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Patrice Duvic (Éditeur scientifique)
EAN : 9782266008228
586 pages
Éditeur : Pocket (27/08/2005)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 50 notes)
Résumé :
En 1635, Catherine et Denis, deux adolescents originaires du Périgord, embarquent pour la Nouvelle-France. A cette époque, le Canada est une contrée sauvage, mystérieuse et dangereuse. Si les Français ont pour amis les Hurons et les Algonquins, ils doivent parer les attaques incessantes des Iroquois, alliés aux Anglais ...

Mais Catherine et Denis n'ont peur de rien. Ils s'aiment et c'est là qu'ils veulent s'établir malgré les difficultés et le destin ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Marie2406
  29 juin 2020
1635, Catherine et Denis, deux petits drôles (entendez par là deux enfants) orphelins ont été recueillis par Mr Larroque un métayer qui gère un domaine du Périgord.
Après avoir assisté à son exécution alors qu'il s'était rebellé contre l'injustice du Gouverneur de Guyenne qui régnait sans partage sur la région, ils réussiront à se cacher et à trouver refuge chez un prêtre.
Aidés de ce dernier, ils partent pour Paris.
Vendus à une terrible matrone par un compagnon de voyage, ils fuiront de nouveau et finiront par embarquer à 12 ans tout juste pour une nouvelle contrée le Canada appelé aussi Nouvelle-France.
Ils s'étaient fait une promesse ne jamais se quitter.
Mais très vite Catherine restera au service d'un colon alors que Denis lui deviendra un « coureur des bois ».
Ils devront faire face à tous les dangers, une nature aussi incroyable que dangereuse, les attaques des « sauvages » qui voient d'un mauvais oeil l'arrivée des colons, les Anglais qui visent eux aussi la possession de ces territoires qu'ils n'ont pas l'intention de laisser à leurs ennemis français et les colons eux-mêmes qui n'hésitent pas à s'attaquer entre eux.,
Une superbe fresque historique qui nous transportera de 1635 jusqu'en 1690 tant sur les pas de Catherine et Denis que sur ceux de leurs enfants et petits-enfants, à l'époque où tout était à découvrir et tout était à construire dans ce « nouveau » pays.
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TilleulCitron
  17 février 2020
à chaque page , une aventure, je n'imaginais pas qu'on y lirai une saga. en effet on nous parle beaucoup de catherine et peu de denis. ensuite on a les enfants de catherine et denis.
au départ je n'étais pas trop fan pour lire les aventures de catherine, une bonne en quelque sorte.
j'étais bien loin de m'imaginer que dans ce roman je trouverai de la torture (deux épisodes avec des iroquois), mais aussi une vie avec des moeurs ( notemment la cathy) si libre à cette époque.
ça m'a rappelé aussi le livre d'angelique au quebec d'anne et serge golon car , même si le roman se situe un peu avant, c'est la même époque.
je dois avouer que je me suis dit que ça pourrait être aussi pénible que la jeune fille et la perle dont j'ai oublié l'auteur et qui ne m'a plus car les aventures des "bonnes" ne m'interesse guère pour être des héroines, je les préfère en personnages secondaires.
je pense aussi que j'ai découvert pas mal de choses sur cette période et donc à peu près 75 ou 100 ans.
un peu surprise par les moeurs de la fille de catherine, car ça m'a rappelé le roman d'emilie (mais là on était dans la periode où ses enfants pourraient partir à la guerre de 141-18) mais le fait de "faire de la terre", comme aussi un autre roman une saga sur une periode .
bref, une vraie surprise, et une bonne surprise. j'aurai aimé en savoir plus sur denis car sa fin tragique a permis à catherine d'avoir une rente.
j'ai eu l'impression à un moment de livre un livre de l'histoire du quebec français mais non, à la médiathèque de chez moi, il est dans les livres évasion. j'ignore si c'est trop romancé ou vrai car ce n'est pas une période que j'ai étudié en classe, et je n'ai pas trop lu sur ce sujet et surtout sur cette époque.
on y découvre aussi la louisiane mais est ce vrai? exact? trop romancé? je l'ignore
je n'en dirai pas plus pour préserver ce grand roman (deux tomes réunis en un seul dans ma médiathèque)
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meknes56
  23 octobre 2019
Magnifique roman qui traite de la colonisation au Canada entre espoir et déception. Les personnages sont attachants et nous découvrons à travers eux les impressions des premiers colons...Une écriture vive et légère nous permet de participer à cette aventure riche en rebondissement.
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sld09
  28 juin 2017
lu en 1996J'ai beaucoup aimé ce roman historique riche en péripéties et très documenté.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Marie2406Marie2406   28 juin 2020
L’Indien éclata de rire :
- Ce mousquet est aussi vieux que mon père. Il ne vaut pas cinq castors.
Gilles fit sauter l’arme entre ses mains, manipula avec dextérité la platine à silex.
- Sais-tu mon salaud, combien ce mousquet a tué de putains d’Iroquois ? Dix fois autant que tu as de doigts aux deux mains. Plus d’ours et de caribous qu’il y a de foutus Indiens sur toute cette foire. C’est le « Grand Onontio » de Québec qui me l’a offert.
L’Indien saisit l’arme, fit la grimace en la soupesant, sourit avant de déclarer :
- Pas plus de deux castors.
- Trois. Pas un de moins.
Gilles ne laissa pas à l’Ottawa le temps de réfléchir. Il lui jeta l’arme et rafla trois peaux.
- Nous aurions pu en obtenir quatre, dit Laurent alors qu’ils s’éloignaient.
- Faut pas exagérer, petit. Cette pétoire risque de lui exploser dans la gueule. Regarde ces fourrures. Elles sont « primes ».
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Marie2406Marie2406   29 juin 2020
Irénée et Koaré arrivèrent en vue du village au soir tombant. Il était situé au milieu d’une clairière, à proximité d’une rivière dont on entendait les rapides et les chutes bourdonner au loin. C’était un vaste espace enclos d’une double rangée de palissades avec, à l’intérieur, à mi-hauteur, un chemin de ronde sur lequel galopaient des enfants nus. Les habitations étaient constituées de longues cabanes couvertes d’écorces cousues : elles se tassaient sous les fumées du soir qui répandaient leur odeur âcre.
A peine était-ils arrivés au milieu de la place dominée par la silhouette décharnée d’un arbre recroquevillé comme un parchemin, ils furent entourés de chiens efflanqués, d’enfants étonnés, puis d’adultes qui sortaient des cabanes, se tenaient immobiles sur le seuil puis s’avançaient timidement : les hommes étaient entièrement nus, sauf ceux qui étaient mariés et les vieillards qui portaient un morceau d’écarlatine entre les cuisses ; les femmes étaient vêtues de robes de cuir qui leur tombaient jusqu’aux genoux.
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Marie2406Marie2406   27 juin 2020
Ils s’avancèrent jusqu’à la berge où des lavandières battaient leur linge avec ardeur. Au milieu du fleuve, un petit trois-mâts se pavanait, son beaupré dessinant des signes mystérieux dans le ciel. Ils n’avaient encore jamais vu de navire de haute mer et celui-ci, avec ses grandes voiles que les matelots étaient en train d’amener, sa coque rebondie, son château arrière orné comme un retable, les laissait pantois d’admiration.
- Le « Grand Saint-Louis » dit une voix derrière leur dos.
Un grand vieillard engoncé dans une cape verte pointait sa canne vers le navire.
- Dans quelques jours il quittera Honfleur pour l’Amérique. C’est le troisième depuis le début de l’année, et ce n’est pas le dernier. M. de Razilly, cousin du cardinal et amiral de la Flotte d’Occident, est décidé à faire du Canada une nouvelle France.
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meknes56meknes56   23 octobre 2019
Les engagés donnaient libres cours à leur joie,chantaient et dansaient en se distribuant des rasades de gnôle.Bernard et ses fidèles priaient,à genoux sur le pont. Ils se grisaient eux aussi,non d'alcool mais des mots de leur prières : salve regina! Bénis sois-tu,terre d'Acadie!"
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meknes56meknes56   23 octobre 2019
La solitude lui appartenait ;les verts acides du printemps dévoraient les dernières neiges sur les lisières glacées,la montagne ruisselait d'eaux vives.
"Mon royaume..."songeait Laurent.
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