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ISBN : 2362661792
Éditeur : Talents Hauts Editions (16/03/2017)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Toute la semaine, j'ai gardé la sensation désagréable d'être épiée.

Qu'est-ce qu'ils mijotaient tous ?

Le vendredi, Johnny s'exclama suffisamment fort pour que je l'entende :

- Tu sais que les rousses sentent mauvais ?

J'ai rougi d'un coup.

- Carotte ! triompha-t-il.

Cette fois, le doute n'était plus possible. J'étais au centre de quelque chose qui m'échappait.
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
asnico
04 août 2017
Le harcèlement scolaire est un sujet dont on entend de plus en plus parler. Parce qu'il se développe ou parce qu'on a décidé de crever l'abcès ? Je ne sais pas.
Toujours est-il que celui-ci est bien décrit dans la carotte et le bâton. On y suit Emilie qui passe en 3ème mais qui déménage à Nantes où elle ne connaît personne. Emilie est rousse et c'est bien ça le problème.
Le roman démarre franchement gentiment, on se dit que « c'est pas méchant » mais après ça va crescendo sans que le lecteur ait le temps de le voir arriver, telle la violence qui s'immisce dans la tête d'un ado et qui le détruit à petit feu. Emilie est victime des brimades de ses camarades menés par Barbara et sa seule amie Cloé s'éloigne un peu plus d'elle chaque jour pour ne pas subir les quolibets des autres.
Emilie se tait car elle a peur des représailles. La spirale infernale ne s'arrête plus et la santé mentale de la jeune rousse se dégrade à une vitesse phénoménale au point qu'elle passe plus de temps dans les toilettes ou à l'infirmerie.
J'ai été surprise par la fin que j'imaginais différente, ce qui m'a poussée à attribuer 4 étoiles à ce roman ado.
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Linelo
09 mars 2017
J'ai beaucoup aimé cette lecture, que j'ai lue d'une traite et qui est très proche de ce j'ai pu moi aussi subir au collège.
L'auteur donne la parole à deux ados, qu'on peut qualifier de meilleures amies, et qui vont être confrontées au harcèlement : Emilie en tant que victime et Cloé en tant que témoin.
Le principe vicieux du harcèlement est très bien retranscrit : tout commence par des moqueries autour des cheveux roux d'Emilie, pour se transformer en un jeu horrible ("la carotte et le bâton", je vous laisserai découvrir le principe) et les humiliations et violences physiques aller crescendo. Emilie est complètement dépassée par cet acharnement sur elle qu'elle ne comprend pas, de plus en plus d'élèves s'y mettant pour être bien vus de cette peste de Barbara, et par la distance que va prendre son amie.
J'ai trouvé les deux profils très justes, aussi bien Emilie, qui souffre mais n'ose pas demander de l'aide aux adultes par peur des représailles, que Cloé, qui ne participe pas aux humiliations mais craint de devenir elle aussi une paria du collège en aidant ouvertement celle qui est pourtant sa copine.
On pourrait reprocher au récit de montrer certains membres de l'équipe éducative (pas tous) ne prenant pas la mesure de la souffrance et de la détresse d'Emilie. C'est l'opposé du message que l'on voudrait donner à nos élèves mais la situation est malheureusement plausible puisque c'est celle qu'on a vécue avec mes parents !
Lien : http://ocalypso.canalblog.co..
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Boom
22 mars 2017
... le harcèlement scolaire à commencer, avec ce simple surnom qui résonne sans arrêt à ses oreilles : carotte... Notre héroïne est pourtant forte, on la suit, on la soutient mais la pression est tellement forte qu'il est impossible de ne pas craquer. Voir cette situation via les yeux d'Emilie mais également de sa copine Cloé était vraiment poignant et intéressant pour décoder toute cette situation qui est de plus en plus fréquente dans nos écoles, malheureusement. Entre insultes, moqueries, humiliations, le lecteur ainsi qu'Emilie se demandent sans arrêt jusqu'où ces élèves vont aller... le plus aberrant, vous allez me dire, c'est de suivre les bourreaux d'Emilie, mais ce qui m'a le plus interpellé ce sont ces adultes censés être responsables du collège et qui sont tellement ingrats, avec des oeillères pour ne rien voir et rester hors de ces "chamailleries". J'ai été estomaqué par leur comportement car les fautifs, ce sont bien sûr les élèves qui harcèlent, mais si leurs parents ne bougent pas et n'ouvrent pas les yeux et si les adultes responsables ne prennent pas leur rôle en main, ce sont eux les pires de l'histoire ! Ce roman est l'histoire de millions de jeunes qui en arrivent trop souvent à une tentative de suicide qui réussit ou rate avec ses conséquences dans les deux cas... Emilie est la voix de millions d'enfants, d'adolescents qu'il faut aider et que l'on doit écouter et prendre par la main. Ce bouquin devrait se retrouver dans les programmes scolaires pour conscientiser les jeunes car il est extrêmement bien construit et important d'aborder ce sujet encore trop tabou. Lisez-le, écoutez l'histoire d'Emilie, elle mérite d'être connue... J'en ai été bouleversée.
Lien : https://booksetboom.blogspot..
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gl622
17 août 2017
On peut être harcelé parce qu'on est gros, maigre, petit, grand, intello, pas à la mode, timide, boutonneux... Il existe un stock inépuisable de prétextes à ces pratiques détestables. On oublie parfois les roux dans ce listing. C'est donc le "tort" de l'héroïne de ce roman : elle est rousse et, de plus, nouvelle dans son établissement. Elle va très vite être dans le collimateur d'une superbe Barbie blonde, star du collège et meneuse de troupes.
Ce roman m'a laissé un sentiment mitigé. Intéressant par certaines thématiques abordées, comme la difficulté d'en parler, l'impuissance de la famille qui pourtant réagit et surtout la position ambivalente de la meilleure amie, qui court le risque d'être stigmatisée aussi si elle soutient son amie. La fin abrupte et le dénouement rapide m'ont par contre laissée sur ma faim, ainsi que certains aspects un peu caricaturaux à mon goût.
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hmurgia
17 avril 2017
Un roman fort sur le harcèlement, très angoissant et sans solution puisque même l'amour des proches ne suffit pas et que le suicide est la seule issue pour Emilie, cette collégienne harcelée et humiliée parce qu'elle est rousse.
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Les critiques presse (1)
Ricochet10 août 2017
Ce roman aborde ainsi la thématique du harcèlement de manière originale en alternant les récits à la première personne d’Emilie et de Cloé, son unique amie, laquelle est à la fois juge et partie dans les mésaventures qui adviennent à la jeune fille.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations & extraits (5) Ajouter une citation
LineloLinelo09 mars 2017
La vérité c'est que j'avais honte. Honte de ne pas savoir me défendre. Honte de subir sans broncher les brimades quotidiennes. Comment parler à mes parents, en sachant par avance la déception qu'ils ne manqueraient pas d'éprouver ? J'avais peur aussi. Si je parlais, je savais pertinemment qu'ils appelleraient le collège. Et si Barbara et les autres avaient des ennuis à cause de moi, ils me le feraient payer très cher.
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asnicoasnico04 août 2017
Finalement, nous avions opté pour Baudelaire et sa série de poèmes sur le spleen. Combien ses mots faisaient écho en moi! L'auteur y évoque son combat contre l'angoisse qui l'envahit, jusqu'à l'anéantissement final. (p 101)
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LineloLinelo09 mars 2017
Les autres ont ricané. J'ai répliqué sans les regarder vraiment, presque à voix basse :

- Barbara, pourquoi tu m'as fait tomber tout à l'heure ?

Barbie a écarquillé les yeux.

- De quoi tu parles ? C'est quand même pas ma faute si tu t'es cassé la gueule !
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LineloLinelo09 mars 2017
Je me disais que si je ne répondais pas à la provocation, ils finiraient par se lasser. Je les imaginais, pareils à un nid de frelons : si on ne bougeait plus, ils s'arrêtaient de piquer
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LineloLinelo09 mars 2017
Lorsqu'Emilie est tombée et s'est fait mal au genou, je me suis convaincue qu'il ne fallait pas dramatiser les choses. Comme si en parler donnerait du poids à un acte somme toute anodin. Je n'avais pas encore compris que c'était justement le poids des mots qui aurait évité ce qui s'est passé ensuite.
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