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EAN : 9782211236836
125 pages
Éditeur : L'Ecole des loisirs (04/04/2018)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Basile sait que de nombreux migrants passent dans la région. Il a entendu parler des camps et des trafics, des jeunes gens qui s'accrochent sous les camions et en meurent parfois. Il sait tant et tant de choses qui le concernent si peu ! Tout change lorsqu'il croise quatre garçons dans une gare désaffectée. Ils sont à cran, ils se cachent, la police les cherche depuis qu'ils ont fui le centre pour mineurs isolés.
Quand l'un d'entre eux se fait enlever par des... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Ichirin-No-Hana
  10 mai 2018
Dernière sortie d'un auteur que j'apprécie énormément, Les Etrangers d'Eric Pessan traite d'un sujet très important pour l'auteur : les migrants. Sujet que l'auteur a déjà eu l'occasion d'aborder dans des romans précédents. Ecrit à quatre mains avec l'auteur Olivier de Solminihac, Les Etrangers nous propose de rencontrer Basile, jeune adolescent, qui vit dans les Hauts de France, région où se croisent de nombreux migrants. Basile qui est bien entendu au courant de ce qui se passe ne se sent pas particulièrement concerné. Tout va changer au moment de sa rencontre avec quatre garçons dans une gare désaffectée. Basile va très rapidement s'attacher à eux et c'est sans aucune hésitation qu'il partira au secours de l'un d'entre eux enlevé par des passeurs.
Très intrigué par ce roman, je me suis jetée dessus au moment de sa sortie. Cependant, une fois la lecture terminée et au moment de faire le bilan, je ne sais pas trop quoi en penser... Tout était là pour me plaire : un message fort autour d'un sujet d'actualité, des personnages attachants et la plume d'Eric Pessan. Cependant, le roman est beaucoup trop rapide. Les auteurs ne prennent pas le temps de se poser, de nous décrire les choses. Les Etrangers donne presque l'impression d'être écrit à la va-vite et d'être assez peu réfléchi. Je trouve ça dommage pour un roman qui dénonce et cherche à changer les mentalités. Je ressors de ma lecture plus frustrée qu'émue et c'est dommage. Malgré que cela ne soit pas dans les habitudes d'Eric Pessan, le roman aurait réellement gagné à avoir cinquante pages de plus.
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Lagagne
  26 juillet 2018
Un roman trop plein de bons sentiments peut-être, mais un roman "coup de poing".
"Trop plein de bons sentiments" simplement parce qu'il donne à voir une minorité discrète (du moins dans les médias) : ceux qui viennent en aide aux migrants, sans intérêt personnel. Gaël, Mamie, Basile, Pesric... Ces bonnes âmes paraissent peut-être un peu trop évidentes. Peut-être. Parce qu'en même temps leurs horizons, leurs origines sont tellement différentes. Leurs motivations, quand ils en ont, aussi d'ailleurs.
"Coup de poing" car il est bref (trop bref?) et percutant. Il se lit d'une traite, plutôt sombre d'ailleurs. J'ai été un peu perdue, ballotée presque malgré moi, comme Basile en fait. Juste en le terminant, je me disais que le texte aurait mérité quelques pages de plus. Mais en fait non, il est très bien comme cela. Fugitif, comme cette nuit traversée, comme ces migrants, comme les aidants.
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tmitterrand
  10 janvier 2019
Basile, est un adolescent qui sait que de nombreux migrants passent dans les alentours. Il n'était pas particulièrement concerné jusqu'au jour où tout a basculé.
Un jour en sortant de l'école il n'avait pas envie de rentrer chez lui alors, il a erré jusqu'à une gare désaffectée. Là-bas il rencontre Gäten (son vieil ami de cm2). Il parle avec lui jusqu'à l'arrivée de 4 garçons fuyants la police depuis qu'ils se sont échappés du centre pour mineurs isolés. Gäetan propose a Basile de venir avec eux et il ne peut s'empêcher de dire oui. Durant la traversée d'un tunnel tout à coup le plus grand des 4 garçon, Nima disparaît. Basile et tous les autres se mettent à le chercher durant une nuit sans fin. Ils passent par La Mamie et Pesrić qui non seulement leurs indique le chemin vers Soliman le kidnappeur de Nima mais encore les aident à sauver la vie d'un réfugié. Vont ils retrouver Nima sain et sauf?
Alors, j'ai bien aimé le livre, le rythme était bien parce que c'était pas trop long ou trop court. le niveau de langue était soutenu et bien utilisé mais j'ai moins bien aimé le style d'écriture comparé aux autres livres que j'ai lu d'Eric Pessan. J'ai trouvé que l'histoire était moin prenante que les autres, il y avait pas assez de suspens. J'ai comme même bien aimé le livre mais je suis habitué avec Eric Pessan d'adorer ses livres donc celui là m'a un peu déçu.
Les Étrangers m'a fait beaucoup pensé à la chance que l'on a ici par exemple d'être en sécurité et aussi d'avoir un toit. Durant ma lecture je me suis posé une multitude de questions. Est-ce que cette histoire est-elle plausible dans la vraie vie. A mon avis cette histoire n'est pas plausible. Je ne pense pas qu'un adolescent accepte d'aller avec des inconnue et un vieil ami à la recherche d'un réfugié kidnappé par la mafia.
La deuxième question était pourquoi est ce que la mafia enlèverait un réfugié inoffensif.
J'en suis venu à la conclusion que sa serait éventuellement pour une rançon de la police qui veut l'attraper comme il s'est échappé du centre pour mineurs isolés.
Ma dernière question était pourquoi est-ce que la police ne laisse pas tranquils les réfugié qui se sont échappés d'un centre pour mineurs isolés. Je me suis dit que c'était probablement pour leur bien et justement pour pas avoir des problèmes avec la mafia et d'autres personnes mal intentionnées.
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8tiret3
  05 avril 2019
J'aime particulièrement la littérature jeunesse quand elle devient un lieu d'exploration littéraire où les auteurs osent aborder des sujets difficiles. Ceux qui écrivent offrent alors leurs mots aux jeunes lecteurs afin de permettre à ceux-ci de (re)penser le monde. C'est justement ce qu'ont fait Eric Pessan et Olivier de Solminihac quand ils ont décidé d'unir leurs plumes pour dépeindre un aspect de la crise migratoire duquel on a généralement tendance à détourner – volontairement ou non – le regard. Un livre qui, lorsqu'il a été publié il y a une dizaine de mois chez L'école des loisirs, s'inscrivait dans une actualité qui durait depuis trop longtemps déjà et qui n'a malheureusement pas cessé d'être brûlante.
Dans Les étrangers, Basile, un jeune adolescent de quinze ans, décide de flâner un peu avant de rentrer chez lui afin de prolonger la dernière journée de cours avant les vacances d'été : c'est que son quotidien n'a plus grand-chose de réjouissant depuis que son père fait des crises au cours desquelles il ne rentre pas après sa journée de travail. La situation échappe à Basile, qui décide donc de souffler en prenant un itinéraire bis pour regagner le cocon familial qui n'a plus du cocon que le nom. Ses pas le mènent dans une ancienne gare désaffectée, où il retrouve Gaëtan, un jeune garçon qu'il n'avait pas revu depuis ses primaires. Sans trop savoir pourquoi, Basile décide de suivre Gaëtan et croise le chemin de quatre jeunes réfugiés, qu'il va accompagner vers une destination inconnue jusqu'à ce que l'un d'entre eux disparaisse aussi brutalement que mystérieusement. Commence alors pour Basile une nuit interminable, une nuit qui « détraque tout, y compris l'avancée des heures », une nuit qui va changer à jamais sa vie.
C'est au cours d'une visite de classe à la bibliothèque dans laquelle je travaille que ce roman m'a tapé dans l'oeil : il était exposé en évidence parmi les nouveautés de la section jeunesse et le professeur qui accompagnait les élèves m'a fait part de sa satisfaction de le retrouver dans nos rayons. Plus tard, profitant d'une accalmie pendant ma permanence au comptoir de prêt, j'ai poussé la curiosité jusqu'à ouvrir le livre pour en découvrir les premiers mots. J'ai directement été happé par le style dans lequel sont délivrées les pensées de Basile. Des phrases qui ne se terminent pas toujours comme leur début le laisse présager, des mots qui s'offrent dans une poésie simple mais percutante pour laisser affleurer des sensations et des émotions : j'étais conquis dès les premières pages.
La suite ne m'a pas déçu : Pessan et Solminihac font se succéder de courts chapitres pour nous livrer dans une langue précise, accrocheuse sans être racoleuse, le témoignage d'un jeune garçon qui découvre sans toujours la comprendre la douloureuse expérience que partagent des personnes de tous horizons et de toutes les tranches d'âge qui fuient l'enfer de la guerre dans l'espoir de trouver un peu de soulagement. Bien que Basile soit déjà au courant de l'existence des réfugiés et de leurs problèmes, bien qu'il sache « les camps, (…) les trafics, (…) les jeunes gens qui s'accrochent sous des camions et en meurent parfois, (…) les guerres au loin », il va prendre conscience au cours de la nuit que « derrière les statistiques il y a des hommes, des centaines de milliers d'histoires singulières, des combats, des luttes, des blessures et des victoires ». L'occasion pour lui de s'interroger sur ce qu'est le courage et comment il s'impose ou non à nous, l'occasion aussi de découvrir combien l'expérience et la vie de chacun peuvent être différentes.
Les étrangers permet aux adolescents (mais aussi aux adultes) de s'interroger sur leur propre façon de percevoir la crise migratoire dont on entend sans cesse parler sans forcément en mesurer l'ampleur et en appréhender les enjeux. La vraie intelligence de ce texte est d'offrir cette possibilité sans avoir recours à un discours culpabilisant, sans ton moralisateur, mais tout simplement à travers le regard étonné d'un jeune témoin involontaire avec lequel on ne peut qu'entrer en empathie. Un roman nécessaire.
Lien : https://8tiret3.blogspot.com..
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anniefrance
  31 août 2018
Un abord original de ce dont on nous rebat les oreilles et écrit à quatre mains en plus. Tout le monde a entendu parler de la jungle; encore maintenant des coins de Calais ressemblent à des zoo humains. on se sent concerné et on a honte du sort que notre république réserve à ces êtres humains en détresse; mais il y a les passeurs qui se font de l'argent sur les démunis et les maffias qui sont rivales (peut-être aussi de futurs terroristes)
Basile sait tout cela mais jusque là, il n'était pas directement concerné, il pensait plus à Lou à laquelle il n'a pas osé avouer ses sentiments. Il erre au hasard et se réfugie dans une gare désaffectée où surviennent un jeune homme et un chien. Basile croit reconnaître Gaëtan qui était dans son cm2 et dont il a perdu la trace. Il le suit après avoir rassuré sa mère par téléphone. G. habite une ancienne voiture Corail de la SNCF. Ils partagent un maigre repas. Surgissent quatre jeunes garçons dont Gaêtan dit:"Ils sont à cran. Ils se cachent, la police les cherche depuis qu'ils ont fui le centre pour mineurs isolés, ils viennent de loin, de très loin, d'un pays avec la guerre"Ils ont fui le foyer parce qu'ils n'y étaient pas en sécurité, enfermés avec les ennemis qui les auraient tués . Ils sont affamés le plus grand venait d'Iran ,il s'appelait Nima, le Prince pour Basile car il est propriétaire du Chien Roi. Basile suit le groupe qui se dirige vers un tunnel il est mort de peur et un événement grave se produit: Nima est enlevé; l'un des petits voit la situation en rêve: on va retrouver Nima. Celui- ci était arrivé avec sa famille qui a réussi à passer en Angleterre, pas lui.
"Avec Gaëtan, Nima aidaient les autres migrants à passer bénévolement mais il y avait de la concurrence notamment de Soliman
Basile va aller de surprise en surprise et il est mort de trouille mais continue l'incroyable aventure. Il va rencontrer "Mamie"qui cache des clandestins et va s'impliquer dans la recherche de Nima
Mamie, Gaël/Gaëtan, Pesric et Nima sont semblables aux "justes".
Cela confirme qu'il y a des choses à faire même si la peur est au rendez-vous et que des hommes comme le patron du bar qui chassent ceux qui selon lui font fuir la clientèle ne devraient plus exister.
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critiques presse (2)
Actualitte   12 décembre 2018
Dans la région où il vit, Basile a entendu parler du triste sort réservé aux migrants. Mais quand un membre de cette petite bande se fait enlever par un passeur, Basile se trouve embarqué malgré lui dans son opération de sauvetage. Ce palpitant roman jeunesse marque la première collaboration d’Éric Pessan et d’Oliver de Solminihac.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LePoint   26 novembre 2018
Le temps d'une nuit de peur et d'aventure, Basile va tenter de leur venir en aide – et grandir. Écrit à quatre mains par Éric Pessan et Olivier Solminihac, ce roman dresse le portrait attachant d'un héros qui se cherche et d'une humanité cabossée. Un récit ancré dans l'époque, pour dire un apprentissage universel : celui du courage.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
MirontainestaleggendoMirontainestaleggendo   06 mai 2018
" J'ai l'impression que l'on vit tous dans des mondes parallèles. On croit que les autres partagent notre réalité alors qu'ils sont à des années-lumière de nous. Des adolescents de mon âge traversent un quart de la planète pour échapper à la guerre, d'autres sont contraints d'être les pères de leurs pères."
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JuinJuin   08 janvier 2020
Avant on faisait toujours la route ensemble et on parlait, on se connaissait par cœur comme des poèmes d'Apollinaire, ou peut-être pas. Est-ce qu'on connait les gens de toute façon.
( p 8)
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JuinJuin   08 janvier 2020
C'est bizarre, une gare déserte, on se demande ce qu'elle fait encore là, qui elle attend, pourquoi elle n'est pas partie avec le dernier train.
( p 9)
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Vidéo de Éric Pessan
Quand les bibliothèques mettent la littérature au c?ur de leurs actions.
- Cécile Morel-Chevalier, responsable du service culturel de la Ville de Landivisiau, pour le festival « Moi les Mots » ; - François Rosfelter, directeur des Médiathèques de Quimper-Communauté, pour le festival « L?Odyssée des Mots » ; - Guénaëlle Closier, chargée de l?animation culturelle à la Bibliothèque des Côtes-d?Armor, pour « Des formes littéraires impromptues : Escales poétiques, Ciao Italia? » ; - Eric Pessan, écrivain.
Table ronde du jeudi 20 novembre 2014 - à l'occasion des Rencontres "Le livre, la lecture et la littérature demain?..." organisées par Livre et lecture en Bretagne et la Bibliothèque des Champs Libres à Rennes.
Plus d'infos sur http://lalecturedemain.wordpress.com
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