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ISBN : 2752910169
Éditeur : Phébus (29/01/2015)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Depuis quelques jours un mystérieux inconnu éparpille des dictons à travers Paris, un par jour, sous forme de petits papiers laissés dans les taxis ou à la craie sur les murs. Au début personne n'y prête vraiment attention, mais insidieusement ces dictons vont entrer dans la vie des habitants et les faire réfléchir sur les relations qu'ils entretiennent avec leurs proches, avec l'amour, l'amitié, et la vie qu'ils se sont choisis. Ainsi, suivons-nous le cours des réf... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
MarianneL
  02 février 2015
Et si les vies n'étaient plus rythmées par les injonctions d'un monde qui semble s'être emballé comme un cheval fou, mais par les mots glanés au fil des lectures, promenades ou rencontres ?
Submergée par la course d'une société méconnaissable, Angélique s'est refugiée dans son appartement ; elle ne sort plus et observe la rue à travers ses fenêtres – un retrait du monde pour pouvoir respirer, à l'image d'une gardienne retirée dans son phare et observant l'écume d'un monde trop houleux. Pas de mélancolie profonde chez Angélique, ce monde ne lui convient plus mais elle va bien, merci. Sa retraite est plutôt sereine, ponctuée des plaisirs de la gastronomie.
Diane, elle, dans l'océan de l'humanité, côtoie les autres à longueur de journée au volant de son taxi parisien. Par un mois d'août au fort goût d'amertume, elle commence à retrouver des petits bouts de papier blanc porteurs de dictons après certaines courses, balises de mots qui colorent les journées.
Diane ouvre des parenthèses quand elle retrouve Agnès, l'amie d'enfance prise dans le tourbillon de la vie d'une famille recomposée et qui s'évade du bruit du monde lorsque, scaphandrière, elle plonge au fond des eaux boueuses des canaux et de la Seine pour son travail. Parfois elles croisent Edmée, clochard «sans maison mais bardé de poésie», survivant tant bien que mal sur le bas-côté du monde.
Prolongeant la rébellion douce de «Rêve général», ce deuxième roman de Nathalie Peyrebonne, paru en février 2015 aux éditions Phébus, invite à un changement de trajectoire sans violence, à laisser de côté un monde de girouettes guidé par le paraître et le divertissement, pour retrouver le plaisir trop souvent disparu des mots et de la poésie.
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lapauselibrairie
  04 mars 2015
Tout petit livre très souple qui ne paye pas de mine avec sa sublime boule de neige sur la première de couverture. Tout petit livre qui ne se lit pas si rapidement que son nombre de pages le laisserait penser (ni ses énormes marges).
Ce livre est composé de petites parties d'histoire réparties en petites "nouvelles" (par chapitre) dont certaines sont écrites avec la première personne et d'autres à la troisième (même si ces changements de pronoms sont assez incompréhensibles pour certains personnages - moi pas comprendre lol). Chaque petite partie est introduite par un dicton qui lui suit la chronologie du temps. J'ai vraiment apprécié cette mise en page et cette idée.
Les personnages sont très bien décrits davantage par rapport à leur personnalité et tous s'articulent autour des uns et des autres ce qui se révèle être une très bonne idée, qui est en plus très bien amenée.
A ta santé mon gars, ou à ce qu'il en reste, qui que tu sois, homme libre ou esclave, savoir si notre société t'a traité, maltraité, réduit en miettes ou si tu as su te libérer de ses liens, glisser à travers les mailles qui la composent, à quoi trinque - t - on mon ami
Tous les chapitres par dictons sont très bien mais j'avoue que mes préférés sont "27 Sept : la journée mondiale du tourisme" et "A la Sainte-Catherine, tout arbre prend racine".
La confiance, on le sait, ne tient qu'à un fil, un fil si fin qu'il peut se rompre à la moindre maladresse, et alors de nouveau on se retrouve un lien brisé à la main, qui pend vers le sol, vers le rien, c'est malheureux
Comme je l'ai dit plus haut, il faut prendre son temps pour lire ce livre, bien peser chaque mot, être "concentré" pour ne rien louper (j'ai du relire un passage deux fois...). C'est très bien écrit, très intelligent (dans le sens : intelligemment bien écrit :D). Petit livre poétique, beau et profond qui amène à nous faire réfléchir. Il est presque philosophique sur les bords et tellement vrai avec des sujets comme l'adultère, les sans domiciles fixes, le divorce, la société, les pensées des personnages. Tout ceci avec une légère touche de bon sarcasme.
A trop soigner son paraître on en oublie connement d'être
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kiki23
  29 avril 2015
Laisser parler les petits papiers
A l'occasion, papier chiffon
Puissent-ils un soir, papier buvard
Vous consoler
Serge Gainsbourg
Des dictions, maximes et proverbes sont semés un peu partout dans Paris sur des petits papiers. Ils croisent la vie d'Angélique, jeune-femme recluse dans son appartement, mais aussi d'Agnès, scaphandrière, Diane, conductrice de taxi et d'Edmé, sans domicile fixe.
Voici un roman choral aérien et tout en délicatesse, telle la neige de la boule de verre de la couverture.
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Stodena
  15 janvier 2016
Tandis que des dictons parsèment depuis peu les rues de Paris, sans qu'on sache ni qui, ni pourquoi, nous allons voir progressivement quatre personnages s'esquisser par petites touches, au fil des mots et des dictons, comme un tableau impressionniste.
Angélique, la quarantaine, a décidé de ne plus quitter son appartement. Elle n'est pas aigrie, ni malade, mais elle ne veut plus être que spectatrice de ce monde qui vacille. Diane, elle est conductrice de taxi, elle s'interroge sur ses amours et elle attend. Agnès, scaphandrière, oublie le jour le chaos de sa vie recomposée en plongeant dans les eaux sombres de la Seine d'où elle extirpe parfois quelques trésors dérisoires. Edmé, un SDF, s'est choisi, comble de l'ironie, une marquise en guise d'abri.
Quatre personnages, donc, dont on sait peu de choses et qui vont, comme à la lueur d'une bougie, être partiellement éclairés d'une lumière mouvante, par les mots de l'auteure. On devine plus qu'on ne voit. La part d'ombre et de mystère reste plus importante que ce que l'auteure décide de nous dévoiler.
Les dictons sont les petites clés qui éclairent jour après jour une facette de la vie ou de la personnalité d'un personnage ou d'un autre. Introduisant chacun des quarante-cinq courts chapitres de ce récit, ils marquent aussi le temps qui passe. du 30 aout « journée mondiale des personnes disparues » au 25 mai « journée mondiale de la serviette » en passant par celui du Saint Rémi, celui ou perdreaux vaut perdrix ou par la Sainte Catherine, quand tout arbre prend racine. Ils donnent sens parfois philosophique, souvent ironique à chacun des chapitres.
J'ai tout particulièrement aimé la plume légère de l'auteur. Elle est pleine de douceur et de poésie, mais cela ne l'empêche pas, bien au contraire, de nous renvoyer à travers ses mots quelques vérités bien senties. C'est un livre léger, mais loin d'être inconsistant. Cette légèreté n'empêche pas, et c'est toute la force de ce récit, de laisser une empreinte durable dans nos esprits. Il nous invite à nous interroger, à faire un pas de côté pour observer le monde et y trouver notre place plutôt que de continuer à nous agiter vainement dans l'arène.


Lien : http://stodena.blogspot.fr/
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Ivy-Rose
  15 mars 2015
Edmé vit dans la rue. Angélique se terre dans son appartement, ne supportant plus le monde. Agnès est scaphandrière, son métier insolite lui permet d'oublier le temps d'une plongée l'agitation de sa famille recomposée. Diane est conductrice de taxi, en relation amoureuse avec un homme marié qui lui apporte un simulacre de bonheur.
Le destin rassemble les quatre protagonistes petit à petit, au fil des mots, semés par un inconnu dans Paris sous forme de dictons et proverbes.
Ce petit roman est facile à lire, simple mais efficace. L'auteure nous amène à la réflexion par un chemin poétique. J'ai beaucoup aimé le fait que les chapitres commencent par des dictons montrant l'avancée du temps dans l'histoire et, de manière générale la légèreté de l'ouvrage.
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critiques presse (1)
Lhumanite   19 mai 2015
Dans la poésie de Nathalie Peyrebonne nichent du sarcasme et de l’esprit critique. Pêle-mêle sur les nouvelles intolérances et aliénations, les replis, ou encore le jeunisme. Pour simplement « réinventer le monde ». L’objectif de cette rafraîchissante écriture.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
kiki23kiki23   28 avril 2015
Bah, après tout, quand on capte le regard on voit moins la silhouette. Les yeux mentent tellement. La silhouette parle, elle dit le poids de la vie, elle dit certaines blessures, elle s’allège ou pas selon les jours mais n’en reste pas moins elle-même, alors que les yeux, des puits aux reflets changeants qui vous attrapent en vous balançant de jolies teintes, du bleu irisé de vert ou du marron étoilé d’or, le tout ondoyant au rythme des saisons et des humeurs.
N’empêche. La silhouette, c’est peu. - p. 79
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issablagaissablaga   27 janvier 2017
Le monde a quelque chose du verre d’eau dans lequel fond un cachet d’aspirine : ca grouille, ça bouillonne, et, si par malheur vous étes dedans, vous etes ballotté, retourné, renversé, jusqu’à ce qu’un jour, terminé, plus de bulles, et vous vous écrasez, lentement mais sûrement, au fond, en de multiples particules.
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issablagaissablaga   28 janvier 2017
L’exil est très tentant, mais que peut-on faire si l’on est loin.
Les pluies de boutons d’or sont merveilleuses, certes. Quelle quiétude, mais est-ce vraiment possible, savourer la beauté et laisser les vautours saccager le monde parce que ça leur chante, et puis quoi encore.
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Lili_chouLili_chou   05 mars 2015
Chacun son rôle. Lui au milieu des flots et moi à quelque distance, pas si loin pourtant des vagues déchaînées au milieu desquelles j'entretiens une lampe que j'espère précieuse.
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kiki23kiki23   28 avril 2015
Toujours Saint Aubin nous garde quelque chose en son pépin. - P. 87
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Videos de Nathalie Peyrebonne (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nathalie Peyrebonne
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