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EAN : 9782752908162
152 pages
Éditeur : Phébus (07/03/2013)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Il s'est passé quelque chose, c'est certain, quelque chose d'indéfinissable, un petit accroc dans la coutume, rien de grave, rien qui ne bouleverse les mémoires, et pourtant... Un enseignant quitte sa classe sans raisons apparentes et part se promener. Une conductrice de métro laisse sa rame à quai et remonte à la surface flâner à la lumière. Le portier d'un bar se désintéresse de son rôle et le Premier ministre lui-même décide de rester couché plutôt que d'aller en... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  05 juin 2017
Un petit roman qui se lit vite et bien. Avec un soupçon très très soft de fantastique pour cette mini utopie.
J'aime beaucoup l'écriture de l'auteure, qui est agréable, parfois drôle ,mais ce qui marque surtout c'est la longueur des phrases. C'est gai et frais a mon sens. Sans pour autant avoir une histoire qui nous emporte on apprécie de suivre la vie des différents protagonistes.
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cocorosie30
  13 juin 2013
J'ai eu la joie de recevoir ce livre dans le cadre de Masse critique. Et quel bonheur de lecture que cette petite utopie.
Rien que le titre annonçait déjà le ton du livre. Rêve d'une grève sur laquelle on pourrait s'asseoir ensemble et regarder passer les bateaux.
Sur la première de couverture on voit des gens. Se dirigent-ils inexorablement vers la faille ou s'en sont-ils au contraire éloignés pour cheminer ensemble vers quelque chose d'autre. Un rêve...

Nathalie Peyrebonne nous raconte alternativement l'histoire de quelques personnes en quête de sens, de respiration. Ouf, je ne suis pas seule à me demander ce qu'on nous veut à nous asséner tous les jours que "le travail c'est la santé" ; et oui messieurs dames, l'âge de la retraite reculera encore, et "mon dieu que font donc tous ces parasites d'inactifs, ils doivent être bien tristes sans objectifs à atteindre chaque jour", et "mon enfant , tu seras cadre un jour comme papa et tu iras faire des stages de management à l'armée"...
Un rêve ? Pas vraiment. Une réaction. Un sursaut vers la survie. Un retour vers la vie tout simplement. Une brêche qui s'ouvre.

Il y a la conductrice de métro qui passe sa journée enterrée sous une lumière artificielle à convoyer d'autres personnes vers le Système.
Il y a le premier ministre en charge d'administrer tout le Système sous les ordres du grand président un peu bling bling qui n'est pas sans rappeler un certain Mr N.S.
Il y a l'enseignant qui devra former de jeunes esprits à la culture tandis qu'au bout c'est le Système qui les attend.
Travailler plus pour gagner quoi semble demander ce livre...N'y perd t-on pas au contraire en sens, en humain ? Retour à l'étymologie du mot travail : torture !
Le premier ministre est mon personnage préféré dans l'histoire. Il a tout donné à sa "patrie", à la "valeur travail"....Et se retrouve seul. Dans une vie sans saveur à courir après des objectifs : rapidité,rentabilité, compétitivité...
Et de se rendre compte que ce ne sont pas ces stratégies économiques qui le rendent heureux.
Qu'il aime à flemmarder au lit le matin. Et tant pis pour le téléphone et le réveil qui sonnent.
Les autres personnages aussi décident d'arrêter la machine et de marcher pour eux, vers eux. Eloge d'une certaine lenteur et de l'errance choisie. du soi avant un collectif qui n'a pas de sens sauf économique
Sachez aussi qu'il est question d'entartrage à la crème dans l'histoire...
C'est la révolution douce que nous décrit l'auteur. Sans syndicat, sans groupe politique, sans manifestation à banderoles, sans revendication, sinon celle d'être libre. Redevenir des hommes avant d'être des travailleurs...
Et le ton de l'histoire n'est pas politique, ni philosophique, ni tragique. C'est au contraire très léger et poétique.
J'ai refermé ce livre avec la même douce sensation que l'on éprouve lorsque qu'on se réveille après un doux rêve.
Une belle parenthèse qui me fait penser un peu à "Quelque chose en lui de Bartleby" de Philippe Delerm, que j'ai lu il y a peu. Sûrement proche aussi de "Bonjour paresse" que j'ai en réserve dans ma bibliothèque.
Alors, Nathalie Peyrebonne est une auteur que je vais suivre sans aucun doute après avoir lu ce premier roman paru aux Editions Phebus.
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MarianneL
  28 juin 2013
Avec ce premier roman de Nathalie Peyrebonne, on saisit juste ce qu'il faut dans l'air de notre temps.
Sans vraiment y penser, les personnages de Nathalie Peyrebonne ne vont plus au travail, relèvent le gouvernail, laissent aller les voiles, arrêtent une course sans but, et ce qui était enfoui remonte à la surface.
Avec en arrière-fond un président de la République aux gesticulations familières, qui n'a rien d'exemplaire et rien d'utile non plus, qui tel un nourrisson entre en fureur si ses désirs ne sont pas instantanément exaucés, le premier ministre un matin décide de ne pas se lever et rêve au programme électoral de Ferdinand Lop, un professeur de collège quitte sa classe de collège, et se reconvertit dans l'attentat pâtissier, une conductrice de métro ressort dans la rue et un agent de sécurité, fan de cuisine et d'arts martiaux, s'étonne de ce qu'il voit et découvre les rêves cachés de son maître en arts martiaux.
«Rêve général» est l'éloge de l'arrêt, du rêve et de la flânerie, l'éloge du panache, du hasard et de la dérive ; contre les experts aux visions préfabriquées, contre l'arrière-goût amer d'une vie pas vécue, contre ceux qui détruisent les traditions, contre ceux qui transforment les bistrots patinés en bars à cocktails, qui font des quiches sans pâte ou des pot-au-feu sans boeuf.
C'est aussi un éloge de la réalité avec un pas de côté, une fable apaisante, celle d'un déraillement qui peut ouvrir sur un autre avenir.
«Imaginons : on sonne ici chez moi, c'est pour une livraison, on m'apporte des sacs énormes, informes. J'ouvre. Dedans, tous ces bouts de vie, que je croyais perdus. Evidemment, ils ont tout mis en vrac, de grands bouts, de petits bouts, moignons aux allures diverses, entassement improbable, et maintenant je fais quoi, moi, de tout cela.»
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Lybertaire
  09 décembre 2013
Au départ, ce sont des choses anodines, comme un footballeur, face à son ballon, face au gardien de but, qui ne fait pas son pénalty. Il regarde autour de lui, les caméras du monde sont braquées sur lui mais il ne frappe pas. Il rentre au vestiaire. Ou comme le président qui ne fait pas son discours le 1er janvier mais le 4 janvier. Pourquoi le 4 ? Il se foutrait pas de notre gueule, le président ?
Et puis, lors de cette étrange journée, on rencontre Céleste, Edmond, Lucien, Louis, Bertrand. C'est une journée étrange parce que les actes les plus inhabituels, les plus incongrus, semblent possibles. C'est l'occasion peut-être de se dévoiler, de révéler un peu de soi, de ce qu'on aurait voulu être dans une autre vie.
L'occasion de rêver ; de glisser un peu de fantaisie dans la vie, d'imaginer autre chose qu'une « petite vie mesquine pas vraiment choisie2 », subordonnée à une puissance invisible à laquelle on doit obéir.
[...]
L'occasion de ne plus obéir au Président qui gesticule, qui vocifère, qui ordonne aux Français de travailler plus, parce que le travail est la valeur de la patrie. Travailler plus ? Pour quoi ? Pour voir les riches plus riches et les pauvres toujours plus pauvres ? Pour voir la richesse et la misère nous éclabousser les yeux ? Pour pouvoir enfin répondre au harcèlement de la consommation ? Acheter ceci, acheter cela, comme si on avait besoin d'autant de choses.
[...]
Rêve général raconte cette journée extraordinaire où les personnages vont croiser des tartes à la crème, de somptueux cornichons, du PQ au thé vert, et même la déesse Occasion. Pourquoi cette journée est-elle si différente ? Parce que les personnages ne réfléchissent pas à leurs actes, ils agissent parce que c'est le moment ; parce qu'ils s'abandonnent à l'élan dans leur coeur qui leur dit : stop, c'est assez. Parce que les gens veulent juste avoir du temps pour eux, du temps qui n'est ni dicté ni compté, parce qu'on ne peut pas être heureux quand tout va si vite. Parce qu'ils n'ont plus confiance en les hommes politiques qui réforment sans rien réformer, surtout pas. Mais avant tout, cette journée est différente parce que les gens vont à la rencontre de l'autre et s'écoutent. Ils se métamorphosent, sortent de l'enlisement. Ils parlent d'un bien-être commun.
Le texte, qui est composé de chapitres de trois ou quatre pages, met en scène les personnages à tour de rôle, mêle les pensées et les dialogues dans un style indirect libre approprié. L'ensemble est rythmé et bien agencé, mais ce qui compte, au fond, ce ne sont pas tant les personnages, c'est l'idée qu'ils portent ensemble. le jour où les gens en auront vraiment marre, un mouvement d'ampleur naîtra, pas forcément dans la forme qu'on imagine, et probablement désordonné, mais il naîtra. Rêve général, publié par les éditions Phébus, évoque une idée forte et pas si fantaisiste que ça.
L'article entier sur mon blog :
http://www.bibliolingus.fr/reve-general-nathalie-peyrebonne-a104217954
Lien : http://www.bibliolingus.fr/r..
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tenrev
  16 septembre 2014
Texte tout en finesse, spontané, vivifiant, qui m'a permis de découvrir un personnage ubuesque (mais qui a bien existé) Ferdinand Lop, qui nous renvoie à cette question parfois lancinante : mais que fais-je? pourquoi faire?
Un moment utopiste à pister, un plaisir de disgression.
Du plaisir, tout simplement.
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critiques presse (1)
Lhumanite   08 avril 2013
Voici un premier roman joyeux, frais, tonique. Habité par quatre personnages qui sortent de leurs trajectoires et goûtent une liberté nouvelle. [...] Sous ses allures souriantes, le roman en effet porte loin. Constituant 
un salutaire précis de rébellion, contre l’idéologie restauratrice plus que jamais à l’œuvre.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
lyokolyoko   01 juin 2017
La scène politique aujourd'hui ne compte plus de Lop, elle les a remplacés par des crétins : ils parlent de pragmatisme, de réalisme, d'adaptation au contexte social et économique, se privant du même coup de tout projet susceptible de le modifier. il faut s'adapter au contexte et surtout ne pas le déranger, ne pas le pousser, pas même un tout petit peu, attention, ne le réveillons pas, il se facherait tout rouge, et alors là gare, horreur et damnation, les conséquances seraient imprévisibles mais prévisiblement désastreuses, alors, prudence, glissons-nous à pas comptés, suivons bien les petites bandes blanches réfléchissantes, ainsi pas d'accident, et le contexte pourra dormir sur ses deux oreilles.
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lyokolyoko   31 mai 2017
(...) cuit à la vapeur, assure santé, joie, bonne conscience et surtout longévité, vivre plus longtemps, bien plus longtemps, quelle horreur, et sans alcool, et sans bonnes viandes grasses, tout gris et désséché par pur amour du sain, pauvre humanité perdue dans la détestation qu'elle a d'elle-même et de ses plaisirs, occupée à se hair et à s'imposer des régimes sans goût, sans plaisir mais si sains, pour soi, pour la Terre, pseudo-écoresponsables hérauts de la lutte pour la nature, la Nature cette douce nature réduite à deux ou trois stéréotypes, (...)
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lyokolyoko   01 juin 2017
(...) esquiver la petite vieille aux cheveux violets - attention, les vieux aux cheveux violets ne sont pas des punks, les gamins de la 4è3 se demandaient l'autre jour, non, ce sont des vieilles dames élégantes qui ne veulent pas avoir les cheveux blancs qui jaunissent, oui, car le violet est semble-t-il plus présentable que le jaune - (...)
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CeventdefolieCeventdefolie   10 août 2015
Vie de labeur, labeur de vie, voleur de vie.
A moi le labeur, à toi le voleur, chacun son rôle, toujours le même.
Bonjour monsieur, ma vie ne me convient pas, je crois que je n'ai pas choisi le bon modèle, je voudrais l'échanger, je n'ai pas de ticket mais enfin vous voyez bien que tout cela vient de chez vous.
Mais bien sûr, madame, tout de suite, donc le modèle labeur ne vous convient pas ? Non je vais essayer le modèle voleur, s'il vous en reste bien sûr. Ah vous avez de la chance, en voici un, c'est dernier, ils partent comme des petits pains, on est dévalisés, un succès fou. Merci monsieur, ca sera parfait. Mais je vous en prie, bonne vie de voleur madame. Merci monsieur, au revoir.
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CeventdefolieCeventdefolie   10 août 2015
Imaginons : on sonne ici chez moi, c'est pour une livraison, on m'apporte des sacs énormes, informes. J'ouvre. Dedans, tous ces bouts de vie que je croyais perdus. Evidemment, ils ont tout mis en vrac (...) et maintenant je fais quoi, moi de tout cela. (...) Allez hop, c'est décidé, je bazarde, je refile le tout à mon biographe, il fera le tri, après tout c'est son boulot, manquerait plus que je passe ma vie à ranger de vieux bouts de vie, et franchement, allez caser ça entre le lever et le coucher, non mais on croit rêver, ils pensent sans doute qu'on n'a que ça à faire, beh voyons, se lever, se coucher, entre les deux, vivre.
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Videos de Nathalie Peyrebonne (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nathalie Peyrebonne
Nic Sirkis a brillamment défendu son roman "Attention !" publié au Chèvre-feuille étoilée pour lequel elle est arrivée seconde avec seulement 6 points de moins que la lauréate Nathalie Peyrebonne - Rêve général (Phébus)
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