AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

José Augusto Seabra (Éditeur scientifique)Bernard Sesé (Traducteur)José Blanco (Éditeur scientifique)
EAN : 9782714302489
171 pages
Éditeur : José Corti (01/08/1989)

Note moyenne : 4/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Message est un texte emblématique d’un patriotisme universaliste qu’aucune interprétation n’épuiserait. Pessoa pensait d’abord appeler son livre Portugal mais il a finalement retenu Message, au nombre égal de lettres, ouvrant ainsi son texte, au-delà d’une patrie unique, à l’humanité entière.

Toutes les nations sont des mystères,
À soi seule chacune est le monde entier ."

Si la génèse et la structure de Message, œu... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
PhilippeSAINTMARTIN
  05 novembre 2016
Message : l'esprit qui met la matière en mouvement. Quand la poésie du langage offre une patrie spirituelle à l'humanité toute entière. Messianique, Pessoa se fait sphinx et bâtit un labyrinthe ésotérique, nous enjoignant à rêver pour que l'oeuvre divine s'accomplisse, celle d'un Portugal fantasmé universel, conquérant d'un nouvel empire : celui de notre mouvement intérieur.
Commenter  J’apprécie          80
NMTB
  20 décembre 2014
Le message est un message d'espoir adressé à l'homme rompu. C'est la vieille Europe chargée d'une histoire conquérante mais qui n'ose plus rien. Son visage tourné vers la mer - non pas la mer étriquée des romains, mais la mer infinie de l'âme - elle regarde avec nostalgie l'avenir. le Portugal rêve d'un passé où la volonté de chercher de nouvelles terres était plus forte que la peur des tempêtes. Pessoa, messianiste au possible, invoque l'audace d'un roi à venir et le devoir de l'homme : la volonté d'Être.
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (3) Ajouter une citation
MessagerMessager   09 juillet 2011
Le Bandarra

Il rêvait, anonyme et dispersé,
L’Empire vu par Dieu lui-même,
Confus comme l’Univers,
Plébéien comme Jésus-Christ.

Il ne fut ni saint ni héros,
Mais Dieu consacra de Son signe
Celui dont le cœur fut,
Non pas Portugais, mais le Portugal.
Commenter  J’apprécie          20
MacabeaMacabea   09 mai 2019
A vida é breve, a alma é vasta: ter é tardar.
[La vie est brève, l'âme est vaste: avoir c'est prendre du retard.]
Commenter  J’apprécie          40
MacabeaMacabea   16 août 2018
Ninguém sabe que coisa quer.
Ninguém conhece a alma que tem
Nem o que é o mal nem o que é o bem.
(Que ânsia distante perto chora?)
Tudo é incerto e derradeiro.
Tudo é disperso, nada é inteiro.
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Fernando Pessoa (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fernando Pessoa
Fernando Pessoa : Le livre de l'inquiétude par Denis Lavant (France Culture / L'Atelier fiction). Photographie : Denis Lavant en 2016 © Gerhard Kassner / Berlinale. Émission “L'Atelier fiction”. Diffusion sur France Culture le 1er mars 2019. Réalisation : Michel Sidoroff. Conseillère littéraire : Céline Geoffroy. Prise de son, montage, mixage : Marie Lepeintre et Antoine Hespel. Assistante à la réalisation : Justine Dibling. Denis Lavant a choisi de lire, sur la scène du théâtre, puis sur les ondes de France Culture, des extraits de “Livre(s) de l'inquiétude”, précédés d'une lettre de Pessoa au poète Mário de Sá-Carneiro. Présentation par France Culture : « Le livre phare de Fernando Pessoa est composé de trois parties principales, attribuées par l'auteur à trois de ses hétéronymes, Vicente Guedes, le Baron de Teive et Bernardo Soarès. Il est de coutume de considérer le troisième comme le plus représentatif de la personnalité de Pessoa, au motif que Soarès se présente comme un aide-comptable, emploi assez proche de celui qu'occupait Pessoa. Pourtant, l'objet de “Livre(s) de l'inquiétude”, titre supplantant actuellement dans les traductions celui d'“intranquillité”, jugé trop maniéré par l'actuelle traductrice, Marie-Hélène Piwnik, forme un tout, réalisant le tour de force d'un ventriloque littéraire se masquant derrière trois auteurs différents par leurs préoccupations et leur style. Dans cette autobiographie diffractée en forme de triptyque, Denis Lavant s'est intéressé au Baron de Teive, aristocrate commençant à rédiger son journal au moment où il a décidé de se suicider. Il se définit comme stoïcien, en donnant la preuve par son choix de se faire couper la jambe sans anesthésie, lors d'une opération présentée comme nécessaire. L'ensemble de cette partie du livre (la plus courte) est marquée par cet esprit de défi et de critique philosophique. Le baron de Teive ne se suicide pas par neurasthénie. On peut même dire qu'il ne se suicide pas réellement, mais que les deux parties de se personnalité, entrées en conflit mortel, celle qui croit à l'action et celle qui, trop consciente des tenants et des aboutissants, proclame la vanité de toute action, se battent dans une sorte de duel jusqu'à ce que mort s'en suive. L'orgueil est souvent invoqué, renforçant le portrait aristocratique du personnage. Afin de mieux situer le texte du baron de Teive, Denis Lavant a placé en tête de sa proposition une lettre de Pessoa au poète post-symboliste Mário de Sá-Carneiro, qui devait se suicider quelques semaines plus tard dans un hôtel parisien... Comme les deux autres hétéronymes de “Livre(s) de l'inquiétude”, le Baron de Teive fait preuve d'une inaptitude radicale à vivre. Le premier, Vicente Guedes, à la manière du Des Esseintes de “À rebours”, de J.-K. Huysmans, en exhalant son décadentisme; l'autre, Soarès, en cultivant son insignifiance. De la biographie des trois personnages, Pessoa voulait que les lecteurs gardent la sensation que “rien ne s'était passé”. Avec le Baron de Teive, nous nous permettrons de dire que le passage en revue des grands systèmes philosophiques dépose aussi dans notre esprit des réflexions qui sont loin d'être pure vacuité... Le compositeur portugais Luís de Freitas Branco, avec ses poèmes symphoniques, est entré en résonance avec les textes de Pessoa et la voix de Denis Lavant. Sa “Mort de Manfred” nous a particulièrement intéressé, l'analogie entre le destin de Teive et celle de Manfred, nouveau Faust promis au suicide. Il se trouve que nous avions réalisé pour la radio, il y a quelques années, le “Manfred” de Byron... »
“Livre(s) de l’inquiétude” est publié aux éditions Christian Bourgois. Denis Lavant a proposé cette lecture sur La scène Thélème l'année dernière, du 14 au 17 novembre 2018. Musique : extraits de la Symphonie No. 4 - Vathek et “A Morte de Manfredo” de Luís de Freitas Branco. Direction : Álvaro Cassuto. RTÉ National Symphony Orchestra.
Source : France Culture
+ Lire la suite
autres livres classés : poésie bilingueVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Testez vos connaissances en poésie ! (niveau difficile)

Dans quelle ville Verlaine tira-t-il sur Rimbaud, le blessant légèrement au poignet ?

Paris
Marseille
Bruxelles
Londres

10 questions
871 lecteurs ont répondu
Thèmes : poésie , poèmes , poètesCréer un quiz sur ce livre