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ISBN : 2757825623
Éditeur : Points (06/10/2011)

Note moyenne : 3.36/5 (sur 25 notes)
Résumé :

Lorsque je découvre ce corps nu, je m'agenouille pour regarder son visage. Du sang séché à la place des yeux. Je me relève d'un coup. Pas seulement à cause de la puanteur, mais à cause des images qui me reviennent: les photos du corps de Gabriella, six mois plus tôt. Strangulation, énucléation, déshabillage, gravure d'une lettre sur la peau. Tout concorde. A Forshälla, le Chasseur est de retour.<... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
titiseb77
  21 août 2019
Auteur que je ne connaissais pas du tout, j'ai été attirée par le titre et la couverture de ce roman (je suis très sensible aux couvertures).
Ce roman est écrit de façon assez étrange, nous avons le récit du tueur dont le chapitre est titré Je, le récit du commissaire Harald, le récit des réunions entre policiers, des courriers de personnes différentes... Ce qui le rend du coup moins intéressant, car quelques fois un chapitre commence par une histoire hors sujet et qui nous semble en tant que lecteur de la perte de temps, ce qui est bien évidemment faux puisque toutes ces histoires se rejoignent mais sur le coup, ce style m'a lassé et m'a donné l'impression de n'aboutir à rien.
Le cadavre d'une jeune femme est retrouvé nu et elle a été énucléée, ce qui va lancer nos policiers dans une enquête où l'ombre d'un tueur en série l'en vient à l'esprit, ils vont supposer, arrêter, contrôler, resupposer, rearrêter, recontrôler, mais le tueur qu'ils nomment le chasseur leur échappe.
Je ne vais bien évidemment pas vous raconter la fin, mais celle-ci m'a vraiment déçue, pas qu'elle soit bâclée comme c'est quelques fois le cas dans les romans policiers mais elle ne m'a pas convaincue et ce n'est pas une fin que j'ai aimé.
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Bazart
  17 novembre 2011
Si le livre n'a pas semblé, au vu des avis postés sur le Site du Prix faire l'unanimité; pour ma part, il a presque réussi à faire basculer mes certitudes et remettre en cause le vote final. Mais hélas, l'ayant reçu un peu trop tardivement, et ayant été pris par les pavés de la rentrée littéraire (Franzen et Kennedy), je n'ai pas réussi à la terminer à temps avant la délibération finale qui avait lieu mercredi dernier ( je connais le grand vainqueur, mais comme le prix est remis mercredi prochain, je ne pense pas pouvoir vous donner le résultat)
L'auteur, un certain Torstenn Pettersson (voir photo... euh, lui on comprend pourquoi il est écrivain et non pas acteur de ciné :o), est professeur de littérature finlandais issu de la minorité suédoise du pays, et son roman, qui fait des allers retours entre ces 2 pays scandinaves réflète bien ces doubles racines.
Quant à l'histoire, difficile de la synthétiser, tant la narration est structurée de facon complexe, entre passé et présent, et surtout raconté uniquement par l'intermédiaire de « documents fixes » - enregistrements, journaux intimes, textes divers et variés… Disons que dans les premières pages du roman, on retrouve, dans la petite ville finlandais de Forshälla, le corps mutilé et nu d'une jeune femme, avec les orbites vides et un A gravé sur le ventre. C'est le commissaire Harald Lindmark de la brigade criminelle qui dirige l'enquête.

Bref, résumé comme cela, l'intrigue parait des plus classiques, sauf que l'auteur n'aime rien tant que perdre le lecteur dans des dédalles d'histoires qui n'ont a priori aucun rapport les uns avec les autres. Et d'ailleurs, si certaines se recoupent dans le puzzle final, d'autres clefs de l'intrigue ne seront pas résolues, laissant le lecteur avec quelques zones d'ombre, et notamment celle de la toute dernière page que je n'ai pas réussi à interpreter ( et j'ai contacté d'autres membres du jury, ils sont autant dans le flou que moi).
Dans ce genre d'intrigues à tiroir, soit on accepte de se laisser porter, soit on reste en rade pendant toute la lecture. Pour ma part, grâce au style tendu et précis de Petterson, je me suis laissé totalement prendre par la main, non sans un certain délice, dans toutes ces différents portraits de personnes, victimes ou suspects potentiels, qui ponctuent l'intrigue.
Certes, à la fin de l'histoire, on regrette que certains personnages ou situations ne soient pas plus développés comme on aurait espéré qu'il le soit lorsqu'on les a croisés la première fois. Petterson n'a pas pu (ou su) nous trousser une oeuvre chorale à la Inarritu où tous les pièces du puzzle s'emboitent les unes avec les autres, et forcément, il en reste un peu de fustration devant ce léger sentiment d'inabouti. Cela étant dit, l'ambition de l'oeuvre est énorme et ce polar sort des sentiers battus avec une intrigue qui tient quand même bien la route, n'en déplaise aux grincheux.

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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mimipinson
  29 octobre 2011
Je termine la sélection des 9 polars sélectionnés pour le jury des lecteurs Points avec un premier roman d'un auteur finlandais de langue suédoise. Et je crois bien qu'il va bousculer mon classement que je croyais définitif….
Ce « policier » ne ressemble pas beaucoup à ce que j'ai pu lire par ailleurs. Certes, il a sa patte nordique, mais un petit quelque chose en plus … En un mot, le bluff !!! Rien, mais rien, ne me permettait de savoir avant….non, tout s'est joué dans les 15 dernières pages. L'auteur aura , entre temps promené son lecteur dans les forêts, parmi les femmes russes de petite vertu, un ancien militaire……bref…..en nous racontant des histoires apparemment sans rapport, avec ce qui nous intéresse, en trouvant un coupable idéal, Torsten Petterson donnera une consistance à son roman, et surtout construit page après page un policier, Harald, professionnel jusqu'au bout du pistolet, parlant peu de lui, et qui chemin faisant fend l'armure, mais surtout, sans crier gare, bâtit à l'insu lu lecteur l'intrigue qui finira par exploser au yeux du lecteur.
J'ai apprécié la construction en journal dont le narrateur principal est Harald, qui s'entoure d'une équipe de cinq personnes. Régulièrement viennent s'insérer, au grès des évènements, toute une série de personnages dont on lit les confidences, les mémoires, les récits, ou les comptes rendus d'audition. Si l'intervention de certains personnages peuvent donner la sensation de perdre le lecteur, j'ai, au contraire trouvé cela particulièrement malin de la part de l'auteur.
La traduction parfaitement réussie donne une écriture élégante, bien soutenue, et de bon niveau.
Voilà un premier roman ambitieux, prometteur, et surtout de très bon augure pour la suite.

Lien : http://leblogdemimipinson.bl..
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brigittec
  08 avril 2014
Une jeune femme est retrouvée sauvagement assassinée dans un parc de la petite ville finlandaise de Forshalla. Harald Lindmark, le commissaire chargé de l'enquête pense tout de suite à un sérial Killer. Il y aura bien des meurtres en série avec la même signature. Toute la finesse de ce polar c'est que l'auteur ballade son lecteur lui laissant croire qu'il a plus d'indices que le commissaire. Je me suis laissée prendre au piège élaborant mes théories...mais au final c'est bien Harald Lindmark le boss. un bon polar nordique à la construction déroutante.
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pdupaty
  26 mai 2014
Encore du polar scandinave, cette fois finlandais (mais de la minorité suédophone au sud-ouest du pays) !
Une femme d'une trentaine d'année est retrouvée étranglée, énucléée et avec un A gravé au couteau sur son ventre. Entre l'ancienne centrale nucléaire où elle bossait et dont elle s'était fait virer pour avoir dénoncé les dangers, son copain, la mafia russe, aucune piste n'aboutit et un autre meurtre du même genre se produit dans le coin, sans compter un copycat...
C'est très bon ! le personnage du commissaire Lindmark, un vieux flic désabusé prenant plaisir à se mettre dans la peau des meurtriers, est bien dans la traditions nordique à l'image d'un Kurt Wallander, Harry Hole ou Erlendur Sveinsson. Et surtout la manière dont c'est écrit est assez particulière, avec plusieurs personnages faisant la narration à tour de rôle et de multiples flashbacks. Et au bout du compte, impossible de deviner qui a commis ces crimes avant les dix dernières pages. Un auteur à suivre !
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
MarimelieMarimelie   08 octobre 2013
Parfois, quand à la table de la cuisine, je me livrais à une introspection, je ne trouvais vraiment rien en moi. Pas même un sol en plaques métalliques au dessus d'un subconscient inaccessible, avec un peu de lumière qui filtre par les interstices des ouvertures. Je laissais un cône de lumière gris cendre jouer sur une cave abandonnée bien nettoyée, mais ne voyais que le sol qui est en moi, mais ne voyais que le sol qui est tout au fond, sans trappes ni interstices, sans rien qui soit dissimulé au-dessous. J'étais tout à fait normal, préparais à manger, pensais à Inger, pensais au Chasseur, mais ce n'était que le moi quotidien qui fonctionnait en mode automatique. Il manquait quelque chose là-dessous alors que ça aurait dû être là chez un être humain.

Que ressentais-je dans ces moments-là ? Un sentiment de vide. Que tout au fond de moi et à l'extérieur, il n'y avait finalement que le vide. Ce n'était même pas éprouvant ou effroyable, juste superficiel et insignifiant. Je savais qu'il manquait quelque chose mais je ne le ressentais pas.

C'est peut être la sagesse de la nature qui s'exprime ainsi. Ce que nous sommes vraiment va petit à petit être anéanti, pendant que nous pouvons encore le voir. Nous ne laisserons pas grand chose derrière nous. La coquille d'un être, rien qui mérite qu'on s'y attarde, jusqu'à ce que, pour finir, nous partions d'ici et disparaissions.
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christinebeaussonchristinebeausson   03 août 2013
Je regarde les yeux. Ils flottent dans leur solution iodée tels des jumeaux dans le liquide amniotique. Ils bougent : la moindre secousse du bocal les fait tressauter et remonter à la surface. Ainsi, ils peuvent observer le monde autour d'eux : des murs froids, de larges étagères de bois peintes en marron, une seule ampoule nue au plafond.
Ils doivent rêver qu'ils se trouvent ici, dans une cave ou un grenier, et, dans un lent mouvement de torsion, ils laissent leur regard glisser sur des murs de béton et des ombres insondables qui semblent se prolonger au delà des cloisons.
Dans la pâle clarté, quelque chose s'approche, un visage apparaît tout près. Quelqu'un les regarde - que peut il vouloir? A présent, il sort une grande....ça ressemble à une fourchette.
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letilleulletilleul   04 novembre 2010
La nuit est tombée au moment où je sors du cinéma. J'ai quitté un monde aux arbres dorés sous un ciel d'un bleu éclatant et j'en regagne un tout autre. Des néons grimacent. Des gens apparaissent dans la lumière des réverbères avant de disparaître à nouveau.
En attendant le bus, je marche le long de la berge et observe l'eau noire en contrebas. Elle semble morte, mais, de temps à autre, une vague scintillante vient respirer à la surface, en entraînant d'autres dans son sillage. Elles se montrent parfois l'espace d'une seconde avant de replonger. Un guidon de vélo parfaitement immobile émerge des vagues dans le halo projeté par l'éclairage du pont. Un animal qui s'est noyé, tels les crânes des vaches à grandes cornes qu'on voit dépasser du sable dans les westerns.
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christinebeaussonchristinebeausson   04 août 2013
Est il vraiment impossible à un être humain d'en connaître un autre en profondeur, même lorsqu'il s'agit de celui qui lui est le plus proche? Je n'ai jamais réellement pu éprouver les sentiments d'Inger, en dépit de toute la bonne volonté que j'y mettais. J'ignore ce qu'elle pensait de nous et si elle était heureuse ou non avec moi. Son calvaire lorsque la maladie la ravageait de l'intérieur m'est resté étranger. J'étais enfermé à l'intérieur de mon système nerveux et elle à l'intérieur du sien.
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BazartBazart   13 novembre 2011
Au cours de l'année qui vient de s'écouler, j'ai changé aussi bien en tant qu'être humain qu'en tant que policier. J'ai pensé et fait beaucoup de choses qui m'auraient été étrangères auparavant. Je tiens à en faire un récit exhaustif afin que moi-même et les autres puissions comprendre
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