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ISBN : 2352944902
Éditeur : Bragelonne (08/07/2011)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 139 notes)
Résumé :
Paris, 1633. Les dragons menacent le royaume.
Surgis de la nuit des temps, ils sont décidés à restaurer leur règne absolu. Usant de sorcellerie, ils ont pris apparence humain et créé une puissante société secrète, la Griffe noire, qui conspire dans les plus grandes cours royales d’Europe.
Pour déjouer leurs complots, Richelieu dispose d’une compagnie d’aventuriers et
de duellistes rivalisant de courage, d’élégance et d’astuce. Des hommes et une ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  14 septembre 2017
Il y a des fois je ne comprends pas, ou du moins je ne me comprends pas.
Ce roman avait pourtant tout pour me plaire.
Tout d'abord c'est un roman de capes et d'épées et j'adore ça. En plus l'un des personnages phare est Richelieu et j'ai un intérêt tout particulier pour cet étrange personnage historique.
Mais en plus de cela , l'auteur a ajouté a sa romance de la magie, des complots, des personnages attrayants, des dragons. Donc, je confirme bien que tous ces éléments auraient du faire que ce roman était fait pour moi.
Je ne peux pas non plus remettre la faute sur la façon d'écrire de l'auteur, car elle est plutôt très agréable et fluide. Et pourtant, je me suis ennuyée et n'ai pas plus accroché que cela lors de ma lecture.
Je me souviens quand j'ai lu Les salauds gentilhommes de Scotch Lynch, j'avais du m'y reprendre en deux fois. J'a commencé et je trouvais ce roman barbant a souhait. J'ai donc dit stop et repris ma lecture quelques mois plus tard.. et la je suis littéralement tombée sous le charme de cet auteur, de ses histoires et encore plus de ses personnages.
Par contre , ici, avec les lames du cardinal, malgré mon ennui , j'ai fini l'intégrale. je pense foncièrement que c'était une erreur.. car je reste convaincue que ce roman est fait pour moi. Je lui donnerais donc une seconde chance dans quelques années.
La seule explication possible, pour moi, reste que je n'ai pas du lire ce roman au bon moment.
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Ellane92
  28 juillet 2014
Les "Lames du Cardinal", de Pierre Pével, est un roman de cape et d'épée fantastique qui se situe, dans le temps mais dans un autre espace, peu après l'intrigue développée par Dumas dans les Trois mousquetaires.
Le Cardinal de Richelieu ordonne et contraint le Chevalier La Fargue à réunir à nouveau et à prendre le commandement des "Lames du Cardinal", une sorte de bande de mercenaires de divers horizons qui lui est vouée corps et âmes et qui mène, dans l'ombre, les missions qui protègent la France de Louis XIII des diverses menaces qui pèsent sur elle. Ces menaces sont représentées essentiellement par l'Espagne, pays ennemi qui vit sous l'égide de la griffe noire, c'est-à-dire des descendants des dragons et adeptes de la magie (noire bien entendu), mais bien sûr, les complots de Mme de la Chevreuse ou l'insoumission de la Lorraine viennent compliquer le paysage politique de la France. Souhaitant maintenir la cordialité des relations entre la France et l'Espagne, Richelieu confie aux Lames leur première mission : mettre la main sur un jeune chevalier Espagnol qui a disparu, et qui est cher au diplomate de ce pays venu négocier en France. Pendant ce temps, en plein coeur de Paris, la vicomtesse de Malicorne prépare en secret une opération qui devrait propulser sa carrière au sein de la griffe noire.
Personnellement, mon avis sur ces Lames du Cardinal est assez mitigé: il y a des choses que j'ai trouvées à la fois très bien et très intéressantes, et d'autres qui m'ont déplu ou ont gêné ma lecture.
Je trouve l'idée de départ excellente, refaire vivre, le temps de quelques pages, l'oeuvre de Dumas, avec une mise en contexte nouvelle. J'ai trouvé la reconstitution de Paris bien faite, et j'ai été absolument ravie de croiser, au détour de l'histoire, le noble Athos, et bien sûr D Artagnan.
Je n'ai en revanche rien trouvé dans cette intégrale de ce qui me plait tant chez Dumas : la description d'une autre époque et d'autres moeurs, l'humour (il y en a certes dans Les Lames, mais du genre : "T'as fini de cogner, alors c'est mon tour, et moi, je tape plus fort que toi !", alors ça lasse), l'interpellation du lecteur tout au long de l'histoire, et surtout, les valeurs comme l'amitié qui sont mises en valeur. Dans Pével, il n'y a quasiment pas de relations entre les Lames, à part se sauver la vie mutuellement ; on ne partage pas les petites joies et les petites misères, les serviteurs qui ont les qualités et les défauts de leur maitres, les occasions de ripailles ou d'action… Pas de naissance d'amitié, puisque les Lames se connaissent (du moins au début de l'ouvrage). Pas de difficultés non plus dans l'accomplissement de leurs missions, car ces héros hors du commun ont leurs entrées partout : chez la très recherchée Mme de Chevreuse, dans les maisons de jeu très sélect, et même dans le monde très secret des Châtelaines, ces femmes qui combattent avec l'épée et la magie les dragons. A vrai dire, nos Lames ont même le bon physique, qui permet à l'une d'entre elles de se faire passer pour quelqu'un d'autre. En plus de ça, ils ont une constitution hors du commun (chez Dumas aussi, je sais !), qui permet de les garder à moitié mort le temps qu'arrivent les secours, ou même de dévier les balles tirées en pleine tête (faut oser !!). En plus de ça, inutile de trembler : si nos personnages sont vraiment en difficulté, Saint Lucq est là pour les sauver ! Ouf !
J'ai aussi peu gouté les innombrables redites de l'auteur : oui, Paris puait en ce temps-là, mais le répéter sans cesse n'apporte pas grand-chose à l'intrigue ; oui, Rochefort est "l'âme damnée du Cardinal de Richelieu", mais si on lit "Rochefort" tout court, on comprend que c'est l'âme damnée du Cardinal même si ce n'était pas systématiquement précisé ! de même, de nombreuses actions sont "reracontées" à plusieurs reprises, et le premier chapitre du troisième volume est presque exactement le dernier du second tome… Bref, ça lasse !
Enfin, ce qui m'a le plus déçue, c'est l'exploitation faite par Pével de l'histoire de Dumas. Déjà, que D Artagnan, alors Capitaine des Mousquetaires, n'ait pas eu de rôle à tenir dans l'histoire, sachant que le trône, le Roi, et plus encore, la Reine, étaient menacés, me parait juste incompatible avec le personnage. Et puis, à qui veut-on faire croire que les Mousquetaires du Roi travailleraient main dans la main et en bonne entente avec des agents de Richelieu ?? Plus fort encore, Richelieu, celui de Dumas, ayant de quoi faire tomber en disgrâce Anne d'Autriche, se contenterait de tenir l'histoire sous silence ?! Faudrait voir à pas pousser Ellane dans les orties !!
Ceci dit, j'ai quand même lu l'intégrale de ces Lames du Cardinal, malgré ce que je considère comme des faiblesses. Pourquoi ? Parce que je trouve que Pével a du talent. Il nous amène à rencontrer "La griffe noire" et à la connaitre petit à petit, son fonctionnement, sa hiérarchie, ses buts, ses multiples factions, et tous ses visages. Et il le fait bien, au fil de l'histoire, aux bons moments, faisant entrer dans la danse de nouveaux et d'anciens personnages. D'ailleurs, l'importance de la griffe noire augmente au fil des tomes, et si j'ai pinaillé sur le premier tome et trainassé sur le second, j'ai quasi-dévoré le troisième. Si la construction du récit est trop rapide à mon gout (les chapitres ou sous-parties de chapitres sont vraiment très courts), elle n'en donne pas moins un bon rythme à l'intrigue. Et puis, sur la fin, des histoires dans l'histoire commençaient à émerger "pour de vrai" (Ballardieu et Agnès, Marciac et Gabrielle, ou même les états d'âme de Leprat, qui pour le coup, commençait à me faire penser à Athos) même si ça n'a pas été suffisamment exploité (à mon humble avis, hein…). J'ai beaucoup aimé les scènes qui se passent à Notre-Dame, les attaques, les replis, le siège, etc… même si j'ai trouvé un peu ridicule la grande scène de combat finale.
Bref, en conclusion, j'aurais tendance à dire que, pour cette histoire, l'auteur a voulu faire un bel hommage à Dumas en se faisant plaisir. Pourquoi pas ? Mais au final, ce que j'ai le plus apprécié chez Pével, c'est tout ce qui n'était pas originaire de Dumas. du coup, ça me donne envie de découvrir d'autres de ses oeuvres !
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laulautte
  28 août 2015
Quel panache ! Pierre Pevel frappe d'estoc et de taille avec ce roman épique qui mêle avec génie fantasy, cape et d'épée et histoire. Rebondissements et revirements n'ont de cesse sur fond de complots, secrets et trahisons. Une plume élégante et subtile à l'image de ces Lames que sont ces hommes et cette femme exceptionnels - "Courage, audace, vaillance : c'est là la marque des Lames..." - des plus attachants qui composent cette unité d'élite reformée par le Cardinal Richelieu afin de faire la chasse aux Dragons qui menacent la Cour de France.
Les Lames du Cardinal auront fait mouche. Un véritable "estoc dans le coeur", une lecture jubilatoire qui tient en haleine du début à la fin. Un pur moment de plaisir terminé avec regret.
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Ancolie
  29 janvier 2013
Epoustouflant est le premier mot qui me vient pour décrire les Lames du Cardinal. Quel cardinal ? Richelieu, pardi ! Et que sont les lames ? Une équipe composée de plusieurs hommes et d'une femme à son service. Au rendez-vous : intrigues à la cour de Louis XIII et menaces venant… de dragons. Oui, des dragons ! Pierre Level propose un mélange audacieux entre fantasy et roman de cape et d'épée. Et au final, on a droit à une belle réussite.
Les points forts de ce roman sont la vivacité qui s'en dégage et les personnages auxquels on s'attache énormément.
Le seul reproche que j'ai à faire concerne le style. le roman est bien écrit mais l'auteur encombre son récit avec des répétitions de détails qui s'avèrent inutiles.
Cela n'enlève rien au plaisir que j'ai eu à le lire. J'étais sceptique quant à l'apparition de dragons au XVIIe siècle mais l'auteur jongle très bien avec les ficelles de la fantasy et je n'ai jamais eu l'impression que cela tombait à plat. Au contraire. J'ai été (re)transportée au temps des mousquetaires, j'ai renoué avec une fougue proche d'Alexandre Dumas (la comparaison est inévitable). On a même le bonheur de rencontrer Athos et D Artagnan au fil des enquêtes des lames du cardinal. du petit lait pour moi qui fut, à une époque, une lectrice acharnée des Trois mousquetaires…
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Democles147
  12 mars 2016
Mon avis :
L'auteur choisi de s'inscrire en tant que successeur de Dumas en remettant le roman de cape et d'épée au gout du jour, il réussit magnifiquement bien son oeuvre… le style développé dans cet ouvrage est très riche, l'auteur y mêle subtilement histoire, roman de cape et d'épée et fantaisie… Fantaisie qui s'enracine dans ce roman par le biais de dragons !
Personnellement, j'ai bien aimé les lames du cardinal, roman qui compte de nombreux points forts ainsi que quelques faiblesses…
Le carde historique est tout bonnement génial, Pevel fait un travail de recherches très impressionnant afin de faire revivre sous nos yeux ébahis le Paris du XVII siècle. Ses descriptions sont très réalistes et il aime nous faire passer de ruelles en ruelles au gré de ses personnages afin que nous puissions contempler l'étendue de son talent… Il va toujours très loin dans le détail tout en étant concis et ça, c'est génial ! Il apporte en plus de ses descriptions des explications sur la société du 17ème, on ressort donc de ce livre en expert de Louis XIII, de Richelieu et de la société qui les entoure !
L'humour type des romans de cape et d'épée n'est pas présent en grande quantité comme chez Dumas, mais lorsque il apparaît, il arrive toujours à nous faire sourire…
Les personnages principaux sont attachants bien que caricaturés à souhait…
Les protagonistes du côté obscur sont un peu moins développés et ont des traits de caractère qui reviennent souvent chez un autre « méchant » …
Les relations entre les personnages sont assez simples bien qu'efficaces. Il n'y a pas ou peu de naissance d'amitié, puisque les Lames se connaissent déjà en début de roman. La place que chacun occupe dans la hiérarchie d'alors est très intéressante, on sent réellement le poids qui pèse sur certains personnages et la difficulté qu'ils éprouvent pour entrer en contact avec des membres d'une classe sociale supérieure…
La trame est très bien conçue, elle contient tout ce qu'un roman de cape et d'épée se doit de contenir : vérité historique, péripéties à souhait, rebondissements incessants, suspense angoissant, duels à l'amiable, amours impossibles, complots insoupçonnables,…
Les différentes missions de nos bretteurs sont inventives complexes et périllesues… Heureusement les héros que sont les lames ont des capacités physiques et mentales hors du commun, rien ne leur résiste !
Les intrigues principales sont superbes et on aime à découvrir des intrigues secondaires égale à des bombes énergétiques faisant avancer la trame plus qu'on ne le croit…
ça c'était pour les points positifs…
Il a quelques petites choses qui m'ont tapés sur les nerfs dans ce roman de Pevel : ses répétitions inlassables de thématique sans grande importance, d'intrigues déjà racontées, de colifichets attachés à certains personnage (ceux-ci sont très drôles au début mais devienne vite lassant), les morts de ses personnages sont trop peu exploitées à mon goût. Je m'explique : lorsqu'un personnage meurt c'est l'affaire de 6-7 lignes alors que Pevel pourrait rédiger 2-3 pages là-dessus et que ça donnerait un impact encore plus grand à son récit…
Le fait qu'on saute d'un personnage à un autre, à chaque chapitre et la brièveté de ces derniers peut-être source à confusion, pour ma part ce ne fut pas le cas… Mais beaucoup d'autres adeptes du bouquin m'ont affirmé que cela les avait un peu gêné dans leur lecture… Il faut donc être bien attentif lors de la lecture et parfois, une relecture s'impose.
Cependant, ces quelques défauts n'entachent pas trop la superbe du roman qui reste excellent !
Conclusion
« Les lames du Cardinal » est un livre exceptionnel à tous points de vue qui mérite amplement le détour. Malgré de petites réserves sur certains aspects.
A déguster avec modération afin d'éviter une probable l'indigestion !
Signé à la rapière par le maitre d'arme Pevel !
N-B : Pevel construit chacun de ses romans de la même façon :
Rappel des personnages.
Début de l'intrigue (capharnaüm de secrets et de mystères, spéculations concernant les tenants et aboutissants de ces mystères)
Plans suivis de réussites grandioses/d'échecs suivant l'humeur de l'auteur.
Accélération soudaine du rythme vers les cinquante dernières pages.
Toutes les Lames se rassemblent pour affronter les ennemis de la France dans une magnifique bataille… et triomphe !
1er tome : Tome de mise en place, de découverte, la trame se construit lentement mais sûrement, on apprend à connaître les personnages et à les apprécier… On est un peu perdu par moments, heureusement on retrouve assez vite son chemin !
Le début du premier tome est excitant, la trame prend de la cadence au fil des pages pour nous offrir un final éclatant !
2ème tome : Tome le moins haletant selon moi, il n'y a dans ce tome, ni l'excitation du premier, ni l'exaltation du dernier… tome de passage et de changement, c'est dans ce tome qu'on apprend à connaître les personnages en profondeur, qu'on apprend à apprécier leurs moeurs.
La deuxième partie de ce 2ème ouvrage est très bonne, riche à tout points de vue… On ressent la montée en puissance de la trame et on imagine avec circonspection ce qu'il adviendra du final… Final qui est superbe comme toujours. J'ai également beaucoup aimé le prélude à ce final, cette ambiance angoissante et excitante à la fois, ce calme avant la tempête…ces escapades nocturnes prémices d'un danger… énorme.
3ème tome : J'ai adoré ce troisième tome qui surpasse de loin le deuxième tome, la trame est rapide, surprenante et très vivante… On est véritablement emporté par cet opus… L'ambiance de la dernière Cène est mythique, ça part en tout sens, les combats se multiplient comme des lapins au fil des pages… La scène ultime m'a quelque peut déçue… Trop prévisible à mon goût. Pour moins le summum du livre se trouve quelques pages plus tôt lorsque Les lames font face tel ensemble à un dragon titanesque et que ce dragon se demande pourquoi ces petits hommes insignifiants qui ne sont que 5 sont là, à lutter alors qu'ils sont blessés, alors que tous leur compagnons d'infortunes sont tombés, alors qu'il n'y a plus d'espoir, que tout n'est que ruine… Cette mentalité perturbe le dragon, il n'arrive pas du tout à comprendre, il craint quelque chose… et renonce au combat en s'enfuyant au ras du sol comme un vulgaire lézard… J'ai été fasciné par cette scène qui est pour moi une des meilleurs de la trilogie.
N-B : la toute fin du roman est haletante et ne nous rassasie point car Pevel relance tout l‘intrigue à la dernière page !
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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
Ellane92Ellane92   18 décembre 2014
Ce que j'essaie de te dire, gamine… Ce que j'essaie de te dire, c'est que l'on met parfois du temps à reconnaitre le chemin tracé pour nous, mais que l'on ne fait que retarder l'inévitable… Nous avons tous un destin, comprends-tu ? Un destin qui peut être fort différent de celui que l'on croit ou de celui que l'on veut. Pour certains, ce destin est modeste. Mais pour d'autres tels que toi, il est… immense…
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AnouschkaAnouschka   06 octobre 2015
Danvert avait l’œil à tout, donnait des ordres précis, ne parlait presque pas sinon. Il avait la cinquantaine. Mince, les cheveux gris et le teint naturellement hâlé des Méditerranéens, il avait consacré sa vie à servir irréprochablement. Il était doué des qualités des meilleurs maîtres d'hôtel, dont la fonction est de s'assurer du bon train d'une maison et d'en diriger les domestiques. C'est a dire qu'il était discret, intelligent, intègre, attentif et prévoyant. Mais il avait également un défaut très largement partagé dans sa profession: une forme d'arrogance inspirée par le sentiment-souvent fondé- d'être irréprochable.
De fait, il était le véritable maître de la Renardière. Aidé d'un personnel qui lui obéissait au doigt et à l'oeil, il tenait les lieux prêts a accueillir n'importe qui du jour au lendemain, voire en plein milieu de la nuit, pour quelques heures ou plusieurs jours. Il connaissait le caractère d'exception de ceux que le Cardinal recevait ici. Il ne s'étonnait apparemment de rien, n’exigeait de savoir que ce qui lui était nécessaire, s'acquittait de sa tâche avec zèle, sans jamais s'émouvoir. Leprat avait vite pris la mesure du maître d'hôtel et il s'en étais volontiers remis à lui, comme un bon officier sait s'appuyer sur un sergent d'expérience. Une décision que l'ancien mousquetaire n'avait pas eue à regretter, et dont il s'était vite félicité en assistant pour la première fois à fa fouille systématique des appartements de l'Italienne: Danvert était à son affaire.
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Ellane92Ellane92   08 décembre 2014
Le Cardinal avait beaucoup d'ennemis. Il y avait d'abord les ennemis du roi, qui n'étaient pas tous étrangers. Il avait ensuite les ennemis de sa politique, dont le parti dévot. Il avait enfin les ennemis de sa personne, qui le haïssaient autant qu'ils enviaient sa réussite et jalousaient son influence sur Louis XIII – une influence d'ailleurs exagérée, mais dont la légende permettait assez commodément de reprocher au ministre les fautes et les violences du roi.
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selena_974selena_974   17 juin 2014
La pluie dura après l’orage et ne cessa qu’au lever du jour. Paris se réveilla toute fraîche et comme ragaillardie. Dire que la capitale était propre serait exagéré, car il aurait fallu un déluge biblique pour emporter les immondices qui s’accumulaient dans ses rues et ôter la boue infecte qui collait à son pavé. Mais le plus gros avait été lavé et les Parisiens, au réveil, apprécièrent d’être enfin soulagés de la poussière et de la puanteur des derniers jours. Il leur parut ainsi que les coqs chantèrent plus vaillamment et que le timbre des cloches était plus clair ce matin-là, tandis que la ville encore toute luisante s’irisait sous les premiers rayons du soleil.
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AnouschkaAnouschka   13 septembre 2015
Certes personne n'ignorait que les dragons existaient, qu'il en avait toujours été ainsi, que la forme humaine leur était devenue naturelle et qu'ils vivaient parmi les hommes depuis des siècles. Pour le malheur de l'Europe, la cour royale d'Espagne en comptait de longue date en son sein. Et de lointains cousins de leur race, les vyvernes, servaient de monture ailées tandis que les dragonnets étaient des animaux de compagnie appréciés. Cependant, un sang-mêlé faisait toujours forte impression. Tous nés d'amours rares d'un dragon et d'une femme, ils provoquaient un malaise qui se muait en haine chez certains,en horreur chez d'autres, en fascination érotique chez quelques-uns et quelques-unes. On les disait froids, cruels, indifférents et volontiers méprisants à l'égard du commun des mortels.
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Dans le cadre du Mois de l'Imaginaire nous avons reçu les éditions Bragelonne - Stéphane Marsan, Victor Fleury et Pierre Pevel étaient les invités. Rencontre animée par Xavier Dollo.
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Dans le premier tome des Lames du cardinal, quel roi gouverne la France ?

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