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EAN : 978B0000DMXY2
Éditeur : Grasset (30/11/-1)
3.5/5   2 notes
Résumé :
C'est un peu après trois heures du matin que l'escouade de choc du hameau des Arenales se rassemble pour exécuter les instructions reçues du comité d'Oviedo : neutraliser les postes de la garde civile, prendre des otages et marcher sur la cité, ancienne capitale des Asturies. Ainsi doit-il en être pour chaque ville d'Espagne. La révolution a commencé.
Une révolution qui instaurera une vie plus juste, plus humaine, et qui vaut bien tous les sacrifices. La mort... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
andreas50
  31 octobre 2019
1936. Une insurrection nationaliste et militaire éclate en Espagne. le général Franco veut faire tomber le gouvernement républicain et populaire, et, avec l'aide de l'Allemagne nazie, de l'Italie fasciste, de l'armée d'Afrique, installer un état autoritaire au parti unique.
La résistance s'organise immédiatement. Au nord de la péninsule, les républicains conservent le Pays basque, les Asturies. Dans les corons, les Comités et les syndicats appellent les mineurs à former des escouades de choc pour reprendre Oviedo la capitale asturienne aux mains des phalangistes. Un cargo a débarqué sur la côte des armes de contrebande. C'est un arsenal fait de bric et de broc, peu fiable, parfois dangereux à utiliser, mais les hommes de cet embryon d'armée populaire, compte sur le butin ramassé durant les combats. Avant de s'occuper de la libération de la ville, il faut assurer ses arrières et neutraliser le cuartel, la caserne de la Guardia Civil des Arenales.
le Morenù est chargé de l'assaut avec ses amis Parrita et Rubin. A coups de pétoires, de cocktails Molotov, de bâtons de dynamite, l'équipe parvient à éliminer la petite garnison. Parmi les tués, il y a Noli, la soeur de le Morenù, épouse du sergent Javier, chef de poste. Cela ne semble pas écraser le Morenù de tristesse. La survie de la république passe avant tout. D'ailleurs cette guerre s'annonce sale. Les prisonniers et les otages sont éliminés, les morts brûlés dans les fours des ateliers environnants.
Les hommes de l'alliance ; socialistes, communistes, anarchistes ; ont les mains libres pour prendre la capitale de la province. Les fascistes occupent les points stratégiques d'Oviedo, et en particulier le clocher de la cathédrale qui constitue un observatoire idéal pour régler les tirs d'artillerie et diriger les mouvements de troupes. Les hommes de le Morenù et leur pauvre armement sont confrontés aux tirs de mitrailleuses Hotchkiss et aux fusils Mausers des défenseurs, et ne parviennent pas à conquérir la cathédrale, malgré des assauts répétés et de nombreuses pertes.
La bataille pour Oviedo durait depuis cinq jours. L'armée rebelle qui s'était mise en campagne, munie de fusils de chasse et d'armes courtes, avait enfin conquis l'arsenal de la ville, s'était emparée d'un butin extraordinaire, des canons, des grenades, des fusils. Mais la cathédrale tenait ! de fait tant que la cathédrale tiendrait, elle empêcherait les révolutionnaires d'enlever la ville et leurs vingt-cinq mille mobilisés, noyau de la future armée rouge, de marcher sur Palencia et Madrid.
« Tant que vous n'aurez pas la cathédrale, vous n'aurez pas le gouvernement civil. Et vous aurez beau brûler votre poudre contre des murs des soldats et des gardes, et les enfumer dans leurs cuartels, ce sera comme les Feux de la Saint-Jean. »
L'artillerie aurait pu bombarder l'église jusqu'à sa destruction avec autre chose que des obus sans fusée. Maintenant le Mortenù comprenait la raison. le Comité n'avait pas voulu être accusé de barbarie comme les Allemands pour la cathédrale de Reims. Mais pour le le Mortemù, que valait-il ce prétexte ? Il se reprochait d'y avoir cru, d'avoir admiré et souffert lui-même dans son scrupule. La cathédrale si belle qu'elle fût, na valait pas tant de sang versé. Il fallait, puisque le canon ne pouvait rien sur elle, la faire sauter à la dynamite, la grande arme, lancer en désespoir un camion d'une tonne de poudre 3 contre ses assises. Les volontaires ne manqueraient pas.
L'amertume du Morenù avait grandi avec les jours. Lui-même, peu à peu, il s'était laissé dépouiller de son commandement - la chose avait été facile, avec les ordres, les contre-ordres, les querelles des commissaires et des chefs - pour rester seul entre Parrita et Rubin, les deux seuls hommes dont il fût sûr, et avec lesquels il pourrait toujours, quoiqu'il advint un groupe de combat utile. La relève ? Pour lui elle n'avait pas de sens.
Les premières scissions vont apparaître chez les créateurs du mouvement révolutionnaire alors que les militants vont continuer une bataille qui s'avère déjà perdue.
Le Morenù reste dans la veine des héros de Joseph Peyré, héros qui, malgré les caprices du destin, continue son chemin vers le but qu'il s'est assigné : se transcender, absoudre ses péchés, tendre à la perfection.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
andreas50andreas50   02 novembre 2019
« Un petit sou ?... Dieu vous le rendra. »
C'était le mendiant qui, depuis des années, faisait avec les saisons la route d'Oviedo à la Pola, et qui passait aux Arenales. Ne comprenait-il donc rien à l'événement, à la grande catastrophe qui changeait tout ? Le Morenù le repoussa :
« Tu ne vois rien, non ? Tu ne vois pas que c'est la Révolution ? Tu ne dois plus traîner sur les chemins, pour y attraper un mauvais coup. Tu n'as qu'à rentrer chez toi et te présenter à ton Comité, qui te donnera des bons de pain. Maintenant, il n'y a plus de pauvres. »
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