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Anne-Marie Carrière (Traducteur)
ISBN : 2264035137
Éditeur : 10-18 (04/04/2002)
Résumé :
"Bas les masques", tel paraît être le mot d'ordre d'Anne Perry dans la série de romans où elle met en scène un couple de héros "victoriens," l'inspecteur Thomas Pitt et son épouse Charlotte, les personnages de roman policier les plus pittoresques et attachants qui nous aient été donnés à découvrir ces dernières années.
Dans le Londres de la fin du XIXe siècle qui sert de cadre à leurs exploits, c'est en effet le code hypocrite de bonne conduite de la société ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
belette2911
  09 avril 2013
Mais qu'est-ce qui leur prend, à ces cadavres en putréfaction, de sortir de leurs tombes ? La terre ne leur conviendrait-elle pas ? Ils ont oublié d'éteindre le gaz ? le voisinage est-il à ce point trop silencieux pour que l'un d'eux ait soudain l'envie irrépressible de se faire conducteur de cab ?
Y aurait-il des Vampires à Londres ? Des zombies à Leicester Square ? Avouez qu'il y a de quoi tomber en pâmoison devant ce conducteur plus que faisandé. L'argent n'a pas d'odeur, mais lui, oui !
Allez hop, on le refiche dans sa boi-boite, cet aristocrate cavaleur (mais sans pieu dans le coeur) et il réintègre sa demeure. Avec les asticots, l'aristo !
Mais voilà ti pas que le dimanche, notre brave Lord Augustus - qui s'était déjà retrouvé sur le cab et qui fut ré-enterré dans la boi-boite - nous rejoue la fille de l'air ! Notre brave cadavre puant est retrouvé assis à l'Église, ce qui fera hurler sa veuve.
Ce n'est donc pas un vampire... puisqu'il est dans un lieu saint.
STOP ! Lecteur cartésien, ne t'en va point, nous sommes dans un polar victorien, et chez Anne Perry, pas de zombies.
Non, c'est juste qu'un petit malin s'amuse à déterrer les cadavres et fait tourner la police en bourrique.
Pitt en est à se demander si la mort de Lord Augustus Fitzroy-Hammond ne serait pas suspecte et que quelqu'un veuille attirer l'attention dessus.
Diable, on l'a tout de même extirpé deux fois de son repos éternel ! Faut pas pousser bobonne dans les orties, tout de même, surtout lorsqu'elle est en string.
C'est bougrement louche, toutes ces "sorties" du père Augustus qui n'a même pas le droit de se transformer en humus en toute tranquillité.
Mais voilà que l'invasion des cadavres cavaleurs commence et que ça se déterre un peu partout ! Pitt en perd son latin.
Avec Anne Perry, pas besoin d'attendre la page 200 pour avoir son lot de cadavres ou de sang.
Directement, elle vous plonge dans le sujet comme on plonge un petit gâteau dans son thé : des cadavres qui puent et un plus frais ensuite.
Tous n'ont pas dépassé leur date de péremption... Un peu de fraîcheur dans les cadavres, ça fait du bien.
Dans cette enquête, l'inspecteur Pitt est plus présent et j'ai adoré retrouver cette chère tante Vespasia, qui n'a jamais sa langue en poche (et qui a dû la balader ailleurs dans sa jeunesse).
Cette chère dame adore le franc-parler de Charlotte, soeur d'Emily, sa nièce par alliance. Même notre inspecteur dégingandé, elle l'apprécie.
Ce qui a de bien avec Anne Perry c'est que, contrairement à Conan Doyle, elle nous plonge VRAIMENT dans le Londres de la reine Victoria et sans complaisance.
La misère, vous la côtoyez ! Les femmes qui travaillent comme des malades et doivent encore faire le trottoir pour payer leur loyer, elle ne vous le cache pas.
Les enfants exploités dans les hospices, elle vous en parle. Les lois mal faites et que les aristos trouvent très bien puisqu'elles privent les pauvres des droits essentiels, elle vous fiche le nez dedans.
De plus, l'auteur ne se prive pas de mêler le sexe glauque dans les enquêtes de l'inspecteur Pitt : prostitution, proxénétisme, homosexualité (consentie ou pas), pédophilie, TOUS les sujets sont abordés dans ses différents romans, y compris les débuts de la pornographie photo.
300 pages durant lesquelles on ne s'ennuie pas, découvrant tout un arrière-plan (et train) de la ville de Londres très très sombre.
Au final ? Bluffée !

Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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LePamplemousse
  10 octobre 2014
Ce volume des aventures policières de l'inspecteur Pitt est original mais ce n'est pas un des meilleurs, tout simplement parce que la résolution de l'affaire est totalement improbable et même carrément tirée par les cheveux.
Un homme est retrouvé mort en plein centre ville, le problème vient du fait que cet homme a déjà été enterré plusieurs semaines plus tôt !
Pourquoi a t'on déterré un cadavre ?
Sa mort était-elle suspecte ?
Dans ce roman, l'inspecteur Pitt sera confronté comme souvent à des personnes issues de la haute bourgeoisie et il n'obiendra que de piètres résultats dans son enquête.
Heureusement que son épouse et sa soeur ont l'habitude de se mêler de tout car ce sont elles qui lui apporteront des réponses face à ce mystère qui semble insoluble.
J'ai trouvé qu'il y avait de nombreuses longueurs dans ce tome et la fin est vraiment peu crédible.
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Aline1102
  19 juillet 2013
Thomas Pitt est appelé à enquêter sur une affaire peu banale. Un mauvais plaisantin, probablement fou, s'amuse à profaner des tombes pour en exhumer les cadavres, qu'il place ensuite aux quatre coins de Londres. Plusieurs familles en deuil, certaines appartenant à la haute société, doivent identifier leurs morts à la morgue, ce que certains supportent mal.
Pitt a hâte de trouver le coupable étant donné la gravité des infractions commises et l'émoi qu'elles provoquent à Gadstone Park, l'un des beaux quartiers de Londres.
Pitt est plus actif dans cet opus que dans le crime de Paragon Walk et c'est Charlotte qui se retrouve au second plan, bien occupée par sa cuisine, son ménage et l'éducation de sa petite Jemima. Etrange de voir cette femme si active et si fière transformée en parfaite ménagère.
J'ai retrouvé avec beaucoup de plaisir la tante Vespasia. La vieille dame m'a pourtant semblé moins vive que dans le crime de Paragon Walk.
La bonne société est encore une fois odieuse dans ce volume. Mais un certain mouvement réformateur se fait sentir. Gravitant autour de la tante Vespasia et prenant peu à peu de l'ampleur, ce mouvement se concentre sur l'aide à apporter aux pauvres. Certains aristocrates se rendent compte des conditions de vie déplorable des classes les plus pauvres de la société et décident d'agir afin de lutter contre certaines injustices. Plus que dans les autres volumes, la pauvreté est décrite dans ce qu'elle a de plus dur.
Au niveau de l'enquête proprement dite, je ne peux pas me plaindre. Moi qui aime lire de temps à autre un polar bien "gore", je ne pensais pourtant pas pouvoir en trouver chez Anne Perry, étant donné l'époque à laquelle se situent ses intrigues. Et j'avais tort : les exhumations s'enchaînent et les situations dans lesquelles les cadavres sont retrouvés sont toutes plus choquantes les unes que les autres. Sans oublier les scènes d'identification à la morgue. le polar sanglant, ça peut être agréable à lire, à condition de le consommer avec modération.
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Crazynath
  27 août 2014
Et de quatre pour les enquêtes de l'inspecteur Pitt !
ici, il va se retrouver face à une situation inédite : des cadavres que l'on déterre !! On ne sait pas trop vers où nous emmène Anne Perry dans cet épisode machiavélique à souhait .
De plus, il faut bien un moment qu'il y ait un petit meurtre qui se rajoute à tout cela, histoire de pimenter l'enquête qui semble tourner en rond ..
Dans Ressurection Row, Charlotte voit réapparaitre son ex beau frere Dominic Corde qui se retrouve lui aussi mêlé à cette sombre histoire.
Dans cette enquête , on découvre aussi une autre face de Londres, beaucoup plus cachée : celle des miséreux, et Anne Perry aborde aussi sans concession la condition des femmes qui n'ont pas la chance de naitre dans des milieux aisés !!
Une enquête qui je le reconnais, m'a tenue en haleine jusqu'au bout !
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Phoenicia
  26 août 2017
Comme d'habitude, je me suis plongée avec délectation dans l'univers d'Anne Perry. J'ai retrouvé avec joie les personnages de Charlotte et Thomas Pitt, ainsi que les éléments récurrents de cette série.
L'intrigue en elle-même est intéressante puisqu'elle part d'un individu qui déterre des cadavres. Comme à son habitude, Anne Perry fait appel des proches des Pitt dans son roman . de même, Anne Perry nous ballade durant toute son oeuvre, si bien que la question mentale récurrente est "Mais quel est ce lien???". Enfin, on retrouve sa tendance à dénoncer les écarts de richesse entre la haute aristocratie vernie de respectabilité qu'en apparence et le reste de la population londonienne. Ici Anne Perry a carrément mis l'accent sur les hospices et l'illusion de l'aristocratie face à ce genre de lieu.
Bref, je le conseille bien évidemment à tout ceux ayant déjà savouré des romans de Anne Perry, on n'est bien entendu pas déçu!
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
wentworth23wentworth23   24 mai 2014
Carlisle le conduisit un peu plus loin, là où une demi-douzaine de gamins décousaient des pantalons; certains ne devaient pas avoir plus de quatre ans.
-Trois de ceux-là sont à Bessie, expliqua Carlisle. Regardez-les. Avant, ils travaillaient chez eux, à domicile; mais la construction de la nouvelle voie de chemin de fer a nécessité l'évacuation des taudis. Leur maison a été rasée. Le mari de Bessie et ses aînés fabriquaient des boîtes d'allumettes - deux pence et demi pour cent quarante-quatre allumettes et, avec ça, ils étaient obligés d'acheter eux-même la pâte et la ficelle. Autrefois, Bessie travaillait pour l'usine d'allumettes Bryant & Mays. Elle souffre aujourd'hui de phosphorisme chronique, une nécrose de la mâchoire causée par le phosphore, ce qui explique sa curieuse façon de parler. Elle a seulement trois ans de plus que Lady Alicia. Vous ne l'auriez jamais cru, n'est-ce pas?
C'en était trop pour Dominic, qui murmure, épouvanté:
-Je voudrais sortir d'ici...
-Eux aussi, vous savez...
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belette2911belette2911   08 avril 2013
- Bien sûr, certaines femmes ont des langues de vipère, observa Pitt, fournissant au major exactement ce qu'il avait envie d'entendre. De plus, l’oisiveté est la mère de tous les vices.

Le major Rodney parut surpris. Venant d'un policier, il ne s'attendait pas à cette perception du monde.

- Très juste ! approuva-t-il avec vigueur. Voilà pourquoi je veille à ce que mes soeurs soient toujours occupées à des tâches domestiques, et apprennent des choses à leur portée, sur l'entretien des maisons et des jardins, par exemple...

- Et les questions d'actualité, l'histoire, la politique ? reprit Pitt, le menant doucement là où il voulait en venir.

- La politique ? Soyons sérieux ! Les femmes ne s'intéressent pas à la politique. Elles n'y entendent rien. C'est une occupation qui ne leur convient pas. Je constate que vous n'y connaissez rien aux femmes, inspecteur !
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wentworth23wentworth23   24 mai 2014
- Je ne comprends pas que l'on puisse faire une chose pareille... déterrer un cadavre ! A la rigueur, si on avait voulu le disséquer, comme le font les étudiants en médecine, ou bien l'utiliser pour des cérémonies de magie noire. Mais là, rien ! Le corps est intact.
- Aucune marque particulière ?
Pitt avait posé cette question à tout hasard, par routine. Il ne s'attendait pas à ce que le cadavre portât des traces quelconques. C'était un simple cas de profanation de sépulture, rien de plus, l'oeuvre d'un malade mental aux idées perverses.
- Aucune, monsieur, répondit l'employé. Un homme âgé, soigné de sa personne, bien nourri, un peu corpulent, ce qui n'a rien d'étonnant, à son âge. Des mains très douces, très nettes. Je n'avais jamais vu le cadavre d'un lord, mais il est tel que je me l'était imaginé.
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belette2911belette2911   08 avril 2013
- Où va le monde, grands dieux ! De mon temps, des choses pareilles n'existaient pas. Les gens savaient tenir leur place. Ils étaient bien trop occupés à travailler pour aller profaner les tombes de leurs supérieur (*). Mais de nos jours, ils ont une curiosité et un appétit déplacés. L'école est responsable ! N'importe qui reçoit de l'instruction, ce n'est pas normal. Voyez ce qu'il vient de se passer ici. Même une église n'est plus un lieu sûr. C'est pire que si les Français nous avaient envahis.


(*) "supérieurs" est à prendre au sens "leurs supérieurs dans la classe sociale"

Diatribe de Alicia Fitzroy-Hammond, vieille dame acariâtre s'il en est...
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caryatidecaryatide   21 juillet 2015
- Quelles sont les nouvelles ? Que s'est-il passé au Parlement ?
- Pardon ? fit Dominic qui n'aurait jamais songé à lire une rubrique de politique intérieure. Oh...je n'en ai pas la moindre idée..;
Il fallait bien un gouvernement ; tout homme sain d'esprit le savait. En dehors de cela, la politique le faisait mourir d'ennui.
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ils indiquent toujours le type de crime commis
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