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ISBN : 2070302482
Éditeur : Gallimard (28/01/1970)

Note moyenne : 4.24/5 (sur 87 notes)
Résumé :
Le poème à analyser est le septième du recueil amers de saint john perse. Il est composé d'une introduction et de quatre parties dont la dernière est une sorte de conclusion et d'ouverture qui annonce le prochain poème.
L'introduction comporte deux strophes, dont la première est composée de trois versets, et la deuxième, de deux versets. La première et la deuxième parties comportent trois strophes chacune, la troisième, cinq strophes, et la dernière, une seu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
michfred
  04 août 2015
Mon premier contact avec Amers a été...houleux! Un professeur emballé et sans doute visionnaire avait essayé de nous faire partager son enthousiasme à l'époque où seul comptait Oceano Nox de Victor Hugo..Fiasco total!
Puis, lentement, de même que se déploie la lame qu'on voit d'abord gonfler comme le cou orgueilleux du paon , puis ondoyer comme les anneaux de l'anaconda, puis exploser dans un fracas d'écume blanche,le verset hypnotique du grand poète marin agit sur nous, sa prose savante se fait oublier avec ses arrière-plans sémantiques complexes et ses images à double-fond, - et son rythme lent et dansant qui sait si bien dire la mer m'a emportée...
Amers est pour moi encore plus beau que Vents.
Quand je pense à la mer -et c'est presque tous les jours, tant elle me hante, tant elle me manque, tant elle me chante son chant profond - ce sont ces versets-là qui me viennent à la bouche, avec un goût salé d'huître fraîche et des odeurs de varech dans le souffle du vent..
Mettez contre votre oreille ce merveilleux bi-valve de Saint John Perse et écoutez le bruit immémorial de la mer en marche:
"Ainsi la Mer vint elle à nous dans son grand âge et dans ses grands plissements hercyniens - toute la mer à son affront de mer, d'un seul tenant et d'une seule tranche !
Et comme un peuple jusqu'à nous dont la langue est nouvelle, et comme une langue jusqu'à nous dont la phrase est nouvelle, menant à ses tables d'airain ses commandements suprêmes,
Par ses grands soulèvements d'humeur et grandes intumescences du langage, par grands reliefs d'images et versants d'ombres lumineuses, courant à ses splendeurs massives d'un très beau style périodique, et telle, en ses grands feux d'écailles et d'éclairs, qu'au sein des meutes héroîques,
La Mer mouvante et qui chemine au glissements de ses grands muscles errants, la Mer gluante au glissement de plèvre, et toute à son afflux de mer, s'en vint à nous sur ses anneaux de pithon noir,
Très grande chose en marche vers le soir et vers la transgression divine..."
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Palmyre
  31 juillet 2013
Challenge Nobel 2013/2014
Ce recueil de poème où l'écriture de Saint-John Perse est unique en son genre et il ne nous laisse pas indifférent. Je ne peux pas dire que j'ai adoré et je ne peux pas dire que j'ai détesté. Certains passages m'ont captivé par leurs forces descriptives et la rythmique qu'il impose à ses vers, mais d'autres n'ont pas retenu mon attention.
Saint-John Perse a mis une dizaine d'années pour écrire Amers qui évoque essentiellement le milieu maritime. D'ailleurs le premier et dernier mot c'est le mot "mer".

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Cath36
  20 février 2011
Hissez la grand voile et larguez les amarres ! la poésie de Saint-John Perse
vous emmène par-delà le roulis de ses vers en des contrées imaginaires où le réel se nourrit de mythe et d'histoire, de paysages sublimes et d'expérience humaine.
Que dire d'autre sur mon poète préféré ? Qu'il m'accompagne dans tous mes rêves et nourrit mes envies de voyage par sa simple lecture.
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OhOceane
  23 mars 2017
J'aime les poètes voyageurs, amoureux des larges étendues et des océans. Sa poésie est imposante, un peu comme celle de Hugo, même s'il n'est jamais bon de comparer en ce domaine si subjectif. En tout cas, l'oeuvre de Saint-John Perse me fait l'effet d'un monument à gravir, difficile mais fascinant.
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Anna
  08 janvier 2008
Le plus beau
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Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
nadejdanadejda   23 octobre 2011
Du maître des astres et de navigation :
Ils m'ont appelé l'Obscur, et mon propos était de mer.
L'année dont moi je parle est la plus grande Année ; la Mer où j'interroge est la plus grande Mer.
Révérence à ta rive, démence, ô Mer majeure du désir...
La condition terrestre est misérable, mais mon avoir immense sur les mers, et mon profit incalculable aux tables d'outre-mer.
(...)Et ma prérogative sur les mers est de rêver pour vous ce rêve du réel... Ils m'ont appelé l'Obscur et j'habitais l'éclat.
+ Lire la suite
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nadejdanadejda   23 octobre 2011
Tu es là, mon amour, et je n'ai lieu qu'en toi. J'élèverai vers toi la source de mon être, et t'ouvrirai ma nuit de femme, plus claire que ta nuit d'homme ; et la grandeur en moi d'aimer t'enseignera peut-être la grâce d'être aimé. Licence alors aux jeux du corps ! Offrande, offrande, et faveur d'être ! La nuit t'ouvre une femme : son corps, ses havres, son rivage ; et sa nuit antérieure où gît toute mémoire. L'amour en fasse son repaire !
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psycheinhellpsycheinhell   28 novembre 2010
Fierté de l'homme en marche sous sa charge d'éternité ! Fierté de l'homme en marche sous son fardeau d'humanité, quand pour lui s'ouvre un humanisme nouveau, d'universalité réelle et d'intégralité psychique... Fidèle à son office, qui est l'approfondissement même du mystère de l'homme, la poésie moderne s'engage dans une entreprise dont la poursuite intéresse la pleine intégration de l'homme. Il n'est rien de pythique dans une telle poésie. Rien non plus de purement esthétique. Elle n'est point art d'embaumeur ni de décorateur. Elle n'élève point des perles de culture, ne trafique point de simulacres ni d'emblèmes, et d'aucune fête musicale elle ne saurait se contenter. Elle s'allie, dans ses voies, la beauté, suprême alliance, mais n'en fait point sa fin ni sa seule pâture. Se refusant à dissocier l'art de la vie, ni de l'amour la connaissance, elle est action, elle est passion, elle est puissance, et novation toujours qui déplace les bornes. L'amour est son foyer, l'insoumission sa loi, et son lieu est partout, dans l'anticipation. Elle ne se veut jamais absence ni refus.
Elle n'attend rien pourtant des avantages du siècle. Attachée à son propre destin, et libre de toute idéologie, elle se connaît égale à la vie même, qui n'a d'elle-même à justifier. Et c'est d'une même étreinte, comme une seule grande strophe vivante, qu'elle embrasse au présent tout le passé et l'avenir, l'humain avec le surhumain, et tout l'espace planétaire avec l'espace universel. L'obscurité qu'on lui reproche ne tient pas à sa nature proche, qui est d'éclairer, mais à la nuit même qu'elle explore, et qu'elle se doit d'explorer : celle de l'âme elle-même et du mystère où baigne l'être humain.

[In "Poésie", discours d'allocution au banquet Nobel de 1960]
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michfredmichfred   03 août 2015
Ainsi la Mer vint-elle à nous dans son grand âge et dans ses grands plissements hercyniens – toute la mer à son affront de mer, d’un seul tenant et d’une seule tranche !
Et comme un peuple jusqu’à nous dont la langue est nouvelle, et comme une langue jusqu’à nous dont la phrase est nouvelle, menant à ses tables d’airain ses commandements suprêmes,
Par grands soulèvements d’humeur et grandes intumescences du langage, par grands reliefs d’images et versants d’ombres lumineuses, courant à ses splendeurs massives d’un très beau style périodique, et telle, en ses grands feux d’écailles et d’éclairs, qu’au sein des meutes héroïques,
La Mer mouvante et qui chemine au glissement de ses grands muscles errants, la Mer gluante au glissement de plèvre, et toute à son afflux de mer, s’en vint à nous sur ses anneaux de python noir,
Très grande chose en marche vers le soir et vers la transgression divine…
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nadejdanadejda   23 octobre 2011
... et que l'Amante renversée dans ses enveloppes florales livre à la nuit de mer sa chair froissée de grande labiée ! Il n'est point là d'offense pour son âme...
Submersion ! Soumission ! Que le plaisir sacré t'inonde, sa demeure ! Et la jubilation très forte est dans la chair, et de la chair dans l'âme est l'aiguillon. J'ai vu briller entre tes dents le pavot rouge de la déesse.
(...) Une même vague par le monde, une même vague notre course... Etroite la mesure, étroite la césure, qui rompt en son milieu le corps de femme comme le mètre antique... Tu grandiras, licence ! La mer lubrique nous exhorte, et l'odeur de ses vasques erre dans notre lit... Rouge d'oursin les chambres du plaisir.
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Videos de Saint-John Perse (26) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Saint-John Perse
Le Printemps des poètes débute ce 9 mars, et on s'interroge : quelle est cette chose indéfinissable qu'est la poésie ? Senghor, Sarraute, Saint John Perse, mais aussi MC Solaar ou Charles Trénet, donnent leur définition. Et pour vous, c'est quoi, la poésie ?
Léopold Sédar Senghor 1983
Les Peuls du Sénégal définissent la poésie : "des paroles plaisantes au c?ur et à l?oreille."En Afrique la poésie est l?art le plus complet. C?est le langage le plus expressif qui passe par les sens pour aller jusqu?à l?âme.
Andrée Chedid 1979
Pour moi la poésie n?est pas quelque chose de coupé de la vie donc pour moi c?est la pleine réalité enfin c?est la réalité qui comprend l?existence et cette essence de vie qui frémit au fond de nous.
Saint John Perse 1960
Poésie, s?ur de l?action et mère de toute création. Elle est l?animatrice du songe des vivants et la gardienne la plus sûre de l?héritage des morts.
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