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ISBN : 2352944023
Éditeur : Bragelonne (17/09/2010)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 207 notes)
Résumé :
Paris brûle-t-il ? On pourrait le croire, si l'avenir funeste dont Soeur Béatrice a eu un aperçu prophétique se réalise.
Déjà un dragon a survolé Paris et est passé à l'attaque. Face à lui, un homme a péri dans un dernier acte de bravoure et de sacrifice : Almadès, le maître d'armes espagnol des Lames du Cardinal. La bande de La Fargue est en deuil et la colère appelle la vengeance.
L'action reprend très vite ses droits. Agnès et Ballardieu veulent en ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (61) Voir plus Ajouter une critique
basileusa
  09 février 2014
Dernier tome des Lames du cardinal ,et je peux officiellement dire que cette trilogie est un coup de coeur.
Les Lames subissent beaucoup d'épreuves durant ce dernier tome et se battent contre un ennemi coriace. Entre désespoirs et revirements ,il est difficile pour eux de poursuivre la lutte contre un ennemi dont ils savent peu de choses. Un dragon noir va attaquer Paris et ils doivent empêcher que la capitale soit rayée de la carte . Mais leurs ennemis complotent dans l'ombre et La Fargue n'est pas toujours aidé par le Cardinal . La mission s'avère donc difficile et périlleuse car ils vont subir des revers importants. Les Lames réussiront-elles à sauver Paris ? A rester soudées malgré les épreuves ?
Un dernier tome réussit pour ma part ,avec une fin assez ouverte qui laisse présager de nouvelles aventures pour un ou deux personnages. Par contre je n'aime pas qu'on me raconte qu'elle fin va connaitre un des personnages ,je trouve ça dommage ,il faut laisser place à l'imagination...
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Bad0Wolf
  22 mai 2018
ATTENTION: Peut contenir des SPOILERS
Le premier coup de mou de Pevel.
Après une réussite parfaite avec Les Lames du Cardinal et l'Alchimiste des Ombres, il n'arrive pas tout à fait à retrouver le même niveau de perfection, surtout dans les derniers chapitres du roman. Je ne sais pas si je suis le seul qui trouve qu'il a subitement accéléré le rythme du récit et que l'effet ressemble plus à un désir de finir rapidement le roman par manque de temps qu'à une tentative de créer du suspens.
Dans le même style, certaines histoires que les deux premiers romans avaient mis en place ont été complètement survolées pour des raisons qui m'échappent complètement. L'intrigue autour de Marciac et Rochefort n'est même pas abordée, par exemple, après avoir tenue une place de première importance dans les deux premiers tomes. Même la réintroduction de la victomesse de Malicorne est râtée; si son retour en grâce auprès des dragons de la Griffe Noire est très bien abordé, elle est rapidement mise de côté en faveur d'un nouvel adversaire: l'Hérésiarque, dont les motivations semblent forcés et qui ne tiennent pas forcément la route. Il me donne l'impression d'être le genre d'adversaire qui aurait du être présent dans l'ombre depuis le premier tome et dont les obsessions auraient déjà été abordés. Donner son rôle à la Malicorne aurait été plus judicieux, les Lames ayant un passé avec elle. Enfin, les histoires de famille de la Fargue ont été complètement laissés de côté dans celui-ci.
Finalement, ce roman m'a présenté pour la première fois aux fins de Pierre Pevel. Dire qu'il est fan de la fin ouverte serait sous-entendre la fin des Lames du Cardinal, qui m'a tellement laissé en haleine qu'il m'a fallu plusieurs jours pour m'y faire.
Néanmoins, il y a énormément de choses à apprécier dans ce roman et j'en conseille tout de même la lecture à tous qui ont aimé les deux premiers. Encore une fois, les personnages mènent la charge avec brio. Même ceux qui avaient reçu un traitement limité dans les deux précédents livres se voient accordés de nouvelles histoires, tels Ballardieu qui continue de montrer sa dévotion sans faille envers Agnès et sur lequel on découvre des choses intéressantes. Agnès et Laincourt continuent à briller, comme il se doit et Leprat continue d'affronter à sa manière la maladie qui le ronge.
L'ouverture et la résolution du cliffhanger permet de hausser les intérêts de cette enquête pour les Lames, qui doivent subir une nouvelle perte similaire à celle qui les avaient séparés pendant le siège de la Rochelle. La Fargue est particulièrement affecté par cette perte et doit continuer ses intrigues, répondant à deux maîtres plutôt qu'un seul.
Parlant de maître, le cardinal de Richelieu est sévèrement compromis en raison des événements qui se sont déroulés au début du roman. L'apparition d'un dragon au dessus de Paris a renouvelé les critiques que le cardinal subit de la part de ses ennemis et nombreux sont ceux qui entendent le voir écarté de son rôle de principal ministre au profit de la mère supérieure des Soeurs de Saint-Georges. Cette dernière, redoutable politicienne et intransigeante gouvernante de son ordre, a ses propres ambitions et use de tous les moyens pour parvenir à ses fins, fins qui comportent un plan pour Agnès.
Et tout ceci alors que la pauvre doit comporter avec la perte et la vision qu'elle a reçue à la fin du tome précédent: la vision de Paris, dévoré par les flammes.
Une intrigue qui n'a pas connu assez de développement à mon goût, mais qui a eu le mérité d'être intégré à l'histoire, est celle du conflit au sein de la Griffe Noire opposant les Arcanes aux autres loges. Que la Griffe Noire prenne le pari risqué d'ouvrir des négociations avec la France pour contrer leur influence aurait pu être une très bonne histoire comme trame de fonds de ce roman, mais il ne fut malheureusement abordé que dans les derniers chapitres. Néanmoins, cela a permis d'introduire le Gentilhomme et la Magicienne, deux personnages très intéressants qui continuent à nous donner un aperçu de la vie des dragons.
Et, encore une fois, Saint-Lucq prend la vedette dans cette histoire avec un rôle assez différent de celui que l'on a vu par le passé. Il devient simultanément le nouveau confident de la Fargue tout en étant le premier à douter des ses intentions. Ses soupçons finiront par le mener à la découverte des véritables loyautés de son capitaine, un événement qui finira par causer une distance entre les deux et une nouvelle rupture au sein des Lames. Néanmoins, malgré ce conflit de loyauté, Saint-Lucq reste le même et continue d'impressionner, même si sa légendaire discrétion lui fait défaut pour la première fois lorsqu'il tente de suivre le dragon Valombre.
A ce propos, une rumeur des plus intéressantes m'est parvenu en lisant le manuel du jeu de rôle des Lames du Cardinal, alors si vous ne voulez pas de spoilers, détournez les yeux maintenant car j'ai l'intention de vous en donner. Dans le jeu, alors que Laincourt a pris la tête des Lames du Cardinal, il se renseigne sur ses anciens compagnons et découvre une rumeur très intéressante sur les origines de Saint-Lucq, qui expliquerait la scène qu'il a eu avec Valombre d'une manière différente ainsi que son lien avec Richelieu: Saint-Lucq serait le fils de Valombre, un enfant sang-mêlé qu'il aurait eu avec nulle autre que Thérèse de Vaussambre, la mère supérieure des Soeurs de Saint-Georges. Cette dernière, alors une Louve chargée de traquer les dragons de la Griffe Noire, aurait demandé à son puissant cousin, le cardinal de Richelieu, de protéger l'enfant. Ce qui expliqué l'inclusion de Saint-Lucq au service du cardinal et le lien particulier qui semble les unir, ce même lien qui voit l'assassin retourner auprès de son maître après avoir rompu avec les Lames.
Enfin, et malgré l'apparence d'une grande hâte qu'il semblait avoir en l'écrivant, Pevel finit son livre sur une note que j'adore: une grande bataille qui voit la vision d'Agnès se réaliser pour parti et qui oppose les Lames unies à nouveau malgré les divisions qui continuent de les accabler, les dracs soudoyés ou payés par le Gentilhomme et la Magicienne, le Dragon Archéen de l'Hérésiarque, et la botte secrète des Soeurs de Saint-Georges. Une explication est enfin apportée au grand danger que l'Alchimiste des Ombres avaient failli libérer sur la France et cette même menace semble même prendre forme dans la fin ouverte du roman, qui nous laisse avec l'impression d'un royaume encore menacé.
Malgré ce coup de mou regrettable après une série qui n'a cessé de toucher les sommets de l'excellence, le Dragon des Arcanes reste un très bon roman qu'il me tarde de relire la prochaine fois que je relirais Les Lames du Cardinal.
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Davalian
  16 février 2013
Les Lames sortent bien éprouvées des derniers évènements intervenus dans L'alchimiste des Ombres. Les deuils, la tristesse, les révélations, les règlements de comptes n'épargneront par les compagnons d'armes imaginés par Pierre Pevel. Il est difficile de croire que deux mois seulement séparent les retrouvailles des comparses tant l'ambiance et les personnages ont évolués.
Malgré une bonne dose de tristesse et de sérieux qui tranche radicalement avec l'insouciance des débuts, tous les ingrédients sont réunis pour réaliser un grand cru. Il est rare de voir un cycle de fantasy qui parvient à se renouveler tout en conservant sa qualité intrinsèque. C'est pourtant le cas ici : pas de longue mythologie, ni de dialogues qui n'apportent rien : tout est parfaitement calibré. le mot d'ordre est simple : lutter contre d'hypothétiques et nombreuses menaces (la loge des Arcanes, l'anéantissement de Paris… pour n'en pas dévoiler plus que nécessaire). le rythme est fluide, efficace sans être trop rapide. L'action et les personnages sont au coeur de l'histoire et même de l'Histoire et c'est tant mieux !
Le scénario est tissé de manière à rejoindre les deux récits précédents tout en apportant une bonne dose de nouveauté. Il permet donc de renouer avec des connaissances, de rencontrer de nouvelles têtes et même un certain D Artagnan… Avec un plaisir pervers, l'auteur parvient à déstabiliser son lecteur. La Griffe noire connaît une évolution des plus intéressantes et sera un épisode d'une logue série de rebondissements. le découpage si particulier dévoile son potentiel : la dernière phase est soutenue et le dénouement mené de main de maître. Bien que concis, le théâtre mérite plus qu'un détour. le Dragon des arcanes confirme donc le statut de chef d'oeuvre de cette trilogie.

Lien : http://kriticon.over-blog.co..
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boudicca
  13 avril 2012
Dernier volume des Lames du cardinal, « Le Dragon des Arcanes » est de loin le tome le plus sombre et le plus dense de cette trilogie. Les Lames tentent toujours de contrer les dragons qui menacent de détruire entièrement la ville de Paris. C'est avec grand plaisir qu'on retrouve les personnages et que l'on en apprend plus sur certains aspects du monde créé par l'auteur. L'ordre des Soeurs de Saint-George, chargé de lutter contre la menace des dragons depuis des siècles, est par exemple davantage mit en avant de même que les Dracs, sorte de race intermédiaire entre les hommes et les dragons, dont on découvre un peu plus les caractéristiques et le quotidien dans le quartier des Écailles sur l'île de Notre Dame. L'action s'enchaine sans temps mort et c'est avec regret qu'on voit arriver les dernières pages du roman. Une très bonne trilogie de cape et d'épée et un excellent auteur.
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Democles147
  12 mars 2016
Mon avis :
L'auteur choisi de s'inscrire en tant que successeur de Dumas en remettant le roman de cape et d'épée au gout du jour, il réussit magnifiquement bien son oeuvre… le style développé dans cet ouvrage est très riche, l'auteur y mêle subtilement histoire, roman de cape et d'épée et fantaisie… Fantaisie qui s'enracine dans ce roman par le biais de dragons !
Personnellement, j'ai bien aimé les lames du cardinal, roman qui compte de nombreux points forts ainsi que quelques faiblesses…
Le carde historique est tout bonnement génial, Pevel fait un travail de recherches très impressionnant afin de faire revivre sous nos yeux ébahis le Paris du XVII siècle. Ses descriptions sont très réalistes et il aime nous faire passer de ruelles en ruelles au gré de ses personnages afin que nous puissions contempler l'étendue de son talent… Il va toujours très loin dans le détail tout en étant concis et ça, c'est génial ! Il apporte en plus de ses descriptions des explications sur la société du 17ème, on ressort donc de ce livre en expert de Louis XIII, de Richelieu et de la société qui les entoure !
L'humour type des romans de cape et d'épée n'est pas présent en grande quantité comme chez Dumas, mais lorsque il apparaît, il arrive toujours à nous faire sourire…
Les personnages principaux sont attachants bien que caricaturés à souhait…
Les protagonistes du côté obscur sont un peu moins développés et ont des traits de caractère qui reviennent souvent chez un autre « méchant » …
Les relations entre les personnages sont assez simples bien qu'efficaces. Il n'y a pas ou peu de naissance d'amitié, puisque les Lames se connaissent déjà en début de roman. La place que chacun occupe dans la hiérarchie d'alors est très intéressante, on sent réellement le poids qui pèse sur certains personnages et la difficulté qu'ils éprouvent pour entrer en contact avec des membres d'une classe sociale supérieure…
La trame est très bien conçue, elle contient tout ce qu'un roman de cape et d'épée se doit de contenir : vérité historique, péripéties à souhait, rebondissements incessants, suspense angoissant, duels à l'amiable, amours impossibles, complots insoupçonnables,…
Les différentes missions de nos bretteurs sont inventives complexes et périllesues… Heureusement les héros que sont les lames ont des capacités physiques et mentales hors du commun, rien ne leur résiste !
Les intrigues principales sont superbes et on aime à découvrir des intrigues secondaires égale à des bombes énergétiques faisant avancer la trame plus qu'on ne le croit…
ça c'était pour les points positifs…
Il a quelques petites choses qui m'ont tapés sur les nerfs dans ce roman de Pevel : ses répétitions inlassables de thématique sans grande importance, d'intrigues déjà racontées, de colifichets attachés à certains personnage (ceux-ci sont très drôles au début mais devienne vite lassant), les morts de ses personnages sont trop peu exploitées à mon goût. Je m'explique : lorsqu'un personnage meurt c'est l'affaire de 6-7 lignes alors que Pevel pourrait rédiger 2-3 pages là-dessus et que ça donnerait un impact encore plus grand à son récit…
Le fait qu'on saute d'un personnage à un autre, à chaque chapitre et la brièveté de ces derniers peut-être source à confusion, pour ma part ce ne fut pas le cas… Mais beaucoup d'autres adeptes du bouquin m'ont affirmé que cela les avait un peu gêné dans leur lecture… Il faut donc être bien attentif lors de la lecture et parfois, une relecture s'impose.
Cependant, ces quelques défauts n'entachent pas trop la superbe du roman qui reste excellent !
Conclusion
« Les lames du Cardinal » est un livre exceptionnel à tous points de vue qui mérite amplement le détour. Malgré de petites réserves sur certains aspects.
A déguster avec modération afin d'éviter une probable l'indigestion !
Signé à la rapière par le maitre d'arme Pevel !
N-B : Pevel construit chacun de ses romans de la même façon :
Rappel des personnages.
Début de l'intrigue (capharnaüm de secrets et de mystères, spéculations concernant les tenants et aboutissants de ces mystères)
Plans suivis de réussites grandioses/d'échecs suivant l'humeur de l'auteur.
Accélération soudaine du rythme vers les cinquante dernières pages.
Toutes les Lames se rassemblent pour affronter les ennemis de la France dans une magnifique bataille… et triomphe !
3ème tome : J'ai adoré ce troisième tome qui surpasse de loin le deuxième tome, la trame est rapide, surprenante et très vivante… On est véritablement emporté par cet opus… L'ambiance de la dernière Cène est mythique, ça part en tout sens, les combats se multiplient comme des lapins au fil des pages… La scène ultime m'a quelque peut déçue… Trop prévisible à mon goût. Pour moins le summum du livre se trouve quelques pages plus tôt lorsque Les lames font face tel ensemble à un dragon titanesque et que ce dragon se demande pourquoi ces petits hommes insignifiants qui ne sont que 5 sont là, à lutter alors qu'ils sont blessés, alors que tous leur compagnons d'infortunes sont tombés, alors qu'il n'y a plus d'espoir, que tout n'est que ruine… Cette mentalité perturbe le dragon, il n'arrive pas du tout à comprendre, il craint quelque chose… et renonce au combat en s'enfuyant au ras du sol comme un vulgaire lézard… J'ai été fasciné par cette scène qui est pour moi une des meilleurs de la trilogie.
N-B : la toute fin du roman est haletante et ne nous rassasie point car Pevel relance tout l‘intrigue à la dernière page !
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
LefsoLefso   26 juin 2011
La créature dévala la pente de la colline en prenant au plus court, puis suivit la route aux trousses des cavaliers. Elle ne courait pas. Elle progressait par bonds en s’aidant des bras comme des jambes, son corps se ramassant au contact du sol et s’étirant en l’air à chaque impulsion vers l’avant. Sa vitesse était extraordinaire et les Lames au grand galop perdirent bientôt du terrain.
Agnès et Ballardieu fermaient la marche.
Sans ralentir l’allure, le vieux soldat fit glisser sa besace en bandoulière contre son ventre. Il y puisa une grenade dont il alluma la mèche dans le fourneau de sa pipe, avant de la laisser tomber derrière lui. Il répéta l’opération deux fois, mais les grenades rebondissaient au petit bonheur. Seule la troisième resta sur la route, pour exploser bien avant que le dragon arrive sur elle.
Ballardieu comprit alors qu’il n’arriverait à rien de la sorte.
Il comprit également qu’ils étaient perdus si lui ne faisait rien.
—CONTINUEZ !
Tirant sur les rênes, Ballardieu obligea sa monture à se cabrer et à pivoter sur ses postérieurs. Et avant qu’Agnès ait pu réagir, il repartait en sens inverse. Sans réfléchir, elle rebroussa chemin à son tour.
Ballardieu galopa à bride abattue vers le dragon qui, les yeux étincelant d’une rage sauvage, redoubla d’ardeur. Ils se rencontrèrent peu après un pont enjambant le lit d’une rivière à sec. Le vieux soldat alluma une dernière mèche. La créature bondit. Elle renversa le cavalier et sa monture. Le cheval poussa un hennissement douloureux tandis que les deux adversaires roulaient dans la poussière et disparaissaient à la vue d’Agnès en dégringolant dans le cours asséché. Le monstre fut le premier à se relever. Écumant, il chercha autour de lui et vit Ballardieu qui s’enfuyait en trébuchant maladroitement. Puis le dragon s’aperçut qu’une sangle lui serrait le cou et qu’un poids pendait entre ses omoplates.
Le sac à malices de Ballardieu explosa et décapita le dragon sous les yeux d’Agnès qui avait sauté de selle et accourait, l’épée à la main. Elle se protégea instinctivement du coude et ne put contenir une grimace de dégoût en découvrant ce qui restait de la créature écailleuse.
Puis elle se tourna vers Ballardieu qui se tenait debout mais chancelait, comme ivre, le front en sang et une épaule démise. Elle se dit alors qu’ils n’avaient pas fini d’entendre parler du jour où Ballardieu avait tué un dragon. Elle esquissa un sourire…
… qui s’effaça aussitôt.
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MelisendeMelisende   11 septembre 2010
C'est la nuit. Des foules paniquées courent dans des rues qu'éclairent des incendies dont les crépitations assourdissent. Le feu tombe du ciel en cataractes éphémères et puissantes. Il est craché par un grand dragon noir. Des jets brûlants frappent les toitures ; des colonnes éblouissantes soulèvent des explosions de tuiles ; des pluies ardentes tombent en particules incandescentes. Tous les tocsins battent à la volée. Les habitants terrifiés veulent fuir. On hurle, on se bouscule, on se bat et se piétine. La peur et la panique tuent autant que la fournaise et les effondrements. Quelques soldats tirent vers le ciel des coups de mousquet dérisoires. Des torches humaines se débattent. Les brasiers dévorent des quartiers entiers, et leurs flammes immenses se reflètent dans les eaux sombres de la Seine, qui longent le Louvre incendié.
Paris brûle, livré à la colère d'un dragon dont les écailles d'onyx luisent de rouge et d'or. Il rugit, crache et triomphe. Un joyau façonné flamboie à son front. Son feu frappe à droite et à gauche tandis que, tombé des hauteurs, il plane au ras des toits. Puis il s'élève en quelques battements d'ailes, laissant derrière lui un sillage de destruction. Il est immense et puissant. Sa colère est bestiale. Il reste un moment dans les cieux noirs, à contempler son oeuvre, à chercher sans doute où poursuivre ses ravages. Alors, ayant trouvé, il replonge vers les flammes et l'effroi...
Soudain, le glas de Notre-Dame sonne.
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SushiBSushiB   05 octobre 2016
- Écoute, l’ami. Crois-moi, je te comprends. Mais tu te trompes lourdement si tu penses pouvoir te ménager un sanctuaire. Nous portons en nous toutes les intrigues auxquelles nous nous mêlons, et il n’existe aucun moyen d’en épargner nos proches. Pire, nous avons parfois le devoir d’utiliser à nos fins ceux qui nous aiment. Cela peut se faire à leur insu. Cela peut se faire de leur bon gré ou non. Et oui, cela peut leur nuire. Mais rien, rien ne doit jamais nous en empêcher… Si cette idée t’es insupportable, éloigne définitivement tous ceux que tu aimes. Fais le vide autour de toi. Sois Saint-Lucq… Ou imite leprat et quitte les lames.
- Et toi ? Tu n’es ni Leprat ni Saint-Lucq, que je sache…
Le Gascon s’assombrit.
- Moi? Moi, je suis Marciac. Je m’enivre de vin, de jeu et de femmes afin d’oublier le mal que je peux faire à ceux que je n’ai pas le courage de quitter. Choisis l’un ou l’autre de mes vices. Peu importe lequel, d’ailleurs, car les trois te seront bientôt nécessaires sit u me suis sur le chemin de la faiblesse…
+ Lire la suite
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XSXS   25 août 2017
Ce mal torturait l'âme et la chair. A terme, après des décennies parfois, il vous muait lentement, irrémédiablement, en une creature grotesque et pathétique, dont le corps difforme et l'esprit tourmenté étaient comme recroquevillés autour d'une ultime et tenace lueur d'humanité vaincue. Mais l'un des premiers symptômes était que certains de vos proches, sitôt qu'ils savaient, voyaient en vous le monstre que vous n'étiez pas encore, et ne vous considéraient plus qu'à travers le prisme infamant de votre déchéance annoncée.
+ Lire la suite
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BridgecastleBridgecastle   11 novembre 2012
Ce que j'essaie de te dire, c'est que l'on met parfois du temps à reconnaître le chemin tracé pour nous, mais que l'on fait que reculer l'inévitable... Nous avons tous un destin, comprends-tu? Un destin qui peut-être fort différent de celui que l'on croit ou de celui que l'on veut. Pour certain, ce destin est modeste. Mais pour d'autres tels que toi, il est... immense...
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7 éditeurs francophones ont accepté de pitcher un titre phare à un studio de 4 développeurs romands. le but: la conception d'un jeu vidéo librement inspiré du titre choisi... A vos buzzers ! retrouver l?article https://www.actualitte.com/t/vIsbLAPL Stephane Marsan - Pierre Pevel (Editions Bragelonne)
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