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EAN : 9782266288002
192 pages
Éditeur : Pocket Jeunesse (21/06/2018)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.98/5 (sur 82 notes)
Résumé :
Dylan est dyslexique. Mais il s'est juré que personne ne le saurait jamais.
La " dyslexie ", un mot étrange et impossible à prononcer, pourtant c'est bien ce qu'on m'a diagnostiqué. Moi, Dylan, quatorze ans, j'ai des problèmes de connexion, je suis dys-connecté. Cette particularité ne m'empêche pas de vivre, par contre elle ne me facilite pas les choses, surtout à l'école...
" Dylan, arrête de faire le guignol ! "
" Dylan, tu pourrais t'appliq... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (74) Voir plus Ajouter une critique
NanouAnne25
  26 mai 2019
10/10 pour ce roman sur les dys !
Dylan est en 4ème. Il a été diagnostiqué dyslexique et dysorthographique à 7 ans. Concrètement, ça veut dire quoi ? « ça veut dire que je ne fais pas bien le lien entre le mot écrit, le son et le sens. J'emmêle les lettres, je mélange les syllabes… » nous explique-t-il. Lassé d'être catalogué et rangé dans une case par les professeurs du fait de son handicap, il a décidé, pour son année de 4ème, de ne pas faire connaître ses troubles dys. Ce qui évidemment, va l'amener sur un terrain très glissant. Devant son manque d'application dans l'écriture, les fautes d'orthographes incessantes, ses difficultés à lire, les professeurs le rangent dans la case « fainéant ». Ce à quoi il va répondre par un comportement agité, perturbateur et impertinent. Ainsi s'enclenche un cercle vicieux pour Dylan. de plus, même s'il a le soutien de sa maman, à la maison son père refuse le handicap de son fils. Dylan pourrait se trouver dans une impasse. Mais un professeur va venir à son aide.
Par un récit fictionnel, le livre raconte le parcours du combattant qui commence pour une personne dys avant même la pose du diagnostic : consultation d'un nombre incalculable de spécialistes avant, pendant et après le diagnostic. Puis ensuite, à l'école, il faut se battre avec l'écrit. Vous avez déjà essayé de lire un roman dont la police d'écriture est adaptée à des personnes atteintes de troubles dys ? Moi j'en ai ouvert un récemment. Je l'ai refermé au bout de quelques secondes, dérangée par une police et une taille de caractères que je ne trouvais pas spécialement agréables pour mes yeux. Eh bien du coup, j'ai compris la difficulté pour un dys de lire des écrits dans nos polices habituelles. Dylan d'ailleurs le fait remarquer, ce qu'il a devant lui, ce sont des hiéroglyphes. L'image est parlante, elle permet de visualiser la complexité des rapports dys-lettres.
Le récit se veut positif, une personne dys n'est pas un incapable ni un déficient intellectuel. Dylan va trouver un intérêt dans une discipline à l'école qui va lui permettre de continuer brillamment ses études, et c'est tout à fait réaliste. A la condition toutefois que chacun (institution-parents-élèves) y mette du sien.
C'est un roman très utile pour tous, élèves et adultes, dans la tolérance et la compréhension du handicap. Les élèves dys s'identifieront à Dylan, les autres élèves pourront comprendre les réelles difficultés auxquelles un élève dys est confronté. Idem pour les adultes.
Une expression a retenu mon attention : à un moment, la principale du collège va foudroyer Dylan « d'un regard élèvicide ». J'ai adoré l'expression. Evidemment, quand j'écris ce mot, il est surligné en rouge. Il faudra contacter l'académie française pour qu'elle permette le rajout du mot dans les dictionnaires car je le trouve très parlant.
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Commenter  J’apprécie          92
lebazarlitteraire
  11 juin 2019
Dylan a quatorze ans et est en classe de 4ème. A son entrée à l'école primaire, on lui a rapidement diagnostiqué une dyslexie et une dysorthographie. S'en est suivie une longue route d'apprentissage avec son orthophoniste pour déjouer les pièges des lettres qui dansent devant ses yeux. Cahin-caha, il a mené son bonhomme de chemin à l'école sans trop de mal pour s'en sortir. Surtout grâce à ses deux meilleurs amis, toujours prêts à le soutenir, Pauline et Martin. Jusqu'au jour où, alors qu'il est en 5ème, son orthophoniste déménage, laissant un Dylan désemparé et qui refuse de continuer ses exercices avec un nouveau médecin. Mais puisqu'il refuse de poursuivre avec un orthophoniste, cela veut aussi dire que toutes les procédures enclenchées à l'école pour l'inclure dans l'établissement seront aussi closes. A partir de ce moment, ses professeurs ne seront plus tenus au courant de sa dyslexie et ne l'épargneront donc pas en classe. Pas d'adaptation pour lui, et hantise de la lecture à haute voix devant tous ses camarades. Dylan va se renfermer quelque peu. D'autant plus que les problèmes à la maison s'aggravent aussi.
Je vais commencer par le positif que j'ai trouvé dans ce livre.
Tout d'abord, un ouvrage qui aborde la dyslexie, c'est magnifique. Malgré de gros efforts fait en ce sens dans les écoles et un diagnostique qui peut arriver de plus en plus tôt, au lieu de laisser des enfants s'enliser pendant des années, cela reste tout de même mal connu et peut encore faire des ravages (notamment au niveau social) si les enfants qui en sont atteints ne sont pas pris en charge correctement. C'est donc une vraie bouffée d'air frais de voir un thème comme celui-ci abordé dans un roman pour adolescents.
En effet, cela va permettre à de nombreux jeunes de comprendre ce qu'est ce trouble de la lecture, qui n'est pas « soignable » mais pour lequel il faut faire de gros efforts continuellement afin de mieux vivre avec. On ne s'en débarrassera jamais, mais on peut apprendre des stratégies pour contrer les effets des lettres qui se mélangent sans cesse. Cela permet donc à des jeunes lecteurs (mais aussi des adultes) de comprendre ce trouble et surtout de comprendre qu'il ne faut pas en blâmer les personnes qui en sont atteintes, ne pas non plus avoir pitié (un sentiment mal vécu par les personnes dyslexiques) ou encore s'en moquer. C'est également un livre à mettre d'urgence entre les mains de parents désemparés devant le trouble de leur enfant.
Cela nous montre également qu'être dyslexique ne veut pas dire être différent en tout. Dylan est un jeune homme absolument identique à n'importe quel autre adolescent de son âge. Il a ses peines de coeur, des difficultés dans certaines relations amicales, et vit également des problèmes à la maison avec ses parents qui se disputent sans cesse. En somme, une vie banale quand on a quatorze ans. le happy-end est un peu classique, mais permet de bien montrer que la dyslexie n'est pas une fatalité.
Ce livre est donc un petit bijou en ce qui concerne son fond. Il a d'ailleurs été salué par l'ANAPEDys, Association Nationale des Adultes et Parents d'Enfants Dys, qui s'enchante de cette initiative qui permet de dédramatiser ces troubles.
En revanche, là où cela pêche pour moi, c'est sur la forme. Ben oui, Dys sur 10 est tout de même un livre. de près de 190 pages. Bourré de mots, comme tout bon livre me direz-vous. Mais donc bourré de piège et de petites bêtes peu ragoutantes pour un dyslexique. C'est donc un bon outil pour faire connaître ce trouble à des non-dys, mais pour les dys en eux-mêmes, c'est plus compliqué.
Pourtant on peut quand même saluer l'effort d'édition de cet ouvrage. Il est sorti simultanément en version audio aux éditions Lizzie, alors qu'il faut souvent attendre pour voir des livres publiés en version audio plusieurs mois ou années ensuite. Il est d'ailleurs lu par Fred Testot, un comédien susceptible d'être apprécié par les jeunes, ce qui donnera une envie supplémentaire de l'acheter sous cette forme. Les éditions Pocket Jeunesse possèdent également une plateforme numérique, les éditions 12/21, qui a publié cet ouvrage en version numérique, avec une version spécifique pour les dyslexiques à la fin (version lecture confort, qu'ils appellent ça). Belle initiative également, mais sur leur site, aucune possibilité d'accéder à un échantillon ou explication montrant en quoi la lecture est adaptée pour les dyslexiques dans cette version numérique. Un peu compliqué de donner envie à un dyslexique ou un parent de dyslexique d'acheter le livre dans ces conditions.
Tout cela part donc d'une bonne initiative et que le roman soit paru en autant de versions différentes d'un coup pour le rendre accessible à un large public est vraiment super. Mais pourquoi la version papier n'a pas eu le droit au même traitement de faveur ? J'en connais des dyslexiques qui ont appris à aimer lire, mais rencontrent encore de grandes difficultés et qui auraient été ravis que cet ouvrage paraisse en version papier avec adaptation pour dyslexique.
Lien : http://lebazarlitteraire.fr/..
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zazimuth
  13 novembre 2018
Coup de coeur pour ce roman pour ados intelligent, sensible et tendre.
On découvre la vie de Dylan, adolescent dont la joie de vivre est "pourrie" au collège par une dyslexie à laquelle il se heurte sans arrêt.
J'ai trouvé très intéressant de voir les différentes étapes et périodes que traverse le héros. La prise en charge pendant quelques années par une orthophoniste avec laquelle il définit des stratégies et trouve des astuces pour progresser. le refus de continuer un quelconque suivi quand elle change de région. L'enfermement dans un rôle de cancre rigolo qui cache la douleur de ne jamais voir ses efforts et son travail remarqués et le découragent.
Et puis cette année de quatrième qui a si mal commencé jusqu'à la découverte du théâtre...
C'est aussi une très belle histoire d'amitié et d'entraide. Mais elle permet avant tout de comprendre la souffrance de l'enfant confronté au doute quand à sa volonté et ses capacités réelles.
A lire et faire lire !
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Lacasadelectores
  13 janvier 2020
"Dys sur 10", écrit par Delphine Pessin, est un roman qui parle essentiellement de la dyslexie et des relations familiales. L'histoire est centrée sur Dylan, 14 ans, un dyslexique qui tente de cacher son handicap.
J'ai beaucoup aimé ce livre. Il est actuel, ce qui permet de mieux se situer et d'imaginer les scènes plus facilement. Le thème de la dyslexie est très bien abordé, et est représenté de manière à ce que l'on puisse se mettre à la place des personnes ayant ce handicap. Il y a aussi cette morale qui est que, même avec un handicap, quand on veut vraiment quelque chose, on peut y arriver et atteindre son but.
Le texte est à la 1ère personne, ce qui nous met vraiment dans la peau du personnage. Il donne beaucoup de détails et de précisions, qui sont utiles pour mieux visualiser les scènes.
Les personnages ont tous un caractère qui leur est propre et auquel on peut se référer. Grâce à tous ces personnages, on a différents points de vue et opinions si un problème se présente.
Le fait qu'à la fin, il y ait un épilogue pour montrer l'évolution du personnage principal, Dylan, est très bien. Cela nous montre qu'il est allé encore plus loin et est allé de l'avant. Il a profité des expériences qu'il a vécues pour s'aider dans l'avenir.
Kiyomi
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Je vais parler du roman " Dys sur 10 " écrit par Delphine Pessin en juin 2018.
J'ai beaucoup aimé ce livre qui parle d'un sujet actuel : la dyslexie mais aussi de l'amitié et des relations familiales. Ce thème du handicap est très bien traité et expliqué et l'intégralité du roman est rédigée avec le pronom " je ". C'est pour cela que je me suis facilement mise à la place de Dylan, le collégien de 14 ans atteint de cette maladie car j'étais touchée par les situations que ce pauvre adolescent subit, et ses rapports avec ses camarades mais aussi d'autres personnes. En me mettant à la place du personnage principal, je me suis mieux imaginée les différentes scènes évoquées dans le livre.
J'ai également apprécié le fait qu'il y ait un épilogue à la fin de ce roman car cela m'a montré l'évolution de Dylan grâce au théâtre. De plus, il y a une morale qui veut dire : "avec ou sans handicap, si on veut quelque chose, on l'aura si on fait tout le nécessaire".
Oriane
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H0rage
  14 février 2020
Dylan, c'est le cancre de sa classe de 4ème. Celui qui au mieux ne fait rien (les exercices sont pas faits, le leçons sont pas sues, il pige jamais rien), au pire emmerde le monde. On a tous eu un Dylan dans notre classe. C'est pas les 10/10 qu'il collectionne, ce serait plutôt les 0. Il pourrait faire un effort quand même … oui mais voilà, Dylan est dyslexique. C'est quoi la dyslexie ? C'est un déficit du langage écrit. Concrètement une difficulté à identifier les lettres, les syllabes ou les mots. du coup, notre petit Dylan, même avec la meilleure volonté du monde, il a du mal à apprendre à lire à l'école élémentaire. Commence alors un long calvaire - pardon, parcours - du combattant pour toute la famille. Séances d'orthophonie hebdomadaires, mise en place de dispositif adapté à l'école ( enfin adapté, adapté …). Pour des résultats très très lents. Et puis un jour c'est le drame, l'orthophoniste de Dylan, en qui il avait confiance, déménage, le laissant démuni et en colère.
Dylan en a marre. Marre de ne rien comprendre. Marre de ne rien retenir. Marre de devoir se justifier sans arrêt derrière sa dyslexie. Les réactions de son entourage, notamment ses parents, sonnent juste : sa mère justifie tout sous couvert de dyslexie, son père pense qu'il devrait travailler davantage. A cause de lui ils se disputent, ajoutant encore de l'eau dans l'océan de sa colère.
Et puis grâce à une enseignante, Dylan va découvrir le théâtre, et il va adorer ça. Lui qui ne retient jamais rien, il va mettre au point des stratégies pour retenir son texte. Et ça marche. La dyslexie, c'est emmerdant, mais c'est pas une fatalité.
J'ai beaucoup aimé ce roman qui nous éclaire sur ce problème dont on entend beaucoup parler mais toujours à tort et à travers. Et, cerise sur le gâteau, pas vraiment de happy end mais plutôt une prise de conscience. Un joli roman d'apprentissage.
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critiques presse (1)
Ricochet   01 octobre 2018
Education sentimentale, éducation morale et sociale constituent ce roman d’adolescents dense, plein d’empathie pour les héros.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
agelagel   06 novembre 2018
A partir de ce moment, et jusqu'à la fin de mon CE1, j'ai été embarqué dans le manège des mots en "ique" : bilan ophtalmologique, orthoptique, neurologique, orthophonique, psychologique. A faire tourner la tête. A la fin, j'ai été diagnostiqué dyslexique et dysorthographique. Ça veut dire que je ne fais pas bien le lien entre le mot écrit, le son et le sens. J'emmêle les lettres, je mélange les syllabes...
Bref. J'ai des problèmes de connexion. Je suis dys-connecté.
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4C4C   12 mars 2020
Enfin c'est ce que Martin m'a expliqué ensuite parce que, sur le moment, je n'ai pas capté grand-chose. J'ai juste senti un verrou s'enclencher en moi, tandis que je commençais à déchiffrer à haute voix.
-Dantès se sen...tit lan-cé, en...ef...fet, dans un vide é...nor...meuh.
Je parlais très fort, articulant exagérément chaque syllabe. Elle voulait m'entendre lire, elle n'allait pas être déçue. Je crachais chaque mot comme une injure :
-...tra-ver...sant les airs...com-me un oi...seau ble-ssé,...tom-bant,...tom-bant... tou-jours avec une é...pouvante... qui. Me glaçais. Le cœur.
Si j' avais compris ce que j' étais en train de raconter, l'ironie de la situation m'aurait sans doute amusé. Les fossoyeurs balançaient les morts du haut d'une falaise ; je précipitais les mots hors de ma bouche.
-Il lui sem...sembla que cette chchchuuuuute du...rait un...siècle.
J'ai levé la tête, victorieux. Je m’étais tellement crispé que la feuille entre mes mains était toute chiffonnée. Liberté de ma peur, la colère m'a traversé et, comme d'habitude, j'ai eu envie de rire. Pourquoi est-ce qu'elle m'avait humilié devant tout le monde ?
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zazimuthzazimuth   13 novembre 2018
J'avais le sentiment qu'on ne redeviendrait pas amis, mais il n'y avait plus rien sous le tapis. On avait balayé les malentendus, évacué les rancoeurs. (p.170)
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GerbleGerble   17 juillet 2018
" Quand le bulletin arrivait, ma mère ouvrait l’enveloppe en premier. Elle ne disait rien mais je voyais bien qu’elle était découragée ; ensuite, mon père parcourait le bulletin, très vite, comme on avale un truc amer. Quand venait mon tour, je ricanais pour ne pas pleurer."

« Ce qui compte, ce n’est pas d’avancer tout droit.
On peut se trouver à la croisée des chemins,
se tromper de voie, prendre des tours et des détours…
Quelle que soit la route qu’on emprunte, on arrive toujours quelque part. »



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lespetitslecteursheureuxlespetitslecteursheureux   24 janvier 2020
Citation : Pourtant, le jour de la rentrée en quatrième, j’étais plein de bonnes résolutions. Je sentais ce drôle de petit creux à l’estomac, celui du premier jour.
-Pas de bêtises, a dit mon père, mais il ne paraissait pas très convaincu.
-Promis, juré, craché. J’étais sincère. J’avais décidé de me tenir à carreau cette année.

Zahra
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