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EAN : 9782382842027
Editions des Equateurs (12/01/2022)
3.91/5   37 notes
Résumé :
13 février 1981. Un soir de permission, Gilles, un jeune appelé, disparaît mystérieusement au bord d'une nationale morne et glacée des Argonnes. Du côté des autorités, personne ne prend cette disparition au sérieux. Ni la police qui refuse de lancer une enquête. Ni l'armée qui le déclare déserteur, un de plus parmi les six mille qu'on dénombre chaque année. Jocelyne refuse d'y croire. Elle connaît son fils. Jamais il ne fuguerait à trois mois de la quille, alors que... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
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Voilà un roman d'atmosphère réussi librement inspiré d'un fait divers célèbre « les disparus de Mourmelon » cold case aux nombreux dysfonctionnements judiciaires. L'écrivaine Julie Peyr s'inspire du canevas de l'affaire et en livre une fiction axée sur la détresse et le combat des familles. de manière habile elle examine l'impact psychologique sur les proches à la fois des disparus et du présumé coupable. Elle ne polarise pas son récit sur l'enquête policière, ne priorise pas le sensationnalisme mais s'appesantit sur la psychologie des personnages glissant subtilement dans leur peau, disséquant chaque réaction ou sentiment et dressant de poignants portraits de femmes comme celui de Jocelyne la mère d'un des disparus et de la soeur du suspect qui parvient à redonner une humanité à l'accusé. le récit nimbé de mystère où plane une inquiétude sourde a un rythme lent et gagne progressivement l'interêt du lecteur jusqu'à l'excellente troisième partie qui se dévore.

Hiver 1981. Jocelyne s'inquiète du silence radio de son fils un jeune appelé en permission. Il s'est volatilisé alors qu'il faisait de l'auto-stop près de sa caserne. Il sera le premier d'une série de disparitions inexpliquées de jeunes autostoppeurs dans la région. Malgré le signalement aux autorités le démarrage de l'enquête est retardé par l'armée qui ne prend pas les familles au sérieux se bornant à assimiler ces disparitions à des désertions. Contraints d'organiser eux-mêmes les recherches les proches médiatisent l'affaire afin de faire bouger les lignes déplorant la lenteur de l'instruction, les négligences de la police et le silence de l'armée. « Ces invisibles » issus de la classe populaire se sentent méprisés. Une instruction judiciaire finit par être ouverte, elle sera chaotique et infructueuse. L'enquête prend un nouveau virage avec l'arrestation fortuite d'un suspect pris en flagrant délit de viol et séquestration. Ce dernier nie les faits. le procès est captivant, les dialogues très réalistes, le final troublant et inattendu, bref une lecture saisissante. Hommage indirect aux vrais disparus ce roman délivre aussi une belle réflexion sur la présomption d'innocence et l'intime conviction.

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Vous m'avez manqué. Sûrement pas autant que je vous ai manqué mais quand même. Ouais je voulais commencer mon petit billet par un peu d'émotion. Vous savez, derrière tout mâle Alpha qui se respecte se cache un coeur en guimauve. Et pour rester dans le tire-larmes, je tiens à remercier chaleureusement les éditions des Equateurs pour l'exemplaire reçu accompagné d'un petit mot des plus attentionnés dans le cadre du Masse Critique. En retour j'ai donc décidé d'envoyer des coeurs à tout le monde car oui, Elton John l'avait bien dit quand j'étais môme : « l'amour brille sous les étoiles » #teamsimbamagueule. Et ce soir justement, elles sont bien visibles.

Après cette parenthèse au bon goût de fraises tagada, il est temps de rentrer dans le vif du sujet. Faisons donc entrer à la barre Les Disparus des Argonnes. Déjà, le synopsis et le titre peuvent paraitre légèrement trompeurs. Certes l'histoire s'inspire de l'affaire des disparus de Mourmelon mais l'intrigue policière reste tout de même très (très) en retrait, en filigrane pour ainsi dire. Vigilance donc aux lecteurs et lectrices quant à leurs attentes car vous l'aurez compris, amateurs et amatrices de polars bien poisseux et nerveux sauce page turner passez votre chemin.

Mais alors quelle est la direction prise par l'oeuvre de Julie Peyr me direz-vous ? Eh oh, calmos en la demeure. Je vais y venir, laissez-moi juste le temps de boire une lichette de ma petite Jade. Oui, je me suis mis aux bières bio. Je culpabilise moins. Mais reprenons. L'auteure fait la part belle aux protagonistes et plus particulièrement aux oubliés de cette sordide affaire : les familles des victimes. Nous passerons sur les détails pour ne rien spoiler, mais si jamais vous étiez dans une autre dimension spatio-temporelle ces 40 dernières années et que vous étiez curieux/se, vous pouvez toujours aller faire un tour sur Wikipédia « l'info, la seule, la vraie », ou bien m'appeler pour un rapide topo mais on se check par messages avant. Je suis quelqu'un de très occupé.

Les disparus des Argonnes c'est donc en quelque sorte une tentative de l'écrivaine de donner la parole aux laissés pour compte d'une sombre affaire qui aura en plus pâtit d'une justice paresseuse et parfois (très) bancale. Et pourtant, à l'époque il n'y avait pas les casseroles de Sarko ou Patoche & Isa, imaginez. Mais chut, je ne veux pas être accusé de complotisme, c'est très "in" j'ai remarqué. Bref, malgré un début poussif et franchement lonnng à démarrer pour celui ou celle qui ne s'attache pas spécialement aux personnages, la deuxième partie se veut plus captivante avec en parallèle des états d'âme des protagonistes, une enquête et une affaire judiciaire qui se dévoilent progressivement et timidement.

Nul besoin d'un dessin sauf si vous si vous avez pris LV3 Français après LV1 Latin et LV2 Grec, ou bien que je ne sais pas écrire après tout (mais dans ce cas-là viendez vous battre en off par messages), vous l'aurez compris : le dernier cru de Julie Peyr se veut centré sur l'émotion. Même si l'objectif n'est pas toujours atteint, la volonté est y clairement palpable et l'intention de mettre sous les feux des projecteurs des victimes de l'ombre en même temps qu'une justice perfectible (et je suis gentil sans complotisme aucun) mérite bien entendu des louanges. L'oeuvre se veut donc salutaire et malgré quelques maladresses, se suit malgré tout avec un plaisir certain, notamment grâce à la plume très raffinée, quasi hypnotique de son auteure, qui parvient à conférer une épaisseur aux personnages.

Je ne vous dis pas à bientôt en toute honnêteté car, vous avez dû vous en apercevoir, il m'est compliqué de venir autant que je le souhaiterais sur Babelio. Hélas, je cours après le temps plus que jamais. Pourquoi me direz-vous ? Et vous avez raison je vous l'accorde même si votre insolence commence à bien faire. Car comme l'a si bien dit un jour Oncle Ben (si si il a existé j'ai même vu un film avec lui dedans) « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités ». Alors ce sera sûrement d'ici un mois à l'occasion du prochain Masse Critique. Ouaip, j'ai été voir une diseuse de bonne aventure et depuis je gagne à tous les coups. Habile Bill, je sais. Ne me remerciez pas. Bises.

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Écrivaine et scénariste, Julie Peyr a notamment collaboré avec Arnaud Desplechin sur cinq films dont le dernier en date Tromperie est sorti récemment.

Après Anomalie, publié en 2018 aux Equateurs et salué par la critique littéraire, Julie Peyr change un peu de registre tout en conservant la grande subtilité qui fait à mon sens la force de son écriture.

Librement inspiré de l'affaire non élucidée des « Disparus de Mourmelon » qui défraya la chronique, Les disparus des Argonnes une fresque sociale juste et étonnante

Avec une écriture sensible et toute en vibration, Julie Peyr raconte le tragique destin des disparus et de leur famille, Julie Peyr raconte l'humiliation de se sentir invisible.

Elle, nous plonge dans un roman dont la dimension sociale s'avère très juste et réussit à peindre un climat opressant et signe un épatant roman d'atmosphère.

L'autrice décrit notamment des personnages féminins remarquablement dessinés,donnant encore plus de force à son récit mystérieux et élégant..


Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Les faits divers nous fascinent tous, au moins un peu. Ne dites pas le contraire. Je vous vois suivre avec passion l'affaire Dupont de Ligonnès, je vous vois écouter attentivement la radio quand un nouvel élément d'enquête vient nous rappeler le meurtre du petit Grégory presque 40 après. Et les disparus de Mourmelon ? vous souvenez-vous de cette affaire qui ne fait certes plus la une aujourd'hui mais a marqué les esprits dans les années 1980 ? Julie Peyr s'est inspiré de cette histoire pour écrire « Les disparus des Argonnes ». Les lieux, les noms ne sont bien sûr pas les mêmes, nous sommes dans un roman, dans un roman tout en finesse bien loin des pages sensationnelles de Détective.

1981, Gilles fait son service militaire. Un week-end de permission il disparait. Sa famille l'attendait pour le repas, il n'arrivera jamais. Ils signalent sa disparition mais pour l'armée, pour la police, c'est une désertion. Pas de quoi lancer des recherches. Jocelyne, sa mère, elle, sait que Gilles n'est pas un déserteur, elle sait qu'il est arrivé quelque chose à son garçon. Les mères savent. Mais on ne l'écoutera pas. Mais elle ne lâchera pas.

Quelques mois plus tard, par hasard, elle découvre l'appel à témoin d'une autre mère qui cherche son fils, également disparu un soir de permission. C'est le début d'une longue liste.

L'autrice nous fait entrer dans l'intime de ce fait divers. Derrière l'affaire, il y a des familles. Ces petites gens qui sont inaudibles, humiliés par l'armée qui condamne les disparus, des gosses d'ouvriers, et cherche à étouffer l'affaire. Mais il y a aussi la famille de celui qui sera désigné coupable…

Julie Peyr a écrit un roman qui est tout à la fois un roman d'atmosphère, une fresque sociale et un roman policier. On suit le combat des proches et on s'agace des dysfonctionnements de la justice et du comportement irresponsable d'un système qui préfère soigner les apparences plutôt que de protéger.

Un livre difficile à poser tant qu'on ne connaît pas le fin mot de l'histoire.

J'avais déjà beaucoup aimé le précédent roman de l'autrice, « Anomalie », qui n'a à priori rien à voir avec celui-ci, si ce n'est que l'on retrouve la capacité de Julie Peyr à creuser les personnalités et à maîtriser l'émotion.

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Les disparus des Argonnes ne vous disent surement pas grand chose mais les disparus de Mourmelon peut-être. C'est grâce à cette affaire que Julie Peyr revient avec un roman noir sous forme d'enquête qui donne toute sa force aux victimes collatérales laissés sur le bord de la route par la justice.

Rétrospective : 1981, Gilles quitte son régiment pour quelques jours de permission. Mais, au bord d'une nationale des Argonnes, Gilles disparait. Sa mère et son père l'attendent durant la soirée, puis quelques heures, quelques jours.. Jocelyne, sa mère donne l'alerte à la gendarmerie puis à sa caserne, mais il n'y a pas de doute : les jeunes déserteurs c'est très courant, il doit se cacher quelque part, pas de raison de paniquer. Cependant, Jocelyne connait par coeur son gamin..

Les jours se suivent et se ressemblent, aucune nouvelle. Jusqu'au moment où une autre mère cherche aussi son fils disparu en quittant cette même caserne.. La liste commence à se faire longue et l'affaire prendre de l'ampleur.. que se passe-t-il sur cette route et dans ce régiment ?

Virage à 180 degrés pour Julie Peyr après son premier roman "Anomalie" en 2018. Changement de registre tout en gardant la sensibilité et la subtilité que j'avais tant aimé dans le premier roman.

Julie Peyr donne la parole aux oubliés, à la difficile confrontation entre les familles et la justice qui ne semble pas bouger, à la non réception de la douleur de la disparition ; tout en nous plongeant dans une atmosphère prenante et maitrisée où les personnalités sont ciseler au couteau ce qui démultiplie les sentiments.

Roman policier, roman d'atmosphère, c'est à vous de vous faire votre propre idée, mais c'est une nouvelle fois une très belle réussite pour Julie Peyr.

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Citations et extraits (3) Ajouter une citation

Il ne les avait jamais mis en garde contre les dangers de l’auto-stop, c’est vrai. S’il avait eu des filles, peut-être qu’il l’aurait fait: monter dans la voiture d’un inconnu, surtout pour une femme, c’était s’exposer à une mauvaise rencontre, prendre un risque inconsidéré, il y a tellement d’individus mal intentionnés, tellement de pervers, de tarés. Mais pour un jeune homme ? Jocelyne alla ouvrir la fenêtre, huma l’air pour se calmer. Parmi les ombres familières du jardin, elle cherchait en vain de quoi chasser l’image qui s’emparait d’elle au même moment: celle de son fils, frêle et menu, au bord d’une route inconnue, ce vendredi 13 février. Une proie facile, somme toute. On tenta de se rassurer, Gilles saurait se défendre, il a toujours un canif sur lui. Se défendre ? Mais contre qui, contre quoi?

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En bordure de l’almanach 1981, affiché toute l’année près du téléphone, une petite croix marquait la date du 13 février.

Il s’agissait d’un vendredi 13, mais sur le moment personne n’y avait prêté attention. Ce n’est que les jours suivants qu’on s’en fit la remarque parce que ce vendredi-là, ce vendredi pas comme les autres, ils avaient attendu Gilles toute la soirée.

Une faille s’était ouverte sous leurs pieds, et dans leurs cœurs. Plus jamais il n’y aurait de calendrier du facteur punaisé sur le mur à l’entrée du salon.

Gilles était tout près, elle le sentait. Et à mesure que la voiture s’éloignait de la caserne, des terrains militaires, des villages engloutis lors des guerres de tranchée, elle sentait ce fils leur échapper, disparaître sous des couches de terre plus épaisses et plus noires. Il faudrait revenir vite, distribuer d’autres avis de recherche. Des avis dactylographiés montrant sa photographie. On le ferait en mieux, encore et encore, jusqu’à ce qu’il soit retrouvé.

Le mur était là, droit devant elle et pourtant, pas une seule fois, elle se dit qu’elle ne pourrait pas le franchir. Pas un seul instant, la hauteur du mur lui parut insurmontable. Elle n’avait en tête que la bête, qui devait être déjà sur ses talons, ses cornes prêtes à l’éventrer et sans même sans rendre compte, elle se hissa et sauta de l’autre côté du mur.

Un garde-chasse l’aperçut tandis qu’elle se relevait, hébétée. « Tu viens de sauter par-dessus le mur, demanda-t-il, n’en croyant pas ses yeux. » La petite fille expliqua confusément ce qui lui était arrivé, le taureau qui paissait dans le pré d’à côté et l’avait poursuivie.

« Mais comment tu as fait pour passer le mur ?

— Je ne sais pas… J’ai oublié !

— Ça par exemple ! »

Elle se souvenait d’avoir couru aussi vite qu’elle avait pu jusqu’au mur grattant le ciel devant elle, mais ensuite, plus rien. Simplement, elle s’était retrouvée de l’autre côté, et constatait à présent qu’elle avait les coudes et les genoux couverts d’égratignures, les mains en sang, ça lui piquait et brûlait de partout, elle avait presque envie de pleurer.

« Un miracle ! » dit le garde-chasse en riant.

L’habitacle sentait le brûlé. On avait essayé de mettre le feu au siège avant, la mousse carbonisée formait une grosse auréole noire au centre du dossier passager. Au sol, parmi les bris de verre, s’entassaient toutes sortes de détritus, certains noirs de suie, cadavres de bouteille, bidons, pochettes plastiques, conserves vides et même une couche usagée. La ceinture de sécurité avait été sectionnée. Le tableau de bord, enfin ce qu’il en restait, avait été lacéré par endroits, et à la place des commodo des clignotants, du starter, des boutons de dégivrage, de chauffage et des essuie-glaces, il n’y avait plus que des orifices sombres qui semblaient creusés par de gros lombrics. La boîte à gant, dont la trappe avait été arrachée, ressemblait à une gorge géante au fond de laquelle quelques feuilles mortes baignaient dans un liquide trouble. Seul le volant en bakélite avait été mystérieusement épargné.

Le compteur affichait 120 448 km. Qui avait parcouru les trente derniers kilomètres ? se demandait Fernand, ces trente bornes qui séparaient le parking de la caserne et l’orée du cimetière militaire où la R6 avait été signalée.

Il éprouvait un besoin impérieux de gratter la peinture, d’arracher le revêtement intérieur, de creuser la terre tout autour. Bon sang ce qu’il avait envie de savoir !

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" On se planquait où on pouvait, dit Dominique. On se bouchait les oreilles pour ne pas entendre notre mère, qui criait et pleurait. C'était ça notre enfance"

Elle ne peut s'empêcher de tourner les yeux vers le box vide.

" Pardon" , dit-elle.

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