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Françoise Antoine (Traducteur)
EAN : 9782266320092
378 pages
Pocket (10/02/2022)
4.19/5   69 notes
Résumé :
New York, 1926.
La jeune Néerlandaise Willy Wolters a émigré aux États-Unis avec ses parents. Son rêve : devenir cheffe d'orchestre d'un grand ensemble symphonique. Cependant, à cette époque, une telle chose est impensable. On attend des femmes qu'elles se marient et aient des enfants, et non qu'elles aillent au conservatoire. Willy ne se laisse pas décourager ; elle part à la recherche d'un chef qui accepterait de la former. Au cours de sa formation, elle r... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
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KaoriKaonashi
  28 juin 2022
En février 2021, Maria Peters publie son premier roman : Antonia la cheffe d'orchestre. En mars 2020, sortait au cinéma le biopic éponyme, réalisé par nulle autre que... Maria Peters. La réalisatrice néerlandaise, fascinée par Antonia Brico, propose ainsi une biographie romancée, retraçant la vie de l'une des premières femme Cheffe d'orchestre.
Willy Wolters cumule deux emplois : dactylo la journée et ouvreuse à l'Opéra la nuit. Fille d'un éboueur et d'une femme au foyer avare Willy, la vingtaine passée, vit toujours chez ses parents. Conditions de vie modestes, ambiance familiale glaciale , Willy se raccroche à son rêve : devenir cheffe d'orchestre.
Oreille absolue et pianiste quasiment autodidacte, Willy croit en son talent - mais, hélas, elle semble être la seule.
* A la recherche de ses origines : de Willy (Wilhelmina) à Antonia Brico :

* A la poursuite de ses rêves : de dactylo et ouvreuse à Cheffe d'orchestre

* La frontière floue entre biographie et romance
Je ne doute pas que Maria Peters, pour son film, comme pour ce livre, s'est grandement documentée sur la vie d'Antonia Brico (cf remerciements et liste des sources en fin de livre).
Néanmoins, je regrette qu'il n'y ait pas un récapitulatif plus exhaustif des éléments biographiques avérés, permettant de les distinguer de la pure romance.

Bien que la romance permette d'agrémenter le récit ; rien ne vaut l'authenticité d'une vie.
* Sur la forme, des éléments de contexte appréciables - historiques - et musicaux :
J'ai apprécié les éléments de contexte disséminés par Maria Peters au fil de son roman.
Le lecteur est plongé dans un "American Dream", dans l'ambiance des années folles, avec ses cabarets et ses danseuses - mais aussi, paradoxalement, dans l'Amérique de la Prohibition, marquée par des lois anti-homosexuels. Au cours du récit, certains éléments historiques font échos, notamment le krach boursier de 1929, ou la montée des extrémismes en Europe à la fin des années 30.
Maria Peters multiplie également les citations de grands compositeurs, ou les références aux oeuvres classiques. Eléments de contexte indispensables, bien menés, pour relater la vie de cette passionnée de musique.
* La place des femmes cheffes d'orchestre aujourd'hui ?
Dans l'épilogue, Maria Peters nous apprend que si Antonia Brico a été invitée à diriger nombre d'orchestres célèbres ; elle n'a cependant jamais eu de poste en tant que cheffe attitrée. En 1941, sa nomination en tant que premier chef d'orchestre au sein de l'Orchestre symphonique de Denver est annulée en dernière minute, au motif qu'elle est une femme.
En guise conclusion, Maria Peters laisse le lecteur avec deux chiffres :
En 2008, parmi les 20 meilleurs orchestres du monde listés par la revue Gramophone ; aucun n'a jamais eu de premier chef d'orchestre féminin.
En 2017, parmi les 50 meilleurs chefs d'orchestre de tous les temps, il n'y a aucune femme.
De quoi s'interroger.
En conclusion, un roman inspiré de faits réels, mettant à l'honneur une femme courageuse, et remettant sur la table la question de l'égalité homme-femme, cette fois dans le milieu très élitiste des chefs d'orchestre.
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brinvilliers
  01 février 2021
Un grand merci aux Editions Charleston pour l'envoi du livre et Babelio pour la sélection.
A New-York Willy en 1926, Willy exerce deux métiers, dactylo et ouvreuse de théâtre. Une seule chose l'intéresse la musique et son rêve est de devenir cheffe d'orchestre. Mais voilà, l'époque n'est pas là pour cela.
Sa grande envie d'assister au concert du célèbre Mengeberg lui fait perdre ses emplois mais connaître Franck qui sera son unique amour.
Willy va subir des déconvenues car elle ne peut s'inscrire dans une académie étant une femme. Lorsque sa mère découvre qu'elle n'a plus de travail elle apprend avec méchanceté à Willy qu'elle a été adopté. Avant de reprendre la musique Wily doit découvrir qui elle est. Elle découvre qu'elle s'appelle Antonia Brico. C'est en Allemagne qu'elle commencera son rêve.
Une histoire sur cette femme qui a existé et à lequel ce roman donne vie. Une lecture très agréable qui dépeint une époque qui n'a beaucoup évolué.
Un très bon roman.
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bookaddict02
  07 mars 2022
Je ne connaissais pas l'histoire d'Antonia Brico qui fut l'une des premières femmes à devenir chef d'orchestre et grâce à ce roman j'ai adoré découvrir le destin de cette femme exceptionnelle qui va tout faire pour que son rêve devienne réalité. Cette femme d'une force de caractère à toute épreuve et qui va à force de courage et de ténacité aboutir au but qu'elle s'était fixée. J'ai trouvé les personnages forts attachants et j'ai été ému par l'histoire de Robin. J'ai trouvé la plume de l'auteure fluide ce qui rend la lecture agréable et les chapitres attitré par chaque personnage donnent un rythme soutenu et nous permettent d'avoir des points de vu différents. Une belle et bonne surprise avec cette lecture.
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Lexx54000
  23 février 2021
New York, 1926, Willy, jeune américaine d'origine néerlandaise, émerveillée par l'univers de la musique, rêve que d'une chose : devenir cheffe d'orchestre. Mais dans les années 20, une femme dirigeant un orchestre est tout simplement impensable !
Willy et/ou Antonia, deux prénoms pour une seule personne. Après des révélations fracassantes, des amitiés nouvellement créées, un amour évanoui, le destin d'Antonia va changer de tout au tout. Antonia au caractère bien trempé et à la détermination sans faille va tout faire pour réaliser son rêve.
De New-York en passant par les Pays-Bas et même l'Allemagne, Maria Peters nous livre le destin de cette première cheffe d'orchestre : Antonia Brico avec brio.
Encore une fois, les éditions Charleston tape dans le mille avec ce roman historique sur fond de romance que j'ai beaucoup apprécié. Maria Peters aborde des thèmes importants et maitrisés comme les inégalités homme/femme dans une Amérique en quête de modernité, les différences sociales ou encore la quête d'identité.
Une plume fluide, énergique, émouvante au regard pétillant. Un roman bien évidemment cinématographique car le film sur Antonia Brico est déjà sorti en 2020.
Un roman haut en couleur, au portait de femme forte, fascinante, authentique, qui inspire l'admiration.
Un roman richement documenté, écrit comme un hommage à une femme incroyable dans un monde d'hommes, qui démontre qu'il faut toujours croire en ses rêves.
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leslecturesdetiph
  15 février 2021
Antonia, la cheffe d'orchestre a été un roman en deux temps pour moi. Une première partie où je me sentais plus que spectatrice de l'histoire. Une seconde où j'étais dedans, avec le personnage.
Dans les cent/cent-cinquante premières pages, j'ai eu du mal à me mettre dans l'histoire. J'ai tout de suite trouvé le personnage d'Antonia intéressant, ainsi que son ambition. Une jeune femme d'un milieu modeste qui veut accomplir son rêve, ne pouvait que me séduire. Cependant, les deux autres points de vue occupés par Frank et par Robin me captivaient moins, je n'arrivais pas à apprécier leur personnage respectif.
À mon sens, le problème général de cette première partie est qu'il m'a manqué de la description. New York, 1926, est annoncé et j'avais envie de le voir à travers les yeux des personnages. du côté modeste d'Antonia et Robin, mais aussi du côté plus bourgeois de Frank. J'avais envie que la salle de représentation où Antonia a le culot de s'asseoir derrière Mengelberg me soit décrite en début de roman. Je souhaitais ressentir une part des années folles et découvrir plus amplement le « cabaret » de Robin. J'ai eu beaucoup de mal à me représenter les décors et le contexte des premières actions. de ce fait, les personnages étaient également distants. Une écriture globalement froide où les sentiments ne passaient pas.
Ensuite il y a un tournant. Quand Antonia commence à prendre son envol et à partir en quête de ses racines et de sa carrière, j'ai trouvé l'histoire plus fluide. L'écriture me semblait plus travaillée et moins saccadée qu'au départ. Les descriptions se sont faites plus présentes. L'ensemble était plus agréable et entraînant. La présence de multiples références musicales (des grands noms de la musique ou encore des chefs d'orchestre) était enrichissante. Pour le coup, je me suis imprégnée de cette part de l'univers.
Globalement, j'ai beaucoup aimé le personnage d'Antonia. Sûre d'elle malgré quelques échecs, insensible à la superficialité que la mode apportait à l'époque, ambitieuse et déterminée, c'est une femme que l'on aime suivre et que l'on voit éclore au fil du roman. La condition féminine de 1926/1930 étant assez réductrice, il est plaisant de découvrir des étoiles comme Antonia, ces femmes dont la force est indéniable. Son histoire familiale était également intéressante à découvrir au vu des origines atypiques de la jeune femme.
Énorme plus pour Robin dont l'histoire se révèle au fil des pages, je me suis beaucoup attachée à ce personnage en seconde partie de roman !
En revanche, le feeling n'est jamais vraiment passé avec Frank. Une âme torturée par ses souvenirs de la Grande Guerre, un homme qui ne s'impose pas face à sa mère alors qu'il est bien en âge de le faire, un certain égoïsme qui ressort à plusieurs moments. Très difficile à cerner en tant que lectrice…
Grâce à la seconde partie du roman, j'ai pu apprécier ma lecture à sa juste valeur.
Je suis loin du coup de coeur, je n'ai pas été emportée dès les premières pages comme j'aime l'être. Cependant, le rêve et le destin d'Antonia donnent de l'espoir, donnent l'envie d'accomplir nos propres rêves. À sa façon, elle est une femme inspirante. Envers et contre tout, elle a su occuper la place qu'elle souhaitait. Ceci est tirée d'une histoire vraie, celle d'Antonia Brico.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
brinvilliers
brinvilliers  
- Elle a peut-être raison, dit Mengelberg. Avant notre mariage, ma femme était une chanteuse très douée.
- Oui, mais cheffe d'orchestre ! proteste ma mère, en toisant Willy. Vous ne pensez tout de même pas sérieusement y arriver ?
- Je croyais que l'Amérique était la terre des opportunités, se défend-elle ?
- Pas pour tout le monde, réplique ma mère, considérant la question close.
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magielivres
magielivres  
J'étais émue au moment de dire au revoir à mes professeurs, la plupart des artistes connus, associés à de grands orchestres et troupes d'opéra. J'en ai cependant évité un. Par pur intérêt personnel, parce qu'il aurait probablement ignoré ma main tendue. En deux ans de cours, il n'a jamais manqué de saluer la classe d'un _ bonjour, messieurs _ , même quand j'étais assise en face de lui et qu'il ne pouvait pas me rater.
Quand il posait une question à la classe et que je levais le doigt, il ne me donnait jamais la parole. Même si j'étais la seule à lever la main parmi tous ces hommes, il n'a jamais pu se résoudre à me reconnaître comme étudiante.
Enfin, j'ai décroché mon diplôme de cheffe d'orchestre, en tant que première femme, et première Américaine aussi.
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magielivres
magielivres  
Ca y est, mon orchestre s'avance. Le public applaudit avec enthousiasme. Je pense que personne ici n'a jamais vu ça: quatre-vingt-dix musiciennes qui entrent en scène. Elles s'installent et s'emploient aussitôt à accorder leurs instruments. Près des portes, les ouvreuses et les gardiens s'activent à tour de bras pour ramener l'ordre dans la salle, se faisant un ennemi de chaque personne qu'ils renvoient. Je ne les envie pas.
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pierrelionel
pierrelionel  
C'est étonnant comme tout devient calme sous une épaisse couche de neige. Les bruits de la ville sont amortis, comme décontenancés par ce nouveau monde blanc.
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audeLOUISETROSSAT
audeLOUISETROSSAT  
Et moi, je suis assez folle pour abandonner mon autre vie pour la musique. Avec ou sans votre aide, monsieur, je deviendrai
cheffe d'orchestre.
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