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EAN : 9782264061034
408 pages
Éditeur : 10-18 (14/08/2013)
3.63/5   39 notes
Résumé :
Le juge Rathbone préside le procès du révérend Abel Taft accusé de détournement de fonds.
Le témoignage de son bras droit Robertson Drew plaide en faveur de l'acquittement mais Rathbone possède une pièce à conviction qui peut changer la donne. Drew se rétracte.
Le lendemain Taft et sa famille sont assassinés à leur domicile.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
  08 décembre 2018
🏛Dix-neuvième tome de la saga Monk.🏛

Oliver Rathbone a enfin atteint l'apogée de sa carrière en devenant juge. le succès est total dans sa vie avec une vie professionnelle réussie, des connaissances prestigieuses... enfin pas si totales que cela puisque sa femme, Margaret ne lui a pas pardonné la mort de son père.
Après un premier procès pour fraude magistralement orchestré, Oliver se voit confier le procès du Révérend Taft, accusé d'avoir détourné les fonds de sa congrégation et d'avoir extorqué des membres pauvres en leu soutirant le maximum d'argent. Rapidement, Oliver comprend que les accusations contre le révérend Taft sont avérées, mais que l'un des témoins de la défense, Drew Robertson s'échine à rabaisser les victimes afin de protéger le Révérend. Oliver est encore plus choqué quand il reconnait ce témoin comme l'un des pédophiles sur les photos héritées de son beau-père.
Oliver Rathbone est pris en tenaille entre son rôle de juge impartial et d'homme désirant la justice. Il décide par conséquent de transmettre la photo compromettante à l'avocat des victimes, ce qui oblige Drew Robertson à se rétracter.
Le lendemain la police arrête Oliver pour entrave à l'exercice de la justice. En effet, pendant la nuit, la famille Taft a été tuée. Il serait question d'un homicide suivi du suicide du révérend.

Une question justice n'est pas le plus palpitant tome de la saga. 🙄 L'aspect policier est quasi inexistant, voire légèrement abordé vers les derniers chapitres, mais de manière rapide. Ici, Anne Perry nous propose un tome basé sur des aspects plus psychologiques, plus philosophiques en mettant un avant un de ses personnages phare : Oliver Rathbone.
Ici, il est question de ce qu'il est permis de faire ou non au nom de la justice et le respect des lois.

L'intrigue dans son ensemble est quelque peu décousue et franchement assez grotesque. Nous avons Oliver Rathbone qui arrive au summum de sa carrière, et qui renonce à tout pour permettre à des victimes d'obtenir gain de cause. le lendemain, il est arrêté pour entrave à la justice parce que "QUELQU'UN" aurait dénoncé monsieur comme ayant transmis une pièce. Bon, j'avais déjà ma petite idée de qui était ce "quelqu'un", bien avant que Scuff ne le découvre.
Cette intrigue basée essentiellement sur l'aspect judiciaire n'est pas du meilleur effet dans cette saga. Anne Perry désirait modifier le comportement un peu guindé de son personnage en lui faisant vivre une tragédie... c'est chose faite, mais c'est trop grossier. Ne parlons pas non plus de l'attirance amoureuse qu'éprouve notre personnage pour une Beata Yorke... Franchement, c'est tellement loin de l'univers que nous propose habituellement cette auteur avec des histoires sombres où sont dénoncés les conditions de vie et les comportements sociaux de cette époque.

Côté personnage, c'est un vrai plaisir de retrouver le petit univers de cette série. La relation entre Monk et Hester n'est pas mise au premier plan dans ce livre. Elle est au contraire étoffée par des sentiments plus larges comme la famille (Scuff), l'amitié, l'honneur et la confiance (Rathbone), le respect (Squeaky). Dans Une question de justice, l'amitié et la solidarité entre les personnages sont mises en avant.

Ce que j'apprécie énormément dans cette série concerne les aspects historiques en rapport avec cette époque. J'avoue avoir été quelque peu déçue de ne pas retrouver cet axe dans ce livre. Ici, il est question de justice, de procès, de loi... Bref, c'est centré sur les aspects judiciaires. Dommage, car cela rend l'ensemble lourd, rébarbatif en raison de la lenteur du récit et du manque d'action.😞

Pour résumer, Une question de justice base son intrigue sur Oliver Rathbone et annonce un tournant majeur en ce qui le concerne. Un roman plus philosophique, et moins policier dans son intrigue, mais qui permet aux personnages de faire preuve de leurs véritables sentiments les uns pour les autres.
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Commenter  J’apprécie          1070
JessSwann
  23 septembre 2014
Un tome un peu planplan dans lequel il ne se passe pas grand chose... L'intrigue est entièrement centrée sur les problèmes d'Oliver Rathbone qui a utilisé les photos pédophiles de son beau-père et s'est fait bêtement coincé pour un problème de droit.... J'aime bien Oliver et j'aurais pu trouver ce tome plaisant s'il ne m'avait pas furieusement rappelé la déchéance(et l'écartement de Victor Narraway... dans le sens où Victor était amoureux de Charlotte Pitt, comme Oliver l'est d'Hester Monk), bref ... L'idée de ruiner la carrière d'Oliver me plait moyennement parce que ça rappelle trop l'autre saga d'Anne Perry et j'avoue qu'à force de lire ses romans, j'y vois de plus en plus de défauts : les tics d'écriture (normal, tous les écrivains en ont), les tics de scénario (plus graves, parce que je ne me sens plus surprise par les péripéties des héros...) : on a les mêmes structures, quasi les mêmes personnages : le héros honnête, droit mais handicapé par sa naissance (Pitt) ou son amnésie (Monk). La femme du héros qui participe TOUJOURS à ses enquêtes et est invariablement : belle, forte, courageuse (Charlotte, Hester). Ensuite il y a les "fan de" prêts à tout pour le héros et surtout une porte d'entrée sur le monde populaire...: Gracie pour Pitt, Scuff pour Monk. Et enfin l'outsider, systématiquement amoureux de le belle/courageuse/exceptionnelle femme du héros avant que le scénario ne le renvoie dans ses quatre mètres.... Et LA je dis dommage, dommage car Anne Perry a su créer deux univers d'enquêtes distincts et passionnants dans ses séries, mais plus le temps passe plus j'ai le sentiment que les "lignes de vie" des deux héros se rejoignent, dommage car je n'éprouve plus de surprise en lisant la vie des personnages récurrents même si les enquêtes restent de haut vol pour la plupart, les sujets "délicats" sont toujours aussi bien abordés. Dans ce tome, on parle de pression et c'est admirablement mené même si au bout du compte, il n'y a pas du tout d'enquête (enfin mis à part dans deux chapitres vers la fin), du coup on parle beaucoup des sentiments de Rathbone, de ses réflexions sur la différence entre la loi et la justice. On intériorise complètement son point de vue sur le fait de passer de l'autre côté de la barre. Sur le principe, le débat est intéressant mais j'ai tout de même trouvé ça un peu longuet... Enfin, comme je doute qu'on revoie beaucoup Oliver dans les prochains tomes, je pense que l'auteure lui a ménagé une sortie en beauté...
Ce que j'aime : le débat entre loi et justice, intéressant. La relation entre Margaret et Oliver
Ce que j'aime moins : le fait qu'il n'y ait pas de vraie enquête... L'action de plus en plus centrée sur Scuff et ses sentiments (perso Scuff je m'en tape le coquillard)... L'espèce de relation que l'auteure tente de faire passer entre Oliver et Beata, cousue de fil blanc .
En bref : Une belle sortie pour le personnage d'Oliver Rathbone qui est parfaitement caractérisé même si ça manque cruellement d'une véritable enquête...
Ma note
6,5/10
Lien : http://jessswann.blogspot.fr..
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cmpf
  08 novembre 2014
J'ai retrouvé avec grand plaisir les personnages d'Anne Perry de cette série « Monk ».
Cette fois pas de meurtre mais l'épineuse question : comment rendre la justice.
Alors qu'habituellement nous suivons une enquête qui se termine par le procès avec un prévenu défendu par Oliver Rathbone, cette fois le procès prend place assez vite présidé par Sir Oliver devenu juge. L'accusé est coupable mais l'habileté de son avocat qui discrédite les témoins à charge et ennoblit les témoins à décharge va lui permettre de sortir libre du tribunal. le juge s'interroge sur son rôle qui est de préserver l'exercice de la justice. Je n'en dirai pas plus pour ne pas déflorer le sujet.
J'ai aimé cet opus différent des autres. On retrouve toujours dans les relations entre les personnages ces questions morales : faut-il dire la vérité, faut-il préserver l'interlocuteur, …. qui me plaisent bien que j'ai du mal à croire que tout un chacun s'interroge ainsi.
Quelques personnages nouveaux qui certainement se mêleront de façon permanente à l'intrigue. du coup la dernière page tournée, j'ai entamé le suivant qu'on avait eu la gentillesse de m'offrir en même temps.
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Ophelien
  22 janvier 2018
Je n'avais jamais lu de roman d'Anne Perry et comme j'ai eu celui-ci gratuitement je me suis dit que ça allait me permettre de connaître son style.
Je me suis rendue compte que ça aurai été mieux si j'avais lu d'autres romans puisque apparemment les personnages principaux sont récurrents. Néanmoins, n'ayant lu aucun autre roman j'ai quand même facilement compris l'histoire.
Le juge Rathbone doit présider le procès d'Abel Taft, un homme d'Eglise soupçonné de détourner des fonds. Mais au fil du procès et des témoins qui se présentent, l'issue semble déjà écrite... En effet Mr. Drew, un proche de Taft, discrédite tous les pauvres gens qui se sont fait voler par l'homme d'Eglise. Ainsi, Taft est presque sur le point de gagner le procès. C'est alors que le visage de ce Mr. Drew va rappeler quelque chose au juge Rathbone. Ce dernier va en effet se souvenir qu'il a en sa possession des photographies qui incriminent Mr. Drew dans une autre affaire. Alors comment faire ? Intervenir et rendre publique cette photographie pour sauver ces pauvres gens ? Ou ne rien dire et s'en vouloir plus tard ?
C'était une enquête intéressante dans le sens où on se demande vraiment s'il faut toujours être impartial et laisser les méchants s'en sortir alors qu'on a un moyen de pression; ou si on utilise ce moyen de pression en sachant que l'essence même de la justice n'est pas respectée.
Les personnages sont attachants et tous différents, et l'écriture est très fluide, et se lit rapidement.
J'ai trouvé néanmoins cette lecture anormalement longue pour une fin expédiée en dix, vingt pages. Les pensées de Rathbone prennent une bonne moitié du livre et sont souvent répétitives donc lassantes... du coup j'ai été vraiment moyennement séduite par ce bouquin, dommage.
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7878751021
  25 mai 2014
avis sur le tome 19 : aussi fort que les précédents .... mais ne peut, à mon avis, s'apprécier qu'en ayant lu toute la série et suivi ses péripéties. Car cette fois, si, pour un polar, il n'y a pas directement "mort d'homme" (c'est un point "annexe" du-dit polar), l'intrigue n'en reste pas moins palpitante quand on connait tout ce qui y a conduit sans pour autant que la fin n'en soit évidente trop tôt.
la série "William Monk" :
mon commentaire général : une série qui ne s'affadit pas au fil des tomes (celui-ci est le n°19 !), c'est assez rare pour le souligner.
ses ingrédients :
+ un cadre : Londres, fin XIXème siècle
+ des Personnages : 3 caractères principaux (Monk, le flic, Hester, l'infirmière et Oliver, l'avocat) qui participent chacun de manière forte et personnelle aux histoires. Ils partagent leurs pensées/ressentis/raisonnements/doutes et faiblesses/joies et peines avec le lecteur, colorant ainsi chaque histoire chacun à sa manière. Ils évoluent au fil des hisoires , sont plus ou moins présents et donnent le rythme de fonds de la série.
Ils sont entourés de personnages plus ou moins récurrents, eux-aussi bien construits et qui enrichissent aussi bien le cadre des aventures auxquelles ils participent que la série.
+ des Sujets : très actuels comme quoi pas grand chose n'a changé depuis la fin du XIXème siècle! et très variés :
- de société comme la place de la femme dans la société, les stéréotypes et a priori; l'importance de l'image (et sa virtualité versus la réalité !) ...
- les crimes et leurs motivations : du meurtre (visible) à la corruption (plus sournoise), l'appât du gain ou du pouvoir, la corruption politique, économique (par exemple le tome 18 "une mer sans soleil" sur les liens entre l'industrie pharmaceutique et le monde politique)
+ une Ecriture : très vivante et colorée, Anne Perry, artiste peintre (en mots), qui, à l'aide de scènes et histoires, de couleurs, pastel ou vives, de nuances et de contrastes, de touches/détails dans un ensemble plus global rend vivants et crédibles, au fil des pages, l'histoire qu'elle raconte, son cadre et ses personnages.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Souri7Souri7   08 décembre 2018
[...] Avoir des gens qu’on aime, qui ont confiance en nous et que nous avons le devoir de protéger, est un des grands bonheurs de la vie. Mais cela limite aussi nos choix, notre capacité à prendre des risques que, seul, on n’aurait pas hésité à affronter.
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Souri7Souri7   06 décembre 2018
Il n’y a pas de mal à être ridicule, il y en a beaucoup à ridiculiser son prochain.
Commenter  J’apprécie          770
BethsabeeBethsabee   25 août 2013
- L'amour a besoin de confiance et d'équilibre. Peut être a t'il besoin d'une foi commune en certaines valeurs, telles que l'honneur, le courage, la compassion et la gratitude pour les joies de l'existence
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