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ISBN : 2211108318
Éditeur : L'Ecole des loisirs (30/09/2015)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 70 notes)
Résumé :
* Prix NRP de littérature jeunesse 2015 *

Antoine et Tony n'ont rien prémédité, rien comploté. Ce matin là, ils ont fait la course sur le chemin du collège. Comme ça, pour s'amuser, pour savoir qui des deux courait le plus vite. Mais au bout du parking, ils n'ont pas ralenti, ni rebroussé chemin, ils ont continué à petites foulées, sans se concerter. La cité s'est éloignée et ils ont envoyé balader leurs soucis et leurs sombres pensées. Pour Tony, la ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
NathalC
  18 mai 2018
L'histoire de 2 ados de 13 ans qui, sur un coup de tête, se mettent à courir côte à côte. Ce n'est pas prémédité, ce n'est pas une fugue, ce n'est pas un acte engagé, cela démarre comme un jeu. Un matin, ils courent et ne s'arrêtent plus. Inconsciemment, ils fuient. La fuite face à un quotidien violent et étouffant pour l'un, la fuite face à la politique, face à l'injustice...
Cette course deviendra un hymne à la liberté, un hymne au droit de vivre et surtout de rêver...
C'est une très belle histoire pour jeune, mais aussi pour les adultes pour lesquels il faut parfois rappeler que les enfants aussi ont droit à la parole, et qu'ils ont aussi des rêves à défendre.
Eric Pessan entraîne le lecteur dans cette course et on le suit sur le même rythme tout au long de ce petit livre. Il est un bel ambassadeur du droit à la parole des enfants à travers cette histoire.
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book-en-stock
  09 novembre 2016
Quand les mots ne suffisent plus à dire son mal être.
Un roman assez court écrit à la première personne. Antoine, élève de 4e, raconte comment un matin il part en courant avec son copain Tony et ils ne s'arrêtent plus. Chacun fuit une difficulté particulière, ils ne trouvent plus de mot à mettre sur ce mal être alors ils courent côte à côte pendant quasiment une semaine.
« Tony a sa tristesse. J'ai ma colère. On ne va plus rebrousser chemin. » page 20
Le lecteur suit alors les pensées d'Antoine qui gère au mieux son souffle, qui analyse les forces qui lui restent quand la fatigue arrive, qui surveille la douleur de sa cheville fragile. Parfois ses pensées sont assaillies par les problèmes auxquels il tente d'échapper, puis le rythme de la course lui permet d'oublier à nouveau.
Une solidarité quasi muette s'instaure entre les deux copains. Pas besoin de parler, ils se comprennent et se soutiennent.
Mais lorsqu'ils sont à bout de force, ils ne veulent pas que tout cela soit vain, ils ne veulent pas avoir couru inutilement. Antoine a alors une idée, un dernier défi.
L'auteur aborde subtilement des thèmes difficiles et pourtant d'actualité, avec une grande pudeur et du respect pour ses personnages. Aucun pathos inutile, les simples faits suffisent.
J'ai aimé la réflexion autour du défi sportif et la gestion de l'effort. Puis le bien être que cela apporte malgré la fatigue physique.
Il fallait oser écrire un roman qui raconte (presque) juste une course à pied !
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Ziliz
  17 février 2017
Ils n'ont rien prémédité. Ça commence par une petite course entre deux copains pour rigoler en allant au collège, et puis une foulée en entraîne une autre. Les voilà partis pour sécher la première heure de cours... et plus, finalement, beaucoup plus.
Ces deux garçons qui courent, ce sont Antoine et Tony. On les appelle 'les Tonio'. Ils ont treize ans, vivent dans la grisaille d'une banlieue bétonnée, sont bons élèves mais un brin indisciplinés.
Tony vit dans la crainte de l'expulsion de ses parents, parce qu'il leur « manque deux ou trois tampons sur deux ou trois formulaires ».
Antoine est malheureux, en colère, frustré : son père passe ses nerfs sur lui. Quand il voit des affiches de gamins avec des cocards, il se dit qu'il n'est pas vraiment maltraité, lui, non, il se prend juste des baffes et se fait engueuler quand le bonhomme est énervé (souvent !).
Il faut être ado, sans doute, pour avoir suffisamment de courage et d'insouciance pour « quitter le chemin quotidien pour emprunter un sentier exceptionnel », pour fuir les emmerdes sur un coup de tête, comme ces 'Tonio'.
Belle histoire d'amitié, de solidarité, de courage, de persévérance, d'espoir.
Je m'y suis un chouïa ennuyée parce que je ne suis guère friande de road-trip, ni de course/marche.
Les adolescents qui rêvent de taper du poing sur la table, de tout envoyer balader, ne serait-ce que quelques jours, devraient beaucoup aimer, en revanche - de même que ceux (jeunes et moins jeunes) qui trouvent un défoulement salutaire dans le sport...
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Sachenka
  17 avril 2016
Beau petit roman, que ce « Aussi loin que possible ». Il se lit d'une traite, je suis passé au travers de ses 138 pages en à peine une soirée. C'est que l'auteur Éric Pessan est allé droit à l'essentiel, beaucoup d'action et, surtout, des jeunes personnages poignants, saisissants, qui ne peuvent que nous interpeler.
Un jour comme les autres, en se rendant à l'école, Tony décide de faire la course. Et Antoine lui emboite le pas. Faut quand même lui montrer qu'il court aussi vite. Mais aucun des deux n'arrête. le bout du stationnement, le centre commerical, la banlieue, etc. Et ils continuent, toujours plus loin. Sans trop savoir pourquoi. Ou, en fait, si : Tony craint d'être expulsé avec sa famille vers l'Ukraine. Antoine n'a rien à perdre à le suivre, à part quelques baffes de son père. Ils veulent éviter de penser à leurs soucis. Ils sont aux prises avec des difficultés auxquelles ils ne peuvent rien, des problèmes d'adultes. Et ils réagissent de la seule façon qu'ils connaissent, qui est à leur portée : la couse. Ce qui n'était qu'un jeu d'enfant devient, inconsciemment, un moyen de protestation.
Les deux garçons vont courir ainsi pendant quelques jours, faire un bon bout de chemin. En route, ils vivront quelques péripéties (l'asthme, le chien qui grogne, le sandwich volé au dépanneur, etc.) qui permettent de rompre un peu avec la monotomie de la course. Un seul point négatif : le roman est un peu trop léger à mon gout. On a l'impression d'être en surface. On sait peu de choses sur Antoine et Tony. Quelques flashbacks d'Antoine permettent de connaître des brides de son histoire, le commencement de son amitié avec Tony, mais c'est tout. J'aurais apprécié en savoir plus. Toutefois, faut dire que ça se prête bien à l'oeuvre. Pas le temps de s'étaler et surtout pas de s'arrêter sur l'histoire des protagonistes, il faut courir avec eux, les suivre.
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claireo
  27 mars 2018
Le récit d'une course, d'une fuite en avant pour échapper à la lourdeur du quotidien, et puis tout s'emballe. C'est bien écrit, prenant et juste.
Lu en quelques heures, c'est un bon roman jeunesse destiné aux adolescents.
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critiques presse (1)
Ricochet   25 janvier 2016
Un roman profondément étrange et riche en réflexions.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
NathalCNathalC   18 mai 2018
Moi, je ferai comme d'habitude : j'imiterai la signature de mon père. Je préfère risquer de recevoir une gifle s'il se rend compte un jour que j'ai contrefait sa signature qu'être certain de m'en prendre une si je lui montre le billet. En trichant, j'ai une chance sur deux. En étant sincère, je perds à tous les coups.
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ZilizZiliz   15 février 2017
La peur de Tony, c'est la police un matin qui te conduit directement avec tes parents dans un avion. Ou pire : qui conduit tes parents et te laisse, toi, en arrière, avec ta soeur et ton frère, parce que vous avez le droit de rester, mais pas les parents. Et tu te retrouves dans un foyer, ou une famille d'accueil, alors que tu as une famille, une vraie, unie, aimante. Une vraie famille à qui il manque deux ou trois tampons sur deux ou trois formulaires.
Et ma peur à moi, c'est mon père relevant la tête de son assiette, ou détachant les yeux de l'écran de la télévision, m'apercevant, clignant des yeux comme s'il était surpris, comme si c'était impossible que je sois encore là, et m'appelant d'une voix trop lente « Antoine », d'une voix sucrée et écoeurante, « viens là », d'une voix que je connais si bien et qui signifie que mon père a besoin de passer ses nerfs sur moi.
(p. 41)
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NathalCNathalC   19 mai 2018
C'est quoi, deux heures ? Un cours d'histoire-géo, un cours de maths. Bientôt, un cours d'arts plastiques. Une matinée, un minuscule bout de vie où rien ne se produit, où rien ne se passe. Combien de fois ai-je perdu deux heures sans m'en rendre compte ?
(...)
J'ai remplacé deux heures banales de ma vie par deux heures magnifiques.
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ZilizZiliz   16 février 2017
On rate une heure d'histoire-géo. On rate un possible contrôle. On gagne la joie de l'instant. On ira penauds à la vie scolaire faire signer un billet de retard. Tony, sans doute, le montrera à ses parents. Moi, je ferai comme d'habitude : j'imiterai la signature de mon père. Je préfère risquer de recevoir une gifle s'il se rend compte un jour que j'ai contrefait sa signature qu'être certain de m'en prendre une si je lui montre le billet. En trichant, j'ai une chance sur deux. En étant sincère, je perds à tous les coups.
(p. 25)
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NathalCNathalC   20 mai 2018
Qui sait ce qui se passe dans la tête d'une mouette ? Que comprennent-elles de Tony et de moi lorsqu'elles nous survolent ? Nous voient-elles simplement ou sont-elles comme tout le monde : préoccupées par elles seules ?
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Videos de Éric Pessan (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Éric Pessan
Quand les bibliothèques mettent la littérature au c?ur de leurs actions.
- Cécile Morel-Chevalier, responsable du service culturel de la Ville de Landivisiau, pour le festival « Moi les Mots » ; - François Rosfelter, directeur des Médiathèques de Quimper-Communauté, pour le festival « L?Odyssée des Mots » ; - Guénaëlle Closier, chargée de l?animation culturelle à la Bibliothèque des Côtes-d?Armor, pour « Des formes littéraires impromptues : Escales poétiques, Ciao Italia? » ; - Eric Pessan, écrivain.
Table ronde du jeudi 20 novembre 2014 - à l'occasion des Rencontres "Le livre, la lecture et la littérature demain?..." organisées par Livre et lecture en Bretagne et la Bibliothèque des Champs Libres à Rennes.
Plus d'infos sur http://lalecturedemain.wordpress.com
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