AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9791028107901
768 pages
Éditeur : Bragelonne (16/10/2019)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 179 notes)
Résumé :
Paris, 1633. Les dragons menacent le royaume.
Surgis de la nuit des temps, ils sont décidés à restaurer leur règne absolu. Usant de sorcellerie, ils ont pris apparence humain et créé une puissante société secrète, la Griffe noire, qui conspire dans les plus grandes cours royales d’Europe.
Pour déjouer leurs complots, Richelieu dispose d’une compagnie d’aventuriers et
de duellistes rivalisant de courage, d’élégance et d’astuce. Des hommes et une ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  14 septembre 2017
Il y a des fois je ne comprends pas, ou du moins je ne me comprends pas.
Ce roman avait pourtant tout pour me plaire.
Tout d'abord c'est un roman de capes et d'épées et j'adore ça. En plus l'un des personnages phare est Richelieu et j'ai un intérêt tout particulier pour cet étrange personnage historique.
Mais en plus de cela , l'auteur a ajouté a sa romance de la magie, des complots, des personnages attrayants, des dragons. Donc, je confirme bien que tous ces éléments auraient du faire que ce roman était fait pour moi.
Je ne peux pas non plus remettre la faute sur la façon d'écrire de l'auteur, car elle est plutôt très agréable et fluide. Et pourtant, je me suis ennuyée et n'ai pas plus accroché que cela lors de ma lecture.
Je me souviens quand j'ai lu Les salauds gentilhommes de Scotch Lynch, j'avais du m'y reprendre en deux fois. J'a commencé et je trouvais ce roman barbant a souhait. J'ai donc dit stop et repris ma lecture quelques mois plus tard.. et la je suis littéralement tombée sous le charme de cet auteur, de ses histoires et encore plus de ses personnages.
Par contre , ici, avec les lames du cardinal, malgré mon ennui , j'ai fini l'intégrale. je pense foncièrement que c'était une erreur.. car je reste convaincue que ce roman est fait pour moi. Je lui donnerais donc une seconde chance dans quelques années.
La seule explication possible, pour moi, reste que je n'ai pas du lire ce roman au bon moment.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          7113
Ellane92
  28 juillet 2014
Les "Lames du Cardinal", de Pierre Pével, est un roman de cape et d'épée fantastique qui se situe, dans le temps mais dans un autre espace, peu après l'intrigue développée par Dumas dans les Trois mousquetaires.
Le Cardinal de Richelieu ordonne et contraint le Chevalier La Fargue à réunir à nouveau et à prendre le commandement des "Lames du Cardinal", une sorte de bande de mercenaires de divers horizons qui lui est vouée corps et âmes et qui mène, dans l'ombre, les missions qui protègent la France de Louis XIII des diverses menaces qui pèsent sur elle. Ces menaces sont représentées essentiellement par l'Espagne, pays ennemi qui vit sous l'égide de la griffe noire, c'est-à-dire des descendants des dragons et adeptes de la magie (noire bien entendu), mais bien sûr, les complots de Mme de la Chevreuse ou l'insoumission de la Lorraine viennent compliquer le paysage politique de la France. Souhaitant maintenir la cordialité des relations entre la France et l'Espagne, Richelieu confie aux Lames leur première mission : mettre la main sur un jeune chevalier Espagnol qui a disparu, et qui est cher au diplomate de ce pays venu négocier en France. Pendant ce temps, en plein coeur de Paris, la vicomtesse de Malicorne prépare en secret une opération qui devrait propulser sa carrière au sein de la griffe noire.
Personnellement, mon avis sur ces Lames du Cardinal est assez mitigé: il y a des choses que j'ai trouvées à la fois très bien et très intéressantes, et d'autres qui m'ont déplu ou ont gêné ma lecture.
Je trouve l'idée de départ excellente, refaire vivre, le temps de quelques pages, l'oeuvre de Dumas, avec une mise en contexte nouvelle. J'ai trouvé la reconstitution de Paris bien faite, et j'ai été absolument ravie de croiser, au détour de l'histoire, le noble Athos, et bien sûr D Artagnan.
Je n'ai en revanche rien trouvé dans cette intégrale de ce qui me plait tant chez Dumas : la description d'une autre époque et d'autres moeurs, l'humour (il y en a certes dans Les Lames, mais du genre : "T'as fini de cogner, alors c'est mon tour, et moi, je tape plus fort que toi !", alors ça lasse), l'interpellation du lecteur tout au long de l'histoire, et surtout, les valeurs comme l'amitié qui sont mises en valeur. Dans Pével, il n'y a quasiment pas de relations entre les Lames, à part se sauver la vie mutuellement ; on ne partage pas les petites joies et les petites misères, les serviteurs qui ont les qualités et les défauts de leur maitres, les occasions de ripailles ou d'action… Pas de naissance d'amitié, puisque les Lames se connaissent (du moins au début de l'ouvrage). Pas de difficultés non plus dans l'accomplissement de leurs missions, car ces héros hors du commun ont leurs entrées partout : chez la très recherchée Mme de Chevreuse, dans les maisons de jeu très sélect, et même dans le monde très secret des Châtelaines, ces femmes qui combattent avec l'épée et la magie les dragons. A vrai dire, nos Lames ont même le bon physique, qui permet à l'une d'entre elles de se faire passer pour quelqu'un d'autre. En plus de ça, ils ont une constitution hors du commun (chez Dumas aussi, je sais !), qui permet de les garder à moitié mort le temps qu'arrivent les secours, ou même de dévier les balles tirées en pleine tête (faut oser !!). En plus de ça, inutile de trembler : si nos personnages sont vraiment en difficulté, Saint Lucq est là pour les sauver ! Ouf !
J'ai aussi peu gouté les innombrables redites de l'auteur : oui, Paris puait en ce temps-là, mais le répéter sans cesse n'apporte pas grand-chose à l'intrigue ; oui, Rochefort est "l'âme damnée du Cardinal de Richelieu", mais si on lit "Rochefort" tout court, on comprend que c'est l'âme damnée du Cardinal même si ce n'était pas systématiquement précisé ! de même, de nombreuses actions sont "reracontées" à plusieurs reprises, et le premier chapitre du troisième volume est presque exactement le dernier du second tome… Bref, ça lasse !
Enfin, ce qui m'a le plus déçue, c'est l'exploitation faite par Pével de l'histoire de Dumas. Déjà, que D Artagnan, alors Capitaine des Mousquetaires, n'ait pas eu de rôle à tenir dans l'histoire, sachant que le trône, le Roi, et plus encore, la Reine, étaient menacés, me parait juste incompatible avec le personnage. Et puis, à qui veut-on faire croire que les Mousquetaires du Roi travailleraient main dans la main et en bonne entente avec des agents de Richelieu ?? Plus fort encore, Richelieu, celui de Dumas, ayant de quoi faire tomber en disgrâce Anne d'Autriche, se contenterait de tenir l'histoire sous silence ?! Faudrait voir à pas pousser Ellane dans les orties !!
Ceci dit, j'ai quand même lu l'intégrale de ces Lames du Cardinal, malgré ce que je considère comme des faiblesses. Pourquoi ? Parce que je trouve que Pével a du talent. Il nous amène à rencontrer "La griffe noire" et à la connaitre petit à petit, son fonctionnement, sa hiérarchie, ses buts, ses multiples factions, et tous ses visages. Et il le fait bien, au fil de l'histoire, aux bons moments, faisant entrer dans la danse de nouveaux et d'anciens personnages. D'ailleurs, l'importance de la griffe noire augmente au fil des tomes, et si j'ai pinaillé sur le premier tome et trainassé sur le second, j'ai quasi-dévoré le troisième. Si la construction du récit est trop rapide à mon gout (les chapitres ou sous-parties de chapitres sont vraiment très courts), elle n'en donne pas moins un bon rythme à l'intrigue. Et puis, sur la fin, des histoires dans l'histoire commençaient à émerger "pour de vrai" (Ballardieu et Agnès, Marciac et Gabrielle, ou même les états d'âme de Leprat, qui pour le coup, commençait à me faire penser à Athos) même si ça n'a pas été suffisamment exploité (à mon humble avis, hein…). J'ai beaucoup aimé les scènes qui se passent à Notre-Dame, les attaques, les replis, le siège, etc… même si j'ai trouvé un peu ridicule la grande scène de combat finale.
Bref, en conclusion, j'aurais tendance à dire que, pour cette histoire, l'auteur a voulu faire un bel hommage à Dumas en se faisant plaisir. Pourquoi pas ? Mais au final, ce que j'ai le plus apprécié chez Pével, c'est tout ce qui n'était pas originaire de Dumas. du coup, ça me donne envie de découvrir d'autres de ses oeuvres !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          280
laulautte
  28 août 2015
Quel panache ! Pierre Pevel frappe d'estoc et de taille avec ce roman épique qui mêle avec génie fantasy, cape et d'épée et histoire. Rebondissements et revirements n'ont de cesse sur fond de complots, secrets et trahisons. Une plume élégante et subtile à l'image de ces Lames que sont ces hommes et cette femme exceptionnels - "Courage, audace, vaillance : c'est là la marque des Lames..." - des plus attachants qui composent cette unité d'élite reformée par le Cardinal Richelieu afin de faire la chasse aux Dragons qui menacent la Cour de France.
Les Lames du Cardinal auront fait mouche. Un véritable "estoc dans le coeur", une lecture jubilatoire qui tient en haleine du début à la fin. Un pur moment de plaisir terminé avec regret.
Commenter  J’apprécie          280
Ancolie
  29 janvier 2013
Epoustouflant est le premier mot qui me vient pour décrire les Lames du Cardinal. Quel cardinal ? Richelieu, pardi ! Et que sont les lames ? Une équipe composée de plusieurs hommes et d'une femme à son service. Au rendez-vous : intrigues à la cour de Louis XIII et menaces venant… de dragons. Oui, des dragons ! Pierre Level propose un mélange audacieux entre fantasy et roman de cape et d'épée. Et au final, on a droit à une belle réussite.
Les points forts de ce roman sont la vivacité qui s'en dégage et les personnages auxquels on s'attache énormément.
Le seul reproche que j'ai à faire concerne le style. le roman est bien écrit mais l'auteur encombre son récit avec des répétitions de détails qui s'avèrent inutiles.
Cela n'enlève rien au plaisir que j'ai eu à le lire. J'étais sceptique quant à l'apparition de dragons au XVIIe siècle mais l'auteur jongle très bien avec les ficelles de la fantasy et je n'ai jamais eu l'impression que cela tombait à plat. Au contraire. J'ai été (re)transportée au temps des mousquetaires, j'ai renoué avec une fougue proche d'Alexandre Dumas (la comparaison est inévitable). On a même le bonheur de rencontrer Athos et D Artagnan au fil des enquêtes des lames du cardinal. du petit lait pour moi qui fut, à une époque, une lectrice acharnée des Trois mousquetaires…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
Igguk
  25 mai 2015
Plutôt que d'attaquer sa nouvelle saga Haut-Royaume, ma première lecture de Pierre Pevel s'est portée sur ce qui est peut-être sa série la plus connue, les lames du cardinal. Elle a même eu l'insigne honneur d'une traduction anglaise et du prix Morningstar des Gemmell Awards. Avec ce joli palmarès et un pitch plus qu'intriguant, j'ai pas hésité bien longtemps et me suis jeté sur l'édition intégrale de la trilogie, concoctée par Bragelonne.
Les livres se passent à l'époque des trois mousquetaires, autour de 1630, et en reprend le cadre et l'univers. On retrouve en effet une ambiance « de capes et d'épées » classique et bien menée, on croise quelques personnages connus, ça sent l'hommage à Alexandre Dumas car on y retrouve toutes les ficelles et les grandes figures. Mais Pierre Pevel se démarque en ajoutant à l'univers bien connu des mousquetaires une touche de fantasy en la présence de dragons. le cadre historique très maitrisé est ainsi customisé avec la présence dans les hautes arcanes du pouvoir de loges draconiques qui complotent contre le trône de France, mais les dragons en questions peuvent prendre apparence humaine et évoluent parmi les grands de ce monde, ils sont d'ailleurs déjà bien implantés en Espagne. Oui, dit comme ça, ça fait un peu « je prends un couscous et j'y mets du Nutella, ça peut être que délicieux » mais bizarrement l'intrigue générale se révèle très solide.
Dans ce cadre, nous suivons les aventures d'une unité d'élite au service direct du cardinal de Richelieu, les fameuses lames du cardinal. Dans le premier tome, les lames ont été démantelées après le fiasco du siège de la Rochelle, mais des circonstances particulières vont mener le Cardinal à rappeler le capitaine La Fargue et lui demander de reformer ses lames quelques années plus tard. Nous faisons donc la connaissance de notre groupe de vétéran haut en couleurs et hétéroclite composé de la Baronne Agnès de Vaudreuil, de Nicolas Marciac, Almadès, Saint Lucq et les autres. Même si on peut leur reprocher des caractères un peu archétypaux (le capitaine solide et paternel, le rigolard charmeur, le ténébreux mystérieux sinistre, la jolie noble de caractère et de talent, etc…), la construction des personnages et la dynamique du groupe comptent parmi les grandes qualités de la série, on s'attache énormément aux protagonistes et leurs péripéties deviennent vraiment prenantes. Et ils pètent la classe, aussi.
Ces lames combinent les talents de combattants, d'espion et d'enquêteurs et le gros de leurs aventures se passeront dans le secret le plus total, ils seront chargés de démêler les fils d'intrigues très bien construites et plaisantes à découvrir dans les hautes sphères du pouvoir ou dans les bas-quartiers de Paris. L'auteur sépare souvent son action en alternant les point de vue de manière très rapide pour nous faire découvrir les machinations sous plusieurs angles différents et jouer d'un suspense haletant. C'est pourtant une construction risquée qui m'a donné du fil à retordre en début de roman, cette alternance rapide est assez casse-gueule au moment où on apprend à peine à connaitre les héros, et j'ai bien mis la moitié du premier tome à vraiment apprécier les personnages, au début on est un peu perdu et c'est peut-être le défaut principal de la saga.
Mais une fois passé ce cap, le livre est vraiment très divertissant même s'il ne surprendra jamais les grands amateurs de Dumasseries en tous genres tant l'univers leur paraitra familier, si on enlève les dragons bien sûr, mais leur présence en tant que grosse bestioles qui grognent est finalement secondaire. La description du Paris de l'époque est aussi une grosse qualité du roman, on découvre avec précision beaucoup d'éléments de la ville de l'époque, l'auteur se permet des digressions régulières pour nous raconter quelques « fun facts » ou anecdotes intéressantes, ce qui n'est pas du goût de tout le monde mais m'a beaucoup intéressé.
Ces enquêtes/infiltrations/opérations commando dans le secret, dans un monde où les dragons tirent les ficelles du pouvoir et bousculent l'équilibre m'a souvent donné l'impression de lire une campagne de Shadowrun qui aurait pris une bonne vieille machine à remonter le temps vers le XVe siècle (bon, le MJ est vachement balèze, faut avouer). Pas étonnant de lire que l'auteur à un gros background dans le jeu de rôle donc, ça se ressent dans le découpage en « missions » et la caractérisation des personnages, et c'est aussi rigolo de noter que les lames du cardinal ont donné lieu à un jeu, la boucle est bouclée.
La saga des Lames du cardinal est une lecture très divertissante et dépaysante, un détournement fantasy de l'univers des 3 mousquetaires qui en garde toutes les ficelles et les codes, et bénéficie d'une écriture solide et d'un rythme haletant. Malgré des petites réserves sur certains aspects, j'ai beaucoup apprécié cette trilogie et vais très certainement continuer ma découverte de la bibliographie de monsieur Pevel qui compte également la trilogie Wielstadt ou encore le cycle d'Ambremer (qui vient juste d'être réédité chez Bragelonne dans une édition superbe, au passage…).
Lien : http://ours-inculte.fr/les-l..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          104
Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
Ellane92Ellane92   18 décembre 2014
Ce que j'essaie de te dire, gamine… Ce que j'essaie de te dire, c'est que l'on met parfois du temps à reconnaitre le chemin tracé pour nous, mais que l'on ne fait que retarder l'inévitable… Nous avons tous un destin, comprends-tu ? Un destin qui peut être fort différent de celui que l'on croit ou de celui que l'on veut. Pour certains, ce destin est modeste. Mais pour d'autres tels que toi, il est… immense…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
AnouschkaAnouschka   06 octobre 2015
Danvert avait l’œil à tout, donnait des ordres précis, ne parlait presque pas sinon. Il avait la cinquantaine. Mince, les cheveux gris et le teint naturellement hâlé des Méditerranéens, il avait consacré sa vie à servir irréprochablement. Il était doué des qualités des meilleurs maîtres d'hôtel, dont la fonction est de s'assurer du bon train d'une maison et d'en diriger les domestiques. C'est a dire qu'il était discret, intelligent, intègre, attentif et prévoyant. Mais il avait également un défaut très largement partagé dans sa profession: une forme d'arrogance inspirée par le sentiment-souvent fondé- d'être irréprochable.
De fait, il était le véritable maître de la Renardière. Aidé d'un personnel qui lui obéissait au doigt et à l'oeil, il tenait les lieux prêts a accueillir n'importe qui du jour au lendemain, voire en plein milieu de la nuit, pour quelques heures ou plusieurs jours. Il connaissait le caractère d'exception de ceux que le Cardinal recevait ici. Il ne s'étonnait apparemment de rien, n’exigeait de savoir que ce qui lui était nécessaire, s'acquittait de sa tâche avec zèle, sans jamais s'émouvoir. Leprat avait vite pris la mesure du maître d'hôtel et il s'en étais volontiers remis à lui, comme un bon officier sait s'appuyer sur un sergent d'expérience. Une décision que l'ancien mousquetaire n'avait pas eue à regretter, et dont il s'était vite félicité en assistant pour la première fois à fa fouille systématique des appartements de l'Italienne: Danvert était à son affaire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Ellane92Ellane92   08 décembre 2014
Le Cardinal avait beaucoup d'ennemis. Il y avait d'abord les ennemis du roi, qui n'étaient pas tous étrangers. Il avait ensuite les ennemis de sa politique, dont le parti dévot. Il avait enfin les ennemis de sa personne, qui le haïssaient autant qu'ils enviaient sa réussite et jalousaient son influence sur Louis XIII – une influence d'ailleurs exagérée, mais dont la légende permettait assez commodément de reprocher au ministre les fautes et les violences du roi.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
selena_974selena_974   17 juin 2014
La pluie dura après l’orage et ne cessa qu’au lever du jour. Paris se réveilla toute fraîche et comme ragaillardie. Dire que la capitale était propre serait exagéré, car il aurait fallu un déluge biblique pour emporter les immondices qui s’accumulaient dans ses rues et ôter la boue infecte qui collait à son pavé. Mais le plus gros avait été lavé et les Parisiens, au réveil, apprécièrent d’être enfin soulagés de la poussière et de la puanteur des derniers jours. Il leur parut ainsi que les coqs chantèrent plus vaillamment et que le timbre des cloches était plus clair ce matin-là, tandis que la ville encore toute luisante s’irisait sous les premiers rayons du soleil.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
AnouschkaAnouschka   13 septembre 2015
Certes personne n'ignorait que les dragons existaient, qu'il en avait toujours été ainsi, que la forme humaine leur était devenue naturelle et qu'ils vivaient parmi les hommes depuis des siècles. Pour le malheur de l'Europe, la cour royale d'Espagne en comptait de longue date en son sein. Et de lointains cousins de leur race, les vyvernes, servaient de monture ailées tandis que les dragonnets étaient des animaux de compagnie appréciés. Cependant, un sang-mêlé faisait toujours forte impression. Tous nés d'amours rares d'un dragon et d'une femme, ils provoquaient un malaise qui se muait en haine chez certains,en horreur chez d'autres, en fascination érotique chez quelques-uns et quelques-unes. On les disait froids, cruels, indifférents et volontiers méprisants à l'égard du commun des mortels.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Videos de Pierre Pevel (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Pevel
Pierre Pevel, l'auteur de la série de romans le Paris des Merveilles, nous présente "Les Artilleuses", la première bande dessinée prolongeant son riche univers fantastique. Rendez-vous le 4 mars en librairie pour découvrir "Le Vol de la sigillaire", le premier tome de la série, scénarisé par Pierre Pevel et dessiné par Étienne Willem : bit.ly/LesArtilleuses-BD
autres livres classés : de capes et d'épéesVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

L'univers de Pierre Pevel

Dans le premier tome des Lames du cardinal, quel roi gouverne la France ?

Charlemagne
François 1er
Louis XIII
Louis XVI

5 questions
25 lecteurs ont répondu
Thème : Pierre PevelCréer un quiz sur ce livre
.. ..