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EAN : 9781028105168
Éditeur : Bragelonne (16/05/2018)

Note moyenne : 4.37/5 (sur 39 notes)
Résumé :
Après la mort du Haut-Roi, s'ensuit une période de deuil pour le Haut-Royaume-période durant laquelle les complots se trament et les dagues s'aiguisent avant l'ouverture du testament royal. Le prince Yrdel, héritier légitime, et le prince Alan, soutenu par la reine et son frère le prince-cardinal Jall, se disputent déjà le trône en coulisses. Comme ils se disputent les faveurs de Lorn, capitaine d'une Garde d'Onyx de plus en plus puissante et influente...
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Bad0Wolf
  02 juin 2018
ATTENTION: Peut contenir des SPOILERS:
4 ans d'attente!
4 longues années d'attente pendant lesquelles il a fallu nous occuper avec les Sept Cités, frustrante trilogie dans son histoire parce qu'elle ne traite pas du tout d'événements liés à la trame principale, et le Paris des Merveilles, qui m'a permit de découvrir un autre côté du génie de Pierre Pevel. Mais malgré ces lectures divertissantes ou bienvenues, il planait toujours au dessus d'elles l'absence d'une vraie suite au Haut-Royaume.
Mais elle est enfin là et il faut dire qu'elle ne déçoit pas.
Malgré des déclarations de la part de Pevel qu'il entendait aller dans une nouvelle direction avec ce tome, une idée qu'il avait flottée étant de suivre une bande de mercenaires travaillant pendant la Guerre des Trois Princes, il n'en est rien et la trame ouvre immédiatement à la fin du précédent, avec la mort du Haut-Roi Erklant II. On retrouve alors Lorn et sa Garde d'Onyx de plus en plus nombreuse et de plus en plus influente alors que les luttes d'influence qui ont caractérisées les deux précédents tomes vont enfin éclater en guerre.
La mort du roi ouvre une nouvelle période pour le Haut-Royaume: la Trêve des Larmes, une période de deuil entre la mort du souverain et l'ouverture de son testament qui nommera son héritier. Pendant cette période, le prince Yrdel, fils aîné d'Erklant II, assure la régence en sa capacité d'héritier présomptif. Mais celui-ci ignore les machinations que la reine et ses alliées ont mis en oeuvre pour assurer que la succession leur soit favorable. Cependant, tous ont conscience que la guerre est inévitable, surtout quand une pluie de cendres rouges commencent à tomber sur la Capitale alors qu'Erklant II vient de mourir; un présage qui annonce une guerre.
Pour commencer, je vais revenir brièvement sur les deux critiques que j'avais fait sur le Chevalier et L'Héritier, tomes que j'ai relus en attendant la sortie du Roi. Pevel souffre d'une manie malencontreuse qui doit néanmoins être un souci majeur pour tout auteur tentant d'écrire un Grand Oeuvre comme lui: il a tendance à commencer des intrigues qu'il finit par abandonner ou changer, introduire des nouveaux concepts qui n'existaient pas avant ou qu'il change. Par exemple, pour n'en prendre que deux, le Garde d'Onyx Kay et sa relation avec Naéris. Un autre exemple, dans le précédent tome, Erian d'Ansgarn était duc, dans celui-ci, il est roi. ce sont des détails, mais ils sont tout de même là.
Une autre intrigue qui m'avait fortement déçu dans L'Héritier, l'idée que Lorn est effectivement le fils du Haut-Roi. J'avais adoré l'idée que les Gardiens avaient mentis à Erklant II pour le contraindre à libérer Lorn de Dalroth. Cette histoire ne sert presque aucune importance dans ce tome,
Quoi qu'il en soit, si ce tome souffre légèrement d'un manque de continuité, les deux tomes précédents m'ont encore plus plut qu'à ma première lecture et la résolution d'une grande partie des intrigues qu'ils avaient mis en place valait le coup d'avoir attendu pendant aussi longtemps.
Maintenant, le vif du sujet: ce roman est génial. du début à la fin, il nous tient en haleine, multipliant les surprises tout en maintenant sa toile fonds qui permettra à Pevel de continuer à nous divertir avec sa "Beaucouplogie". Ouvrir sur la succession du Haut-Roi était une idée géniale, nous permettant de voir la conséquence de toutes les actions prises pendant les tomes précédents enfin prendre forme: les intrigues de la reine Célyane, les ambitions d'Alan, la résistance de Yrdel (), et la montée en puissance de Lorn à la Cour. Le prince-cardinal Jall aussi révèle enfin ses vrais couleurs et ses vraies ambitions qui sont distincts de celles de sa mère, mais qui a laissé derrière lui un indice gênant qui pourrait bien être la raison de sa destruction.
La Guerre des Trois Princes finit par éclater au grand jour après la fin de la Trêve des Larmes, quand Yrdel découvre que le testament le déshérite et donne le trône à son frère Alan.
Pevel montre encore une fois quels sont ses points forts: les intrigues, qui dominent la première partie de l'histoire; les conflits, qui prennent forme pendant la deuxième partie; et la fantasy qui apparaît de manière très intéressante dans cette même partie. Les aventures et les campagnes sont toujours très intéressantes et bien décrites, histoire qu'on ne se perdent pas dedans et développe l'envie de sauter des pages. Les surprises sont constantes et permettent de continuellement mettre ces personnages qui n'aiment pas perdre le contrôle des situations qu'ils n'avaient pas prévus. Même une intrigue qui est arrivé en toute fin de roman, un peu comme la bataille de Notre-Dame dans les Lames du Cardinal, passe bien ici. Même si un peu de foreshadowing de la part de Pevel n'aurait fait de mal à personne.
Je me répètes sans doute en disant que la plus grande réussite de Pevel reste ses personnages: Lorn reste le personnage du héros ambiguë qui prend des décisions parfois surprenantes mais toujours intéressantes. La décision qu'il a prise dans le précédent tome, , est une décision différente de celle des autres héros de fantasy et démarque l'oeuvre de Pevel de beaucoup d'autres, même de George Martin. Cependant, il reste tiraillé entre sa haine de ceux qui l'ont trahis et les sentiments qui font de lui un héros: il tient à ses hommes et ferait tout pour les protéger, continue de souffrir de ne pas pouvoir être avec la femme qu'il aime, et découvre les joies de la parenté pour la première fois.
Au même titre, les personnages que nous avons suivis depuis plusieurs romans reviennent. J'ai déjà parlé de Naéris qui prend de l'importance au sein de la Garde d'Onyx et hérite d'un don qui lui permettra de faire une véritable différence. Téogen d'Argor prend parti dans la guerre qui s'annonce, méprisant comme il le fait toujours les intrigues d'êtres comme la reine et Estévéris. Ce dernier mérite bien sa comparaison avec Richelieu, puisqu'il prend une route dans ce roman qui avait été celle du cardinal dans notre histoire. La reine doit affronter les conséquences de ses actes mais reste fidèle à elle-même. Il nous est même permit d'en voir un peu plus de ses motivations pendant ce roman, notamment pendant les échanges qu'elle a avec ses enfants. Jall est pour elle une autre pièce dans son échiquier politique, caractéristique que l'on voit avec la manière dont elle s'adresse à lui (par vouvoiement, contrairement à Alan), tandis qu'Alan est véritablement le fils qu'elle semble aimer. La seule question qui je me poses: est-ce qu'elle l'aime parce qu'il est son fils ou parce qu'il est une extension d'elle-même, à l'image d'une autre ambitieuse reine dans une autre série fantastique à forte ambiguïté.
Mais les deux meilleurs personnages de ce roman sont les deux princes: Yrdel et Alan. Ou Yrdel Ier et Aldéran Ier comme ils se font connaître désormais. Yrdel m'avait impressionné dans le précédent roman parce qu'il me semblait comme être le meilleur choix pour succéder à son père et régner sur le Haut-Royaume. Ce roman confirme ça, mais montre toute de même que malgré sa droiture, il souffre néanmoins du sentiment que son droit prime sur tout et ne laissera rien entraver sa route. Cela l'entraîne à faire des bêtises, notamment quand il se laisse tenter par des décisions douteuses. Son propre camp se révèle empli d'intrigants, agissant pour lui ou contre lui. Si la majorité de ces alliés (comme la Dame d'Arcante et leurs alliés Valmiriens) sont des êtres droits qui suivent Yrdel par conviction et par cause commune (le mépris de la reine primant au delà de toute autre considération), certains autres ont beaucoup moins de scrupules. Un autre élément s'ajoute au portrait de Yrdel mais qui ne le définit pas:
Alan, qui m'avait toujours laissé un goût amer dans la bouche dans les précédents tomes, gagne la distinction d'être le personnage qui m'a le plus impressionné dans ce roman: il continue à marcher sur un chemin étroit, tiraillé entre son ambition et son désir d'évasion. On le retrouve comme on l'avait laissé, incertain de s'il devait suivre le plan de sa mère et accepter le trône qui lui était offert et risquer un conflit avec son frère. Ou refuser et épargner son peuple et lui-même une chose qu'il a toujours hésité à accepter. Ses démons continuent à le tirailler et il finira par faire son choix. Mais non sans prendre conscience de sa propre importance auparavant. Il nous montre très clairement avec son choix qu'il n'a pas l'intention d'être la marionnette de sa mère, même s'il continue à écouter ses conseils surtout après le début de la guerre. Mais la véritable perle avec lui vient de deux événements: Quoi qu'il en soit, Alan finit par montrer ses vraies couleurs et se révéler le digne descendant de la race des Haut-Rois.
Enfin, pour terminer, le côté fantasy du Haut-Royaume prend une toute nouvelle ampleur grâce à un personnage qui avait fait forte impression depuis sa présentation: Serk'Arn, le Dragon de la Destruction qui a été emprisonner depuis des siècles par les Haut-Rois. Cependant, le secret de sa captivité semble avoir disparu avec Erklant II, aucun des trois princes ne semblant être au courant de sa captivité. Ainsi, seul Lorn sait que le puissant dragon vit encore. La guerre qui divise le Haut-Royaume n'avantage personne plus que lui, qui gagne en puissance avec chaque jour qui passe. Lorn continue à jouer un rôle important dans ses plans, sans le vouloir. A suivre
PS: Si des précisions bienvenues ont été apportées pendant ce roman sur le monde, l'absence de carte reste cependant un gros malus. Quant il en aura fini avec cette série, j'espère que Pevel nous la montrera.
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boudicca
  04 septembre 2018
Quatre ans. C'est le temps qu'il aura fallu patienter pour enfin découvrir la suite de la série « Haut-Royaume » et des aventures de son charismatique héros, le chevalier Lorn Askariàn. Une longue attente (surtout lorsqu'on se rappelle le coup de théâtre qui clôturait la fin du deuxième tome), mais largement récompensée étant donné la qualité de ce troisième opus. Après avoir été gracié et rétabli dans sa fonction de Premier Chevalier du royaume, puis placé à la tête de la nouvelle Garde d'Onyx, notre héros ne cesse de gagner en influence, au grand déplaisir de ses détracteurs qui s'alarment de voir le chevalier occuper une place si prestigieuse compte tenu de son scandaleux passé. Or, le nombre d'ennemis que compte Lorn ne cesse manifestement d'augmenter à mesure que l'état du royaume se détériore. En dépit de la renaissance du corps d'élite des Gardes d'Onyx et de la récente victoire remportée sur la cité rebelle d'Arcante, la situation du Haut-Royaume, jusque là peu florissante, ne va en effet pas tarder à s'aggraver encore un peu plus. Car voilà que le roi, moribond depuis un moment déjà, se décide enfin à passer l'arme à gauche. Aussitôt, la capitale du royaume se recouvre de cendres rouges, signe annonciateur de l'inéluctable boucherie qui se prépare. Car si Yrdel, le fils aîné, s'attend naturellement à hériter du trône de son père, la reine, elle, a d'autres plans et manoeuvre en secret pour placer son propre fils, Aldéran, à la tête du pays. La traditionnelle Trêve des Larmes, une période de vingt-et-un jours au cours de laquelle la cour est censée rendre hommage au défunt, fournit à chaque camp l'occasion de fourbir ses armes... avant l'éclatement de l'inévitable guerre civile. Et la Garde d'Onyx dans tout ça ? Et bien elle se retrouve prise entre deux tenailles, chacun des deux frères tentant de s'assurer la fidélité de Lorn qui, pour sa part, semble secrètement se réjouir de l'émiettement éminent du Haut-Royaume.
Ce troisième volume s'inscrit dans la droite lignée des précédents tomes de la série, ainsi que, de manière plus générale, dans celle des ouvrages antérieurs de l'auteur, à l'image de « La trilogie de Wielstadt » ou encore des « Lames du cardinal ». Autant dire que les fans de Pierre Pevel ne manqueront donc pas d'y trouver leur compte. Si les précédents tomes fourmillaient déjà d'intrigues et de scènes d'envergure, on sent bien que c'est ici, avec cette guerre fratricide, que les choses sérieuses commencent véritablement. L'auteur nous livre pour l'occasion des intrigues de cours habilement tissées, qui ne sont d'ailleurs pas sans rappeler par certains côtés l'oeuvre la plus connue de G. R. R. Martin (Célyane et Estévéris n'ont-ils pas, par exemple, un petit quelque chose de Cersei et Varis ?). On se prend très vite au jeu, d'autant plus que l'auteur a le don de maintenir le suspens en multipliant les rebondissements inattendus qui viennent totalement rebattre les cartes. Les péripéties qui ponctuent se troisième tome sont très nombreuses, ne laissant aucun moment de répit au lecteur qui n'en tourne les pages qu'avec plus de frénésie. En dépit de sa taille conséquente, le roman se lit en effet avec une rapidité déconcertante que l'on doit certes à la qualité des intrigues mises en scène ici, mais aussi et surtout à la qualité de la plume de l'auteur. Comme souvent, Pierre Pevel opte pour un style direct et percutant qui ne s'embarrasse pas de fioritures, un peu à l'image de son personnage principal, bourru à souhait. Si cette simplicité se traduit avant tout par une plus grande fluidité du texte, elle permet aussi, combinée au sens de la formule propre à l'auteur, de mettre efficacement l'accent sur le caractère dramatique de telle ou telle situation, le tout sans avoir à en rajouter. C'est dans les scènes de combat, que l'auteur donne surtout la pleine mesure de son talent, celui-ci nous offrant une fois encore plusieurs scènes épiques époustouflantes (cette fois c'est au « Seigneur des anneaux » que j'ai pensé, et plus particulièrement à la scène du Gouffre de Helm).
Pour ce qui est de l'univers, l'auteur n'étend cette fois que très peu les frontières de son monde, mais nous en apprend en revanche davantage sur l'histoire du Haut-Royaume et de la Garde d'Onyx. On retrouve alors, comme dans le tome précédent, certains schémas narratifs très classiques propres aux récits de fantasy : la prophétie, l'essor d'une force maléfique et corruptrice... Si l'auteur parvient à rendre la chose intéressante, je dois avouer que ce n'est pas pour le moment l'aspect de son univers qui me passionne le plus. Plusieurs indices laissent toutefois penser que cette trame sera amenée à prendre davantage de place dans la suite de l'histoire : patience, donc. Pour ce qui est des personnages, on retrouve avec plaisir Lorn, héros complexe et torturé à souhait, qu'on craint autant qu'on apprécie. le chevalier se révèle en effet assez imprévisible, et c'est justement ce qui rend le récit aussi captivant pour le lecteur qui ne sait jamais vraiment si le protagoniste agit en libre conscience ou sous l'influence de l'Obscure, cette substance qui l'a contaminé dans les geôles de sa prison. Les personnages secondaires sont tous aussi captivants car tous aussi nuancés. C'est le cas notamment des deux princes de sang royal, Yrdel et Aldéran, ce dernier connaissant une transformation bluffante et très convaincante qui fait froid dans le dos. Les membres de la Garde d'Onyx sont pour leur part toujours aussi attachants, et, quand bien même leur rôle n'est parfois pas très important, le lecteur parvient facilement à les identifier. L'esprit de corps et de camaraderie développé dans le tome précédent y est évidemment pour beaucoup et incite évidemment le lecteur à faire un parallèle avec d'autres unités d'élite, à commencer par celui des mousquetaires à laquelle l'auteur a déjà consacré l'une de ses précédentes oeuvres.
Fidèle à son habitude, Pierre Pevel clôt se troisième tome par un énorme cliffhanger qui laisse planer un suspens insoutenable pour le lecteur qui referme le roman à la fois désespéré par la cruauté de l'auteur, mais aussi admiratif de son talent pour les coups de théâtre. Espérons que l'attente jusqu'à la sortie du quatrième tome se révélera moins longue, même si, dans tous les cas, je serai une fois encore au rendrez-vous !
Lien : https://lebibliocosme.fr/201..
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Arthas
  19 mai 2018
Attention, cette chronique contient des spoilers concernant les deux premiers tome de Haut-Royaume et celui-ci.


Le Haut-Roi est mort, vive le Haut-Roi.
Après 4 longues années d'attente, le troisième tome de Haut-Royaume est enfin disponible. Et il est très différent de ce qui avait été annoncé. Ce livre devait initier un nouvel arc narratif, consacré à la Guerre des Trois Princes, les volumes deux précédents formant celui de Lorn et de la Garde d'Onyx. Si la Guerre des Trois Princes à bien lieu ici, (il était temps, après deux tomes passés à nous en faire la promotion) il faut tout de même relativiser. le livre se divise en deux parties, elles-mêmes divisées sections portant chacune un nom et regroupant plusieurs courts chapitres.
Le livre ressemble un peu à un mélange des deux précédents. Ce qui est un bien, et un mal. Bien parce que le livre se lit très vite, j'ai dévoré ses 400 pages en une douzaine d'heures, et que intrigues, courses-poursuites et batailles s'enchainent sans répit. Mal, parceque certaines situations ressembles beaucoup a celles déjà affrontés par les personnages.

Dans le premier quart du livre: les sections La Trêve des Larmes, le Prince et l'Archiviste et Premiers Feux posent le contexte suivant la mort du Haut-Roi Erklant II. Cette phase de complots qui prend place avant de la lecture du testament royal, dont le lecteur connait l'issue à l'avance, est très plaisante et permet de découvrir plus en profondeur la géopolitique du Haut-Royaume et les luttes entre les différentes factions.
Il permet aussi de rencontrer le prince Yrdel qui restait au second plan lors des tomes précédents et à qui on s'attache facilement.

La Griffe quant à elle, qui prend place entre les sections déjà citées, est vrai morceau d'aventure dans la plus pure tradition de Pevel.
La seconde partie s'articule autour de trois événements: la Guerre des Trois Princes, une quête de nature personnelle pour Lorn et un remake de la défense de Dalroth.
 de la guerre, on ne verra que peu de choses, une élipse nous transportant directement quelques mois après son déclenchement.
L'ambiance rappellera la partie dédiée au siège d'Arcante du second tome avec de belles réussites: le Rocher Rouge avec les conséquences qu'il entraine pour les personnages, et la Bataille de Darlat, seconde grande bataille de la série.
Les deux dernière sections de la seconde partie: Issern et Dunrath, offrent un nouvel épisode inattendu, héroïque et efficace dont l'influence semble tirée du premier tome par plusieurs aspects.

Le livre se finit par un final apocalyptique, qui laisse augurer le pire. Enfin plutôt le meilleur pour le lecteur.
A noter que Pevel corrige certains défauts que j'avais trouvés au second tome, à savoir l'éclatement des points de vue. le livre, comme dans le Chevalier se concentre exclusivement sur Lorn, ce qui permet de proposer une véritable succession d'aventures menées tambour battant.
Cependant, outre de quelques regrettables et inévitables coquilles, le plus gros défaut est similaire à celui du tome précédant: certaines informations sont répétées d'un chapitre l'autre voire, même à quelques pages d'intervalle, comme si le lecteur oubliait en quelques lignes tout de certaines personnages, ou événements et qu'il fallait lui rappeler constamment. Je note également de légères incohérences par rapport aux autres tomes.
Mais tout cela n'est pas bien grave et n'empêche aucunement le livre de se révéler nerveux, prenant et agréable à lire.
En espérant que l'attente ne soit pas aussi longue jusqu'au tome 4. Normalement prévu pour les imaginales 2019. Je croise les doigts.
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Davalian
  20 avril 2020
Pour suivre l'évolution de la saga Haut-Royaume, il faut être patient. Ainsi Pierre Pevel s'inspire-t-il du Trône de fer à plusieurs niveaux.
Cette attente n'est certes guère plaisante et facilite l'oubli entre deux volumes (généralement séparés par deux années). Fort heureusement, l'auteur fait fréquemment des rappels en cours de route, ce qui épargne une relecture de l'ensemble des volumes avant d'entamer celle du dernier en date (le quatrième volume est annoncé pour la rentrée 2020, en théorie).
Comme de coutume, il faut reconnaître que les éditions Bragelonne savent bien faire les choses. La première édition est le fruit d'un beau travail : couverture renforcée, mise en image sobre, mais efficace. le papier est également de très grande qualité.
Ce qui nous emporte ici, comme dans tout roman de Pierre Pevel c'est son style : limpide, agréable, simple à suivre et difficile à lâcher. Son propos est particulièrement facile d'accès, d'autant que la mise en page est aérée.
L'intensité de l'histoire monte progressivement en intensité et laisse la place à des séquences intenses, laissées à la fin de l'ouvrage. le final est digne d'un roman de David Gemmel.
L'histoire est ici le prolongement du volume précédent. Tout est annoncé dès les premières pages : il va être question de guerre (au travers de deux grandes batailles) mais pour cela il faut que les intrigues de cour aboutissent… et cela d'une manière ou d'un autre. Même s'il y a quelques surprises, le déroulement de l'histoire est classique et assez prévisible.
Les nombreux personnages qui constituent ici la trame de l'intrigue parviennent également à retenir notre attention : il y a Lorn forcément… mais il n'est pas le seul. Allan, va ici avoir droit à sa propre évolution. de nouveaux personnages feront également leur apparition et d'autres auront le droit à davantage d'attention. Bref l'ennui n'est jamais au rendez-vous.
Outre le côté prévisible de l'intrigue, contrebalancé par les nombreuses ellipses narratives qui évitent de perdre du temps, l'on pourra ici reprocher à l'auteur de ne pas avoir laissé de carte. Cette absence est ici plus sensible que dans les volumes précédents. Mais à défaut, il est toujours possible de suivre ses explications…
Le roi est donc un volume sympathique, qui se lit rapidement, sans prise de tête et qui offrira de belles heures de détente dans le Haut-Royaume…
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celindanae
  13 novembre 2018
Haut-royaume est une série de fantasy de Pierre Pevel assez différente de ses autres séries qui relevaient presque de l'uchronie car ils se rapprochaient d'une époque historique connue (Le Paris de la belle époque, la France des mousquetaires ou l'Allemagne au XVII ème siècle). Haut-royaume est un univers créé par l'auteur sans qu'il ait un rapport avec une période historique réelle. Pour le moment la série compte trois tomes, en comptant celui-ci, mais elle est appelée à en avoir plus. Une série dérivée dans le même univers Haut royaume est également paru, « Les 7 cités », comptant 3 romans . L'attente entre le tome 2 et le Roi a été très longue, puisqu'il a fallu attendre 4 ans entre les deux pour connaitre la suite du destin du Haut-royaume, et celui du personnage de Lorn.
Bien entendu, cette chronique portant sur un tome 3, elle risque de contenir un certain nombre de spoilers sur les deux premiers. L'intrigue reprend immédiatement à la fin du précédent tome, juste après la mort du Haut-Roi Erklant II. La régence est assurée par son fils ainé Yrdel pendant la période de deuil. Dans l'ombre, les intrigues sont nombreuses notamment de la part de la reine Célyane qui complote pour que son fils Alderan se retrouve sur le trône à la place de Yrdel. La situation politique du Haut-royaume est très tendue après la guerre contre la province d'Arcante. Lorn en tant que premier chevalier du royaume et commandant de la Garde d'Onyx se retrouve mêlé à un conflit entre les princes auquel il préférerait ne pas prendre part. La garde d'Onyx devient par ailleurs de plus en plus influente et nombreuse. Rien n'est simple au Haut-Royaume et la guerre se profile à l'horizon.
Les deux premiers tomes de la série étaient vraiment réussis apportant un univers original, des personnages très bien construits et complexes, des intrigues nombreuses et variées et des scènes mémorables. Ce troisième tome met un peu de temps à faire évoluer la situation car le début revient sur la condition du royaume et des trois fils du Haut-roi. D'ailleurs, Pierre Pevel a tendance dans cette première partie à répéter des informations à quelques pages d'intervalle concernant les personnages ou les différentes intrigues. Cela permet au lecteur de refaire le point après 4 ans d'attente entre la lecture des deux tomes mais a le désavantage de ne pas faire avancer les choses. du moins au début. Car une fois la période de deuil passée, les choses se mettent réellement en route et le roman prend un rythme beaucoup plus soutenu.
Le livre est divisé en deux parties qui sont également séparées en sections avec des chapitres assez courts. le livre est globalement bien construit (hormis le petit écueil du début), très prenant et agréable à lire comme toujours chez Pierre Pevel. Les rebondissements dans la seconde partie sont nombreux et la fin regorge de scènes très prenantes. Pierre Pevel maitrise son intrigue et nous tient en haleine jusqu'au bout avec des passages épiques épatants. le style de l'auteur est nerveux et très fluide rendant la lecture de ce tome très agréable. Cependant, certains termes ont tendance à être un peu trop présent dans le roman (on « tique » et « acquiesce » beaucoup dans ce tome).
Les personnages sont un des gros points forts de cette série. Ils sont tous très complexes, humains, avec des faiblesses. Ma préférence va à Lorn, héro malgré lui, personnage torturé, au passé trouble et marqué par l'Obscure depuis son passage dans les geôles de Dalroth. Mais les seconds rôles sont aussi parfaits, Esteveris évolue de belle manière, tout comme Naéris, et les deux princes sont énigmatiques et bien campés. Il est un peu dommage que la construction du récit fasse que l'on voit un peu moins Yrdel dans la seconde partie.
Ce troisième tome de la série Haut-royaume est donc un bon roman mais en dessous des deux premiers qui étaient d'une qualité exceptionnelle. L'univers, les personnages et les diverses intrigues tiennent le lecteur en haleine et rendent le roman immersif. Cependant, l'auteur a tendance a un peu recourir à la facilité, même si il est certainement difficile de maintenir le niveau des deux premiers opus sur plusieurs tomes. Ou alors, au bout de 4 ans, j'attendais peut-être un peu trop de cet auteur que je suis depuis ses débuts, et qui m'a fait vibrer depuis plus de 15 ans. Il faut espérer que la suite ne mettra pas trop longtemps à nous faire languir.
Lien : https://aupaysdescavetrolls...
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
meknes56meknes56   10 août 2019
- Mais aujourd'hui, vous pouvez utiliser contre vos adversaires le piège qu'ils vous ont tendu. En obtenant une paix honorable avec Arcante dès votre couronnement, vous désavouerez publiquement la politique de la reine. Vous effacerez dans l'esprit de vos sujets le souvenir de la défaite. Vous vous présenterez comme un grand roi. Comme un homme de paix et de justice. ( la duchesse marqua un temps d’arrêt, puis dit:) Vous donnerez à voir l'homme que vous êtes.

Page 92
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ArthasArthas   19 mai 2018
"L'orgueil des grands est le malheur des humbles."
Chroniques (Livre des Proverbes et Sentences)
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ArthasArthas   18 mai 2018
Une pluie de cendre se mit à tomber.
- Rouge, dit Logan en examinant les flocons de cendre tombés dans sa paume ouverte.
Les deux hommes échangèrent un regard.
- La guerre, lâcha Lorn.
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meknes56meknes56   10 août 2019
Alan ne s'étonna pas de se réveiller seul. Il savait qu'il avait passé la nuit avec une femme, mais la croiserait-il qu'il ne la reconnaitrait pas : elle ressemblait à toutes celles qui l'avaient précédée. Pour le prince, peu importait la fille. Peu importait le flacon.
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meknes56meknes56   10 août 2019
Lorsqu'elles sont bien établies, dit-il, les apparences comptent plus que les vérités.


Page 144
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Videos de Pierre Pevel (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Pevel
Pierre Pevel, l'auteur de la série de romans le Paris des Merveilles, nous présente "Les Artilleuses", la première bande dessinée prolongeant son riche univers fantastique. Rendez-vous le 4 mars en librairie pour découvrir "Le Vol de la sigillaire", le premier tome de la série, scénarisé par Pierre Pevel et dessiné par Étienne Willem : bit.ly/LesArtilleuses-BD
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