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Françoise Antoine-Moussiaux (Traducteur)
EAN : 9782368126066
320 pages
Éditeur : Charleston (09/02/2021)
4.1/5   36 notes
Résumé :
New York, 1926.
La jeune Néerlandaise Willy Wolters a émigré aux États-Unis avec ses parents. Son rêve : devenir cheffe d'orchestre d'un grand ensemble symphonique. Cependant, à cette époque, une telle chose est impensable. On attend des femmes qu'elles se marient et aient des enfants, et non qu'elles aillent au conservatoire. Willy ne se laisse pas décourager ; elle part à la recherche d'un chef qui accepterait de la former. Au cours de sa formation, elle r... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
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brinvilliers
  01 février 2021
Un grand merci aux Editions Charleston pour l'envoi du livre et Babelio pour la sélection.
A New-York Willy en 1926, Willy exerce deux métiers, dactylo et ouvreuse de théâtre. Une seule chose l'intéresse la musique et son rêve est de devenir cheffe d'orchestre. Mais voilà, l'époque n'est pas là pour cela.
Sa grande envie d'assister au concert du célèbre Mengeberg lui fait perdre ses emplois mais connaître Franck qui sera son unique amour.
Willy va subir des déconvenues car elle ne peut s'inscrire dans une académie étant une femme. Lorsque sa mère découvre qu'elle n'a plus de travail elle apprend avec méchanceté à Willy qu'elle a été adopté. Avant de reprendre la musique Wily doit découvrir qui elle est. Elle découvre qu'elle s'appelle Antonia Brico. C'est en Allemagne qu'elle commencera son rêve.
Une histoire sur cette femme qui a existé et à lequel ce roman donne vie. Une lecture très agréable qui dépeint une époque qui n'a beaucoup évolué.
Un très bon roman.
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Lexx54000
  23 février 2021
New York, 1926, Willy, jeune américaine d'origine néerlandaise, émerveillée par l'univers de la musique, rêve que d'une chose : devenir cheffe d'orchestre. Mais dans les années 20, une femme dirigeant un orchestre est tout simplement impensable !
Willy et/ou Antonia, deux prénoms pour une seule personne. Après des révélations fracassantes, des amitiés nouvellement créées, un amour évanoui, le destin d'Antonia va changer de tout au tout. Antonia au caractère bien trempé et à la détermination sans faille va tout faire pour réaliser son rêve.
De New-York en passant par les Pays-Bas et même l'Allemagne, Maria Peters nous livre le destin de cette première cheffe d'orchestre : Antonia Brico avec brio.
Encore une fois, les éditions Charleston tape dans le mille avec ce roman historique sur fond de romance que j'ai beaucoup apprécié. Maria Peters aborde des thèmes importants et maitrisés comme les inégalités homme/femme dans une Amérique en quête de modernité, les différences sociales ou encore la quête d'identité.
Une plume fluide, énergique, émouvante au regard pétillant. Un roman bien évidemment cinématographique car le film sur Antonia Brico est déjà sorti en 2020.
Un roman haut en couleur, au portait de femme forte, fascinante, authentique, qui inspire l'admiration.
Un roman richement documenté, écrit comme un hommage à une femme incroyable dans un monde d'hommes, qui démontre qu'il faut toujours croire en ses rêves.
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Commenter  J’apprécie          90
leslecturesdetiph
  15 février 2021
Antonia, la cheffe d'orchestre a été un roman en deux temps pour moi. Une première partie où je me sentais plus que spectatrice de l'histoire. Une seconde où j'étais dedans, avec le personnage.
Dans les cent/cent-cinquante premières pages, j'ai eu du mal à me mettre dans l'histoire. J'ai tout de suite trouvé le personnage d'Antonia intéressant, ainsi que son ambition. Une jeune femme d'un milieu modeste qui veut accomplir son rêve, ne pouvait que me séduire. Cependant, les deux autres points de vue occupés par Frank et par Robin me captivaient moins, je n'arrivais pas à apprécier leur personnage respectif.
À mon sens, le problème général de cette première partie est qu'il m'a manqué de la description. New York, 1926, est annoncé et j'avais envie de le voir à travers les yeux des personnages. du côté modeste d'Antonia et Robin, mais aussi du côté plus bourgeois de Frank. J'avais envie que la salle de représentation où Antonia a le culot de s'asseoir derrière Mengelberg me soit décrite en début de roman. Je souhaitais ressentir une part des années folles et découvrir plus amplement le « cabaret » de Robin. J'ai eu beaucoup de mal à me représenter les décors et le contexte des premières actions. de ce fait, les personnages étaient également distants. Une écriture globalement froide où les sentiments ne passaient pas.
Ensuite il y a un tournant. Quand Antonia commence à prendre son envol et à partir en quête de ses racines et de sa carrière, j'ai trouvé l'histoire plus fluide. L'écriture me semblait plus travaillée et moins saccadée qu'au départ. Les descriptions se sont faites plus présentes. L'ensemble était plus agréable et entraînant. La présence de multiples références musicales (des grands noms de la musique ou encore des chefs d'orchestre) était enrichissante. Pour le coup, je me suis imprégnée de cette part de l'univers.
Globalement, j'ai beaucoup aimé le personnage d'Antonia. Sûre d'elle malgré quelques échecs, insensible à la superficialité que la mode apportait à l'époque, ambitieuse et déterminée, c'est une femme que l'on aime suivre et que l'on voit éclore au fil du roman. La condition féminine de 1926/1930 étant assez réductrice, il est plaisant de découvrir des étoiles comme Antonia, ces femmes dont la force est indéniable. Son histoire familiale était également intéressante à découvrir au vu des origines atypiques de la jeune femme.
Énorme plus pour Robin dont l'histoire se révèle au fil des pages, je me suis beaucoup attachée à ce personnage en seconde partie de roman !
En revanche, le feeling n'est jamais vraiment passé avec Frank. Une âme torturée par ses souvenirs de la Grande Guerre, un homme qui ne s'impose pas face à sa mère alors qu'il est bien en âge de le faire, un certain égoïsme qui ressort à plusieurs moments. Très difficile à cerner en tant que lectrice…
Grâce à la seconde partie du roman, j'ai pu apprécier ma lecture à sa juste valeur.
Je suis loin du coup de coeur, je n'ai pas été emportée dès les premières pages comme j'aime l'être. Cependant, le rêve et le destin d'Antonia donnent de l'espoir, donnent l'envie d'accomplir nos propres rêves. À sa façon, elle est une femme inspirante. Envers et contre tout, elle a su occuper la place qu'elle souhaitait. Ceci est tirée d'une histoire vraie, celle d'Antonia Brico.
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candou42
  04 février 2021
Merci aux éditions charleston et à Babelio pour cet envoi qui m'a permis de faire une très belle découverte. En effet, même si j'avais sélectionné le titre car le synopsis me donnait envie de le découvrir, je ne m'attendais pas à autant aimer.
Dans cette histoire, nous suivons Willy, une jeune américaine d'origine néerlandaise qui ne rêve que d'une chose: devenir cheffe d'orchestre. Mais dans la société patriarcale du début de XXe siècle, cette ambition est très mal vue. Willy devra donc se battre pour réaliser son rêve et s'élever en tant que femme dans un monde artistique dominé par le sexe masculin. Cette quête lui permettra également de découvrir ses véritables origines.
Avec ce roman, nous avons une biographie romancée d'Antonia Brico, première femme à être reconnue internationalement comme cheffe d'orchestre. D'habitude, je ne suis pas une grande amatrice de biographie mais je me suis laissé embarquer par ce récit dès les premières pages. L'auteure arrive en peu de mots à donner du caractère à son héroïne qui souhaite réussir dans un domaine qui lui est refusé de par son sexe et sa catégorie sociale. Via ce parcours de vie, l'auteure fait passer un message féministe mais pas moralisateur et c'est ce que j'ai apprécié. Je n'aime pas quand les écrivains tombent dans l'écueil de la leçon de morale et j'ai trouvé que, dans ce récit, Maria Peters parvenait à délivrer son message de manière efficace et crédible sans tomber dans la revendication abrupte.
L'autre qualité réside dans le fait qu'en peu de pages et à travers plusieurs points de vue, l'auteure retranscrit de manière plaisante la société des années 1920. Ainsi, en peu de mots, elle parvient à nous faire part, en plus de la problématique de la place de la femme à l'époque, des autres problèmes de la société de l'époque (la prohibition, les conséquences psychologiques de la Grande Guerre, la menace qui plane sur les spectacles de personnes transgenres etc). Certains pourraient reprocher le manque de détails mais j'ai aimé ce pari pris d'aborder des problèmes sociétaux sans philosopher dessus pendant 3 chapitres. C'est une manière de faire qui me convient car dans ce cas-là, chaque phrase, chaque acte, chaque sentiment exprimé, apporte sa pierre à l'édifice. Et parfois c'est beaucoup plus efficace qu'un long discours théorique sur le sujet.
Enfin, je n'oublie pas également la légère touche romantique qui apporte un petit plus au récit.
J'ai donc eu le droit à un roman mêlant tout ce que j'aime : une période historique bien retranscrite, un destin de femme hors du commun et une histoire d'amour qui ne prend pas le pas sur le reste.
Pour conclure, ce roman historique m'a beaucoup plu grâce à ces personnages attachants et à la manière dont sont dépeints les travers de cette société (certains d'entre eux existent encore ou ressurgissent malheureusement). Pourtant ce n'était pas gagné d'avance car je n'y connais pas grand chose en matière d'orchestre symphonique. Mais là encore, l'auteure est parvenue à rendre le sujet accessible. Je regretterai juste que Maria Peters ne mentionne pas dans une note de fin les éléments qui relèvent de son invention. On sait qu'il y en a mais on ne les connait pas précisément. Désormais, j'ai bien envie de prolonger le plaisir en découvrant le film réalisé en parallèle de ce roman !
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FlofloEnael
  09 février 2021
Aujourd'hui, je viens vous parler du roman Antonia, la cheffe d'orchestre de Maria Peters que j'ai lu en tant que Lectrice Charleston.
Willy Wolters, jeune néerlandaise, va émigrer aux États-Unis avec ses parents. Elle y accumulera les petits boulots : dactylo le jour et ouvreuse dans une salle où se tiennent des concerts le soir. Son plus grand rêve est de devenir cheffe d'orchestre. Malheureusement, dans les années 1920, cela est réservé aux hommes.
Le fait que ce roman soit inspiré d'une histoire vraie m'a intéressé davantage. J'aime beaucoup les biographies et en savoir plus sur les vies de personnages historiques (même si j'avoue ne jamais avoir entendu parler de cette femme avant). J'ai aimé découvrir cette force de caractère, cette volonté de tout tenter pour arriver à ses fins.
Maria Peters aborde les inégalités hommes/femmes mais aussi les différences de classes sociales.
Le thème n'est pas le même, mais cette histoire m'a rappelé un livre sur Marie Curie que j'avais adoré. J'aime découvrir le parcours de femmes inspirantes qui ont essayé de faire changer la vision sur les femmes ou qui ont du moins mené leur vie telle qu'elles l'entendaient et non pas comme la société leur dictait de faire. Ces femmes ambitieuses n'ont reculés devant rien même si leur parcours était semé d'embûches.
Malheureusement, bien qu'il y ait tout de même eu une évolution, les inégalités hommes /femmes sont toujours présentes de nos jours. Dans l'épilogue, nous en apprenons plus sur la vie d'Antonia Brico et sur les femmes cheffes d'orchestre. 90 ans ont passés mais les femmes occupant ce poste reste aussi peu présentes.
Pour les amateurs de musique, les connaissances apportées par ce roman sont intéressantes. de nombreuses références aux grands noms du classique y sont présentes.
D'autres thèmes secondaires sont abordés tels que la quête d'identité, la recherche de ses origines...
Vous l'aurez compris, j'ai passé un très bon moment durant cette lecture.
J'aurais juste aimé en savoir plus sur sa recherche concernant sa famille aux Pays-Bas. J'ai trouvé que ce point n'était que très peu abordé alors qu'il aurait été intéressant d'exploiter ce sujet.
Un livre qui vous fera voyager des États-Unis jusqu'en Europe dans les années 1920.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
brinvilliersbrinvilliers   31 janvier 2021
- Elle a peut-être raison, dit Mengelberg. Avant notre mariage, ma femme était une chanteuse très douée.
- Oui, mais cheffe d'orchestre ! proteste ma mère, en toisant Willy. Vous ne pensez tout de même pas sérieusement y arriver ?
- Je croyais que l'Amérique était la terre des opportunités, se défend-elle ?
- Pas pour tout le monde, réplique ma mère, considérant la question close.
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audeLOUISETROSSATaudeLOUISETROSSAT   15 mars 2021
Et moi, je suis assez folle pour abandonner mon autre vie pour la musique. Avec ou sans votre aide, monsieur, je deviendrai
cheffe d'orchestre.
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