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ISBN : 2266226053
Éditeur : Pocket (03/05/2012)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 86 notes)
Résumé :
Deux femmes, deux vies, une seule Terre. Eva et Miangaly ne sont pas nées avec les mêmes paillettes au fond des yeux. De France jusqu'à Madagascar, de l enfance à l âge adulte, elles traverseront les années, les époques, parleront de leurs famille/parents, découvriront la musique, les hommes, les icebergs à la grenadine, les zébus et le chocolat. Si Miangaly vit dans l extrême pauvreté entourée des siens, Eva possède l essentiel matériel mais manque cruellement d am... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
PrettyYoungCat
  19 août 2019
On ne choisit ni son origine, ni sa couleur de peau
Comme on rêve d'une vie de château, quand on vit le ghetto
Naître l'étau autour du cou comme Cosette pour Hugo
Être en treillis dans le conflit et prier le Très Haut
(...)
Face à la mer
J'aurais dû grandir
Face contre terre
J'aurais pu mourir
Je me relève
Je prends mon dernier rêve
Si Diane Peylin s'est inspirée de Maxime le Forestier (qui préface d'ailleurs l'ouvrage) et de sa chanson "Né quelque part", moi c'est le rap rageur de Passi qui m'accompagnait dans cette lecture.
C'est vrai qu'une piqûre de rappel dans nos vies qui nous semblent parfois trop remplies et en même temps si vides (puisqu'on nous pousse toujours à une incessante quête du bonheur... "On l'a là la vie en rose, le rose qu'on nous propose, D'avoir des quantités d'choses, Qui donnent envie d'autre chose, Ah et, on nous fait croire, Que le bonheur c'est d'avoir, de l'avoir plein nos armoires, Dérision de nous, dérisoires" - Foule sentimentale Alain Souchon); ce qu'elles pourraient être dans la pauvreté absolue, la guerre, la faim,... Oui se dire qu'on a bien de la chance à côté de millions de gens sur cette planète. Prise de conscience souvent fugace, mais qui a le mérite d'être.
Mais le bonheur, s'il dépend en partie des cartes qui nous sont distribuées à la naissance, il est aussi un potentiel. le potentiel au bonheur, certains le capitalisent sans effort, l'enrichissent et le multiplient. Pour d'autres, il relève de moments évanescents à chasser avec un filet à papillons. Course éperdue et mélancolique. La mélodie du verre à moitié plein et à moitié vide, enfin vous connaissez la chanson.
A l'endroit où elles naissent parle donc de tout cela et c'est bien là le point fort de ce livre : son thème.
Il nous parle de Eva, petite fille blanche et riche mais qui vit dans une famille toxique et sans chaleur.
Et Miangaly, petite fille malgache qui est orpheline de mère et vit dans le dénuement, mais qui possèdes d'autres richesses...
Nous suivrons nos deux héroïnes, toutes deux nées en 1978, de leur enfance à l'âge adulte. Leur histoire sera ponctuée de quelques souvenirs des années 80 et 90 puis des années 2000 (les marques - et il y en a un festival - , les musiques dont certains extraits sont retranscrits, les événements historico-politiques marquants,...). Malheureusement, ça n'a pas réveillé beaucoup de douce nostalgie chez moi bien que pourtant je me délecte facilement des souvenirs de ces années et que je sois moi aussi de 1978.
Mais surtout, c'est le charme de l'écriture qui n'a pas opéré sur moi. Trop d'effets de style avec des rimes artificielles qui ont sonné pour moi comme une agaçante petite musique d'ascenseur. Et elle en use et en abuse. C'est comme voir les ficelles d'une marionnette, les grosses ficelles qui éteignent l'émotion et nous laissent les personnages de papier.
Beaucoup de clichés aussi, aussi gros que les ficelles. Une psychologie des personnages tantôt outrancière, tantôt dissonante. Quelques anachronismes aussi m'a-t-il semblé...
Un livre qui pour moi n'a pas tenu ses prometteuses promesses... trop d'imperfections, trop de maladresses (et vlà que je commence à faire des rimes ! Vite il est temps que cette chronique... se termine !)
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paroles
  08 août 2019

5 novembre 1978 : naissances d'Eva en France et de Miangaly à Madagascar.
Leur point commun, uniquement leur date de naissance.
« Etre né quelque part, c'est toujours un hasard ». C'est à partir de cette phrase tirée d'une chanson de Maxime le Forestier, que Diane Peylin a construit son roman. Deux destinées, deux parcours différents, deux volontés pour se bâtir un destin.

C'est un plaisir de lecture où alternent les chapitres consacrés à l'une ou à l'autre des héroïnes. Et parallèlement au fil de leur histoire, de leur recherche de soi, l'auteure nous pointe les événements marquants de l'époque ainsi que les chansons que l'on fredonnait alors. C'est avec une écriture pleine de tendresse et de poésie que l'auteure vous invite à suivre ces deux personnages jusqu'à l'âge adulte. Mais avant de vous plonger dans ce livre délicieux, un petit avertissement :
« Sur une terre à l'abri de l'univers.
Il faut être fort pour ne pas se perdre. Notre chemin n'est pas tracé même si l'on naît du bon côté. Pile ou face. Encore faut-il avoir une pièce dans sa besace. »

Lien : http://mespetitesboites.net
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pyrouette
  12 juillet 2012
Malgré les tragédies successives de ces deux vies racontées, la plume de l'auteur est légère et poétique. La chanson de Maxime le Forestier empruntée pour l'occasion avec son accord, puisqu'il a signé la préface de ce livre, est comme la dernière pièce d'un puzzle : parfaitement adaptée. Que faut-il retenir de ce livre ? le chagrin l'apitoiement est un luxe de nos sociétés modernes. Si nous n'avons pas le choix, telle la vie de Mangialy, nous sommes obligés de continuer, de surmonter nos souffrances pour survivre. le destin parallèle de ces deux femmes raconté tout au long de leur enfance et du commencement de leur vie d'adulte et de leurs premiers choix de vie le démontre efficacement. Eva se cherche, fuit, se perd, puis fonce car elle a cette rage de vivre malgré tout. Mangialy ne se pose même pas de question elle fonce vers son destin en savourant tout. Une belle leçon de vie et d'espoir.
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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Kathy27
  03 juillet 2011
Je suis heureuse de ne pas être passée à côté de ce chef d'oeuvre !
Nous suivons l'histoire, la vie de deux petites filles, de leur naissance à leur trentaine d'année environ. Beaucoup de choses les différencient, la principale est que l'une, Miangaly, est née à Madagascar alors que l'autre, Eva, est née en France. Conséquence : Miangaly, même si elle ne connait aucune richesse, est parfaitement aimée, malheureusement, Eva, elle, ne parvient pas à trouver le bonheur parmi les siens.
La première chose qui m'a stupéfaite, c'est ce style, cette écriture hors du commun. Elle est fantastique ! On voit, et on sent qu'elle est extrêmement travaillée, recherchée. Elle est incroyablement poétique, les rimes sont nombreuses, superbement trouvées et tournées. Il n'y a aucune lourdeur, la fluidité des phrases est presque magique. Diane Peylin a un talent qui nous saute aux yeux et nous gonfle le coeur. Elle capte toute notre attention. Les idées sont simples, mais la forme qu'elles prennent est fabuleuse. En bref, beaucoup d'originalité, très fine.
J'ai beaucoup apprécié la construction du roman : il y a un parallélisme avec les chapitres entre les deux petites filles que l'on suit. Cette forme est parfaite. Elle crée un équilibre juste entre les deux personnages. Je n'ai pas réussi à éprouvé une préférence pour l'une ou l'autre. Les deux sont attachantes au plus haut point, elles ont chacune leurs traits de caractère et on les découvre au fil des pages. Il y a beaucoup de cohérence.
Les thèmes sont accrocheurs, touchants. La beauté des mots choisis décrit les sentiments avec justesse et naturel. On éprouve de la douleur lorsque l'on lit ce qui touche à la mortalité infantile, la famine, les tempêtes face aux petites cabanes de Madagascar… La douleur lorsque des personnages secondaires disparaissent. Et l'incompréhension face à la mère d'Eva qui est « glacée » et hermétique avec ses filles. Mais quand même beaucoup de joie à travers les chants de Miangaly qu'on entend presque si on tend bien l'oreille, à travers les odeurs qui nous transportent, et la cuisine d'Olenka, qui nous fait rêver dès qu'Eva passe sa porte. Et du plaisir en les imaginant déguster leur mince carré de chocolat avec délectation. La scène d'amour entre Miangaly et son « copain » est par ailleurs extraordinairement réussie. Irrésistible, sensuelle, belle !
J'ai calculé que nous suivions à peu près 30 ans de leur vie, de 1986 à 2008 et quelque, tout en revivant les moments forts de notre Histoire : Tchernobyl, le 11 septembre 2001, un ouragan à Madagascar, … le roman est ancré sur la réalité et cela renforce son intensité.
Depuis le début de cette critique, je cherche à caractériser ce roman avec un seul mot. Beaucoup me viennent à l'esprit tels que poignant, envoutant, puissant, émouvant… mais je pense que celui qui y correspondrait le mieux est Unique.
Ce livre est un gros coup de coeur, mais je pense qu'il rentre également dans mes livres préférés tant il m'a happée dès la première ligne, et ce jusqu'à la dernière. Aucune déception, un plaisir constant, voire crescendo. Des centaines d'images, d'odeurs et de sons qui nous traversent. Oeuvre poétique, musicale et tellement… réelle. Elle nous touche profondément, et même quelques jours après l'avoir englouti, je me dis encore « J'étais si bien dans cette histoire ».
A lire et à relire !
Lien : http://www.book-and-cook.blo..
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Mespetitescritiqueslitteraires
  29 avril 2018
Lorsqu'une collègue parle littérature avec toi et te dit qu'elle a un livre qui va te plaire, tu es avide de le découvrir. Lorsque tu tournes la dernière page et que tu te dis qu'elle avait raison, tu es deux fois plus émue.
"A l'endroit où elles naissent" est un merveilleux roman. Deux histoires en parallèle, même si géométriquement ce terme ne convient pas tant ces deux destins sont sinueux, tortueux. Ils le sont tellement qu'ils finissent pas se rencontrer.
L'architecture même du roman invite le lecteur au voyage. Chapitres pairs pour Eva, française. Chapitres impairs pour Miangaly, malgache.
Elles sont nées le même jour, le 5 novembre, et la même année, 1978. L'une en France, l'autre à Madagascar. Elles grandissent au fil des pages, se construisent, se déconstruisent aussi, errant dans leur pays, dans les rues, dans leur vie.
Nous les regardons naître, grandir et s'envoler chacune vers leur destin. Impuissants, nous les regardons lutter contre leurs démons.
Et puis il y a la politique de cette époque que nous connaissons si bien car elle n'est pas si lointaine : la France bascule à gauche avec l'élection de François Mitterrand, Tchernobyl et les mensonges d'Etat, le World Trade Center, al Qaïda, le terrorisme, l'élection de Barack Obama.
Il y a aussi les chansons et groupes si familiers : Marcia baila, L'amour à la machine, Diego libre dans sa tête, Amstrong, Quelque chose en nous de Tennessee, Noir Désir, New Kids On The Block.
Sans oublier la mode, les marques de ces années : Creeks, les tee-shirts Waikiki, les jeans "neige", les Doc Martens, les ceintures à grosse boucle Peace and Love, et les merveilleux sous-pulls en lycra qui nous rendaient les cheveux ultra électriques.
Bref, je me suis lovée dans les pages de ce livre comme dans un vieux canapé familier, usé par le temps, mais qui sent bon les années passées.
Lien : https://mespetitescritiquesl..
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
pyrouettepyrouette   09 juillet 2012
Chez elle tout était angoisse. Manie. Tyrannie. Rien de simple, tout allait en sens inverse. Il fallait que ça s'emmêle, que ça se torture, faire que tout soit dur. La gorge devait racler la colère accumulée, les mains devaient broyer toute la douleur supportée, le regard devait exterminer tout ce qui autour faisait comme si de rien n'était.
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pyrouettepyrouette   12 juillet 2012
Cette souffrance n’était pas la sienne et leur présence l’empêchait de s’en défaire. Il était temps pour elle d’ignorer leurs plaintes, d’écouter ses propres désirs et d’entendre à nouveau l’écho de son rire chatouiller ses oreilles.
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pyrouettepyrouette   10 juillet 2012
Elle prenait tout et ne donnait rien. Elle n'avait en elle aucune douceur. Juste de l'angoisse, de la tristesse et de la souffrance. A son contact, ça faisait mal.
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Lady_KLady_K   01 mars 2016
- Je suis parfaite, répéta Eva dans sa petite tirée à quatre épingles.
Elle aurait préféré des mots comme jolie ou mignonne. Parfaite, pour une fille de huit ans, ça ne voulait rien dire, surtout de la part d’une maman.
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Lady_KLady_K   01 mars 2016
Il faut être fort pour ne pas se perdre. Notre chemin n’est pas tracé même si l’on naît du bon côté. Pile ou face. Encore faut-il avoir une pièce dans sa besace.
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