des gens car ce serait sous-entendre que quelque chose ne va pas, que la jeune épouse a failli, et cette seule pensée est inconcevable. Dès lors, le silence fait de non-dit prend toute la place. Bienheureux ceux qui savent, comme le général et son gendre, se comprendre à demi-mots.
La catastrophe finale ne sera pourtant pas évitée.
Lien : http://le.blog.de.sharon.ove..
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belette2911
  01 avril 2012
Le quartier de Devil's Acre n'est pas le genre de quartier très fréquentable, à Londres, et il faut mieux l'éviter. Mais puisque le corps d'un homme, poignardé et affreusement mutilé, vient d'être découvert en pleine nuit, Thomas Pitt n'a pas le choix. Il va lui falloir mener son enquête dans les milieux de la prostitution, sans compter que des personnes de la haute bourgeoisie seraient peut-être impliquées.
Comme souvent dans les enquêtes de Pitt, l'auteur nous décrit la vie des deux côtés de la barrière : les pauvres et les bourgeois. La ville de Londres étant séparée en deux par une barrière invisible, les bourgeois ne se mêlant pas à la populace des miséreux.
C'est ce que j'apprécie dans ses romans : il y a moyen d'apprendre des faits historiques ou sociaux, tout en lisant un roman policier, avec de bons cadavres et des personnages récurrents auquel on ne peut que s'attacher.
Pourtant, cela faisait un sacré moment que je n'avais plus lu les enquêtes de l'inspecteur Thomas Pitt, certains opus m'ayant déçu. Là, je cherchais dans ma biblio un livre pas trop épais et il m'est tombé dans la main. Il a eu tout à fait raison ! J'ai passé un bon moment et je n'ai pas vu venir le coupable avant un certain temps… pas avant la fin, pour vous avouer.
Enquête palpitante, vu qu'il y a peu de pages, pas trop de temps morts, des rebondissements, Charlotte et Pitt menant leur enquête séparément et des vieilles connaissances. Une chouette histoire et une bonne intrigue.
Certes, comme je le disais plus haut, les ingrédients sont toujours les mêmes dans ces romans: les travers de la haute société britannique des années 1880, la position sociale injuste des femmes, la misère épouvantable des bas quartiers. Et dans ce roman, on va en découvrir des pas très beaux, de travers humains.
Malgré la noirceur, l'auteur aborde certains sujets sensibles avec tact, sans aller trop loin dans le glauque. J'apprécie et je trouve aussi qu'il est agréable de retrouver cette ambiance si particulière à cette collection dont j'ai déjà lu assez bien de roman.
Thomas fait toujours office de Sherlock Holmes, en moins égocentrique, il est tenace et perspicace, et son épouse Charlotte parvient toujours à fouiner dans ses enquêtes, avec l'aide de sa soeur Emily, bien entendu.
Les livres d'Anne Perry ont le chic pour m'emporter dans le Londres des beaux quartiers, du genre Begavria, ou Mayfair avec ses belles calèches, ses demeures cossues, sa bonne société qui se diverti lors de balles et de parties de chasse, des hommes qui règlent leurs affaires courantes et se rejoignent à leur club, des femmes qui reçoivent dans leurs boudoirs, brodent et rivalisent d'élégance, mais qui ne peuveant pas lire le journal...
Mais c'est aussi le Londres des prêteurs sur gages, des quartiers mal famés de Limehouse ou des docks, de Seven Dials ou Devil's Acre, de la misère, des non-droits des femmes, de la prostitution, des gangs, des voleurs et des coupe-jarrets, de Jack,...
Tout ce que j'aime, surtout le contraste énorme entre les deux mondes !

Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
CrazynathCrazynath   18 septembre 2014
Elle avait souvent côtoyé des gens " respectables" : l'adjectif signifiait qu'ils étaient assez riches ou assez intelligents pour conserver une façade d'honorabilité derrière laquelle pouvait se cacher toutes sortes de vices.
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CrazynathCrazynath   18 septembre 2014
Mais, ma chère, toutes sortes d'hommes fréquentent des femmes de mauvaise vie ; tant qu'ils le font avec discrétion, une épouse sensée ne va pas chercher plus loin. Si votre mari ne vous dit pas ou il a passé la soirée, il est sage de ne pas le presser de questions, si l'on tient à sauvegarder le bonheur de son couple.
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wentworth23wentworth23   24 mai 2014
L'entrejambe et le haut du pantalon étaient noyés dans le sang ; le tissu de laine brune avait été lacéré et les parties génitales, complètement arrachées, reposaient entre les genoux, masse de chair violette, sanguinolente, méconnaissable.
Withers sentit une sueur glacée perler à son front. Il eut envie de vomir, incapable de contrôler le tremblement de ses jambes. Dieu miséricordieux, quel être humain avait pu faire subir pareil supplice à son prochain ? Il partit à reculons en trébuchant et s'appuya contre le mur, tête baissée, pour empêcher la nausée de le submerger.
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SharonSharon   07 avril 2012
Etrange déférence, songea Pitt, qui pousse un être humain à quitter une partie de ses vêtements pour recouvrir un corps déjà touché par la froide rigidité de la mort, et à rester à grelotter près de lui.
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CrazynathCrazynath   18 septembre 2014
Il ne se dirigea pas vers la porte de service, ainsi que l'on pouvait s'y attendre de la part d'un policier; il préféra se présenter à la grande porte , comme n'importe quel visiteur.
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Anne Perry parle de "La disparue d'Angel Court". Partie 1
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